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vci - l.t |iiisuii il les |H'iM'<-(itiuii> <|uo dans le désrrt ; toi dans le niv-
pii- |~: nus.si joyeux en 1 hiver di- l'adversité qu «u printemps de lu
pr' us dans la prison qu il faisait d.ins le désert. Mais quant à nous,
i-<'i i|u il semlile que nous allons selon le temps ot In saiiton, et il se.
II-.. !>• lorsipie le temps est In-au. il n y a rien de si joyeux, cl quand H
e.-! ■ ' 'al, prompt et joyeux en la prospérité, qui on l'adversité sera
si : i-mployer le oiol et la terre |niur le reniottro. Vous en vcrrci
(i ;i fil <■<• lomp.- ils font (II"! mcrvcillo«. co loiir vi-mMo. D .111-
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^ous Miiiiiiics Jr^ !UM aux d iiniia>LmiV, qui iiim.s l.ll^.^uIlb suuMut oin[hjilci .■i suivre uns UKiii\;iises humeurs el imlinaiions. (Suint Kham;ois du Sni.ts.)
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uit prcîiiicr diiiiam lie de rannéc, parler du Ipuips oomnie an n. 17'J3j en parlant do ces paroles <lo Nolre-Scignotir: Motlirum et videbitis me.
1K85. Quatrième diiuaiiclie aprèfi PAquet». — Cum venerit nrffuet mii/nfum de pcct-dtn. I/espnl sainliliiMtenr conilainnera le inonde, parce (jn il loiirnit aux Aincsiifs occasions de in-clu'. (n. iOil).
iSSG. Cinquième dimunclie après PAques. — l'etite et accijùetis. Mais que iaul-il «leinander? Noire-Seigneur Ta appris: Pater noster (n. GOO ou bien Icn. 4807 du :}»>«; dimanche après IMpiplianie).
Autre plan. Pour le même jour, d'après Bosiuet.
Allons ÙL notre Père.
Yadoad Palrem. Celle parole de Noire-Seigneur est dite aussi pour nous. Ascendo ad Valrem meum et Patrem vestrum. Soo l'ere est aussi le nôire par adoption ; et nous avons plus grand besoin d'aller à lui que Nolre-Seigncur lui-môrae, qui voyait toujours, môme sur la terre, la l'ace de son Père. A nous qui sommes éloignés de lui d'aller à lui. Noire-Seigneur tendait à la consommation de sa gluiie au ciel ; nous devons y tendre aussi ; mais d'abord tendons à la perfection qui nous fait trouver Dieu sur la terre, en atlendant que nous le possédions. Comprenons donc 1, ce que c'est que d'aller à notre l'ère. 11, ce que nous avons à faire en attendant.
■1887. 1. Ce que c'est que d'aller à noire Père. Un chrétien marche toujours ; mais d'où pari-il, et où veui-ii arriver? Sciens Jésus quia venit hora ejus ut transcat ex hoc niundo ad Palicm. Voilà d'où nous partons et où nous allons. Nous ne sommes pas du monde ; quiiions-le et allons à notre Père, voilà les raisons de notre passage :
l" La misère du lieu que nuus quittons. Le temps est court, si nous ne le quittons pas, il nous quittera. Ileliquum est ut qui uliintur hocmundo tavquani hon ulan-
/«r, etc. {développer, l, Con. vu. 29). Prœlerit enim figura hujus v '• ' is
croyez que c'est une réalité, ce n'est qu'une trompeuse image qui s'etVacc. »
les plus fermes sont brisées par la mort; vos regrets pa.ssprunt comme n , <e
que vous possédez vous échappe. Tout passe ; mais autre chose est de passer avec le monde, et autre chose de passer du monde pour aller ailleurs. Les pécheurs passent avec le monde, et périssent avec lui ; les enfants de Dieu, de peur de passer toujours, sortent du monde en esprit et passent pour aller à Dieu. Honneurs, plaisirs, biens, pourquoi vouler-vous m'arréter î Vous tomberez un jour, ou si vous subsistez, bientôt je ne serai plus moi-même pour tous posséder. Adieu, je vous laisse. Vous me demandez quelques instanis de ma jeunesse et de ma vigueur; je ne vous les donne pas; je vous p:i>erai trop cher; je suis pressé; je passe.
to Bonheur du lieu on nous allons. Les sages païens ont trouvé le monde si vide qne, dégoûtés de ses vanités, ils l'ont (Quitté sans même savoir où ils allaient ; mais moi je sais où je vais : Je vais à mon Pcre. C'est ce que dit le prodigue dans l'excès de sa misère; plus prodigues que lui, disons comme lui : Surgam et ibo, ou plutôt comme Notre-Seigneur: Vado. Le prodigue part, il est vrai, à l'instant. Quanti mercenarii in domo Patris mei abundant panibus. Les serviteurs de Dieu les plus imparfaits sont plus heureux que les mondains les plus flattés. Marchez donc, lors même que le monde strail beau, il faudrait le quitter pour une beauté plus grande, pour Dieu la beauté inlinie. Il est laid et misérable. Ego hic fume pereo. Mais vous êtes revenus à Dieu. Ça été grande fête à votre retour; des consolations célestes ont enivré votre Ame. Ne vous arrêtez pas pour cela. Avancez. Elevez-vous plus haut : à la croix, à la souffrance, A la sécheressu qui lui a fait dire : Sitio. Eh bien ! j'ai passé par l'épreuve et j'ai persévéïé. C'est assez. Non; vous n'êtes pas saint Paul, qui dit : non arbilror me comprehendisse ; ca quœ rétro sunl otitr/sceiis, j'oublie tout ce que j'ai fait, ad ea (juœ sunt priora eutendens vieipsum, il s'étend avec effort pour saisir ce qu'il n'a pn atteindre encore, ad destinatum persequor. Où va-t-il donc? Imilatores mei estoU sicutetego C/insit. imitateur de Jésus-Cbrist I iln'est pas étonnant qu'il ne soit pas parvenu au terme, en reproduisant un tel modèle. Et nous, nous devons aussi être les imitateurs de Jésus-Chrisl. Grandis libi restât via Marchons ; ne nous arrêtons pas. Vado ad Patrem. Approchons de Dieu d'aussi près que po.-sible. La montagne est raide. Si l'on ne monte sans cesse et qu'on prenne un moment pour se reposer, on est entraîné en bas par son propre poids. Mais quand on sera arrivé à l'amour r arfait de Dieu, il sera du moins permis de se reposer? Oui, de se reposer dans l'amour; mais l'amour ne se repose pas. Il est actif comme la flamme. En aimant on acquiert de nouvelles forces pour aimer. Ce n'est point connaître l'amour de Dieu que de lui mettre des limites. Dieu est infini, comment pouvoir dire qu'on l'aime assez? Vado ad Patrem; non seulement en me rapprochant de lui, quand j'en suis éloigné, mais en ni'unissant à lui davantage. Esfofec^ vos perfecti sicut Pater tester cœlexlis, ytsqa'k ca que nous arrivions à le posséder pleinement et à lui devenir semblables. Sinnli'S ei erimus.
1888. II. M lis que faire rn attendant. Vos autem contristahimini. H y a la tris-