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I il de.'îi'Pn'lu «nr Icî .\pi')trps, en langues de feu, que ji, ùi cùic ucs plus i(t - vérités, éclore
vertus. En effet, de ti i sous forme de
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I \''z d'iib'tri! v' t'e nti*>n(on sur ces Api'Ures naguère si grossiers, si. faib'es, si : savante, en philosophes, en intrépides hiiros, tels que
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teurs. « Lux, us .se rciiri'iii )) cms ne j nr ue ce iprils oni eic .uv.int D eu trouvés dignes de souffrir et les supplices et les affronts pour le nom de leur divin Matire. •
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Evidemment ils ont ressenti en eux les effets de celte promesse : « Vous recevrez la >ertu de l'Espril-Saint qui surviendra en vous p. « Vous serez pénétrés, revêtus d'une énergie divine qui ne peut venir que d'en haut ». Et ils ont été transformés en des êtres nouveaux, surhumains, divinisés.
C'est par la vertu du même Esprit que plus lard dix-huit millions de martyrs de tout Age, de tout sexe, de toute condition, déjeunes vierges, des vieillards, des enfants même, ont étonné, désespéré, confondu les plus féroces tyrans et ont su déjouer menaces, promesses, séductions et supplices. C'est par la vertu du même Esprit que non seulement les premiers chrétiens, mais aussi les vrais chrétiens de tous les temps, de tous les lieux, ont su échanger l'amour de l'or contre la paovreté, la gloire contre l'humiliation, les jouissances charnelles contre les mortiilcations de tout genre, la vengeance contre le pardon des injures, les dévouements de la charité contre l'égolsme et l'intérêt personnel. Seul le Saint-Esprit a pu déposer dans le cœur de l'homme et faire écloro ces vertus qui caractérisent le christianisme, qui sont inconnues partout ailleurs.
Vous savez maintenant ce que vous devez penser de ces prétendus philosophes qui veulent faire l'ordre par la force, de la vertu par la science, de la morale sans Dieu. Laissons-les essayer de fonder la société sur le droit à l'exclusion du devoir, sur les passions à l'exclusion de la vertu, sur l'intérêt à l'exclusion du dévouement. Les philosophes païens eux-mêmes méconnurent moins quelquefois la nécessité de l'action divine. Tout païen qu'il était, Cicéron avait rendu hommage à celle vérité méconnue aujourd'hui, que la grandeur morale vient de l'inspiration divine. Sous l'empire du christia nisme, il serait trop honteux de rétrograder au-delà du paganisme. Comme c'est le dévouement de Jésus-Christ pour l'homme et de l'homme pour Jésus-Christ qui constitue la sainteté de l'Eglise; de môme c'est le dévouement des parents qui forme le lien des familles; c'est le dévouement du pouvoir pour le peuple et du peuple pour le pouvoir, qui assure la sécurité et la force de l'Etat ; c'est le dévouement des peuples pour les autres peuples se respectant, s'aidant mutuellement, qui réalise la vraie civilisation du monde et le bonheur de l'humanité. Or le dévouement n'est que le sacrifice de soi-même aux autres. Point de dévouement sans l'immolation de l'égoïsme. Or, rien n'immole l'égoïsme comme la charité de Dieu ; point de charité de Dieu sans le Saint-Esprit ; car c'est par le Sainl-Espr'il que la charilê est répandue dans les âmes.
Pour nous, nous sentons le hesuin de croire, le besoin surtout de croire à la charité de Dieu pour nous. C'est cette croyance à la charité d'un Dieu qui nous retire de l'abîme du vice, c'est cette croyance à la charité d un Dieu qui nous fait croire à la possibilité du pardon et qui nous en fait concevoir la douce espérance. Or, c'est le Saint-Esprit qui crée en nous celte croyance, aussi bien que la douce confiance qui en résulte. Car, nous dit l'Apôtre saint Paul, ce n'est pas un esprit de servitude et de crainte que nous avons reçu. Mais l'Esprit qui vient en nous, l'Esprit que Jésus-Christ nous envoie du sein de !<on Père, est l'Esprit d'adoption, l'Esprit qui donne à nos cœurs une langue de feu Qt d'tmour pour crier vers le ciel : 0 vous, notre Père I
La charité c'est le salut, c'est le ciel, mais nous professons aujourd'hui solennellement que l'acte d'amour lui-même, si simple, si naturel, si impérieux même, quand il s'agit dii bienfaiteur universel, est un acte au-dessus des forces du cœur humain. Voilà pourquoi nous invoquons aujourd'hui celui qui est le foyer inextinguible de tout amour. Parmi nous il en est qui ont besoin de s'arracher aux impuretés du vice, aux chaînes du péché. Hélas 1 d'eux-mêmes ils ne peuvent que se perdre. Leur prière même et l'expression de leur repentir ne seraient pas assez pures sans vous. Esprit de pureté : Sine tuo nomme, niliil est in homine, nihil est innoxium. Venez, Esprit-Saint, consumez dans ces cœurs malades tout ce qui peut être opposé à votre sainteté, à votre divine rectitude. 11 y a dans ces cœurs, révolte, ingratitude, tortuosité. Vous seul pouvez faire fléchir la raideur, attendrir les cœurs endurcis, et mettre fin aux égarements : Flecte quod est riyidum, fove quod est frùjidum, reye quod est devinm.
