I. On ' ible
II. On , - . . ,, it qui bene cred't, dit saint Augustin. Vous laissez vos biens a vos héritiers, parce que vous croyez qu'ils en profileront; romm" von^ vous aimfî vou<-mêmp encore plus que vos héritiers, vous vous en str\ iviez que les aumônes vous profileront.
o idais de n'y point porter de sous, parce
■ -eux qui vous verraient chargé de vous ne me croyez pas ; Jésus eurs du monde, les sciences lUricuscs [i >>ri; |i<ii C'<ur6 en pdiaiits ; il n'y a que les aumônes, les œuvres de <' les action* v(»r(n*>iMcs, qui y «oient de prix et de valeur. Vous vous chargez de ricl. vous mé| ' Jle vous ne cn.yez pas à Jésus qui déci m- si
souvent nt ei si alT<^ctueu$emenl les autres. Si j'allais
tou* t<^^ . H^ur me mettre en peine de vous persuader de
ne I ridre prompiement on vomitif pour le rejeter, au
cas 'l'ii voH^ verraient «•( qui m'entendraient ne di-
raieniiis pas ; ces geus-!.i - ils croyaient
que ce fût du poison, ser is pour leur
pçpe-; • I-- ■< - •■ - !■- ■ • ir-^ aUS :
vin. . i(T«, il se .ù ' , iine et de le rejeter i> iiar u pén .j» l'uvei reçu, parce que c'est la mort de l'Ame ; r'e,*i r** «ubiil, .«nx et mortel ; vu que vou« avez beaucoup d't'!*i is-méme, sir us ne croyez pi us annonc- i- vous
les rnlen le ce qu'Us j nman-
dent; ou ^ entenJez ms aucune «ppiicalioo i'*%-
prit : ]')■ int, et aui .il.
870 DOMINICALES DK l'A<^LES
III. Oit ne médilc ptiint (voir Méditation, n» KUi). et voilà pouiijuoi on n'a qu'une foi morte. Saint Bernard vous dira : Bene honoras Ueum niunere fietido. Voilà un bel liunoeur que vous rendez à Dieu, vous lui offrpi un cadavre, une fui morie jointe à des actions infâmes Les saints n'ont pas fait ainsi : SaucH pcr fidem vicerunl régna iiperati sitnt jualitiam adejili stint reproviissioues. (P. Le Jf.l.xe).
IS'.KL Diuiiinelie dans l^Ociave de rARcenHion. —Ce qui nous
éloiiînc <lii «ifl. le pèche, lin îles chAliincnls spirituel.*! h parlir de ral)andon (lel>ipii(n. 10()7>. Le iltHruiro par une honne conlession en préparation à la f^'le (le l;i l'enlocùte.
IH!M. Autre BDJet.
De la Holiliide.
M(Uie!e i/i cirittitc t/noadusque indnumini l'irtiitf e.r alto. VA les Apùtres cl les disciples de .lésus senfernienl dans la retraite du cénacle et s'y préparent àrecevoir le Sainl-Ksprit. l'ourolttenir les mêmes grAces, employons la même préparation: la fuite du monde, la solitude, le recueillement. Mais n'cst-il pas hors de pmpos de parler de la solitude aux pens du monde? Non. Vous êtes dans le moniie, mais non du monde: mnlheur à vous si vous en étiez. Ôr dans le monde même, vous pouvez pratiquer la retraite. Il y a deux soliltules: l'extérieure ipii consiste ii se séparer en effet des créatures ; l'intérieure qui consiste à s'en séparer d'esprit et de conir.
iX'.>2. 1. IjH solitude ejtérieure cal dillicile aux gens du monde ; cependant elle leur est très salutaire. Toutes les l'ois que Dieu yeul faire quelque chose de grand dans une Ame. il l'appelle à la solitude. C'est dans le désert que, du buisson ardent, il appelle Moi'se pour lui «ionner sa mission . (Restau sommet du Sinai qu'il lui dicte sa loi. Marie au temple. Le Thabor. La voix de lange à saint .\rsène : Fur/e et tace. Aussi les samts ont-ils aimé la solitude et en ont-ils vanté les charmes.
