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1 (icrdo d'ajouter, qu'invoquer le nom de la Trinilé sainte, ce»t on
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auprès de celte saimc M.ic e' 'le toucher s»m rvur, quand elle a dit auparavant : sauna Trinilas, unus l)eu$, miseiere noint.
886 DOMINICALES L>E LA i'ENÏECOTK
ténèbres à son admirable lumière ; nous soyons consommés dans l'union avec Dieu el avec nos frères, redisant sans cesse Gloria Patri.
2006. Autre sujet. A propos de l'EpUre. 0 altitudo diviUarum sapientiœ et scientiœ Dei.
Dieu, Ses perfections.
Maffiiu!^ liominuset laudahilis nimis.
Qu'eM-ce que Dieut Telle est la question que sainl Thomas, confié dès l'âge de sept ans par ses parents aux moines Kénédiclins, adressait à ses maîtres. Prévenu de la grâce, cet admirable enfant comprenait que ce qui importe le plus à l'homme, c'est de connaître, l'Etre des Etres, le créateur de tout ce qui existe, la fin de l'Univers et de l'homme lui-même. Mais comment dire ce qu'est Dieu 1 C'est de foi qu'il est incompréhensible. Aucune créature, pas même les anges, pas même l'intelligence de la Vierge elle-même, ne peut comprendre Dieu complètement. Comment en effet le Uni pourrait-il contenir l'infini? Comment mettre dans un verre d'eau les eaux de l'Océan T et il serait plus facile de le faire, qu'il ne l'est à un esprit créé de comprendre Dieu entièrement. Mais notre impuissance à le concevoir et à en parler dignement est déjà l'éloge de sa Grandeur suprême, et l'aveu de notre néant. Du reste cette impuissance de dire tout ce qu'est Dieu ne fait que rendre plus grande l'obligation de proclamer bien haut tout ce que nous pouvons en connaître ; et Dieu, loin de se plaindre du peu que nous disons de lui, veut au contraire que toutes les langues le louent. Laudate Dominum omnei gentes. Or, nous pouvons connaître d'une manière claire, non seulement l'existence de Dieu, mais même ses perfections, d'abord par les créatures, et ensuite par le raisonnement.
I. r<ir les créatures. Sainl Paul nous apprend, comme il est manifeste, et comme la raison le démontre, que Dieu est invisible; mais que les créatures qu'il a faites sont des miroirs fidèles qui reflètent les perfecti'>ns qui sont en lui. On connaît la cause par ses efTets, l'ouvrier par son œuvre, l'architecte par le palais qu'il élève, le peintre au tableau qu'il a tracé, et le Créateur par les créatures.
Les créatures nous font voir en eiïet: l°sa puissance. Quel pouvoir que celui d'un être qui ferait un soleil avec un grain de sable, le soleil si grand, si lumineux, et un'grain de sable si petit et si obscur ! Kl cependant ce pouvoir ne serait rien comparé à celui qui a fait un grain de sable avec rien. Il y a en efTet, quelque proportion entre un grain de .^able si petit soit-il et le soleil; car l'un et l'autre sont des êtres; mais il n'y en a point entre le grain de sable et le néant qui n'est rien. Mais Dieu a faitderien, non pas seulement un grain de sable et des myriades de grains de sable; mais le soleil, la lune, les étoiles, le ciel, la terre et toutes les merveilles que nous y admirons et celles que nous voyons et celles que nous ne voyons pas qui sont plus parfaites encore, et cela sans travail, par une seule parole, par un seul acte de sa volonté. Dixit et fada sunt. Qui ne verrait là une puissance infinie serait bien aveugle!
D'autant que cette parole n'a été dite qu'une fois et son effet dure pendant des siècles. Dieu n'a dit qu'une fois Fiat lux et la lumière brille toujours. Il n'a dit qu'une fois que les plantes en produisent d'autres selon leur espèce, et elles le font toujours. Puisqu'il a tout fait, il est indépendant de tout et tout dépend de lui (1).
