Autre plan tur la Pentecôte, d'api'ès Hossuet
Spiritum nolite extinijuere. La joie en ce jour est universelle ; car la çrâce qui est
répandue n'a pas de limites, et s'étend à tons les peuples. C'est pourquoi dès ce jour
l'Kelise naissante parle toutes les langues, pour montrer qu'elle est faite pour toutes
le* naiion> Ces* " ;■ le remède à la confusion des langues opérée à'Ia Tour de
Babel, reite oi i pour résultat la désunion des hommes. L'Eglise veut les
réur r t .<. .M i i, pas assez de nous réjouir de ce mystère ; il faut ne pas
>prit qui est en nous par le Christianisme ; car Noire-Seigneur l'envoie pour
!'e en nfUîi. Apud ron mnnehit (lo»i xtt t7i. Quand «m fait partie d'une
1 faut en i-
n l'esprit.
. Ti T , . , . , „ .....
'■H chair, et la paix avec bieo, avec les •uo enerrr. il fallait l'esprit de force ; el (luur fa. ' lU paix, i n ce jour oit les prin-
ces de l'ï . Il $unt Si wM que Inquebantur
CUtn fidUCl'i asi'C une sainte hardieBBc, ci u auirc pari iia ciaiciil COT UllUTn et Onim<i
coonatlre le prix et la valeur de la donation qui vous est faite. On vous donne le Saint* fr.;,>r,i oi n,,n .,<.< in.!r.r,i ,iiriiioie, de CicéroD, d'Hippocrsle, mai» l'esprit de Dieu.
, de «ageft.<te,de sainteté et d'amour, du l'ère el du ¥\\sl
.l'éable au l'ère, ayant en vouji l'amour que son Kils lui
porte 7 Quaai un ik U ocur U une personne, on a tout. Si vous èies en état de grtce,
vous avez le cœur de Dieu ; car, à proprement parler, le Saint-Esprit est le cœur de
Dieu. (Le Jtt)?)K).
b/'t DOMINICALES DE LA PENTECOTE
una ; ayon« l'esprit de Dicu, l'espiit de nos Pères, l'esprii de force puur combattre e( vaincre. re«prii d'amour pour vivre dans la paix avec nos frères.
I. //' •' '- /"orc. On lit dans l'histoire de certains peuples anciens que, destinant
leurs t guerre, ils les élevaient d'une manière vigoureuse ; mais quel peuple
doit è; lit'rri que le peuple (idèle, qui, pur le bapiéme, est destiné à la lutte,
qui a à subir tant de tentations? Aussi Notre-Seigncur dit-il à ses Apâlres : Manete in rifitate donec induaitiini rirtute ex alto. Ils le firent, et ils reçurent la force. Pour nous en convaincre, exposons les trois maximes qui règlent le courage chrétien et voyons comment ils les pratiquèrent.
1» Trois maximes : 1) Première maxime, mépriser les présents du monde. Notre estime et notre mépris suivent les idées dont nous sommes pleins et les espérances qu'on nous donne. Oi, quelles idées et quels désirs nous inspire le christianisme, quels dons nous promet-il 1 II nous promet l'adoption divine, la grâce, l'héritage de Jésus- Christ, le bonheur de voir et de posséder Dieu. Si nous sommes préoccupés de ces grandes pensées, pouvons-nous estimer les présents du siècle î 0 monde, qu'opposeraslu à ces biens infinis î Des plaisirs? seront-ils purs? De"« honneurs? seront-ils durables ? La fortune, raiis est-elle assurée î Prœterit figura hujus mundi ; quam sordet terra cuyn orltnn aspicio I
2) Deuxième maxime, mépriser les jugements du monde. Le monde nous hait quand nous ne l'aimons pas ; et si nous craignons de lui déplaire, nous ne sommes capables de rien de grand. D'où vient que les lois maudites du monde ont quelque crédit encore? On ne veut pas lui déplaire ; et voilà pourquoi on lui cède, quand il dit que pardonner c'est faiblesse, que tout doit céder à l'intérêt, qu'il faut que jeunesse se passe, etc. Sans doute, nos inclinations mauvaises ont leur paix dans une conduite contraire à l'Evangile : mais ce qui fait que les erreurs du monde ont force de loi, qu'on se croit comme obligé à les suivre, malgré le cri de la conscience et la profession qu'on fait d'être chrétien, c'ett parce qu'on a honte de demeurer seul, parce qu'on n'ose pas s'écarter du chemin battu; et, de peur de déplaire aux hommes, on dit pour toute raison : C'est ainsi qu'on vit dans le monde. Il faut faire comme les autres. Et on se fait esclaves des hommes et de leurs erreurs. C'est là ce qui mine peu à peu les restes des vertus chancelantes, et nous fait être de tous les crimes, moins par inclination que par l'entraînement des compagnies. Ce n'est pas là l'esprit d'un chrétien que la croix doit avoir durci contre tous les mépris. ;Yo?» enim spiritum hujus mundi accepimus. SolUe fieri servi hominum ; comment nous rendre esclaves de leurs jugements, quand nous devons braver même leur haine.
