PAQUES. RIÎSLRRRCTION DE NOTRE SEIGNEUR
le intiK !,'ui(I(' liai- «Irs solflats en armes, ils eussent eiii porté, sans prendre le Ic! iH «le les pHer de nouveau, linges et bandelettes en
tri' ips. Les linges et les hanilelettcs des àuies, ce senties
hai es qui les enlacent. Si notre résurrection est réelle, nous
de^ . '■ et nous on affranchir.
i) Les auges, lénioins plus l'ioipienls, viennent et disent : « Il est ressuscité, il n"est plus lA. •> Les anges, et en particulier cet ange gardien de notre vie, sorulateiir de nos pcnsces et de nos sentiments, peuvent-ils dire de chacun de nous : Il est ressuscité ? Rentrons au-dedans de nous-mêmes et voyons si ii<>i r." ronir est sorti du tombeau du péché, ou s'il y est encore retenu par (]iJoli|ui' aUai'he.
:{) Enlin Notit -Seigneur lui-même prend à tAche de prouver sa résurrection. Il se Mianiloste vivant par ses apparitions nombreuses aux saintes femmes et aux A [M lires ; il lait devant eux toutes les u-uvres de la vie ; il agit, il leur pitrlt> <lii royaume de Dieu, il mange avec eux, il leur présente ses pieds et ses mains, pour qu'ils s'assurent de la réalité de son corps et de sa résiuTt^clion. L'Ame doit prouver, surtout par ses œuvres, si sa résurrection est réelle. I>es o-uvres dini(|uilé ont été les preuves de sa mort ; les oeuvres saintes, la frénuenlation des sacrements, l'assistance aux olfices, la prière, l'aumône, le /nie pour le salut des autres, doivent être celles de sa vie nouvelle. Avant sa conversion, elle n'avait que les goiits terrestres; maintenant elle goiite. elle cherche les ihoses du ciel, elle doit parler du royaume de Dieu. Ah ! qu'il en soit ainsi pour tous les chrétiens, et qu'il n'y ait plus de ces résurrections qui ne sont qu'apparentes, ou plutôt imaginaires !
2» La résurrection de Notre-Seigneur a été permanenfe. La fille de Jaïre, le fils de la veuve de Nain). Lazare lui-même, ressuscites par le Sauveur, moururent une seconde fois; imûs Jt'sits-Christ reastisritè ne meurt plus. dit saint Paid. la mort ne le dominera plus. Il était hier, il est aujourd'hui, il sera dans tous les siècles. .Vssis dans les splendeurs éternelles à la droite de son l'ère, il n'en sortira que pour juger tous les hommes.
Le caractère de la vie chrétienne, c'est la persévérance. Nous son morts nu péché par le baptême : Si donc nous sommes morts au i ■ comment vivrons-nous encore dans le /jéché f dciuandù saint Paul. (Juo nous scrvirail-il d'avoir la vie. si nous devions retournera la mort ? fl vaudrait mieii.r, dit le Saint-F'.sprit. ne pas connaître la voie de la retourner en arrière a/très l'avoir connue. Quelle dilticulté ■ le retour ù I)ieu que l'on n abandonné, après avoir été iiiiioiiiiiluiuièrc et avoir goûté le don céleste ! Donc : dardes In'en ce que vous
et'/ 'ine ne vous ravisse votre couronne. Qui peut nous la ruMi
Le
.\.M>. ■'-""■ ■••^<'--"; -il" ^- montre à ses disciples et aux saintes femmes;
mais il i u de ceux uui l'ont londanmé et mis à mort.
I/Arri" I-. litf." il.iri^i 1rs ,Miiii,:..'iii.v loii l'ont per't
sa ut en ce i
où : 1 f'-s le Cl!
et I (le condi-
tion , ii.Mir. (I)
(!) Pèroraifon A« Ma*til\mt Statê ft nnUif iterum jufio $fvrifuti9 eonlineri.
Ton!
abii:
ces -
eau ' TOUS n'tvrt pu
tenu I' voire rœur et ^
vous DâviX j-tu. :.cr . ne ivuUri u'u» il;tiu cet voie» amèrr* ilf i
vous avpz iroii Ame si Irisivs el si difficiles : State, et noli'.e il
urri' ■''.'- ■ — '■'•-• ■■'---■■'■■- .-. .^ ,.,... .
fi)n<l ...
avaien' junaio iiDiini^e ? vua 'ruubie* ne S4>tii-ila pan calmé», vua trn ■
Tts\')fi v»u« pas avfc p u» de plaisir ce Ipmple. ces autplu, tous ce» *i"
que rEgli»e éiale atijiurd'tiui à vos yrnx ? N'rntenilri-vnD* pas trs cli-tnts ii n i .
el 60D innocente harmuDie, cuiLme un prélude du caniique éternel de la céiesie "^
998 FÊTES DE NOTBE-SEIGNECR
Reginaccel%,l<ptare : Reine du cfcl, réjouîssez-TOus! autant a élé grandd Tolre douleur nu Calvaire, aiitant doit l^tre votre allt''gresse en ce jour ; et si vous avez pleuré sur les pécheurs morts i\ la grAce, les voilA vraiment ressuscites ; et ils veulent que leur vie nouvelle ne soit pas de quelques jours seulement, mais qu'elle soit éternelle. Daignez, ô Mère, leur en obtenir la prAce, comme vous leur avez obtenu celle de la conversion. Souvent ils voiis invoqueront dans le péril de la rechute, exaucez-les ! (Ne pas manquer de presser de faire leurs Pâques ceux quiseraieiit en retard.)