li se trouve aussi des âmes pieuses, des consciences délicates, de fidèles serviteurs et servantes de Dieu, qui sont heureux de se dévouer à toutes sortes de bonnes œuvres, mais qui ne sont pas pour cela exempts ou de certaines terreurs involontaires, ou même de certains abattements, suite de la faiblesse humaine. Venez, Esprit-Saint, habitez par vos consolations dans ces Âmes, où vous habitez déjà par la grâce. Nul autre que vous ne peut venir au secours de ces âmes. Nul autre que vous ne peut connaître et visiter les plus secrets replis du cœur. Nul autre que vous ne possède ce baume divin de paix et d'espérance que vous savez verser dans un cœur flétri. Aussi l'Eglise vous a-t-elle appelé le meilleur des consolateurs, l'hôte le plus arteclueux, le plus doux réfrigérant pour l'âme désolée : Consolator optime, dulcis hospes animœ, dulce refrigeritim !
N'en douiez pas, mes frères, ces prières seront entendues, seront exaucées. Nous en avons pour gôge les enseignements de la foi, qui nous montrent le Saint-Esprit agissant lui-même sur les cœurs par la prière et formulant lui-même la demande qu'il veut exaucer.
Mais pour mieux assurer l'effet de la prière, ne négligeons pas un moyen héroïque entre tous. Depuis que le Saint-Esprit s'est reposé sur Marie et lui a par sa toute-puissance conféré la gloire de sa maternité divine réunie à la gloire de sa virginité sans
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tache, Marie, ëpoase mainte de ce divin Esprit, est devenue la trésorière et la dispensa- Iri^p Ao ...M* ses dons. Souvenons-nous que Marie est celle tige bénie du ciel, dont pa ; qui doit porter une flâur un<que. Sur cette fleur, qui n'est autre que la
hei. ne, le fruit des entrailles de Marie, doit se reposer l'Esprit de Dieu avec
tous sfis tle.ns. Quiconque, dit saint Bjnaveniure, désire obtenir quelque p^rlicipaiion aux dons de l'Esprit-Saini, doit donc s'approcher de cette Ikur divine. Mais ce n'est qn,. - • -• - ' le la liire que nous arrivons jusques ft la (leur et par la lleur à
l'K Jire que par Marie on arrive à Jésus Christ, et par Jésus-Christ
& ! : ;^ nous donc, par nos prières et nos hommages à Marie, de faire
pencher ver» nous celle lige précieuse; la fleur divine étant ainsi rapprochée de nous, nous n'aarons plus qu'à tendre la main et à recueillir avec la Heur les dons de l'Esprit qui réside en elle. Oui, nous en avons la douce cknnance, la pieuse, la miséricordieuse Vierge s'est déjà inclinée vers nous ; les dons de l'Esprit de Dieu se répandent comme un doux parfum dans vos cœurs. Ainsi est exaucée cette ardente prière qui aujourd'hui, de tous les points du globe, s'est élevée vers les cieux : Donnez à vos fidèles qui se confient en vous vos sept dons ; prêtez à leurs vertus le mérite qui manque à leur indigence ; soutenez-les par votre force jusqu'à ce qu'ils soient arrivés au terme des épreaves -, accordez-leur la gloire et la joie qui n'ont pas de fin.
il)04. Trinité. — Docete omnes gentes, baptisantes eos in nomine j'atris et Filii et Spiritus sancti: Ailes, enseignes toutes les nations et baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Sainf-Ksprit.. .Nous avons été baptisés au nom de la Trinité. Dès notre enfance, on nous a fait connaître la Trinité, comme Notre-Seigneur l'a ordonné. Quel mystère ! Pour l'atteindre il faut ouvrir le ciel; par delà les saints, les anges, la Vierge Marie elle-même et l'Iiunianilé sainte de .Notre Seigneur, il faut s'élever au-dessus du temps et dans les régions insondables de l'éternité ; et là nous trouvons le Père principe du Fils, le Fils engendré de toute éternité par le Père, le Saint-Esprit qui procède du Père et du Fils, éternel comme le Père et le Fils, c'est-à-dire un seul Dieu, une seule nature divine en trois Personnes distinctes égales en toute choses.