« (Jue chacun en pense ce qu'il voudra, dit saint Jérôme, piiisqu'en ce monrle les goûts sont ditlérents, je puis assurer pour ma part que la ville m'est une prison, et la solitude un paradis '. Le Père de (>ondren disait : ■• Quand je serais tout seul dans une grotte jusqu'au jour du jugement, je ne craindrais pas de manquer d'occupation. Le temps m est toujours court pour rendre mes devoirs à Dieu ». Aussi saint Honaventure, dit-il : Solitudinem ccluti matrem orationis et muiiditiœ r/uiii(/ui' ainplectatur. « La solitude, dit le bienheureiix Louis de tïrenade, est la gardienne la plus sure de l'innocence: c'est elle qui retranche tout d'un coup les occasions de tous les péchés, puisqu'elle bannit <le nos veux et de nos sens tous les objets (pii peuvent les faire naitre. (Jue trouve-t-on dans le monde, que médisances, mensonges et llatleries? » 1" «l'est donc une pratique salutaire pour les gens du monde «jue de s'arracher tous les ans, ou du moins de loin en loin, s'il est possible, à leurs soucis habituels, pour faire une retraite dans un monastère ou un lieu de pèlerinage. S» Il y a la solitude de l'église, où on peut se retirer tous les jours. Hélas ! Jéstis est seul dans son tabernacle. On lui tient compagnie, on lui parle, on l'écoute. ){" Il y a la solitude du foyer domestique. Quels avantages elle apporte au père, à la mère, aux enfants, aux serviteurs! Que de dangers on rencontre^ quan<l on la fuit! Que d'inutilités et parfois que de périls dans certaines visites faites ou reçues, i" n y a la solitude d'im appartement solitaire. Tu uutem cum ornveris, intra in cubiculum tunm et, vlauso ostio, ora Put rem tu uni.
il. Solitude intérieure; mais si nous ne pouvons nous retirer dans un lieu de retraite, ni même dans un appartement solitaire et en fermer la porte, du moins pouvons-nous fermer celle de notre cœur par le recueillement. Le cœur, voilà un sanctuaire, souvent peu visité, un intérieur souvent négligé; il y a des Ames qui sont semlilablesà ces maisons dont la ménagère est toujotu-s à la croisée, ou dans la rue; et pendant ce tenqjs tout est en désordre (I). Ô hom-
(l) Les bienséances nous amusent, les devoirs nous occupent, les plaisirs nous di«sipent.les affaires nous inquiètent, l'inutilié nous lasse, rien de tout cela ne nous rappel*e k nous-mêmes et à notre cœur. Les œuvres mêmes de la piété ne sauraient fixer la dissipation de notre flme : notre cœur est au monde, tandis que nous consacrons notre
DIM. DANS l'octave DE L'aSCENSION. — DE LA SOLITUDE 871
mes /-vous de visite en visite, de disfraction en distraction, d'affairea
en \ oiis vous fiivez voiis-mt*^mes puisque vous fuvez votre intérieur
et V le Sainl-Ksprit qui veut vous y parler. Sachez donc: loque le
reci: est nécessaire; i) pour obtenir les grâces de Dieu. C'est la
priéie qui uiuont tout, niais la prière est l'élévation de notre Ame vers Dieu ; si l'eau d'une fontaine n'était pas resserrée dans un conduit étroit, elle ne s (;](■":-■■■'■• • is ensuite dans les airs jusqu'au niveau de la source; mais elle se I sans éclat dans la campaj^ne : do même si notre Ame ne se con-
cen'i.M |..i.- en elle-uïème par le recueillement, elle ne s'élèverait pas jusqu'à Dieu ; mais elle se répandrait en mille vains objets. 2) Pour recueillir les grAi-es. La parole du Saint-Ksprit n'est pas un tonnerre qui nous assourdit malgré nous ; c'est un léger murmure. Si vous n'êtes pas attentif, vous ne la saisirez pas. La grAco qu'il répand en vous n'est pas toujours comme un torrent impétueux qui emporte tous les obstacles: c'est souvent un léger filet d'eau que !•> moindre gravier fait dévier. Il n'y a donc que les Ames recueillies i|iii prient parfaitement et qui profitent de toutes les grAces qu'elles olilicnni-nt. Les autres prient mal. obtiennent peu par conséfjuent et laissent encore échapjter parleur légèreté les grAces que Dieu Icin-fait.
