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la 1.1. s à deux torrents

elles

942 DOMINICALES DE tK PENTECOlK

attirent sur leurs enlanls la colère de Dieu ? SaVjs doute, au jugement de Dieu les enfanls ne seront pas punis pour les rrimes de leurs parents ; mais souvent en ce monde Dieu cliAlie dans les enfants les fautes de leurs parents. Saint Thomas montre •'•vidouiment que cette disposition de la justice de Dieu est très juste et très raisonnable. Kl pour bien éclaircir son raisonnement, il suppose que toute peine qui arrive à quelque créature que ce soit, est une punition ou un remède, ou une [lunilion et un remède tout à la fois. Par cxoiiifde, vous condamnez un voleur à cire pendu, c'est une punition et non un remède pour lui. Un prince très innocent devient nialade, le médecin le condanme à être saigné, c'est un renjède et non une punition. Vous condamnez im bandit à être battu de verges, c'est une punition de son Iiéclié passé et un remède préservatif, s'U est sage. Dieu donc étant très miséricordieux et très juste tout ensemble, aillige souvent les enfants pour les crimes de leur père ; et c'est punition pour le père. Quand c'est un crime de lèse-majesté, on les dégrade de leur noblesse, on les déclare roturiers, et très justement ; car il est permis de punir un criminel en tout ce qui lui appartient, de contisipier ses biens, d'abattre ses statues, de raser sa maison;

et une mauvaise éducation, que l'histoire de deux frères, tous deux nés dans le même palai.s. Vinceslas et Buie^lus, de Bobéme.

L'éducdiion de Vinceslas fut cunflée à sa ^rand'mère, Ludmille, femme d'un grand mérite el d'une rare vertu, puisque TKarlise l'honore comme une sainte et la Bavière comme sa patronne ; sa fêle est célébrée le Ifi septembre. Boleslas resta entre les mains de sa mère. Drah^mire, princesse sans religion et sans piété, qui joignait à une vanité insupportable un grand fond de cruauté et de perfidie. Ludmille tàcba d'imprimer dans le cœur de Vmceslas l'amour de Oieu et de la venu; elle lui répétait $ouvpnt les paroles de lEvangiie et lui racontait les plus beaux traits de la vie des saints. Par l'intellig'nte cl religiruse éducation qu'elle lui donna, elle en Ht un grand saint et un martyr. Drahomire, au contraire, ne cherchait qu'à inculquer dans l'esprit el le cœur de Huleslas les maximes du monde, l'amour de la grandeur et de la domination, ne réprimant aucun de ses caprices, lui laissant tenir des discours licencieux et proférer des paroles blasphématoires Une telle éducation fut cause qu'il alla jusqu'à attenter à la vie de son père pour lui ravir la couronne, et qu'il trempa ses mains dans le sang de son frère, en l'assassinant dans une église où il s'était rendu pour prier. Voilà donc deux frères dont l'un est saint et l'autre un tyran ; l'un est un martyr, l'autre un assassin ; l'un est honoré sur nos autels, tandis que la mémoire de l'autre est délestée des peuples. D'où Tient cette différence? De la différence d'éducaiioii reçue.

Lingua universilas iniquilatis, c'est l'école, l'université où la jeunesse apprend le tnal. Rien n'enseigne le vice aux autres comme la langue coupable. Si vous faites un contrai usuraire, vous le cachez à vos enfants, c'est à leur insu que vous commettez certains crimes, mais votre langue débordée leur est une école où ils apprennent toute sorte de vices, non en théorie, mais en pratique, vous leur en donnez la teinture ; ils apprennent à votre école à blasphémer , parce que vous parlez avec grande estiOie des grandeurs du monde, des biens de la terre, des aises du corps, l'ayant appris de vous, ils l'enseignent a leurs enfants, leurs enfants ; à leurs arnère-neveux ; ainsi le péché se provigne et passe de génération en génération, el s'ils viennent à mourir en bas Age, vous mettez leur salut en très grand danger ; car c'est une erreur de croire que les enfants soient innocents, quand ils blasphèment ou disent d'autres mauvaises paroles, les ayant apprises de vous. Ecoutez ce qu'en disent les deux plus grands docteurs de l'Eglise romaine; saint Augustin écrit : u Les membres des enfants sont que quefois innocents, et leur esprit ne l'est pas, parce que leurs membres sont trop faibles pour faire le mal, el leur esprit assez malin pour le désirer.» Et saint Grégoire le Grand raconte que de son temps un enfant de cinq ans, auquel son père avait appris le blasphème, fut emporté par le démon au moment où entre les bras de son père, il venait de blasphémer.

L'histoire nous apprend qu'en t271 un gentilhomme tenant et caressant sur une galerie fort haute le flis unique du roi de Navarre, le laissa tomber, par mégarde, sur une pierre ; le voyant tout en sang e* aux abois, il cria d'une voix plaintive : Attendez que je meure avec vous, et que j'efface volontiers par m-m sang la fauie que j'ai faite invoiuntairement ; et en disant ces paroles, il se précipita. (Andréas Favin. lib. 6). Votre enfant qui est baptisé est plus l'enfant de Dieu que le vôtre; si par votre négligence ou par votre mauvais exerauie, et votre maudite coutume de jurer, ou de parler avec estime des bien» de la terre, des grandeuis du monde et des aises du corps, vous le laissez tomber dans de mauvaises habitudes, dans le blasphème, l'ambition, l'avance, ou la volupté sensuelle, quel reproche en devez-vous attendre de Dieu 1 Quel regret en aurez vous à la mort? ne duez-vous pas que vous méritez très justement d'être précipité comme lui, en l'abtme épouvantable de la damnation éternelle? Videte ne conlemnatis.