2» Son immensité. Qui peut mesurer l'élévation des cieux, l'étendue de l'espace qu'occupent les astres et toutes les créatures? Or, partout dû sont les créatures, partout Dieu les soutient de sa maia, et leur est présent. .St ascendero in avlum tu illic es, si deseendero m infernum ades, si habitavero m extremis maris illuc manus tua deducel me.
(t) N'est-ce pas une chose étrange el une merveille digue (l'HdrniratioD que clans le sacrifice, qui est la plus noble oc toutes les actions, el c|ui i.ir '■■Jiis(V]ucnt devrait avoir des effets très excellents, Dieu v.iiiljp que la cho>te qui lui est ofTcrie s ' itii-antie. (Jue dirait-on d'un receveur des impôts,
VI iii les |>orlant au chef de IKlat. il l<v rivière, au lieu de le» mettre dans les coffres de
1 11 il .' .Ne serait-ce nas se mtKiuer ilu jn.^ r sa juste colère ? .Non, les rois de la terre ne souffriraient pas cela, ils ont besom de leurs sujets, nos imp:')ts leur sont nécessaires ; mai» le roi du ciel n « l)rsoin do personne : Driis mmx e,« tu, r/imninm hnnnrum mrnrum non ffjfcx. I,es prince» de la
{prro ■^i,i:[ :\f ■ ■■ ■' .... .1: ... . . . ;i .1 • ., . , , •■ . . > , ..1.^, f.^j|.ç
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de rien, et 1 .voir des temples, des autels et des sacrifices, c'est par un excès
gfrti uliquo.
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1 ' l'IMVN'iii; IIIKU, SES riîUFKCTIONS ^87
• Sa sagesse éc\il6 duntle gouvernement du monde (Voir l'romdence. Existence de ifieuK Quelle harmonie dans tous les êtres qui remp'-— "' ft univers, harmonie que rien ne trouble depuis ('• 000 ans; et pourtant que ii ^parâtes parmi les êtres,
le froid et le chaud, l'eau et le feu, l'air et la terre, i;i reste à sa place dans
la lutare.
4* La bonté d« Dieu qoi donne à chaque créature non seulement l'être, mais tontes lea perft-' comporte leur nature, et qui pourvoit à tous leurs besoins: Aux petits
des ois me leur pâture.
S" "^ ... parait dans la durée de ses ouvrages. Omnia opéra Domini perse-
rt" rnum, rien ne se perd, rien ne s'anéantit, les anges, l'âme humaine, sont
inc -. Domine, Dominas noster, quam admirabile est nomen tuum in
univcrau :crrd Ml)
(1. /'.ir It riinontiement. Les oeuvres de Dieu sont parfaites, nous les admirons. Dans le ciel, quel éclat ! sur la terre, quelle variété de paysages, de récolles, d'arbres, de plantes, de fleurs! dans les hommes, que de courage, de science, de coeur, de vertus! Or, personne ne donne ce qu'il n'a pas. Celui qui donne à tant d'êtres tant de perfections les a tontes, comme la mer renferme toutes les rivières, comme la source contient toute l'eau des fontaines. Mais n'allez pas croire que les perfection? de Dieu s'épuisent par celles qu'il donne aux créatures. Il aurait pu faire des milliers de mondes plus beaux que celai que nous habitons ; il donnera jusqu'à la fin des siècles et éternellement à tout être tout ce qu'il aura de bon et de beau, sans Jamais s'appauvrir. Ce ne sont pas ses perfections mêmes qu'il donne, c'est un vestii^e, une trace imparfaite, une p&le image de ce qa'il a et ae ce qu'il est. Nous pouvons afiirmer avec certitude qu'il n'est aucune perfection dans les êtres que Dieu ne possède : quand nous voyons quelque chose de bon, de beaa, da grand, nous pouvons dire que Dieu l'a. Il l'a, en elTet, et non pas d'emprunt comme les créatures qui, si parfaites soi<^nt-elle$, n'ont rien qu'elles ne tiennent de Dieu ; mais Dieu les a par nature, et ne les doit à personne.
