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comioe il appreadriàil aux pécheur» à pr«>Uier «ie la vie que Dieu leur laisse- Uii*<tuoo, on
898 î)omini(:aLks dk la piîntecûTf.
ne revient plus, de l'étern ité. bterne llement il portera le chAlimeot de son crime. 0 folie que d'accfpter des ppines sans fin pour un intérêt d'un in>(ant, pour un plaisir qui duie si peul due celte folie ne soil pas la noue, comprenons dune.
ill. A'o* devoirs par rapport à Véiernilé. i» )' penser. Mémoire. C'est le Saint- Esprit qur nous y invite. l'Unum sapèrent et noris.^ima prœtùderint. Aussi David disuit il: Aniios (l'ternos in tnenle hubui. Lessamis avaient »ans cesse devant les yeux ia pensée de l'éieiniié. W<>urt)ien apprécier les choses de ce rnunde, saint Louis de (îonzague se demandait Quid hoc ad œlernitattm? et saint Stanislas Kosika, en parlant de ce qui pas»e, dirait Ad majora natus $um IS'on $um natus prœsentihus sed futuris. Les saints ont été les vrais sages 11 u'y a qu'un enfant qui puisse sacritier un bunheur durable pour se procurer un joujuu de verre qui se brisera dans sa main. C'est l'aveagleinent des h >mmes qui pensent à tout: à leur fortune, à leur santé, à leurs honneurs, & leur bien-éire, à ce qui finira demain; mais qui oublient ce qui dure toujours. S'ils y pensaient, ils trouveraient dans ces réflexions une lumière pour apprécier A leur juste valeur les choses périssables, pour comprendre le malheur du péché, pour se conduire dans la voie qui mène à l'éiei niié bienheureu.se. Ils y trouveraient une consolation dans leurs peines qui peuvent leur préparer un bonheur sans fin (1) Maisen détournant leur esprit de cette grande pensée, ils s'endorment sur le bord de l'abîme; comme si un assoupissement fatal pouvait les préserver d'y tomber. Qu'on le veuille ou non ; qu'on y pense ou qu'on l'oublie, l'homme est à la porte de son éiernité. Il peut y entrera toute heure, qu'il soit malade ou en santé, jeune ou vieux, juste ou pécheur. S'il n'y pense pas, à qui lecomparer, sinon à cet ivrogne couché sur la voie ferrée, quand un tiaio arrive avec vitesse? on lui crie ' prenez garde à vous, et il reste assoupi, pensant peut-être que la locomotive va s'arréier et se détourner pour ne pas l'atteindre. 0 aveuglement I pensons à l'éternité I .Sainte Thérèse répétait souvent cetieparole: 0 éternité, iiniions-la.
2° V'trre pour l'éternité, puisqu'on est fait pour elle. Un peiiiiie célèbre de l'antiquité Zeuxis disait : l'ingo œlernilati : il avait l'ambition de Jaisser après lui des chef->-d'œuvre, qui rendraient son souvenir immortel Disons mieux que lui : l'iro. (elernilati. Si bona qiio?rimus, dit saint (iiégoiie, illa diligamui quœ sine fine hnbebimus; si autem mata pertimescimus. trirneamus quœ à reprobis sine fine tolerantur. C'est à nous, en etlei, de nous préparer une éternité heureuse ou malheureuse. Notre éternité est entre nos mains.