I. Nous ne pouvons comprendre la Trinité, mais nous devons la croire; II Nous pouvons connaître les bienfaits de la Trinité et l'en bénir; lil. Nous Tunilé de la Trinité cl nous devons l'imiter. '. I. \ous ne pouvons comprendre la Trinité, tnais nous devons la crotre, !<> Saint .\ugustin cherchait à sonder ce grand mvstère ; et, comme il se promenait sur le rivage, il rencontra un enfant qui avec une coquille prenait de l'eau dans la mer et la versait dans une petite fosse qu'il avait creusée. — Que faites-vous, mon enfant, lui demanda-l-il ? — Je veux prendre toute l'eau de la mer et la mettre dans cette fosse. — Mais c'est impossible ! — Je l'aurai fait, répliqua l'enfant, ou plutôt l'ange qui en avait pris la forme, avant ijue vous ayez pu avec une intelligence humaine conce- Toir la Trinité.
' ' ■ '• point nous surprendre. L'incrédulité, dit saint Chrysostome,
jn esprit faible et étroit qui n'a aucune grande pensée <le ce
>]'u iM iiiiiiiiiricnl grand, c'est-à-dire de la nature de Dieu, comme si Dieu
no pouvait pas être, ou ne pouvait pas faire, ce «jue l'esprit ne peut
i nous ne pouvons comprendre la Trinité, nous pouvons et devons
... . '•-• même un des mystères de notre foi dont la croyance est le
plus 11 m salut. Aussi, bien qu'il soit le plus relevé, est-ce le premier
que 1 . ;, il aux enfants. La Trinité s'est révélée elle-même à nous
d 'ab<iril .tu jniir de la création du premier homme. Dieu dit : Faciamus
hiiiiiii.'-iii . i: -i seul vrai Dieu et il parle au pluriel : Faisons l'homme: et
d [dus claire. <c mystère n<Mis a été manifesté au jour du
I - de Dieu ; IK-spril-Suint descendit sur lui sous la forme d'une
I le Père lil entendre sa voix, l'oirt, dit-il, mon Fils bien-nimé.
K^iir. le Fils de Dieu, nous parle <le son Père A cha<iue instant et
envoyer le Sainl-Ksprit. Saint Jean, ravi dans le ciel, y dé-
-• : le Père, le Verbe, TEsprit-Saint ; trois Personnes qui ne
ut qu'une iiièiue nature.
W" VA. alin (juc la parole divine qui ne peut faillir fiil acceptée plus faci- K'iiit'iii. Dieu a voulu nous offrir, dans les choses que nous voyons ou que
884 bO.NilNiC.\i.i',b ui: i.A i-KMhuuii';
nous connaissons, comme l'image de la Trinité. Le soleil .1 i.t .....mui. h liiiiiière cl la forme ronde, loules égales, loiiles distinctes en quelque manière et ne formant (joun seul soleil (1). Notre Ame a l'être, l'intelligence et la volonté, et pourtant elle est unique et simple. (Test ainsi que nous sommes faits à l'image de Dieu (2). Croyons donc et nous verrons le l'ère, dont la
(1) Les grands de la terre ont coulame de placer leur écusson et leurs armes de famille dans les lieux et fur les objets qui leur apparlienneni en propre. Le R»i des rois n'a pas dû négliger non plus les droits ei les prérogatives de sa souveraineté. Or, toutes les créatures, appartenant à Dieu et lui appartenant à un double titre, puisqu'il les a créées et les conserve, il a liù imprimer sur chacune d'elles comme ses armoiries et son image. Quelles seront ses armoiries T Quelle sera celte image ? Dieu a dans son être tout à la fois la Trinité et l'unité: Trinité de personnes, unité de nature. Trinité dans l'unité, tel devra être le chifTre et i'embiéme de sa royauté divine ; et ce sera aussi le chiffre et l'emblème qu'il imprimera sur toutes les créatures. En elTei, dit saint Thomas, toute créature en premier lieu subsiste dans son être ; en sacond lieu elle a une forme propre et qui la détermine dans son espèce °, en troisième lieu elle est coordonnée vers une autre chose. En tant donc qu'elle subsiste entière dans son être, toute créature représente le Père, principe qui ne procède d'aucun autre principe. Kn tant qu'elle a une furme délerminative de son espèce, elle représente le Fils, pensée divine et exemplaire éternelle de tous les éties.