Vous êtes triste de ce que votre fille n'est pas aussi belle que vous le désireriez, de ce que votre fils n'a pas autant d'intelligence que vous lui en souhaiteriez. Et que voulezvous q-i'tls y fassent, ce n'est pas leur faute ; mais Dieu a par lui-même et sans que persoiv ^se en donner, puisque tous les êtres reçoivent tout de lui, toutes les per-
fe'.' -eut.
; rail donc étrangement celai qui croirait que les perfections de Dieu sont COI! que nous admirons dans ses œuvres. Dieu est bon ; mais infiniment plus qu*- . le nous voyons de bon ; il est saint, sage, juste, grand, savant, mais à un degré loiiaiment supérieur à toute sainteté créée. Car toute perfection des créatures a des limites: tf^ojours il lui manque quelque chose, et on peut la concevoir plus grande qu'elle n' .'lé; tandis que non seulement on ne peut concevoir les perfections de Dieu 'S qu'elles ne sont, mais même il est impossible de les concevoir
telles quC... En lui par conséquent point d'imperfections comme dans les créatures. (2|
(1 nce de temps, qn'à la nnissanor do doux
pri ')•• (H f^^nl )«• piilnn vbsjrI dr- son propre
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v<i' !iu: wjOi arili^u, ctmiiiiti ivLi v«u.s Ukt suià.xiUc . 11 il y <i>|ue dr'. . je l ai vu si petit et »i faible, qui eût dit outrrfois que tu m«
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Les créatures n'ont pas toutes les perfections à la fois ; l'un est savant et il n'est pas saint ; l'un est i-aint et n'est pas savant, etc Dieu a toutes les perfections à la fois : en lui elles sont inséparables; elles lui sont 's comme sa nature, et ne sont pas
distinctes de sa naïuie; il ne peut don . ni les voir s'alTaiblir. L'a roi peut
ppr<'" ^ l'ssance, il en est toujours di, - a mort ; les sages peuvcni dans leur
v:< ber dans l'enfance: les suinis peuvent en ce monde perdre leur sainteté,
son < e de quelque (grande tentation. Dieu ne peut rien perdre, il ne peut chan-
!^er, aulrciiient il ne serait plus l'être infini, il ne serait plus Dieu (1). On croit une amillc royale bien affermie sur le trône, quand elle le possède depuis un temps immé> morial: on regarde comme une baute noblesse celle qui date de plusieurs siècles Quelle n'est donc pas la noblesse des perfections divines, qui n'uni jamais eu de commencement et n'auront point de fin ! Si Dieu les connaissait et en jouissait successivement ; s'il en concevait à toute heure de nouvelles lumières et de nouvelles jouissances, comme il arrive aux bienheureux dans le ciel, nii ils découvrent et admir2nl tous les jours de nouvelles merveilles, son bonheur serait donc incomparable; mais en Dieu il n'y a pas de succession, pas de passé, pas d'avenir, mais un présent éternel, oii il jouit toujours de toutes ses perfections à la fois, i ii il les possède, non par pièces, mais entièrement. Quel abîme de lumière, de joie, de béatitude!
