‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 243 sur 416 · III. Mo.vens de le devenir. (V. n · texte numérisé non relu

III. Mo.vens de le devenir. (V. n

2(r>0. OlIZièlUe diUiaiIClie. — lient umnin jr, ,, . (/i.iinuiH .mun UcS

actions, n' 1 17 i).

2051. I>»iizlètne dliiiBnclie. — Dilnjeu proximum siciit feipsutn. (Amour du jirodiain, chaiité. Mi, Hi'Xi, von- «iKnvres de charité, n' 244i).

'éW>-2. Trt'IzIèine dlinaiiclie. — Ite. ostendite vos sacerdotibus. (Manière de bien se confesser, 86i ; ou bien l'action de grftce, après la commimion, v. n" 170:2; ou le plan suivant).

nés, sans exception, depuis Platon jusqu'à Kqnt, toutes enfantent l'orgueil. Vous les reconnaîtrez à cet infalilible criiérium. Quand l'orgueil montera dan?* vutre coeur en lisant un livre ou en (écoulant une parole, dites-vuus : « Il est impossible que la vérité soit là, ou c'est une vérité que rhi>inme a dite » El toutes les fuis, au contraire, qu'en lisant un livre ou en écoulant une parole, vous stniirez I humiliié de(cendre dans voire àme, fût-ce le dernier des mendianis qui ait signé ce livre ou prononcé cette parole, duesvous : « C'est Dieu qui ccniniumque avec moi. » Celle règle n'a pas d'e>ceplion.

(1) Quis te dincernit ? Qu'est-ce qui vous disiingue des autres? Vouler-vous savoir de qufl I) is nous somnifs laits, vou" e< moi ? Mous sommes du t)oi8 doni on fait les plus grands criminfis du monde. Quelle dilTérence y a-l-il enire moi et le plus exécrable scélérat qui ait jxmiis été? la iiiiseï icorde de Dieu. Queile diffirence et quelle distinction entre mon àme et l'àme la f\\\& noire qui soit au fond des enfers? c'est la mi.>*éricorde de Dk-u Ce grand pécheur, cet infortuné a éié tiré du néant, et moi aussi ; il penchait naturellement vers le néant, et moi aussi ; il avait une chair rebelle à l'esprit, une sensualité contraire à la raison, et moi aussi. Si je n'ai pas été tenté aussi fortement que lui, si je n'ai pas é<é dans les occasions prochaines comme lui, si j'ai été plus à l'abri que lui, c'est par 'a grâce et la miséricorde de Dieu. Je suis redevable à cette grâce d'avoir été préservé de tous les péchés du monde. Je dois être reconnaissant comme si je les avais commis et qu'ils m'eu^sent été remis, parce que j'étais capable de les commeitre, si la miséricoide de Dien n'en «ûi détourné les occasions, si elle ne m'eût tenu par la main, si elle n'eu' Tonifié ma foiblesse. C'est saint Augustin qui nous remet souvent en mémoire celle vérité. Heconnaissez la grâce de Dieu, à laquelle vous êtes redevable d'éire atlVanchi des crimes que vuus n'avez pas commis ; car il oe se commet point de péché par aucun homme, qu'un au're homme ne pu'sse commettre, s'il é'ait abandonné de Celui oui a fail l'homme Et a Heurs encore : Sola gralia Redemploris elirtof dixcernil n perdilis. quoi in unam ma$!<om corrupliuiiis redeycrat culpa commuuit. La s^ule grâce du Rédempteur distingue les élus des réprouvés, vu que tous étaient dans la masse du péché d'onpine ; et après cela nous nous enflerons, nous penserons être quelque chose de nous-mêmes, nous dédaisnerons les autres!

NoH (illum sapere fed tirne. In veritnte didici nihil œque efftcax esse ad gratiam pro'nerendiint, relinendam, recvpcrandam quant siomni tempore coram f)eo invpuiaris non altitm fapere, sed timere. bratus en, xi cor tuum tripi- ■ '•• ^" replereris vt titiiens quidem pro accepta gratin, auiplius pro amisaa, pro recupprata: tinie ergo cum arrivent yratia, time cum abieril ; . (

denuo rerertetnr ; mm adest, time ne indigne opères is ex ea ; si recesserit, multo mayis time ; timendum. qwa ubi tnnc defiiil gmlia. tbi deficis tu : time ergo subtrncta gratin, tanqnam mox cm^urui lime, qwa reltquit te custodia t la; ne dubilcs in causa esse supeibiam. eliam.%i non apparent, elianui nitiil libi con^cius sis : quod enim tu nesc<s scil De is ; nnmquiil qui humilibus dut gratitm, humili uuferet datnm 9 ergo argumenlum superbiae. privalio est grntiae ; jnm si gratia repropitiata redierit, multo amplias tune timendum, ne forte contingat recidivum pati ; proinde omni tempore time Deum et omni corde tuo. (Saint Ber-^ard. Le Jkow),

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