2o Le recuoillemenf nousaido : 1)« connaître Dieu qu'on no peut voir avec li's yeux du corps: mais que nous devons connaître par l'intelligence: Acce^ dite ad eu m et illuminamini ; 2) à nous faire connaître nous-mêmes avec nos misères, nos défauts; et nnr là-même il amène l'amour de Dieu, le mépris d<> nous-mêmes, la niortificalion.
3<> // nous préserve des tentations qui arrivent par les sens. Mors intrat per fenesfras, ef il empêche à nos sentiments de s'évaporer. L'n four fermé garde sa chaleur.
4'ï // procure à l'dme une grande paix. Audiam quid loquatur in me Dominus, quoniam loquetur pacem. L'âme recueillie trouve Dieu, elle s'unit à lui, elle l'aime et en lui «'lie met son repos, son bonheur. Quelle vie!
Mor' '•' . ft vita vestra est ahscondita cum Christo in Deo. C'est la
vie hrist: c'est la vit^ îles saints, de saint Louis de (îonzague et de
l«nt .> ..,.,. - qr.i ne pouvaient se distraire de Dieu. Les mondains s'endorment au si-rmon, mais les saints remplis de Dieu n'entendent qu'avec peine parler dos .li..^..^ .i.. l . terre (1).
Que notre ■ n soil dans le ciel, pendant celte préparation à la
Pentecôte et ! ! c vie ; et le Saint-Esprit descendra en nous, il nous
éclairera, nous réchauffera, nous sanctifiera : Sufjqeret robis omnia.
if' '. ' A D'après liourdaloue.Ille testiniûnium perhibebit de tneetvos
testi ilis.
Le,- .•)< ;.'Ju lémoignagoà Jésos-Christ en préchant sa loi; et sans être ap-
p«lés an même ministère, noos devons tous rendre témoignage à Dieu, en défendant sa cause et ses intérêts.
corps à des exetcires pieux : nnirc esprit cm» sur mille vains objets, tandis que notre
N nuire iniagin«iion est pleine de fan* i er le souvenir des mystères du salut:
mâmes ; ^<t fu, turiii nous le «(<.tUiunii, ai>u« ouuii plai-
rinn* aver -^ pas noire cœur, où nous trouverions notre
: : nous aurion<« de la peine même à nous lu det)or.<i, qui ptM remplacer la présence <lu (>n ri'v.nani à nous, nous n'y trouvons que ^rs et de biens solides, pleins de !urer avec nous mêmes; el de là ei k-s plaisjrs qv it à nous out)lier; nous soutenons
' que nous en b> ut ce qui peut aller au crime ;
1II.I.3 u'ui.-^ II. .",11^ ,,..-<.,..« nuus en releniiii- mmh vc qui dtasipe el empêche le recueillement, et que c'est là notre (grande mi&ère (MàSSiLLOTt.)
(Il Le P. Alvarei. ; > - • • ••.* eu lui-mêtr- - '- demanda ce qu'il
avail: • Je m'éiu'lie * an d(*s. . répondit-il. Je
voudrais être aussi de .y vivais réi "
87VÎ DOMINICALES DU PAyUlî.S
/>i'//<).,u. On abandonne les intérêts de Dieu, uu par uoe fausse prudence, ou par une lâc! . Prudence réprouvée dans les uns, première partie. Faiblesse très préju-
die t^'S autres, deuxième partie.
I. 1') liât net' réprouvée; car c'est une prudence dont Dieu se tient déshonoré, que le inonde niénie n'approuve pas, qui fait le scandale de la religion, et qui autorise l'impiété.
i« prudence dont Dieu se ti«>nl déshonoré; car il est de sa grandeur d'être servi par des bommos qui se fassent gloire d'être A lui, et que ses intérêts ne soient jamais balancés par nul autre intérêt. De là cette obligation indispensable pour tout homme chrétien de professer sa foi, même aux dépens de sa vie. Ainsi par proportion sommes-nous obligés en mille occasions de nous déclarer pour Dieu; sans cela nous lui faisons injjre, et la parole de Jésus-Christ se vérifie en nous: Celui qui n'est pas pour moi, e$l contre moi.
2° Prudence que le monde même n'approuve pas. Un ami serait regardé dans le inonde comme un lAche, si dans une afTaire il manquait à son amP; un sujet serait traité de rebelle, si dans une guerre, il ne prenait pas le parti de son prince. Il ne faut donc que les règles du monde pour condamner notre indifférence sur ce qui concerne la cause de Dieu.
