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DIMANCHE. — LES PLAISIRS DU MOKDE

iOlG. IIF. Ce n'est pas le temps de jouir. 4" Nous sommes voyageurs sur la Icrrc. Se livrer aux plaisirs, c'est s'arrt^ter en route. 2" C'est le temps de nous préparer à rendre nos comptes. Celui qui passe joyeusement son temps ne s'occupe guère d'alTaires séricusos. 3" C'est le temps du combat, et les plaisirs nous énervent. 4" C'est le temps de nous guérir de nos maladies ; et les plaisirs, comme les désirs des malades, ne font qu'accroître le mal, si on les satisfait, l'n malade ne songe pas aux plaisirs, il se contente <le désirer la santé, et poirr cela il se condamne à un régime sévère. Faisons ainsi. Nostrœ rœnœ, nostrœ nuptiœ nondum sunt, dit Tertullien. Nous ne pouvons nous réjouir avec les monilains, qui ne pourront se réjouir avec nous. Viendra le temps de notre hanquot. et l'Epoux leur «lira : Nescio vos ; et nous entrerons dans la joie de N.-S. Le plaisir <le mourir sans peine vaut bien la peine de vivre sans plaisir, etc. (1)

(1^ Les maximes et les usages du monde afTaiblissenl l'horreur que le chrétien doit avoir pour ses plaisirs, il est donc bon d'armer les âmes contre ces coutumes. « On ne fait pas attention que les lois des peuples sont vaines, comme dit l'Esprit Saint : Quia leges populorum vanœ sunt ; que Jésus-Christ nous a laissé des règles auxquelles ni les temps, ni les siècles, ni les mœurs ne sauraient jamais rien changer ; que le ciel et la terre passeront ; mais que ces règles divines seront toujours les mêmes.

On se coQlenle de regarder autour de soi : on ne pense pas que ce qu'on appelle aujoord'hai usages, étaient des singularités monstrueuses avant que les mœurs des Chrétiens eussent dégénéré ; et que si la corruption a depuis gagné, les dérèglements, pour avoir perdu leur singularité, n'ont pas pour cela perdu leur malice ; on ne voit pas que nous serons juf^és sur l'Evangile et non sur l'usage ; sur les exemples de$ Saints, et non sur les opinions des hommes ; que les coutumes qui ne se sont établies parmi les fidèles qu'avec l'afTaiblis^ement de la foi, sont des abus dont il faut gémir, et non les modèles à £t) i! les mœurs, elles n'ont pas changé les devoirs; que l'exemple

con, , prouve seulement que la vertu est rare, mais non pas que le

déso;^.^ .>. , > , ^.. -in mot, que la piété et la vie chrétienne sont trop amères à la

nature, pour n'être jamais le parti du plus grand nombre.

Venrz nous dire maintenant que vous ne faites que ce que font tous les autres. Quelle est itire la voie qui conduit à la mort? n'est-ce pas celle où marche le grand

nom est le parti des réprouvés? n'est-ce pas la multitude ? Vous ne faites que

ce que luiii les aulrr- ' --■ "•■ ■ • -•••.ni du temps de Noé ceux qui furent ensevelis sous les eaux n Nabuchodunosor, tous ceux qui se prosternèrent devant sa siatui- . 'l'Elie tous ceux qui fléchirent le genou devant Baal ; du temps d'Lléazar, tous ceux qui abandonnèrent la loi de leurs pères. Vous ne faites que ce que font les autres ? mais c'est ce que l'Ecriture vous défend • Ne vous cou' int à ce siècle corrompu, non» dit-elie ; or, le siècle corrompu n'est pas le )> de justes que vous n'imitez point; c'est la multitude que vous suivez. Voi. ' "• •« .1,1.- f.nt les autres? vous aurex donc le même sort qu'eux. Or, ma s saint Augustin, torrent fatal des coutumes humaines ! ne - urs? enlralneras-tu jusqu'à la (In les enfants d'Adam dans 1 ai>iiiiti uiiiuefiâc cl itn.ljie T Vœ tibi, (lumen moris humnni ! quousque volves Evœ /ilios in mare nuignumel formitiulusum'i

