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'. Pouvoir: 1o enseigner sans exception toute tes de sujets ; S» l'enseigner en loude Dieu.
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878 nOMlNHJALFiS J»É LA i'ENTECOÏK
est persuadé, ce ne peut être que l'eiïel d'un esprit supérieur qui agit en lui ; et cet esprit supérieur, c'est l'esprit de Dieu.
2« il n'appartient qu'au Saint-Esprit d'enseigner toute vérité à toutes sortes de sujets. Dunnei au plus habile docteur certains esprits grossiers ou opiniâtres à instruire, avec toutes ses lumières il ne les éclaire pas. Mais quand l'Esprit de Dieu s'en rend maître, comme c'est lui qui les a formés, il les élève à tout ce qu'il veut.
3* Il n'appartient qu'au Saint-Esprit d'enseigne'' toute vérité en toutes manière», c'est* à-dire, dans un instant^ sans qu'il en coûte ni étude ni travail, et jusqu'à déterminer les hommes à mourir pour la défense des vérités qui leur ont été révélées.
Or, voilà ce que fait le Saint-Esprit dans les Apôtres. Il leur enseigne les vérités les plus dures en apparence et les plus contraires aux sens et à la nature. [I les leur enseigne sans iiulie disposition de leur part, puisque c'étaient des hommes à qui Jésus-Christ lui-même avait reproché leur aveuglement et leur lenteur à comprendre et à croire. Il les leur enseigne dans un moment, et jusqu'à les résoudre à souffrir le martyre. On a vu dans la suite ces mêmes elTets du Saint-Esprit en des milliers de Fidèles. Mais qu'a fait le démon T 11 a opposé à cet esprit de vérité, l'Esprit du monde qui conduit tout. Car à nous voir agir, peut-on dire que ce soit l'Esprit de Dieu qui nous dirige, et que nous soyons bien convaincus des vérités qu'il est venu nous apprendre?
II. Esprit de sainleté qui nous purifie. C'est pour cela que le Fils de Dieu en parlait à ses disciples comme d'un baptême : Vos aulern baptizabimini Spirilu Sancto. Voyons : 1" l'excellence ; 2o les obligations de ce baptême.
1* Excellence de ce baptême. Ce fut comme un baptême de feu; et ce baptême de feu alla jusqu'à purifier les cœurs des Apôtres, d'un certain genre d'attache qu'ils avaient eu, et qu'ils conservaient pour Jésus-Christ même. Car s'attachant à Jésus-Christ, dit saint Augustin, ils ne l'envisageaient point encore avec des yeux assez purs, et ils le considéraient trop selon l'humanité et selon la chair. Voilà pourquoi le Sauveur du monde leur disait : Si je ne m'en vais, l'Esprit consolateur ne tiendra point dans vous. Jugeons de là ce que nous devons penser, non seulement de ces attaches grossières qui portent évidemment le crime avec elles, mais de bien d'autres attaches innocentes, à ce qu'il parait, honnêtes et même saintes, mais dont l'Esprit de Dieu nous ferait voir le danger, S' nous voulions nous rendre attentifs à sa voix.
2° Obligations de ce baptême. C'est de retrancher tout ce qu'il y a d'humain dans nos pensées, dans nos désirs, dans nos paroles et dans nos actions. Voilà le miracle que nous devons demander au Saint-Esprit, et c'est pour nous purifier de la sorte qu'il se répandra sur nous.
III. Esprit de force qui nous anime. Nous en avons un exemple bien sensible dans les Apôtres. L'esprit de force dont ils sont remplis, leur inspire un x^le: 1* qui les fait parler hautement et se déclarer; S» qui les encourage à tout entreprendre ; 3o qui les rend capables de tout souffrir pour le nom de Jésus-Christ.
le Zèle qui les fait parler hautement et se déclarer. l!s s'étaient tenus renfermés dans le Cénacle ; mais tout-à-coup ils en sortent, et rendent un témoignage public à Jésus- Christ. 2° Zèle qui les encourage à tout entreprendre. Ils se proposent la conversion du monde entier, ils en viennent à bout. 3* Zèle qui les rend capables de tout souffrir. Persécutions, contradictions, opprobres, rien ne les arrête. Ils méprisent les tourments et la mort. C'est par cette force chrétienne que nous pourrons connaître si nous avons reçu nous-mêmes le Saint-Esprit.
