‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 251 sur 416 · ETES DE NOTRE- SEIGNEUR. — NOËL · texte numérisé non relu

ETES DE NOTRE- SEIGNEUR. — NOËL

Tyr lui rend grâces comme Salomoo; Ballhatar tremble devant m main, et Cyros te fait

^ uteur de ses vengeances. l'haraon s'avoue vaincu par ses proJiges, Alexandre

» ga majesté empreinte sur le bandeau du grand-prétre. César et Pomp<^e l'implo-

!eax avant la bataille; le» premiers herus francs se demandent avec efTroi

c ce Hoi du ciel qui fait mourir ainsi les ruis de la terre, et le vainqueur

nrttjiide au rCtahli«!iemeni dn trône en relevant les autels. Numa, Sulon,

. ent après Moïse le nom de Dieu k la téie de leurs lois. Dieu est Dieu

^ au cummencement du Coran, et alin que rien ne manque à l'ananimité

de ce itiiu iguage, la Terreur. eflr8y<'pde se» propres crimes, s'arrête un jour entre deux

écbafauds pour prendre le temps décrire sur les portes des temples qu'elle venait de

fermer; Le peuple français reconnaît l'exiHence de Dieu et l'immortalité de l'âme.

Homère et llésiude avaient chaméce dogme & la Grèce naissante, Job l'a gloriHé parmi

les palmes de l'iilumée, et Mu^se, sur les hauteurs du Sinal-, nos forêts encore vierges

l'ont entendu bénir par la voix des druides: l'Amérique jusque-là inconnue au reste

do monde, le saluait déjà dans sa langue sauvage, et quand la France égarée n'avait

plas ni lois, ni juges, ni mœurs, il lui restait un poète pour dire impunément aax vie*

Urnes : Dieu vous vengera ! aux bourreaux : Dieu vous jugera t

« Répétons-le avec un grand orateur : « '>ieu est ici-bas le plus populaire de tous les êtres. Le pauvre l'appelle, le mourant l'invoque, le pervers le craint, l'bomme de bien le bénit; les rois lui donnent leurs couronnes a porter, les armées le placent à la tête des bdtaillons, la victoire lui rend gr&ces, la défaite y cbercbe un secours, les peuples s'arment de lui contre leurt tyrans; il n'est pas un lieu, un temple, une occasion, un sentiment où Dieu ne paraisse et ne soit nommé. L'amour lui même si sûr de son cbarme, si confiant dans sa propre immortalité, n'ose pourtant passe pas«er de lui, et il vient demar.deraux pieds des autels la confirmation des promesses qu'il a tant de fois jurées. La colère ne croit avoiraiteini son expression suprême qu'après avoir maudit cet adorable bom.et le blaf>phéme est un hommage encore d'une foi qui se révèle en s'oobliant. Que dire du parjure T Voilà un homme qui est en possession d'un secret d'où dépend sa fortune, son honneur; lui seul le connaît sur la terre, lui seul e^t juge. Mais la vérité a un complice éternel en Dieu. Elle appelle Dieu à »on secours, elle met le cœur de l'bomme aux prises avec le serment, et celui-là même qui sera capable d'en violer la majesté, ne le fera pas sans un tremblement intérieur, comme devant l'aciion la plus l&che et la plus forcenée. Et pourtant qu'yat-il dans celle parole: Je le jure. Rien qu'un mot, mais c'est le nom de Dieu, c'est le nom qu'ont adoré tous les peuples, auquel ils ont b&ti des temples, consacré den sacerdoces, adressé des prières; c'est le nom le plus grand, le plus saint, te plus efficace que les lèvres de l'homme aient reçu la gr&ce de prononcer. >

(LaCoRDAIHI'.

« L'impie qui ne reconnaît pas Dieu insulte don<' rbumanilé.En se croyant sage contre tous, il renonce seul à la laisun que les autres conservent. En niant cette vérité la plus claire et la plus élémentaire de toutes, il prouve qu'il déraisonne, et se montre plus ignorant que les sauvHgex eux-mêmes. C'est un orgueil in.sensé qui le mène à ces abîmes d'abaisst-ment qui vérifient une fois de p'us lp parole du Maître: Celui qui s'élève sera abaissé. Noos, mes frères, nous n'en sommes pas là, nous connaissons par les œuvres de Dieu la sagesse, la puissance, etc., de leur auteur. Adorons ce souverain maître, car il est la majetié infime. Observons sa loi. car elle est dictée par la sagesse suprême ; craignons sa justice, car elle est redoutable ; aimons ses perfections, car elles sont capables de ravir tous les cœurs. Plaignons ceux qui ne l'aiment pas, et qui ont perdu sa crainte ; car leur malheur demande des larmes, et efforçons-nous d'ouvrir les yeux de ces aveugles, qui demain tomberont dans les abîmes, si notre main charitable ne les en retire. Deum time, etc. ^d'après Mgr Bsssom).

DEUXIÈME SECTION

FÊTES DE l'ANNÉB

j' " 'il i'ortlre indiqué par la liturgie, nous donnerons dans les

Il vanls des plans ou des inslriiclions. d'abord pour les fêles

do . ensuite pour les fûtes de la sainte Vierge, et enfin potir

CllAPITRK I FÈTE.S DE NOTHE SKIONKUR JÉSUS-CHRIST

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