Suivez de siècle en siècle l'histoire res jii' . - -, - ? •• -- - '■ " xvoies

de Sodome, et si rien ne le distinguait de • ceux

de si)n si' rie; si J(ib était semblable aux . , .... ...:, dans

la r (^ras, se conduisait comme les autres ce prince ; s'il y avait

b«a ive'^ h Béthulie et dins hrsèl. qui re- . à Judith; si parmi les

cnf ut pas la conduite de

ses ' ir commerce ; voyez si

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puur leurs plaisirs, p-tur leurs asseiulilécs et pour leurs cuuiuraus; enfin, voyez ^ tous If* ^i^cles, If* "Nainu dont It vie et les actions sont venues jusqu'à nou<i, «i. •eml ' V ce sont 14 des singularités et des exceptions pluitSl qa«

ds& I .^.. ■ ,.... ,.. „ :t obligé de suivre ; ce sunt des exceptions, il est vrai ;

mais une àme lidéle au milieu du monde, est loujour* rare. Tout le monde, diiea-voua,

2017. Autre plan. — l'our le même jour.

lies Icnip^yteB qu^a subies l'Eglise, d'après Bossuet.

Krat navis in medio mari. (Makc, ri, 47.) La barque de Pierre, c'esl l'Eglise. En Jésus est unie la force divine à l'inrirmité humaine. Il en est ainsi de l'Ei^lise qur nous est représentée, tanlât comme un édilice bftlisurle roc, tantôt comme une barque ballollée par les Ilots, et que Jésus, son pilote, semble oublier dans la tempête. Mais s'il permet que les flols l'agitent, jamais il ne soutTrira qu'ils la submergent. I! n'est pas besoin d'en chercher l'assurance dans la promesse divine : Ecce ego vobiscum sum usque ad consummaliunctn sœculi; il suffit d'interroger l'expérience. Dès l'établissement de l'Eglise, le paganisme s'est dressé contre elle et l'a pcrst'cutée; puis la curiosité a amené les hérésies, qui lui ont arraché ses enfants; enfln, la corruption des mœurs des mauvais Chrétiens lui a porté le venin jusque dans le cœur. Elle a triomphé de tout.

2018. I. Les persécutions. L'homme a, depuis sa chute, un principe d'opposition aux vérités divines, qui est le produit de l'aveuglement et de la présomption.

<o L' aveuglement. Omncs génies quœ ohliviscunlur Deum. Dieu avait éclairé l'homme de la vérité ; mais l'homme a fermé les yeux à cette lumière; il s'est laissé conduire par les sens; il n'a plus pen^é qu'à ce qu'il voyait ; il a oublié ce qu'il ne voyait pas. il a donc oublié son Dieu, son Créateur, son Père. Oui, il en a perdu le souvenir; et toutes les idées élevées ont été elTacées par l'oubli, comme par une éponge, et s'il en reste quelques traces dans les païens, elles sont si obscures, qu'on n'y connaît presque rien.

2" Ce long oubli est fortifié encore par Vorgueil. L'homme est encore plus présomptueux qu'aveugle. Il ne sait rien et croit comprendre tout; et si on lui dit quelque chose qu'il ne connaisse pas, il le prend pour un reproche qu'on fait à son ignorance. Il s'en irrite; et, à défaut de raison à y opposer, il emploie la force ; il use des armes de la fureur pour se maintenir en possession de son orgueilleuse ignorance. Dès lors, il est facile de juger quelle résistance devaient rencontrer, chez cet aveugle présomptueux, les vérités chrétiennes si hautes, si majestueuses, si contraires aux préjugés et aux pas.-:- "". Notre-Seigneur les a prêchées, et qu'ont fait les Juifs? Qtiare fremuerunt '/ Jésus annonce ce qu'il a vu dans le sein deison Père. Ils ne l'ont pas compris '

malis homo non percipit. Non poteslis audire sermonem meum. Ils auraient donc dû se contenter de le mépriser. Non : Quœcuvique ignorant blasphémant. Ils s'irritent : Quœ7-itis me inter/îcere, quia sermo meus non caiàt in vobis.

Le niôine sorleit réservé à l'Eglise qui doit prêcher la même doctrine, capable d'étonner l'ignorance, de révolter l'orgueil, d'effrayer les sens par sa pureté. Aussi est-il difficile de dire tout ce qu'a souffert l'Eglise, pendant quatre cents ans, sous les empereurs infidèles. Qu'il Suffise de savoir qu'elle était tellement chargée de la haine publique, qu'on l'accusait hautement de tous les désordres du monde. Si la pluie manquait à la terre, si les barbares faisaient quelques ravages, si le Tibre débordait, les Chrétiens en étaient la cause; et il n'y avait rien de mieux à faire, pour apaiser les faux dieux, que d'immoler les Chrétiens par tout ce que la rage pouvait inventer de supplices les plus cruels. Qu'aviez-vous fait, Eglise, pour être "traitée de la sorte '/ Vous aviez prêché la vérité. Aussi, forte de votre innocence, et de la mission que Dieu vous a donnée, vous n'avei pas été ébranlée.