2003. Autre plan. —D'après le P. Ventura. Emitte Spiritum tuum et créabuntur et renovabis faciem terrœ. Quand Dieu eut créé la terre, elle était inanis et vacua, el enveloppée de ténèbres; sa surface était toute recouverte d'eau. Mais Spiritus Domini ferebalur super aguas, comme un oiseau sur un nid afin de le féconder. L'action du Saint-Esprit ne fut pas étrangère à la production de la lumière et des astres, à la fécondation des plantes qui revêtirent la terre. Ce qui s'est passé au commencement du monde était la prophétie de ce qui s'est accompli au temps de la Rédemption. Au moment oii N.-S. remonta au ciel, la terre était encore presque partout vide de vérité et stérile en vertus: Terra erat inanis et vacua. Elle était enveloppée des ténèbres et des nuages de toutes les erreurs, encombrée de la fange de tous les vices. Le monde moral, le monde social, n'était qu'un véritable chaos, un abtme de désordres. Tout y était ignorance et corruption : Et tenebrœ erant super faciem abijssi.
Mais au jour ob le Fils de Dieu envoya son Esprit sur ses Apôtres,cet Esprit vint apporter aux âmes la lumière de toutes les vérités, le feu sacré de toutes les vertus. C'est à celle double merveille du pouvoir créateur que faisait allusion le loi-prophète lorsqu'il disait ; Envoyez votre Esprit, et tout sera créé, et vous renouvellerez la face de la terre. C'était dire en réalité que la descente du Saint-Esprit, dont nous célébrons aujourd'hui le solennel anniversaire, serait comme une création nouvelle et changerait l'étal des esprits et des mœurs dans le monde entier. Ce sera aussi tout le sujet de ce discours.
l. Le Saint-Esprit a changé les esprits par la vérité. Factw est repente de cœlo sonus tanquam adrenientis spiritus vehementis et replevit totam domum. Cette maison était le cénacle. Là se trouvaient la sainte Vierge, flme de l'Eglise, Pierre, le
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chef de rÉgli»e. les Apùlres, colonnes de l'Eglise ; là étaient présents les premiers fidèles, prémices de l'Eglise de Jésus-Cbrist. Cette maison était donc l'Eglise de Jésus-Christ, la véritable Eglise. Donc en nous disant que l'Esprit est venu remplir cetie maison, l'historien sacré a voulu nous dire que dàs auj )urd'hui le Saint-Esprit est descendu sur l'Eglise, s'est uni à l'E(/lise, s'est incorporé l'Ei^lise pour ne la quittjr jamais, pour la vivifier, l'éclairer el la diriger toujours. Dieu le Père, le Créateur a jeté les bases de cette Eglise par sa puissance; Dieu le Fils, le Rédempteur en a cimenté les parties par son sang ; le Dieu sanctilicateur, l'Esprit-Saint l'a remplie de lui-même. Ainsi, dit - -• ' -istin, ce que l'âme est pour le corps de l'homme, l'Esprit-Saint commence à réire pour l'Eglise, qui est le corps de Jésus-Christ. L'âme, remplissant le i . entier, communique à chaque membre son énergie, donne à chacun la capa-
cité de remplir sa fonction particulière. C'est par l'âme que k-s yeux voient, que les oreilles entendent, que la langue parle, que les mains agissent, que les pieds marchent. De même le Saint-Esprit prend aujourd'hui possession de l'Eglise, pour donner à toutes les parties qui composent ce corps mystique le pouvoir d'exercer leurs fonctions respectives. En eflet, c'est par l'Esprit Sain*, que les Apôtres évangélisent, que les docteurs enseignent, que les thaumaturges opèrent des prodiges, que les pasteurs gouvernent, que les fidèles reçoivent la lumière et la grâce pour obéir. Tel est le mystère que nous i-évèle saint Paul, lorsqu'il dit : • Il y a une grande variété et une grande diversité de grâces, d'éiats, de conditions, et de fonctions dans l'Eglise de Dieu ; mais c'est le même et unique Esprit qui opère en tout el partout. » Telle est cette unité de principe et de forme de vie et d'action qui constitue la plus belle prérogative et la base fondamentale de l'Eglise.
Mais pourquoi le Saint-Esprit est-il descendu en forme de langues de feu. Saint Grégoire nous donne la n^ponse. La langue selon ce grand Pontife, a un rapport intime, nécessaire avec la pensée elle verbe iniérieur de l'inlelligence humaine; car c'est par la langui; que notre intelligence se manifeste au dehors el fait connaître sa pensée, sa raison, son verbe. Or, saint Paul nous a dit que le grand mystère de Jésus-Christ nous a été révélé par le Saint-Espril, Noire-Seigneur tui-môme nous a dil: a Lorsque viendra sur vous cet Esprit de vérité, il vous fera connaître tout ce qui me regarde ; il vous mettra à même de comprendre et de confesser que je suis venu de Dieu. » Le Saint- Esprit est donc la langue du 'Verbe divin. C'est lui qui exprime au dehors la pensée substantielle de Djeu, qui révèle ses mystères, ses grandeurs, parce qu'il les connaît dd toute éternité, étant coéternel et consubsiantielau Verbe. Il élaitdonc convenable qu'il apparût sous forme de langues; par là il apprenait, de la manière la plus simple el la
Jlus intelligib'e, ce qu'il est en efTet, et quelle doit être son 0'>ération, toit par rapport rEclije, snii par rapport aux membres de l'Eglise.