C'est une consolation pour nous, puisque, si nous le voulons, nous pouvons nous procurer l'éternité bienheureuse. U réprouvés, pourquoi étes-vous dans les supplices? Dieu n'a-t il pas tout fait pour vous les épargner? Qa\ pouvez-vous accuser que vousmêmes? Vous avez choisi le blasphème, etc. Vous saviez bien ce qui vous attendait. Ferditio tua. Justes, qui jiiuissez au ciel des consolations de Dieu, à qui en êtes- vous redevables? A la gr&ce de Dieu sans doute; «nais elle n'a pas manqué aux damnés; vous de^ez votre bonheur aussi à votre coopération libre à la grâce. Le tout est donc de bien cli>'i>ir la barque dans laquelle on s'embarque pour l'éternité. 11 y a celle de Jésus- Chriat et de l'Eglise; il y a celle de Satan. Choisissons celle de Jésus-Christ. Elle est battue par les tempêtes des persécutions, les tentations: qu'importe? Il faut lutter contre les flots, ramer avec courage. Qu'importe encore? Arrivés au port nous aurons te temps de nous reposer, lielinquitir sabbatismus populo Dei. Il ne f ut pas s'arrêter sur les rives à cueillir les fleurs qui épanouies le matin s'efleuillent le soir; quelle difficulté y a i-il lA 1 Que sont les biens qui passent, la gloriole les plaisirs d'un instant, auprès de la gloire et des joies éternelles? Faisons pénitence de nos péchi'S passés ; observons la loi de Dieu et tous nos devoirs; prions; faisons de saintes œuvres. Dum tempus habemus operemur bonum. Bientôt tempns non erit amplius; mais il nous restera l'éternité pour jouir de Dieu et le bénir de nous avoir donné la grâce de vivre, de travailler et de souffrir pour lui. (â)
(i) Rufin p&rie d'un solitaire qui s'ennuyait de pratiauer si longtemps ta pénitence, il alla trouver son supérieur qui lui dit : Souvenex-vous de l'éternité ; c est-A-dire considt^reï les joies et les supplices élornd.s. »•! vous n'aurez plus de dégoût.
C^i V,,it, <,,/„,„ ,..■..,.„>.,. 1 ,.i.;( In devise de l'empereur Louis: il avait fait peindre un pilier, et
8'i inscription: Volo solum perenne. Toute la gloire de ce «nonde,
ijii «lit. r'pft un« rniironnp sur un rosi-aii : les di-lirps de cette vie
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pai' :r la pierre. Les anciens, lorsqu
lûivi.- -, - ,.. ,..-. uurs méritaient d'être écrits sur II ..
bois im-orruptibic : Cedro digna toqui. N'oyez si vos vertus ne doivent pas être parfaites ; toutes les bonnes pensées que vous avez, toutes les |>arolcs charitables que vous dites, toutes les actions méri-
?• DIMAXC.IIK. — DES BONNES ŒUVRES 09^
i030. Autre sujet. — On pourrait égaleinenl, à propos des paroles de l'Epilre: Quorum finis mors, donner la seconde partie des châtiments temporels du pëcliê (n. ',».Si).
2031. Autre Nujet. — Des boniie» œuTre». — Xon omnis qui dicit ; Domine, Domine, intrahit in reynum arlonim. Il y en a qui n'ont pas la foi. IIél;is ! ils sont déjà condamnés ! Parmi ceux qui ont la foi, il y en a qui ne disent pas même ; Seiijneur, Seigneur : ils ont abandonné la prière ; et d'après sainte Thérèse, l'Ame qui ne prie pas n'a pas besoin de démon pour la tenter ; elle se précipite delle-mème en enfer. Et Notre-Seigneur nous apprend qu'il on est qui nonl pas abamlonné toute prière, qui disent encore : Seigneur, et qu'ils n'entreront pas tous dans le royaume de Dieu. Bien plus, il ajoute qu'il en est ijui se présenteront à lui en disant : Est-ce que noui n'avons pas prophétisé en votre nom, et fait de nombreux miracles ? Et auxquels il répondra : Non novi vos. — Ce n'est donc pas assez d'avoir pronon<'é quelques prières, rendu quelque hommage à la religion et à Dieu, rct.u de lui des dons éclatants. Que faut-il de plus ? De bonnes o'uvres. Exposons: I, la nécessité des bonnes œuvres, II, (juelles œuvres saintes nous devons pratiquer, III, les conditions par lesquelles nous les rendrons méritoires.
