DIMANCHE — LA FOI PRATIQUE
lesse du siècle et la tristesse selon Dieu. La tristesse du siècle vient de la perte des biecs qu'il poursuit ; et c'est pourrj'ioi, bien que le inonde cherche la joie, il ne la trouve f-abie; car ■ ixqnels i! s'attache, sonl périssables. Risns dolori miS'
'elle Irist- la mort, au témoignage de saint Paul (Voir n° 1051) ;
1,11 i-ni: .ienl d'un ai> i..,,- un ni désordonné. Il y a la tristesse selon Dieu, qui est le propre des saints ; ce n'est pas celle qui nous est conjmune avec les méchants parce qu'elle vient des maux de cette vie. D'où vient-elle donc 7 Des persécutions qui affligent les gens de bien, soit par suite de la malice des hommes, soii par suite des épreuves par lesqielles il platt à Dieu de nous exercer; car Dieu réservant les biens éternels aux just "ie quelquefois en ce monde, comme un bon Père ses enfants: et c'est
pou vent accepter avec soumission ces paternelles épreuves ; mais voici une
autre ^ sainte. Assis sur les fleuves de Babylone, ces fidèles se souviennent de
Sion, du ciel, et ils soupirent après la céleste patrie. Mais ce n'est pas là encore tout. La
tristesse qui est selon Dieu produit, dit l'Apôtre, pœnilenliam in salutem $tabilem
: >• (II. Cor. vu. iO). C'est le regret du péché. Si je réussis à vous l'inypirer, je
:.ro avec saint Paul : Je me réjouis, non de ce qne vous êtes tristes, mais de ce
que Muiy l'êtes pour la pénitence. Quels que soient nos maux, ne nous en affligeons pas à
I excès; détestons plutôt le péché qui tn est la source. Voyez le prodigue; s'il s'était contenté de dire: famé pereo, il serait resté dans sa misère ; mais comprenant que toot son malheur est venu d'avoir quitté son bon Père, il se dit : Surgam et ibo. S'il s'était contenté de murmurer de sa misère ou de blasphémer, sa douleur eût été vaine.
II s'est repenti, et ça été là son salut. Donc, nourrissons en notre âme une salutaire tristesse d'avoir péché, d'avoir ofTensé un Dieu dont les bienfaits et les perfections dema'i'^''"'' ' 'it l'amour de notre creur. Plus celle tristesse sera vive et durable, plus nou isdans l'amour de Dieu. Car il est un repentir qui est un acte d'amour parf ind il persévère dans l'àme, il assure son salut. Si nous faisons ainsi : TrisUlm vcsira vertetur in gaudium, en ce monde d'abord, où la paix de la conscience vaut mieux que toutes les joies du siècle, et en l'autre surtout ; car là haut, Ca«diu: — "-'' lollel a vobis.
i i'EpUre : Katote factures verbi et non auditores tanlum.
A .la foi pratique. — La foi humaine est le principal ressort de la
plu^ me de nos actions, même les plus importantes, et cela en toutes sortes
de [ Les juges condamnent à la prison et même à la mort sur la foi des
témoins; un banquier verse la somme qu'on lui demande, à cause de la foi qu'il a en une si(;nature ; un père de famille travaille toute sa vie pour ses enfants, sur la foi qu'il j g» 1 . ,, M ,1.'; ,je sa Temme ; on confie sa vie à un médecin sur la foi de ceux qui ont dit : abile; vous faites un jeune homme hériter, parce que vous croyez que
c'e?' 0. et cependant vous ne le «avez que par le dire des autres : comment se
fait-il >[ le la f<*i en Dieu, appuyée sur les témoignages île tant de millions de martyrs, sur les tcr.ture» que Dieu lui-même a comme signées, ait si peu d'influence sur notre vie. Hélas! on ■ le médite pas.