,to Prudence qui fait le scandale de la religion : parce que dans l'opinion commune, cette indifférence pour la cause de Dieu est prise et interprétée comme une aliénation secrète des intérêts de Dieu. A peine démêle-t-on dans le monde on homme indifférent pour Dieu, d'un libertin qui est formellement et expressément contre Dieu. La raison en est, que le libertinage n'osant pas loul à fait lever le masque, il ne se produit guère au dehors que par une telle indifférence; d'où les faibles tirent un sujet de scandale ; et c'est ce qui alluma autrefois le zèle du prophète Elle. Pourquoi délibérerez-vous, disait-il aux Israélites? Si le Seigneur est notre Dieu, que ne parlez-vous pour lui!
i" Prudence qui autorise l'impiété. Le libertinage ne demande point précisément d'être applaudi; mais c'est beaucoup pour lui d'être toléré. Avec cela il prend bientôt racine et se fortifle. Mais, dit-on, il faut user de discrétion : il est vrai, pourvu que ce soit une discrétion qui aille toujours au terme oii le zèle doit tendre. Mais ce que je dirai fera de l'éclat et du bruit: ce n'est pas toujours prudence d'éviter l'éclat, quand il est nécessaire ; il Y a une fausse paix plus dangereuse que le trouble. Mais ne faut il pas ménager le prochain *? point de ménagement lorsqu'il y va da service de Dieu : c'est ainsi que les Apôtres ont raisonné.
II. Faiblesse très pré jitdiciable,t\h nous prive du plus grand honneur que nous puissions prétendre; elle ncius rend odieux et méprisables, elle se dément et se contredit dans nous d'une manière à nous inspirer des remords insupportables dès cette vie; enfin elle oblige Dieu à retirer de nors ses grâces et à nous faire sentir les châtiments les plus sévères de sa justice.
I» Elle nous prive du plus grand honneur que nous puissions prétendre, qui est d'être les défenseurs de la cause de Dieu; c'est par la défense de cette cause de Dieu que tant de grands hommes se sont rendus recommandables dans l'ancien Testament et dans le nouveau. Vous n'avez pas la même fermeté: Dieu ne se servira point de vous, comme il s'est servi d'eux.
f!« Elle nous rend odieux et méprisables: à qui ? 1) aux gens de bien, qui ne voient notre infidélité qu'avec une juste indignation. S) Aux pécheurs mêmes et aux impies, qui découvrent le faible de notre conduite, et s'aperçoivent bien que notre indulgence pour eux n'est que timidité et peliteshc d'esprit.
3" Elle se dément et se contredit elle-même, de manière à nous inspirer des remords insupportables dès cette vie. Nous ne manquons de fermeté que lorsqu'il faut en avoir pour les intérêts de Dieu; et pour nos intérêts propres, nous ne péchons que par trop de fermeté. Pour peu que nous soyons équitables, pouvons-nous entendre sor cela le témoignage de notre conscience, et n'en pas rougir de confusion ?
4» Elle iiblige Dieu à retirer de nous ses grâces, et à nous faire sentir les chfttiments les plus sévères de sa justice. Ainsi traila-t-il Héli. et ainsi en Iraiie-l-il bien d'autres.
Ah ! Chrétiens, si la crainte doit nous gouverner, que ce soit la crainte du Seigneur, de ce Dieu tout-puissant et surtout de ce Dieu jaloux; car il l'est, et il l'est souverainement ; et ne peut-il pas bien l'être ? et que n'a-t-il pas fait pour avoir droit de l'être T et I ■ > notre avantage qu'il le soit et qu'il daigne attendre de nous et en recevoir
ce ■, dont il a prétendu nous faire un mérite?Que lui était du reste nécessaire
le i -....f,c d'aussi faibles créatures que nousle sommes? ne pouvait-il pas, sans nous,
mettre A couvert ses intérêts? Mais par une conduite toute miséricordieuse de sa providence et de son infinie bonté, il a voulu que nous eussions de quoi lui marquer notre attachement et notre zèle, afin qu'il eût de quoi nous récompenser. Secondons ses desseins puisqu'ils nous sont favorables, et par une ardeur toute nouvelle disposons-nous à entendre un jour r*" "■■ ' ■ he cette glorieuse invitation iVenez.bons serviteurs; parce que vous m'avez entrez dans la joie de votre Seigneur. C'est là que nous trouve-
rons \e < • e tout ce que nous aurons donné à Dieu, et que nous jouirons éter-
nellement de sa gloire.