.'î) Troisième maxime : mépriser les menaces du monde. Major qui in vobit c.«f qui'im qui in mundo. Celui qui est en nous, c'est le Saint-Esprit. Que peut le monde contre lui? Quoi que la rage des hommes entreprenne, quelques tourments qu'il nous prépare, le plus fort ne cédera pas au plus faible. (Juis nos separabit à charitate Chrisii? Iribnlalio, an angustia, an famés, an nudilas, an periculum, an perso cutio, an gladiits; sed in his omnibus superamus. iRom., viii. ;^5-37.)
so C'est ce qui prouve déjà comment les premiers fidèles pratiquaient ces maximes (lu courage chrétien.
\) Ils méprisent /«>.« biens. Ils les estiment si peu, qu'ils n'osent pas les remettre entre les mains des Apôtres, ponebant antè pedes, s'en déchargeant comme d'un fardeau. 0 Apôtres, vous êtes les vainqueurs du monde, puisqu'on met à v( - -■— '- -î dépouilles. D'où vient ce mépris, sinon de ce que les Chrétiens ont reçu : iril, qui leur fait goûter les choses du ciel auprès desquelles celles de la terre les ?
2) Ils méprisent les jugements dimonde.W n'y avait que cinquante jours que les Juifs avaient demandé la mort du Sauveur. C'était choquer toutes les oreilles et réveiller toute leur haine que de pri^cher la Résurrection du Sauveur ; les Apôtres ne craisrnent pas de le faire. Vos sanctum et juntum negastis et petistis virum homicidam donari robis. On devait grincer des dents ; mais c'était une maxime de l'Esprit qui les possédait de ne pas craindre de déplaire aux hommes.
3) Les menaces ne les étiraient pas davantage. On les prend ; on les emprisonne : on les fouette cruellement. Oa leur ordonne, sous de grandes peines, de ne plus prêcher en te nom qu'on ne désigne pas ; car on l'a en exécration. Et ils répondent par le sublime non ponfnimiis. De peur de laisser l'espérance d'un changement, ils ne disent pas : nous ne Voulons pas; mais non possumns. C'est ainsi qu'ils èirraienl ceux qui les menacent. Aussi leurs juges iniques sont à bout, Quid facicmus hominihtis islis, di.sent-ils. Des milliers d'hommes se convertissent et disent aux Apôtres : (Juid faciemus, viri fralrcs, prêts à se soumettre à eux; et leurs persécuteurs eux-mêmes se reconnaissent vaincus. Que faire à des hommes qui ne craignent ni la parle des biens, ni les jugemenis des hommes, ni la mort. Voilà une nouvelle impuissance inouïe jusque-là. Il y a quelques ytvTi, Apôtres, vous fuyiez; vous reniiez votre bon Milire, et maintenant nen ne vous ébranle. Oh î un esprit nouveau les pousse, les soutient. Et les Apôtres ne sont pas seuls animi^i de cet esprit. L Eglise, après eux, a vu tout l'empire conjuré con're elle, et des sentences de mort afiichées à tous les poteaux et à toutes les places publiques; et elle savait maintenir sa liberté de professer le christianisme au prix de son sang. C'était un opprobre, au témoignage de Tertullien, d'acheter à prix d'or cette liberté. 0 honte ts'écrie-t-
LA PENTECOTE .S77
.. un fhrétjen «auvé psr de l'arfen», un chrétien riche pour ne pas sonfTrirl Esl-ce que j envers loi par l'effasion de son sang? Dis-moi,
( (es veines, quand (u es ailé chercher dans tes
co.. ^c. i ^ . V i. .i u.x u,. ... ....V... , c'est au prix de notre sang qu'il faut savoir la
garder. V<>i:;i nos l'iits dans la foi. Us ne connaissaient pas d'autre nécessité que celle delà c t>eiv i l'.aii eux, pas nécessaire d'avoir des biens, ni l'estime des hommes, ni la vie s il était nécessaire de ne pas pécher. Oii en sommes-nous? Hélas I pour f pour avoir les faveurs du monde, pour échapper à une crainte vaine, fa , et notre I ' " ' rient aussitôt : ;Vo» j30S5((7rtui.
K {ue sacrit nits mauvais, les inclinations?
N 1}. Laflama.i ^ , .. ne éteinte dans bien des cœurs.
is ae la rallumer. i)piriUim nolite extimjucre.
: 'le charitf*. (es hommes aguerris ont souvent une certaine rudesse de ma-
>|trit de force iùl incompatible avec la douceur et la charité;
I <rcit certains objets et en amollit d'autres, ainsi la llamme
.; ..... >. .; sanl les affections. Il fait les fidèles
. <le chair pour être émus par la cha-