•-iO* DIMÀNCHK. — DEVOIRS DFÎS PAIiENT^l '.)\3

l'enfanl est une purli'' du père, un aulre lui-même, son image. Le père est souvent plus allli^re par l'aniiction de son fils que par la sienne propre. Témoin iMiaraon (jui fut insensible à toutes les autres plaies et fut touché

far la mort de son [)rcmicr-né. Cela est une médecine préservatrice pour enfant qui apprend par ce châtiment à ne pas tomber dans les péchés de sou pi-re, comme le médecin ordonne quelquefois à un enfant certain régime ou certaine potion pour le préserver d'une maladie qui est héréditaire dans une famille; et Dieu pimissant ainsi le crime d'un père dans son enfant, ven' ' -re rentre en lui-même, se range à s(m devoir et se guérisse par

cet' a, comuie on a[)|i!ique le cautère au bras pour détourner la

lluxu'ii ii.> s.'ux ; et si lenfant a contracté par imitation le péché de son père, la peine lui est punition et médecine tout ensemble.

K' ■" •^" qu'il n'arrive aux enfants aucun chAlimenl île Dieu [>our les

fan s jiarenls, il leur en survient d'assez terribles de leurs parents

eux ar les parents vi -ieux rendent vicieux leurs propres enfants.

Leu 'S qu'ils ont sous les yeux tout le long du jour, sont un plusgrand

dau ,- 'S plus périlleuses occasions, fn filiis cof/noscitur vir. A la manii're de taire d'un enfant^, on connait facilement quel est son père. Le père est l'original, le fils la copie.

Péroraison d'après le P. Le Jeune. — Salus infantium lucrum paren- /um, 'dit saint Jérôme. C'est la bénédiction de Dieu siu* une maison. Dieu promit et dimna la bénédiction à Abraham parce qu'il n'avait pas épargné son propre lils, et il frappa de mort le grand prêtre lléli parce qu'il n'avait pas chi\tié ses enfants. Dieu a tant à cœur de vous assurer le respect et l'obéissance de vos enfants, pourquoi ne chercheriez-vous pas à le faire respecter d'eux? Vous n'aurez point d'inquiétude au sujet de vos enfants s'ils sont vertueux. Ils vous feront honneur, mêuie devant les hommes. Vous laisserez à vos enfants mêmes un souvenir de bénédiction. Quelle sera votre joie au ciel de vous trouver avec eux. Le fils dira : Gloire au Père de m'avoir ' ; la terre un père qui m'a sauvé. Le père dira : Gloire au

lils qui I' ijÎ vérité a mérité le salut à mes enfants et à moi. La mère.

h son tour <iiMiie au Sainl-Ksprit qui a su inspirer à mes filles l'horreur du innnde. lamour de la pureté. VA le père, la mère et les enfants mêleront éternellement leurs i-hants de joie et d'actions de crùces I >

(\) AvUre pn " 's fe nu'mc.Eripe me de inimicis. meif.. yuels sont les ennemis de i !• i manière conmane de parler, ce sont le monde, le

déro-i "^ 1 i ..,., V, .ij mal ; mais N. S. nous en fan connaître d'autres bien

Vn. : votre nièce vous est plus dangereuse que le monde. Le monde oe vous

porte plu» aux vanités, aux danses ; ce n'est plus de voire Age ; mais vous y allez pour conduire votre fille que vituifardex et uarez. Vous avez ctiangé d'dire, non d'inclination.

c - . ^ pjj, enl' ' — .. .,. - . ,1. . ~.. . , . g( y,,j parf-nts vou< <" — ^■^—\

i suivre. S iix obéir à DieiTqu'au

MUS est piii^ , '' ennemi. Mn ancien ,

vuyaol ua jeune homme qui nutagedii avec trop liavidité. donna un grand »oulilei à •on maître qui ne le reprenait pu». Dieu vou'* punira pour lootes les faute* de vos enfa ■ us avez éi»^ ^ Vous

été? ''ux pour ■ ni à

V,':,. n',.r,',.r, , ,■ aUS,

<s. Il > 'US ; c'est iju'i. a .if/, 1' celle déii 'i.

Vou.s lui êw- ;<je la cUair nce de son &i;e l'empêcherait de

savii - >iLc, s'il n'entei.uai. y^^ .i>4 paroles lascives, s'il ne voyait

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||>- .qui n'en aurait pitié l II vous a été donné pour en faire un

enfant de lieu, un urnruieni de l'Eglise, un hibitant du paradis, et vuua en faites une proie d<* Snisn. un ..i>!>r..br# du rlirMliani«m-*, nu ti«i>n du f-iar do l>»âf.>r. C.'tM dune avec " " ^

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