Vf "ir, mes Frères, comment le Sa:nt-Eprit, laneue divine du Verbe divin,
a in^ l'bui les Apôtres dans le mystère du Verbe? Venez, écoutez ces Apôtres
nagucii >i i^u'.rants, si stupides, si grossiers, toujours si disposés à prendre, dans le sens le plus matériel, les paroles de leur divin Maître. Ecoutez en particulier saint Pierre parlant en présence de tout le peuple, des prêtres et des docteurs de la loi. Grand Dieu! quel miraculeux changement! Quelle sublimité de pensées I Quelle élévation de langage I
El voilà que 3000 personnes à l'instant même se repentent, croient en Jésus-Cbrist, reçoivent publiquement le baptême et deviennent chrétiens. Mais ne vous étonnez pas, vous dit saint Léon, de cette sagesse el de celte science qui brillent dans les Apôtres, et qui agissent si promplemenl el si efficacement sur toute une multitude. C'est le Saint- Ksprit, c'est la langue du Verbe divin qui vient de les instruire el qui vivifie leurs paroles. A l'école de Dieu, l'homme apprend sans lenteur.
Ce même prodige, pour qui sait l'observer, se renouvelle tous les jours. Je ne vous
:'■■'■ ' ' '■ ' -;.>.-,. avec la même facilité, que des missionnaires a-
^<eni sur des peuples barbares el les amènent à la .'irisl. Je vous dirai : Regardez ce qui se passe autour de vuus et suUb vo» yeux. Inierroge^ les soi-disant philosophe.», qui veulent faire de la sagesse sans Dieu et contre Dien, hors de l'Eglise ei contre l'Eglise, demaodex-leur ce qu ils savtM "' ' ■ ' 'i ' '" future ? Ils seront singulière-
ment emli'i : articîjler que des mots so*
nore-^ .i.-- , ...^ . .. . iJes qui leur servent à cou-
vrir de toute vérité, la disette de toute croyance el de toute conviction. Il
en - ■" dr«i hénM^qiies, qui ont pris au «érieiix les priruMpos de l'IuVésie :
som I I assés
et ri le.
Au . '■" '>• y" >'" »i ■■"■
pie |i i> > fant qui sait 8<>
expostT .w <•. avec la plu» gr ^
doctrines sur Dieu el sek allnbuis, sur Jésus Christ el >• - i . tes, sur les sdcreuiuois
et leur efflcaciié, sur l'homme et son origine, sa chute < : > i :■ imée , sur la vie future
avec ses châtiments et ses récompenses. En sorte que Us philosophes, même les plus
profonds, hors de l'Eglise ne font que bégayer comme des eufanii; tandis que les enfants
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de l'Eglise les plus naffsetles plus simples parlent en vrais sages, en proronds philo* sophes. Le prophète l'avait prédit : Dieu a rendu éloquentes les bouches des plus petits enfants. N'en soyons pas surpris; lorsque vos bonnes mères, lorsque les instituteurs chrétiens et les ministres de l'I^glise vou!< enseignent la doctrine chétienne, c'est le Saint-Esprit lui-même, la langue du Verbe divin, qui tous enseigne Jé&us-Chrisi et sa religion ; et sous un pareil maître, on apprend vite et bien ce qui est enseigné. L'bi Deus marjister est, cito discitur quod docftur.