Aussi saint Augustin remarque que, quand les enfants de l'Eglise demandaient à leur Mère, si indignement traitée, si Dieu l'oubliait, puisqu'il la laissait ainsi livrée, pendant des siècles, à la fureur de ses bourreaux, elle pouvait répondre tranquillement : Mes enfants, je ne m'étonnne pas de tant de traverses : j'y suis habituée dès mon enfance : Sœpé expugnaverunt me à juventute mea. L'Eglise remonte au commencement des ftges. Elle est représentée par Abel, quia été tué par Caîn; par Ilénoch, que Dieu dut tirer du milieu des impies ; par Noé, qu'il fallut délivrer du déluge ; par Abraham, qui eut tant à souffrir ; par Isaac, persécuté par Ismacl ; par Jacob, poursuivi par Esaii. Moïse, Elle, les prophètes, Jésus-Christ que n'ont-ils pas eu à souffrir? Par conséquent, ô mes enfants, ne vous étonnez pas de mes souffrances, dit l'Eglise. Cela ne m'a pas empêché de vieillir : numquid ideo non perveni ad senectutem. Une longue habitude des épreuves fait que mon cœur ne s'en émeut pas. Je laisse faire les pécheurs; et, me

n'est pas obligé de suivre ces exemples. Mais est-ce que la sainteté n'est pas la vocation générale de tous les fidèles? e'.t-ce que pour être sauvé, il ne faut pas être saint? est-ce que le ciel doit beaucoup coûter à quelques-uns, et rien du tout aux autres? est-ce que vous avez un autre Evangile à suivre, d'autres devoirs à remplir, et d'autres promesses à espérer que les Saints. (MASsiLLo.f.)

Du reste ceux qui débitent les maximes du monde, s'ils entendaient un prédicateur les prêcher du haut de la chaire, en seraient scandalisés et le prendraient à bon droit pour on insensé. Ils reconnaissent donc eux-mêmes la fausseté de ce qu'ils répètent tous les jours.

4'= DIMANCHE. — LES TEMPÊTKfî QU'a SUHIES l'ÉGLISE 895

soBveoant de celui qai n'a pas détourné sa face des crachats, je ne me lasse puint de souffrir; je semble toujours flottante, mais je sais que la main qui me soutient ne me la'sse jamais submerger.

S019. II. Les hèrésies.C'eH la curiosité qui excite cette seconde tempête. Dieuqui a dit à ta mer: Tu viendras jusque là, et là tu briseras l'orgueil de tes flots, a aussi mis des bornes à l'inieMigence humaine qui est linie du reste. Scrutator majestalis opprimetur à gloriù Nos yeux ne peuvent sans danger fixer les ardeurs du soleil. Un sage a dit sagement que le chrétien ne veut savoir que peu de chose, parce que les choses certaines sont en petit nombre ; il ne veut pas s'égarer dans les questions inutiles, que saint Paul nous commande d'éviter. Il sait se contenter de ce qu'enseigne l'Eglise ; il déleste la vaine science que l'esprit humain usurpe ; et il croit tout savoir quand il sait tout ce qu'il faut: mais la curiosité superbe ne sait pas se tenir dans ces limites. Elle s'enfle comme des fluls soulevés : il n'y a rien de si élevé dans le ciel, ni rien de si caché aansles profondeurs de l'enfer, qu'elle ne s'imagine pouvoir atteindre.