En un mol, Dieu a la puissance, la sagesse, la grandeur, la science, l'éternité, l'immensité, la beauté, la bonté, la justice, l'amabilité à un degré infini. Toute créature parmi celles qui existent et même parmi celles qui peuvent exister, est devant lai bien moins qu'une lampe ou un ver luisant devant le soleil. Jamais les anges ni les hommes ne pourront ni dire ni concevoir ses attraits divins, pas plus qu'une pierre ne peut connaître l'homme, pas plus qu'un animal ne peut gouverner un cni'jire. Aussi le Saint- Esprit nous dit-il : Magnus Dominus et laudabilis nimis, inmjnitudinis cjus non est finis. SapieHtiœ ejus non est mimeyus. C'est un océan sans nve et sans fond. On ne peut le mesurer; on ne peut rien lui comparer; il n'est rien qui en approche tant .soit peu. Lucem inh<ibilat inaccessiliilem. Voyez toutes les nations, tous les royaumes. Tout cela, au dired'isaïe, comparé à Dieu, n'esi qa arena exigaa. Que nous sortîmes petits et légers à côté d'une montagne t Joignez toutes les montagnes, toutes les collines, toutes les plaines et tous leurs habitants: tout cela est devant Dieu comme un grain de sable, comme un rien. Quasi non sint. Oalliludo! des perfections divines.
De là concluons à l'audace du pécheur qui ofTense ces perfections; à la folie d'une &me qui préfère la créature à Dieu, qui se met au-dessus de Dieu en lui " ' ' ml, qui met Dieu au-dessous des créatures en les lui préférant. Si certains pr. eni
un centime à chaque homme, combien qui s'en corrigeraient l La pensée d ..„ les
convertit pas. Ils estiment donc Dieu moins qu'un centime. Si un homme vous trompe, vous dites qu'il ne vaut rien ; si votre femme vous est infidèle, vous dues qu'elle ne vaut rien ; elle ne vaut rien par conséquent cette personne qui fait le mal avec vous, il ne vaut rien ce libertin qui vous <^gare. et pourtant vous sacrifiez Dieu plutôt que de renoncer à leurcompagmeConcluonsà l'obligation oii nous sommes si nous avons bon goût et bon cœur, d'aimer Dieu plus que tout le reste et de dire avec saint François d'Assises : Deus meiifi et omnia ; et avec David : Quid mihi est in cœlo et a te quid volui super ten-am, Deus cordis mei, et pars mea Deus in œteriium. Quaudo veniam et apparebo ante faciem Domini. Domine, ostende nobis Patretn et sufficit nobis. (^Le Jeuse)
c'est une bètc Muvoffe i]ui n'est pas si petite qu'une fourmi, vous fornis-je connaître par ces paroles ce que c'est qu'un ai^le, un lion ou un éléphant? Cependant la connaissance que je vous donnerais ainsi de ces créatures serait plus grande que celle que tous las docteurs du monde pcuvcut nous, donner de Dieu avec tout leur esprit et toute leur science naturelle. (Ll Jul-nf)
"•' - - , , . „ - — .- ., . i:ulre
(dire lu Lliûiif(i'iuvut et suutlVir le ihaii^^emcut. L'a eïpiil fuime. cuanlaiit t-l arrêté opère mille cbangomcnls et n'est pas changé [lour cela ; il fait plusieurs actions diverses et il est néanmoins toujours le
.i:e, disait un ancien, ne va pas toujours par le même chemin, mais il marche toujours du mAme n'est p.is lui (]iii w ihanife. ce sont )e<t nlfairrs ol les événements qui 'irit leurs p<'rif«Je<) et leurs
' " ' ' ' ' ' ' lin roi fait a: ' ' ' uiurt
> • iir ; te nV>l sa
■ Inni'r. Ain , , lie
- ; il bile
'■' , - Jii cl
I en scM'cra ; r, ust 1 .,1 |,. iné.iiie soleil, eu même temps, jKir la
même lumière cl 1 . ,1 |à, une rose ; il fond ici de la cire. U il
durcit de la Ixiuc- l)r ; . . ,., ,,,loiité, de saçesse et de connaissance, changée
(|ueli|a9fois de conduite, cl » accommodant au naturel des créatures qui sont muables et inconstantes, il opère en elles divers effets selon la diversité de leurs dispositions. (Le Jeu.ne)