Pour bien comprendre ces heureux résultats, il ne faut pas oub'ierque leSaiot-Esprit qui parle aux oreilles des croyants, veut bien ajouter encore d'ordinaire à celte première grâce, la gr&ce de parler la vérité et de la transmettre à d'autres, comme neus l'avons reçue de Dieu. De môme que dans l'ordre naturel, aucune langue d'homme ne parle que parce que une autre langue d'homme lui a parlé; de môme dans l'ordre spirituel et surnaturel, nous ne parlons un langage de vérité avec Dieu et avec les hommes, qu'autant que la langue du Saint-Esprit nous a appris ce langage divin. La môme grâce qui nous détermine à croire la parole divine, nous fait pailer le langage de la divine foi : Credidi, propler quod locutus sum. En nous apprenant ce que nou^ devons croire, ce que nous devons espérer, ce que nous devons aimer, le Saint-Esprit nous apprendra à parler notre foi, notre espérance, notre amour. C'est de lui que nous tenons ee langage plein de confiance avec lequel nous pouvons parler de nous-mêmes auprès de Dieu, et aussi ce langage plein de force et d'onction avec lequel nous pouvons parler de Dieu aux hommes. Saint-Paul, en elTet, a dit que c'est le Saint-Esprit qui prie en nous, qui forme au fond de nos cœurs d'ineffables gémissements. Et d'autre part, Jésus-Christ luimême a dit que lorsque nous avons à parler de Dieu et des choses de Dieu aux hommes, ce n'est pas nous qui parlons, mais bien le Saint-Esprit qui parle pour nous. Tout ceci avait été prédit par les prophètes: « Ils auront tous Dieu lui-môme pour précepteur et pour maître. »
A toutes ces grâces qui doivent se perpétuer dans l'Eglise, l'Esprit-Saint en ajouta une qui n'était que transitoire et miraculeuse. mais qui était un symbole de ses salutaires influences dans toute la suite des siècles. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils se mirent à parier diverses langues étrangères, selon que l'Esprit-Saint en accordait le don à chacun d'eux. Aussi comme il se trouvait alors à Jérusalem des liommes de toutes les nations du monde, chacun les entendait dans sa langue ei en était entendu. Quel prodige! Tout le monde était dans l'étunnement et la stupeur. Celait ià certainement une grande merveille; mais le prodige figuré par ce prodige est plus admirable encore. En effet, dit saint Grégoire, les Apôtres, qui parlent dCjà la langue de tous les peuples, annoncent dès ce moment que cette Eglise naissante se répandra bientôt parmi tous les peuples, parlera toutes les langues, sera l'Eglise catholique universelle.
Mais remarquez aussi que, tout en parlant difTérentes langues, les Apôtres n'enseignent que la même religion, ne prêchent que la même vérité. Celte aniformilé de doctrine s'est perpétuée de siècle en siècle. Elle est devenue le propre apanage de l'unique Eglise de Jésus-Christ. Aujourd'hui comme dans le cénacle, dans plus de mille langues diverses, sur tous les points du globe, l'Eglise ne proclame qu'une seule vérité, une seule religion. Que ce phénomène unique au monde est frappant! Comme il révèle bien l'opération de l'Esprit de Dieu I Depuis dix-huit siècles, trois cents millions de catholiques répandus sur la surface de la terre entière, dans toutes leurs difTérentes langues, ne croyant, ne confessant, ne pratiquant qu'une même doctrine, une môme morale, un même culte, les mêmes prières, les mêmes sacrifices l voilà un prodige qui ne s'est jamais vu, qui ne se voit nulle part (n dehors de la vraie Eglise, de l'Eglise catholique.
Les anciens philosophes qui parlaient la même langue, le grec, étaient divisés en plus de quatre-vingts sectes difl'érentes, touchant les vérités les plus fondamentales. Les hérétiques modernes, eux aussi, alors môme qu'ils'ne parlent qu'une même langue, n'en sont pas moins divisés. Voyez, le luihérianisme qui parie généralement rallenitnd, est divisé en soixante sectes. L'anglicanisme, qui ne parle guère que rani;lai8,en Au^'lelerre et aux Etats-Unis, est divisé en plus de trois cents sectes.
Les sectes ainsi naissent des sectes, les opinions engendrent les opinions, comme les vers naissent au milieu des matières en putréfaction. On se parle sans s'entendre, on se lolère sans s'aimer, on s'assemble sans s'unir. Il y a des chrétiens de nom, mais pas de christianisme; il y a des membres épars de sociétés nominales, mais pas d'Eglise. Tout est contradiction, lutte et incertitude en matière de doctrine, lorsque pur lassitude on ne tombe pas dans l'inditlérence et l'incrédulité. C'est la confusion de Babel, confusion d'autant plus funeste qu'elle est dans les croyances, dans les sentiments, dans les pratiques religieuses, dans tout ce qui devrait rapprocher et relier les hommes entre eux. Les incrédules et les hérétiques, dit ^ainl Grégoire, ont voulu imiter les anciens ouvriers de la tour de Babel; ils ont voulu, eux aussi, élever contre le ciel un édifice avec des matériaux empruntés à la terre, bâtir des religions humaines qui aient leurs fondements sur la terre, tandis que la vraie religion doit venir du ciei. Ils ont commis le même crime, ils subissent le même châtiment. Dieu confondit alors les langues des ouvriers de Bahel. Il confond R'ijounl'hui les idées, les pen.'iées d<>s fabricaleurs de religions nouvelles; et tandis qu.' l'humilité inspirée par le Saint-Esprit aux
La PENTECOTE 881
Membres de l'Eglise, y produit l'unité, hors de l'Eglise, l'urgaeil de Babel, inspiré par Saïao, ne pp>''" • "•"> infusion el division.
