‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 262 sur 416 · XI. — Ciuq Plaies · texte numérisé non relu

XI. — Ciuq Plaies

ilii. Erit fons patens... habitantibus Jérusalem, in ablutionem pecaifnris. (Z.\cn. \in, l.i Cette source, c'est le Cœur de Jésus dont le sang s'ecoul cl par l'ouverture de son côté, et par celle de ses pieds et de ses mains. '

i.onsidérons: I.Quel est celui qui est ainsi blessé, et qui verse à travers ses plaies tout son sang. C'est notre Dieu, notre Créateur, le Fils du Père éternel, celui (jui a pris un corps pour porter en lui le châtiment q»ii nous était diî

Uui ne serait attendri à ce spectacle et ne lui dirait:

II. Quid sunt plagœ istœ ? (Zach. xm, 0.) Qui les a faites? — Sonl-ce le» bourreaux ? — Oui ; mais ils ont été des instruments. Vulneratus est propter iniquitates nostras. C'est nous qui sommes les bourreaux. Les bourreaux, après avoir consommé leur attentat, se frappaient la poitrine ; non qui sommes les vrais coupables, n'en ferions-nous pas autant 1

III. Elïicacité de ses plaies: 1" en général. — C'est le sang qui en découle qui a lavé le monde, qui purilie les âmes, qui éteint les flammes de l'enfer. C'est de ces plaies qu'ont découlé les sacrements de la loi nouvelle qui sont les sources du salut, où nous devons puiser ; in ablutionem peccatoris. Uaurietis aquas in gaudio de fontibus Salvatoris. (Isaie, mi, 3.)

2" En particulier. Chacun y trouve : 1 ) un remède à tous ses maux : i/i omnibus non inveni tamefficaœ remedium quam Christi vulnera ; (saint .\i"GL'STL\.) a) le pécheur y trouve la grâce et le pardon ; b) le juste, un asile contre les tentations : in foraminibus petrœ; (Cant. ii, 14.) cy lailligé, l'o^ emple de la résignation et la force de la pratiquer. 2) Chacun y appremJ l'horreur du péché, la grandeui' de Dieu, les secrets de sa chanté et de sa miséricorde, et peut y puiser la reconnaissance pour un Dieu si bon, l'amour de celui qui nous a aimés jusqu'à l'excès ; et direcomme saint Bonaventurr Faciamus hic tria tabernacula, (.Marc, ix, 4.) l'un dans ses pieds, l'auti dans ses mains, l'autre dans son côté. Heureuses les âmes qui liront souvent dans ce livre des élus, c'est-à-dire le Crucifix, (jul le couvriront souvent de leurs baisers, de manière à l'nsor. coinnio fil saint Monavenlure ! Klles en

viendront à supporter pour hieu toute douleur, n ,1 mrpriM-i , ymn- 1 itiiinm de Dieu, tout autre amour.

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