2()3i. I. Il ne suffit pas d'éviter le mal ; il faut de plus faire le bien. La nécessité des bonnes œuvres est démontrée par l'Ecriture, par l'enseignement des saints, par la raison.
l" l'ar lEi^riture : 1. ancien Testament : Quodcumque potest manus tua instanter operare. (Eccl. ix, 10.) Desideria occidunt piyrwn. Quis habitabit in tahernaculo tuo f qui operatur justifiam. (I*s. xn', 1,2) 2> Nouveau Testament : (a) .Notre-Seigneur : Non omnis qui dicit, etc. (Mat. vu, 21 .) Omnis arbor (futy non fncit fructum bonum e.xcidetur et in ignem mitfetur. On sait qu'il maudit le liguier stérile, en disant : Ct quid terram occupât f Et l'arbre se dessécha. Le serviteur négligent n'avait pas dilapidé le talent confifv il s'i-ffiji .onfenté de ne pas le faire fruclitier, et cependant inutilem eeri '"'as exteriores. (.Mat. xxv.)
Il licti ; esurivi enim et non dedistis mi/ti manducare.
(Mat. vw, il.j (Uj Les .VptHres. Qaœ seminurerit homo fuec et metet. Si fidem quis dicat se habere. opéra autem non habeat, numquid poterit jides salvare eum ? Sicut cor/nis sine spiritu mortuum est, ita et fides sine operibus mortua est. Dn'mones credunt et contremismnt. (Jac, h.) Satagite ut per ' -ru rertam vestrum ' '/n faciatis.
1' is ne peuvent pas une autre doctrine que celle de
Nul :r et fies .\potres. .\ii>m ii'ni:^ .ii.sent-ils tous, que ce/ia'(/Hi /t'a iVne
pa> dans 'a mort, et que l'amour, ou n'existe pas o)i opère de
trui. . - ■ ..-ts. Pro/mtio dilectionis echildtio operis, dit saint lirégoire. it saint Vinrent de Paul : >■ .\imons Dieu, disail-il, mais à la sueur de nos front"- ,t Ac \-A tiii .> ,],• lui»; l.i-.É^ . 1"! ,iij.' n'oiii-ils pas fait pour aequérir des ricl de Dieu, et cela dans toutes
les lient que nous lisons dans leur
vie, Ihistoire de !■ > uvres.
> La raison ku a-l-il créé l'homme ? Ct operarefur. De
nn'i - puur produire des fruits ; ainsi il a fait l'iinnimp
pou 'S. Posai rns ut fructum afferntis. (Jui suppor-
terait un bijrvJUur qui m; ferait rien ? (1) (A) Le ciel ne vnut-il pas la peine
(1) Voca opernrios. Vous o'appelftt pa<i ouvrier d'un métier, celui qui n'y travaille (qu'une fois ou deux d«os l'année, mais celai qui en fait profession, qui eierce ce métier ordinairement, qui en a les outils et les iostrumenis. Lorsqae vous eoirei daas la
tjUO bOMiNICALKS r>E LA. l'ËNTIÎCOTlî
qii on SI' lassf' viulcn("C ? Qiio ne fait-on pas pour amasser des Irosors ?... Donc il no snllil pas de diro : Je n'altaipie pas la reli^'ion, je nappronds pas i\ mes enlanls à mal faire, je ne fais de mal à personne ; il faut pralimier la religion, apprendre la vertu à ses enfants, faire le Iden à ses semblables. Autrement on n'enicndra jamais la senlcnce : Vettile henedirfi. J'Jsurici enim, elr. (M.vt., xw, :i4.)
iOIW. II. Mais (/uelles bonnes œuvres avons-nous à faire. !• Il en est ipii sont (/e stricte obfîffation et sans lesquelles on se perd ; et parmi elles, les unes sont : 1) gi-mh-ates, et sont imposées à tous. Ce sont celles que les conunandements de Hieu et de l'Kglise nous prescrivent sous peine de faute grave, comme faire en temps voulu les actes de foi, d'espérance et de charité, prier, assister i\ la messe le diuianche et les jours de fête, exercer la charité et la justice envers le prochain, garder la chasteté selon son état, s'approcher des sacrements au temps prescrit, pratiquer le jeune et l'abstinence commandés, à) Les autres sont particulières aux divers états de vie : les supérieurs, les parents sont tenus à pratiquer la vigilance, la correction, etc., à l'égard de leurs inférieurs et de leurs enfants ; les enfants ont i\ faire des œuvres d'oltéissanco et de respect ; les é|)oux, des œuvres de dévouement et de support mutuel. Sans Taccomplissemcnl de ces diverses œuvres imposées sous peine de faute grave par les couunandements de Dieu et de TKglise, et par les devoirs do chaque étal, on ne peut aller au ciel.