DIM. l»ANS L OCTAVE DE L'ASCENS.— RETltAlTE DES ArOTUIiS 873
'i. Autre snjei. — On peut aussi, en ce même jour, parler de la re-
(/<*,«>• a/t'ifres.
Mnitete in ririfate quondusque indiiamini virtute ex alto.
Ji.su*; rossiiscité ôtail remonté à son Père, mais il avait donné auparavant
î.> mission à ses Apôtres: Euntes docefe, avait-il dit. Apôtres, par-
i-s vous allond. il est plon.iré dans les ténèbres; vos esfis tua:
' . 11 est livré à une étrange corruption, vos esfis sal terrœ. Ils ne par-
l'iis. Il y a quehjue chose de plus pressant à faire : c'est de se préparer
a r.'.evoir le Sainl-Ksprit par la retraite et la prière. La prière est donc une
grande oeuvre, puisque sans elle les autres «euvres, si importantes soienl-
"'■ ne peuvent réussir. Les Apôtres attendent donc le Saint-Esprit : c'est
il déliera leurs langues encore timides et embarrassées; c'est lui qui
'• leur cœur, et lem- inspirera le zèle. Nous aussi nous attendons
int. Le prêtre en a besoin jtour féconder son ministère, qui est
à celui des Apôtres. Le fidèle a besoin de cet Esprit qui consume
le ce souille salutaire, qui agite et soulève les i\mos endormies, et
< coeurs à la plu des choses terrestres. C'est lui qui opérât uromnia
i!<. dans le prêtre et dans le fidèle.
I paroisse l'attend; il va venir par la parole sainte, par les sacre-
- reçus, etc. .\insi donc entrons en retraite comme les Apôtres. C'est
leur assemblée au cénacle que je vais vous faire voir le modèle que
^ à suivre. Ht omnes erant persévérantes unanimiter in oratione
Kl matre Jesu.
1 ' JJi omnes. Ils prient tous, les Apôtres, les disciples, les saintes femmes.
<,>n«»l est feliii qui n'a pas besoin de prier? Pécheurs, justes... prions pour
< autres... parents, pour leurs enfants, comme Monique poiu-
es pour les serviteurs; enfants et serviteurs pour les parents
i:l uuiUos. l.puu.ses pour leurs époux.
i* Erant persévérantes. Ils ont appris de Notre-Seigneur crue oporfet semper orare et nunquam deficere. Ils prient le jour, la nuit ; les bruits du deliors ne viennent pas les interrompre, ni les distraire. Ils ont laissé décote tout autre souri. Kt nous, prions constamment ; nous avons pour nous y inviter, non siMilement la parole de Notre-Seigneur, mais celle de saint Paul :
^- ■ ■ ' ■ ione orate, et celle de .Notre-Dame de la Saletle : Je suis
'■r sans cesse pour vous. Oh! tout est accordé à la prière per- .' que nos c<i'ui*s soient comme fies autels toujours fumants, : vers Dieu, jour et nuit, l'encens de la prière.
iter;\\s prient tous ensemble. Le .Maître leur avait dit : l'hi
>el très atm/rpr/ati in nomine meo. ihi sum in niedio eorum. (Mat.
Iidii.- tous leurs soupirs se mêlent et montent vers le ciel. .Vpôtres,
><, sont réunis dans une grande salle et ten<lent vers le ciel des
les. La prière en comuum dans les familles et à l'Eglise a
particulière. J/»?/i'//^ est duos esse quani unum. (Ecci... iv. 9 )
publique a-l-elle toujoiu's été en usago dans l'h^lise. Les pre-
uiit'is ii'ii l« > l'ranf persévérantes m communiratione fractionis panis. Los
iMlii oioIm-s liMir servin-ul d'(u*aloire. Saint C.hrysosliuiie invil.iil les mères à
se lever avec leurs enfants durant la nuit, .ifinde prier A la maison, pendant
<\\\c lf« hommes le faisaient à l'église avee le <"lerge. El aujourd'hui, la messe,
■>. les prières qui se font dans «-ertaines calauutés... Nous prions
lulrefois et c'est pour ("ela que nous sommes moins chrétiens, que
Nos pères disaient : Si le ciel toni- Ah ! si tous les ealholiques sn- ' i'-nl le uiiii ' ^ '•rauxpn
famille, a lliglise. A la Mies.se du malin, i\ la prière du soir. Linssnus pendant re leuip», eointuo les .\pt'itres, toute autre alTairc, nous nous en occuperons le reste du ynw.
