I. Qu'est-ce que ta foi ? (N . n. iSy
207-i. II. (Juefg nonf ses fondements? 1" La parole de Itieu. t, v.sv imsikricpiement cei-tain que Dieu s'est manifesté, (pie des miracles éclatants ont prouvé sa révélation, <pi'il a donné à son Kglise le pouvoir de nous enseijiner desa part ce (pi'il a dit lui-même. Les miracles opérés dans l'K^dise calliolique .seule, prouvent aussi bien que les vertus des saints qu'elle a produits, que Dieu est avec elle, l/ensei^nement <]ue ll'Iglise nous donne de la part de Dieu est public et éclatant, il retentit dans toutes le» chaires, il est public dans tous les catéchismes, dans tous les mandements des évéques unis au Pape qui veille comme un pasteur vigilant sur tout le troupeau, sur les breliisel sur les agneaux, or: 2" puisque Dieu a certainement parlé, il a dû dire ta vérité; car on ne peut pas sans blas|)hémer supposer qu'il ne sait nas. qu'il ment. I..a raison nous dit que Dieu a toute perfection à un degré indni. donc toute la science, donc toute la vérité. En nous parlant luimôme. Dieu nous a dit (ju'il était le Dieu des sciences et qu'il lui était absolument impossible de tromper.
Voilà le fondement inébranlable de la foi. Aussi Tunivèrs croit avec les Ap<»tres. les martyrs, les docteurs et tous les saints; et celui qui pour croire voudrait voir des prodiges, serait un grand prodige, lui qui mundo credente non crédit, comme dit saint Augustin.
207.J. III. Qualités de la foi : \'^ Assise sur une telle base, elle doit être solide et ferme. Ce n'est pas un édilice bàli sur le sable, mais sur la pierre angulaire qui est Jésus-Christ, le Fils de Dieu, l'auteur et le consommateur de notre foi. Donc elle doit résister : 1) aux lenlations du démon, aux doutes qu'il inspire: aux séductions des impies et des incrédules; aux railleries des liberlinset au respect huuiain. J/m//î ^j- princi/tihus crediderunt in eum, sed non confitebantur : dile.rerunt enim mar/is f/loriam hominum qua/n ffloriam Dei. (Jean, xu, 4:{.) 2o docile, non pas pour accepter des superstitions et des fables: la foi condamne la crétlulité, comme l'incrédulité ; mais pour accepter : 1) toute la parole de Dieu, telle qu'elle est, dans son intégrité; Dieu mérite d'être cru, non pas seulement en quelque point de sa doctrine, mais en tout, car il est toute vérité; 2) pour accepter l'enseignement divin sans examen, sans contestation. N'approfondissons pas trop certaines vérités. » Dés lors que la foi est le fondement du salul. il est bien aisé d'entendre que la foi n'est pas destinée pour attirer des regards curieux, mais pwur fonder une conduite constante et réglée. Car qui ne sait, chrétiens, qu'on ne cherche pas la curiosité <lans le fondement que l'on cache en terre, mais la solidité et la consistance. Ainsi la foi chrétienne n'est pas un spectacle pour les .yeux, mais un appui pour les mœurs. Ce fondement est mis «lans l'obscurité, mais ce fondement est établi avec certitude. Telle est la nature de la foi, laquelle, comme vous voyez, ne peut avoir l'évidence qui satisfait la curiosité, mais seulement la fermeté et la certitude capable de soutenir la conduite. » (Bo.ssLET). Scrutator majestatis opprimetur a ylorid. In captivitatem redif/entes omnem intellectum in obsequiam Christi.
U" Pratique. <■ (Jui dit fondement dit le commencement de quelque édifice, et qui dit fondement dit le soutien de quelque chose. Oue si la foi n'est encore qu'un commencement il faut donc achever l'ouvrage ; et si la foi doit être un soutien, c'est une nécessité de bâtir dessus.
» Le fondement, d'après les règles de l'architocture, doit être en rapport avec l'édiOce Or'i'^« ut ^n fifn^ n fiii'itfitn^ /lo^in fnndamenfuin (\ Cou. ni.