Malheureux ceux qui, en s'agitant ainsi, éprouvent le même trouble que ceux qui sont battus par la tempête : Moti simt sicut ebrius, et omnis sapienlia eorum devorata esl; ils se heurtent contre desécueils; ils se jettent dans les abîmes; ils s'égarent dans les hérésies. Arius, .YtsîOT'ii^s, etc. .votre cunosilé vous a perdus et vous fait perdre les •ntres ; car omnis anima indocta curiosa est, dit saint Augustin. Pourquoi chercher ce qu'il ne nous est pas permis de trouver? Le remède à ce mal, c'est d'écouter la voix de l'Eglise. C'est son autorité infaillible qui empêche nos esprits de flotter à tout vent. Vous voulez savoir, écoutez l'Eglise. Celui qui est en dehors d'elle, dit saint Augustin, n'entend pas ni ne voit pas ; celui qui est en elle n'est ni sourd ni aveugle. L'Eglise a parlé, c'est assez. Cet homme est en dehors de l'Eglise : il enseigne. Qu'enseigne-t-il ? Ne le cherchez pas, dès qu'il esl en dehors d'elle, il est impossible qu'il enseigne bien. Quoi ! je croirai sur la foi d'autrui ? oui, sur la foi de l'Eglise. Mais si elle se trompait. Enfant qui déshonures ta mère, en quelle écriture as-lu lu qu'elle pût tromper ses enfants ? Td reconnais qu'elle est ta mère. Si elle peut engendrer les enfants de Dien, qui doute qu'elle puisse les nourrira sera-t-elle seule à engendrer et à n'avoir point de lait à donner? Le lait des fidèles c'est la vérité. Enfants dénaturés qui sortez de ses entrailles, pourquoi rejetez-vous ses mamelles. Sucez le lait qu'elle vous offre et vivez. Mais quelle esl celte véritable Eglise ? Il n'est pas difticile à la connaître. C'est celle qu'a établie Jésus-Ctirist qui ne l'a pas bàiie sur le sable. Elle ne vieillit pas parce qu'elle ne meurt pas, mais elle est ancienne. Ceux qui se vantent de l'avoir rétablie, se gloriflent d'avoir fait letir mère; mais s'ils l'ont faite, de qui sont-ils nés? apprenons donc à ne chercher la v< r. Dieu aurait pu noua conduire à la vérité par nos connais-

San. l'a pas fait; il, a voulu qu'on connût la vérité par renseigne-

ment U-- . .. i-t. .., V -1.,'e disposition est en harmonie avec l'ordre de la charité qui esl la vraie loi de l'Evangile. Si chacun cherchait en particulier ce qu'il doit croire, les pensées seraient différentes ei les cœurs seraient divisés. Si nous voulons la vérité ; cherchons-la dans l'unité et dans la charité. Hélas! ceux qui ont voulu la chercher an dehors ont désolé leur mère ; mais, trahie par ses propres enfants, danssa fécondité merveilleuse elle en a engendré d'antres ; et après iO siècles de défections, le nombre de ses enfants fidèles est aujourd'hui pins nombreux que jamais. Son divin pilote l'a fait surnager à cette seconde tempête. (I)

3020. III. La corruption des mœurs. La prospérité même de l'Eglise a amené des ruines. Le zèle allumé par les persécutions s'est ralenti ; la grandeur est venue et la foi s'est affaiblie, l'ivraie a crû avec le bon grain ; et, la charité s'élant refroidie, le scandale s'est élevé jusque dans la maison de Dieu. C'est ce qui étonne les simples et peut faire naître en leurs esprits des doutes. Mais malgré les crimes de ses enfants, qu'elle ne cesse de condamner par ses lois, et par son enseignement, l'Eglise fait son oeuvre. Si elle ne peut arracher toute l'ivraie, du moins sèmet-elle toujours du bon grain, et l'homme ennemi, s'il peut mêler l'ivraie à la moisson, nc« peut du moins empêcher la moisson de mûrir. S'il y a des terres arides, il y en a aussi de fécondes; s'il y en a qui

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DOMINICALBS DE LA PENtRCÔfË

profanent les sacremenis, il y en a qui y puisent le salut. S'il y a des réprouvés, il y â dea élus. Le sang de Jésus-Christ n'est pas inuli'e ; et l'Eglise n'a pas perdu sa fécondité. Jetet les yeux sur les monastères, les séminaires, les missions, les vierges qui vivent dans le monde comme n'en étant pas, etc. Mais le nombre des méchants est infini ; je ne puis vivre en |pur compaj^nie. Mais où irez-vous? il y en a par toute la terre. Ils seront séparés un jour ; mais l'heure n'en est pas venue. En attendant, séparons-nous d'eux, alin de ne pas subir leur inllnence; reprenons-les alln qu'ils se corrigent ; sup> portons les avec charité, s'ils ne se corrigent pas. Il y en a qui changeront, d'autres persévéreront dans leur malice. Dieu le suppirie, faisons comme lui. Ils sont destinés à exercer la vertu des uns, k punir les crimes des autres. Laissons les remplir leur tAche ; et ne soyons pas plus que l'Ei^lise ébranlés par leurs scandales. Toutefois, gardons-nous d'abreuver «lanieriume le coeur de notre Mère en leur ressemblant ; car l'Eglise a moins peur des persécutions et des hérésies elles-mêmes, que de la corruption de ses enfants. Ecce in pace amaritndo men amarissima. C'est là ce qui fait sa honte. Si inimicus meus maledixiaet mihi, sualinuissem uiique.