4" Cutn Mitfiii iinifrr Tr^ii I Tvlise était né.' iii!ii>j elle n'avait pas en-
( I !•.• k'ianiii ; ^I irlenidd' afin de le itchauf-
ter. l'ar Elle, . i. p.ir sa ' i devait desecndre 1 Eïpril-Saint.
Le l*èrc', Jf Kilsoulondont l;i pii^io de Marie rt ils envoient le Sainl-Ksprit. Il descend, sansdoule, sur Marie d'abord, puis sur les yVpùlres. Opus est mettiatore ajmd MeiHaforetn Jesum, dil saint Hernard ; et il n'y en a point de plus utile que Marie.
Mettons donc Marie avee nous, que son souvenir nous accompagne partout dans la prière.
Si Maria pro nohin, quis contra nos? Or Marie est pour nous. Je suis charf/ée, a-l-elle dit, de prier sans cesse pour vous. Donc, si nous prions avec elle, le Saint-Ksprit descendra et renorabit faciem terra- ; le mal sera guéri; le bien, fécondé et fortifié ; les cœurs seront endauimés des flammes du divin anrour.
WX\. Pentecôte. {{). Mittajnvohis a Paire Spiritum x^eritatis : Je vous enverrai de mon Père l'Esjirit de vérité. Quelles promesses t Méditons-en: I, l'étendue ; 11, l'accomplissement ; 111, les elTels ; IV, rccberchons les moyens de conserver ses elTels.
ISiMJ. 1. Leur étendue. Notre-Seigneur ne se contente pas de nous donner son l'ère pourcjuil soit le notre, sa Mère pour qu'elle devienne la nôtre, ni de se donner lui-mèuie jtour nous sur la croix ; il nous promet encore, avant de remonter au ciel, de nous envoyer le Saint-Ksiiril. Saint Paul, ayant demandé aux Epliésiens, s'ils avaient reçu le Saint-Ksprit, ils répondirent, avouant naïvement leur grossière ignorance, qu'ils ne savaient pas s'il y en avait un; et saint Paul leur dit, comme dans ime sainte indignation : Au nom de qui donc avez-vous été baptisés f
Nous, comme les Kphésiens, nous avons été baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Kspril ; oserions-nous ignorer comme eux ce <pie c'est que le Saint-Esprit? (Test la troisième Personne de la sainte Trinité, véritablement Dieu avec le Père et le Fils, mais distincte pourtant de l'un et de l'autre, et ne faisant avec le Père et le Fils qu'im seul et même Dieu (Voir les preuves Catéchisme du concile de Trente, buitième article du Credo). Jésus, en nous le promettant, veut que la Trinité tout entière soit en quelque sorte notre bien, que nous soyons ricbes de toutes les ricbesses et de tous les dons de Dieu.
18!>7. II. Jésus a accompli sa promesse et il a envoyé son Esprit, l'Esprit de son Père, io à son Eglise. 1) Avant son Ascension, il avait dit à ses Apôtres: Demeures dans la ville jusqu'à ce que vous soi/es revêtus de la force d'en AaM/. Les .Xpôlres dociles s enferment au cénacle avec les saintes femmes et Marie, Mère de Jésus, etpemlant une retraite de dix jours, ils persévèrent tous ensemble dans la prière. Les moyens de nous préparer à recevoir le Saint-Es|)rit sont l'éloignement du monde, le recueillomont ella prière;
2) Or. dix jours après l'Ascension, le cinquantième jour après Pâques, on entendit un bruit comme celui d'un vent violent qui remplit tout le cénacle ; et des langues de fou apparurent se répandant sur cbacun des Apôtres et se reposant sur eux : et ils furent tous remplis du Saint-Esprit qui opéra en eux un cbangement et des effets merveilleux.