Enfln elle n'est rapportée et ordonnée à d'autres êtres que par la volonté du créateur, c'est-à-dire par le Saint-Esprit. (Saint Thomas 1, q.i^, a. 7.) Ainsi toute créature porte le vestige de la Trinité, et de l'unité de Dieu ; mais cette trace dans les élres sans raison est obscure, comme celle que les pieds d'un horan^e laissent sur le sable ou dans la boue. Dans les créatures intelligentes, cette empreinte est plus parfaite. C'est en créant l'homme, que Dieu a dit : Faeiamus hominem ad imacjinem noslram. C'est sur l'homme d'après le prophète, que Dieu s'est plu à imprimer la radieuse ressemblance de sa face divine. En rentrant donc en nousmôme.'«, nous dit saint Augustin, nous y trouvons, bien que non pas égale ni éternelle, l'image pourtant lidèle de la souveraine Trinité. Cette lidèle image ne se trouve pas en nous en tant que nous avons un corps. Car en tant que nous sommes ftme et corps, substantiellement unis en unité d'être, nous représentons, seulement le grand mystère de l'incarnation de Jésus-Christ, Dieu et homme en unité de personne. Ce n'est donc pas selon la forme du corps, dit saint Augustin, mais selon l'Âme raisonnable que nous avons été créés à l'image de Dieu, et que l'empreinte de l'unité dans la Trinité se trouve en nous. En effet, comme Dieu est intelligence, verbe et amour, ou t*ère. Fils et Saint-Esprii, et que ces trois Personnes sont un seul et même Dieu, de même en tant qu'êtres raisonnables nous sommes nous aussi liitelligence, pensée ou raison et amour, et ces trois choses ne sont en nous qu'une seule et même àme intelligente.
(2) Pour ceu.x qui n'ont pas su connaître que l'homme est à l'image de Dieu, l'homme n'est plus qu'un tableau dont on ignore le prix et la valeur, parce qu'on ne connaît pas la main du grand artiste qui l'a conçu et exécuté. Qu'est-ce qui peut empêcher alors de le mépriser et de le fouler aux pieds? Pour le disciple de Platon, l'homme ne sera qu'un animal à deux pieds sans plumes. Pour Arislote, l'homme sera l'esclave naturel de l'homme, sa condition aura enlevé toute valeur à son Ame. Pour Sénèque, rien n'empêchera que l'homme ne soit un instrument de plaisir à la merci d'un autre homme. Socrate et Cicéron dans la pratique n'auront pas été plus clairvoyants. Effacez le signe divin, l'homme n'est plus qu un être dégradé; permis dès lors à la force de l'exploiter selon ses caprices et ses intérêts.
Quelles actions de grâces ne devons-nous pas à l'adorable Trinité de ce qu'elle a mis dans l'homme tant de grandeur et de noblesse et ne lui en a pas laissé ignorer les titres I Qu'ils viennent, ceux qui poursuivent avec tant de patience et quelquefois de bassesse les honneurs et les décorations que le monde promet l Qu'ils viennent, ceux qui croient que la religion n'est propre qu'à rabaisser, dégrader, ou même abêtir les hommes! Qu'ils nous disent s'il est une grandeur, une illustration pareille à celle de porter en soi l'image et la ressemblance delà divinité ;ou si c'est trop peu pour nous dé porter dans nos Ames un abrégé, une léduction du Dieu infini ! PluiOt n'y a-t-il pas lieu de s'écrier avec !e prophète • « Seigneur, notre Dieu, qu'est-ce donc que la créature humaine, pour que tous vous soyez ainsi souvenu d'elle ? pour que vous ayez daigné non seulement vous courber jusqu'à elle et laisser dans notre être l'empreinte de vos pieds, mais que voua ayez voulu y refléter et y fixer les rayons de voire splendeur divine Y
Que fait-on dans tes arts quand il s'agit de tableaux sortis de la main d'un grand maître? Oa les garantit avec soin des injures de l'air et de toute avarie. Notre âmo, chef-d'œuvre de Dieu créateur ei rédempteur, devra-l-elle être gardée avec moins de sollicitude T Craignons pour elle l'air contagieux du monde, les sensations de toute sorte; n'oublions jamais le conseil du sage : Gardez avec toute sorte de soin et de vigilance votre cueur, Dieu y a déposé un germe de vie divine.