Vogue toujours, barque de Pierre, au milieu des tempêtes; les vagues ne t'engloutiront pas : Jé.«us est ton pilote ; Marie est ton étoile. Vingt siècles de triomphe présagent ta gloire future. Tu es bien l'oeuvre de Dieu, puisque tous les efforts des démons et des hommes sont impuis«anls à te renverser. C'est dans ton «ein que je veux vivre et mourir

tour échapper ai déluge d'iniquités qui inonde la terre et aboutir au port de la bieneureuse éternité....

20^1. Cinqnième diinanclie. Vade prius reconciliari fratri tuo.

Panlon des injures, ii" Siioii 1S():{.

a02i. Antre Hiijet: Ut te super oinnia diligentes (Oraison <le la messe) amour de Hion. l^iji.

âili3. Sixième dimanclie. .\ propos de la mnllipliralion dos pains, on petit [larlcr do la rréijucntalion des sacremenis, n" 1 101, surtout si on ne Ta pas fail an i" dimanche de carême ; ou des efTcls de la communion. Man- (lucaverunt et saturati sunt, n'> 14î{3.

i02l. Antre anjct: A propos de répilre; Existimate f>os mortuo peccnto, prêcher la haine du péché, afin d'écarter des maisons, dos ch la colère de Dieu ; car le péché amène à sa suite totites sortes de chAlituim^, n» !I8I.

2t)25. Antre 8njet: Blasphème, nn'809; car en temps de moisson ce crime est fort répandu.

2026. Antre «njet: A propos de l'.'-"!'-» • f '" rù non serviamus pi-rrati, (UoM. vi), traiter le sujet stiivant :

Règne de Dien

Quœrife prwium ref/num Dei. Qu'est-ce qtie ce règne de Dieu que Notrc- Sei^mcin' nous invile à chercher ?

2027. I. Sur la terre il y a un règne de Dieu : 1» (|ue j'appellerai incomplet encore. C'est l'état de grAce ordinaire. Ceux qiu ne sont pas dans cet état sont les esclaves du démon. Jésus ne règne pas en eux. .Malhctireiix ! la Vierge a pleuré sur eux h la Saleltc. Si mon muple, a-t-elle dit, ne vent pas se soumettre, je suis forcé de laisser aller le bras de mon Fils. Ils refusent à Dieti la sotimission à sa loi ; ils repoussent son amour.

2« l'n règne complet. 11 est des i\mes en état de grâce chez qui le démon a encore une action fâcheuse et en qui Jésus n'agit pas en toute liberté. Ce n'est pas là son règne coniplet. .Mais il est des Ames oi'i son action est libre ; elles ne résistent point à sa grAce. elles n'aiment que son bon plaisir, elles ne conlrislenl jamais son cu'ur par des inlidélilés délibérées ; elles sont dans une pleine dépendance de son esprit. Pour elles, vivre c'est le Christ. Kn elles se réalise la parole de l'Ecriture : Itegnum iJei, lœtitia et pa.v et gaudimn. 11 n'y a que les délices du ciel qui l'empiulent sur cette paix. Adveniat regnum tuum !

2028. II. Dans le ciel; le démon ne peut y pénétrer, il en est à jamais banni. Là haut, pltis de passions à combattre, plus de chutes, plus d infidélités. Tout est parfaitement soumis à la volonté de Dieu, qu'exécutent avec joie les anges et les élus. Plus de division, ut sint consummati in unum, oh ! quelle paix, (jnelles délices ! Adveniat regnum tuum, sur le péchetir d'abord

DE L*BTEUNÎTÉ 897

êû ce monde; qu'il ai'rive parfait sur le juste, en attendant le règne éternellement heureux du ciel.