3) (le qui s'est passé au jour de la Pentecôte, se renouvelle tous les jours dans les Ames et surtout durant la fête où nous célébrons ce mystère. Le Saint-Esprit se donne ta) par le sacrement de confirmation, et par les autres sacrements bien reçus; (b) par la prière et tous les actes saints qui augmentent en nous la vie de la gr.lce : Spiritus Dei habitat in vobis (2).
iSdH.lU. £/jrets produits dans les «/«es- par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit •lescendil .sous forme de langues de feu; ce feu est la figure des effets que leSt- Espril produisit dans les Apôtres et peut produire en nous. Le feu éclaire ; eux, si Ignorants jusque-h\j ont d'admirables lumières sur les vérités delà foi et les
(i) Ce sujet peut être traité à la fôte de la Pentecôte, on un jour de confirmation, ou en expliquant le huitième article du symbole.
Cî) Si l'on donnait à un ptiilosophe l'esprit d'Aristote ou de Platon, à un orateur l'esprit de Cicéron ou de Démosthène, à un médecin l'esprit d'Iiippocrate ou de Galicn, et à un ttiéologien l'esprit de saint Thomas ou de saint Augustin, ne serait-ce pas une singulière faveurî Si scires donum Dei, ô âme chrétienne l Si scires donum Dei, ù âme dévote I si vous saviez quel est celui qui vous est donné, si vous aviez la lumière pour
LA PENTECOTE 875
répandent partout par la parole et par les écrits. Le feu récliaiilTe : et eux, si tièdes pour le service de leur Maître qu'ils l'abandonnent cl le renient, bnilent de répandre leur sang pour sa sainte cause ; eux, si imparfaits, mènent désormais une vie toute de sainteté et de pureté. Nous avons besoin comme eux do lumière dans nos obscurités, de saintes ardeurs, car que d'égoîme, de froideur en nous, à l'égarrl de Dieu et à l'égard de notre prochain ; de courage pour lutter contre les ennemis de la foi, contre le monde et le respect hiunain et contre nous-mêmes; de pureté, car que de souillures dans notre vie! Venez. Saint-Esprit ; envot/er-nous d'en haut un rayon de votre clarté, car vous êtes la lumière des cœurs! Réchauffez noire froideur, lavez nos souillures ! Ce feu descendit sous la forme de langues ; et les Apùtres après l'avoir rei;u, parlèrent des langues qu'ils n'avaient pas aftprises, et nos audivimus itlos toquentes linr/uam in aud nati sumus. U'ielle merveille! Kl le s'opère dune certaine manière dans ceux qui (, ' ' ' langage du monde, parlent comme une langue nouvelle celle de
1.^.'.' i>. Par quels moyens garder en nous les dons du Saint-Esprit ? i^ iVéteiynec point l'Esprit en vous, c'est le péché mortel qui l'éteint; i» 3> rontristes point l Esprit-Saint, c'est le péché véniel qui le contriste et paralvse son a<liun ; 'A» So.vons lidèles à la grâce ; 4» Obtenons par la prière des dons plus abondants du Saint-Ksprit.
iiXX). Antre plan. — Un pourrait aussi le jour de la l'entecùte.. faire Toir dans le cénacle le berceau de l'Kglise. Tous sont là appelant le Saint- Ksprit de leurs brûlants désirs. KnCn le ciel s'ouvre sous les coups répétés de leurs prières; un globe de feu descend du ciel. Apôtres, quittez votre retraite, >»■ fpii c'est l'amour qui vous consume. Vos bouches seront éloquentes, ces l.in-ues vous le promettent, l'etit et timide troupeau, croissez et multipliezv.>us tt roiiijilissez la terre. Vous êtes le royaume de Dieu qui doit sélendre ! i' 'ui. Vnil.i ([uen effet l'Kglise se fait jour. Klle est éclosesous les ailes de et par le souffle du Saint-Ksprit. Kes Apùtres sont animés dune '• k tout braver et à tout entreprenrlre. IMerre prêche à la multitude s réunis et en convertit par milliers,. Bientôt les limites de la Judée I . plus contenir leurs ardeurs. Ils se répandent à travers le monde.
I tcf et Kome les entendent, et croient. C'est l'Kglise, d'abord grain de - I se, qui devient un grand arbre dont les rameaux ont depuis ombragé ! univers. La Pentecôte est la fête de son institution. Parlons de son établis- -l'ment merveilleux, voirn. 73(); de nos devoirs envei*selle, voir n. SX7.