t' Mais outre ces oMivres d'obligation, il yen a qui ne sont que de conseil et sans l'exercice de.S(juclles nous ne pourrons pas parvenir à la perfection à laquelle Dieu nous appelle, par exemple : les lectures spirituelles, la réflexion sur les vérités du salut, l'exainen de conscience, certaines jiratiques de piété envers la Sainte Vierge ; et sans la réflexion sur les vérités du salut faite dans des lectures ou en entendant des sermons, il est même fort difiicile au sentiment des théologiens de se sauver. Il y a les o'uvres de charité et de zèle, connue celles de la Propagation de la Foi, de la Sainte Knfance, de saint François de Sales, etc., les conférences de saint Vincent de Paul, la visite des malades, l'assistance des mourants, le catéchisme fait aux enfants et aux ignorants, etc. Files sont toutes résumées dans ces mots : Visito, poto, cibo, retfimo, teyo, colligo, condo — consule, carpe, doce, solare, remit te, fer,
iiij'son d'an artisan, si vous y voyez une enclume, des marteaux, des soufflets, une fournaise, vous diies: c'esi un maréchal; si vous n'y voyez rien de tout cela, vous ne croyez pas qu'il soil de ce métier, quoi qu'il en dise. Les ouvriers parlent souvent de leur métier et de ce qui le concerne, parce qu'on parle volontiers de ce qu'on aime, et cliacun aime et loue sa profession : îs'avita de tenlis.de bobus narrât arator, enumerat milei prœlia, pastor oves. Il est aisé de voir ceux qui désirent faire leur salut, ceux qui en sont les ouvriers, qui en font profession : vous voyez en leur maison des livres spirituels, des croix, de suintes images, des chapelets, de l'eau bénite ; ils parlent souvent de Dieu, du paradis, de la dévuiion, des mystères de la foi, de ce qu'ils ont lu ou entendu à la prédication ; ils fréquentent les sacrements, ils prient Dieu soir et matin, ils assistent aux offices divins le plus souvent qu'ils peuvent. Stellio manibus nititur, in (lomibiis reynm habitat-
Voici ce que le Saint-Esprit veut vous dire par celte comparaison : Il y a des oiseaux qui ont de belles et bonnes ailes, qui pourraient voler bien haut et bâtir leur nid sur la cime des rochers ou des arbres, et ils le font bien bas à plate terre, ou dans des buissons, sur des épines, exposés à mille dangerr), au lieu que le petit lézard qui n'a point d'ailes, s'appuyanl seulement sur ses petites pa'tes grimpe sur les murailles, et fait souvent sa demeure dans la malstn des grands, dans les châteaux et les palais des rois. Viius voyez des gens qui ont un bel esprit, un grand jugement, beaucoup de science, qui pourraient faire essor jusqu'aux nues et au-delà, qui pourraient mériter de grandes couronnes pour l'éternité, et ils s'amusent à la terre, à bâtir des maisons de plaisance, à amasser des trésors, à acquérir des propriétés, au lieu que de pauvres femmes, qui ont fort peu d'esprit et encore moins de science, gagnent le ciel, conjuièrent le paradis, bâtissent leur fortune et leur demeure parmi les archanges. Par quelle voie ? Elles s'appuient sur leurs mains, J^-'"• •■ -''iiis niiitur ; elles ineiteni la main à l'œuvre, pratiquent les solides vertus, .; pauvres, visitent less malades, consolent les affligés, redressent les dévoyés : hi nu manuum suarum deduxit eos : (Psal. 77, 7:2.) VoilA une façon de parler étrange, mais bien belle et mystérieuse. Dieu veut vous conduire au ciel, non par l'entendement de votre tête, par votre bel esprit, par des sciences spéculatives, par de hautes et sublimes conceptions, mais par l'entendement de vos mains, par la piatiqne des bonnes œuvres et des actions vertueuses, (lb ibuie^