La religio gués est la variéié sans l'anilé; il n'y a que le calholicisme qai
unisse la va; unité el i'uoité dans la variété. Le calholicisme parle difTérenies
langues, est Uisséiuiné parmi différents peuples, possède une grande variété d'usages, de rites; ei dans cette variété de langues, de mœurs, de rites, c'est toujours la même doctrine, la même foi, la même religion. Quelle en est la cause? C'est que toujours le même Esprit in*pire et dirige l'Eglise. Oui, le même Esprit! lEprit de vériié immuable! l'Esprit qui n'emprunte pas la vérité à l'inconstance et à la mobilité des intelligences créee^i 1 mais l'Esprit qui procède du Père et du Ftls, et qui ne donne que ce qu'il a rc"'! -ins les profendeuis de l'éternité.
■<y donc irjustes et stupides ceux qui nous reprochent de croire à l'infaillibise I ils nous disent que nous attribuons à des hommes, sujets à l'erreur, i 1111.11. iHOMiê qui n'est le propre que de Dieu. Oh I ce n'est pas ainsi que, nous catho* liques, nous entendons l'infaillibilité de l'Eglise. Nous savons bien que l'homme est sujet à l'erreur, et c'est précisément pour cela que nous voulons être catholiques, que ous ne voulons pas accepter les doctrines d'invention humaine. Nous savons aussi que , Lsprit-Sainl est descendu sur rE;;lise ; qu'il est resté dans l'Eglise ; que celte langue divine parle parla bouche de l'Eglise; qu'elle instruit les pasteurs de l'Eglise et les préserve de l'erreur. Lors donc que nous croyons à l'infaillibilité de l'Eglise, ce n'est pas a l'infaillibilité de l'homme que nous croyons, mais bien à l'infaillibilité de Dieu même. Réjouissons-nous donc d'être dans cette Eglise dans laquelle il a promis d'être toujours.
Il, /i a chanfjé les cœurs par la vertu. La vertu n'éiail pas moins rare sur la terre que la venté. 1uus les peuples du monde, à l'exception d'un seul, plongés dans les ténèbres de T: ' '■- ' 't dans la fange de tous les vices. Les philosophes, avec leurs : Taie tout humaine, ne corrigèrent aucun vice, ne
réuisirent a , . ,^i.r pas même une Feule vertu. Ceux mêmes d'entre eux
qui p'anaient le souverain àien dans l'honnételé, n'avaient pas assez de celte honnêteté pour en donner l'exemple. Celte prétendue hf>nnéteté n'excluait pas de la conduite de la vie, lesacii ^ honteuses, les plus contraires à l'ordre social. Tout en prêchant
la vertu, Ai n-ra le vo', le meurtre, le suicide. Platon innocentait les passions
contre naïuic, . v .» . iiimunauié des femmes. La profession de cette honnêteté philosophique n'empêchait pas Cicéron de fa re tuer, dans une seule nuit, six mille prisonniers de euerre, p^ur avoir le nombre K'gal d'ennemis morts qui devait donner droit aux honneurs du II .11.; he. La vertu sévère du giand Caton, au témoignage d Horace, son paniLvr MH, -H [.lésait à puiser ses forces et sa chaleur dan» le vin, el ne craignait pas '', Je vous laisse à évaluer V- ' • d'une vertu qui ne I, pour finir par porter ses ; .\ la déesse des sales
. .,..,. ii'fit pouriani les plus honiK .... ^... ;e laniiquité ;et voi.s
qu'ils n'u:. Trats I Je sais que, dans une circonstance récente, on
'^ triste C" i*» donner un démenti à 1 histoire et à la conscience
On a oié jfii: lULT, avec une elTronterie sans égale, que l'antiquité païenne lu'il y ei^i de plus moral au monde : ce qui conduirait à dire que l'huma-
' " • ' •■ •'^- tanisme, n'a fait que dégénérer
même pas; elles sont asseï dé-
■. il n'en reste pas moins cons-
païen ne pr'^sente qu un ensemble de violenr.es, d'injustices,
"S perp^'fui'lle^, d'esclavage, d» iiirpiiudes, de fureurs politiques,
liez l'humilité, principe de (irospérité socia'e. L'anti-