20i<j. Nrptièiue dliiiaiiobe après la Pentecôte. — Attendite n fd.lsis proiihetis <iui veniunt ad vos in vestimentis ovium, infrinsecus (luft-m sunf lupi rapaces. Les scandaleux qui flaltenl et qui perdent. (Voir n^ 830.)

A propos de l'Epitre. Habentes... finem vero vitam œtemam.

De l'éternité.

Creavit hominem Inexterminabilem (Sw n. 23).

Dieu esi éternel. Puur lui il n'y a puint de temps. C'est lui qui a créé le temps. Mais il était avant lui sans commencement et jamais il n'aura de fln. D^eu se plaft à donner à ses créatures une part à ses perfections. C'est puurquui il a fait les anges et les hommes pour vivre toujours. Les hommes ont donc une sorte d'i^lernité I Qu'est-ce que c'est que cette éternité, et quels cont les devoirs qui en résultent pour nous?

I. Les hommes sont faits pour l'éternité. C est une venté de foi. Dieu nous l'enseigne. Ibunl fii in supplicium œlernum; justl uulem in vitam œtemam. «Mat. zxr. Iti). Ibit korno in domum œternitalis suce. Tous les peuples, toutes les nations, méffles païennes, ont. constamment cru à l'éternité. Cette vérité est fondée, en elTet, sur la raison de l'homme. Voir les preuves n. 740. Ce faible enfant qui vient de naître, quand finira-t-il sa vie? Peut-être tnourra-l-il avant d'avoir vu s'achever son premiei jour; mais son existence est éternelle. A noire entrée dans la vie, on nous a tons mis dans le char du temps qui ne s'arrête jamais, qui est plus rapide que le cours des torrents, que la vitesse des chars de feu, qui n'a jamais d'anét. Dans ce char nous pouvons nous promener en sens divers, nous asseoir, dormir; malgré nous, il avance toujours, même durant notre repos et notre sommei', ce char nous emporte; et où? vers l'éternité. Oit ahez-vous, hommes d'affaires ou de plaisirs, qui oubliez Dieu et votre Ame, vous qui voudriez vivre toujours pour faire fortune ou jouir? Â l'éternité. Où allez-vuus, vous qui pleurez et soutTrez, et qui êtes tentés parfois de trouver longues la durée de vos épreuves? Âh t elle s'écoule vite; et bientôt vous entrerez dans la maison de votre éternité.

II. Qu'est-ce que l'éternité. 1» En elle-même. C'est un cercle immense dont on ne peut atteindre la surface ; c'e^t un océan où se déversent tous les fleuves et toutes les rivières, et qui n'a point de rivage; c'est un abîme sans fond, dont on ne sort jamais, et au bcrd duquel les hommes dorment ou s'amusent; c'est une reine qui élenil sa dofflinatioD sur toutes les créatures raisonnables, sur toutes les générations humaines, dans tous les lieux, dans tous les temps. C'est une maison qui a mille portes d'enlrée.el qui n'en a point de sortie. C'est une durée interminable, immobile, qui l'emporte sur les espaces de temps les plus reculés, le plus étendus. Les savants peuvent calculer des milliers et des miil|^ds d'années et de siècles, ils ne peuvent calculer l'éterniié. Les milliards de sièc'ers'écouleni et finissent, et quand ils ont fini l'éternité immobile n'a pas changé, elle reste interminable et sans lin. Un temps si court qu'un le suppose est une parue d'un temps plus long ; mais te temps le plus long qu'on puisse calculer n'est pas une parcelle de l'éternité.

Les flots passent et repassent autour du rocher. Ils se choquent, ils se brisent contre sa base. Le rocher reste immobile. Lesannées succèdent aux années, les siècles aux siècles, l'éterniK* nVn p^i pas entamée

i" /tour les kommet? Domus lllorum in œlernum. On ne sortira pas

de i> On peut quitter celle qu'un habile, la vendre, l'échanger, la détruire,

n est nen de l'éternité. Toutefois l'éterniié est destinée à réparer tous

1 temps. Icibas. le juste est éprouvé, le méchant triompha. (>eux qui ne

n'est qu'uri

sera la rf

murmurer, mun ijlorinf })ondastj}>era-

tur in tiof'i* /.' - (r Ki vous qui inom-

pheriez «le

tant, DifK

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1 .S ii'oot ^^As (dit pi^niit:iico, iiu'4.>.%l c > ! Unira ce malheur? Jamais. Mais il y > ji

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