2138. Autre plan d'après Botnut. Quomodo Christus surrexit a worluh... tia et no» iti uorttaie vtlœ ambulernu* Jé>u>'Chrih(. rh<<niine nnuveau. s'esi df'poaillé aujourd'hui de (oui ce qui lui reMail de l'ancien; et nous montre par son PXPmpiP que nous devons commencer une vie mmveile L'homme avant «a chute avait rpçu de Dieu trois dons : l'innocence, la paix et l'immorialiié. Par la mnlice du démon qui l'a sAduit, il a péché et a perdu tous ces dons. Le péché a détruit la sainteté ; la raison s'étant révo.tée contre Dieu a senti la révolte des sens qui ont troublé la paix ; et l'âme, séparée de la source de la vie, devint impuissante, laissa le corps sans vigueur e^ sujet à la mort. Jésus-Christ est venu pour ruiner l'œuvre du démon, et reformer l'homme selon le premier plan de Dieu; d par sa grâce il lui rend tout ce que le péché lui avait ravi ; mais pas tout à coup, mais en divers âges, durant lesquels lui seront rendus par degrés tous les dons perdus. En ce monde, la justice; dans l'antre, la paix; et apr^s la résurrection générale, l'immortalité; et c'est ainsi que nous arriverons à l'homme parfait, à la plénitude du Christ. Ce monde c'est l'enfance; le ciel c'est la jeunesse; la résurrection générale commencera l'A^e mûr de ceite vie qui n'aura point de vieillesse ni de déclin. Toutefois l'enfance doit contenir déjà le germe de tout ce qui se développera
N'écoutez-vous pas la parole du salut qu'on vous annonce, avec une cons4ilation sensible, au heu qu'elle éiait auparavunt pour vous un glaive perçant, qui portail l'effroi et la douleur jusqu'au fond de voue âme 1 Rappelez vos jours de disanlutions et de ténèbres : onlils lien de comparable à ce que vous sentez aujourd'hui? n'est-ce pas ici véritaniement pour vous, ce jour, ce grand jour que le Seigneur a fait ? et en avez-vons jamais vu, dans la région delà mort, dont vous venez de sortir, de si serein, de si heureux et de si auguste 1 Demeurez donc fermes dans les voies du Seigneur, où vous venez d'entrer, et ne vous lassez jamais d'un joug, qui fait tout le bonheur et toute la consolation de ceux qui le portent : State, et nolile iterum jiigo $ervitutit contineri. Vous êtes devenus des enfants de lumière ; soutenez cet heureux titre : vous venez d'élro faits héiitieis du Ciel méprisez avec une sainte fierté tout ce qui est au-dessous d'une si magnifique espérance; vous voilà devenus la victoire de Jésus-Christ, le fruit de sa mort, et le trophée de sa résurrection ; ne diminuez pas la gloire de son triomphe rn vous engageant encore sous la servitude dure et honteuse de son ennemi : State, et nolile iterum jugo servilulis continert. Que dirai je de plus, mes Frères Y Les anges qui environnent le tiône de l'Agneau dans le ciel, et vos frères, qui vous ont pri^c^dés avec le signe de la Foi ; les saints qui ont annoncé Jésus-Christ à nos Pères, vous regardent > vec joie du haut de la demeure céles'e : ils cé'f brent dans le séjour de l'inimortaliié votre délivrance, votre heureux retour à la grâce, et votre réunion avec eux et avec toute l'Eclise du Ciel ; ils chantent aux pieds du trrtne le cantique de looarge et d'actions de grâces. Voudriez-vous fermer encore les cieux sur vous, vnns séparer encore de la charité des citoyen» de la Jérusalem céleste, et rompre des liens si heureux et si désirables pour vous. Demeurez donc fermes ; et ne pBSs»z plus de la sainte liberté des enfan.s de Dieu, à l'esclavage affreux du dfnion et du péché : State, et nolile iterum jugo serr*itulis contineri. Que puisje vous dir<» enfi» î Vous avez niéme réjoui lesanges de la terre, les ministres de l'Eglise,
3ui ont été les témoins de vos larmes, de vosfoupirs. de la douleur de vi-tre confession, e la siriif^riié de votre pénitence; ils vous ont appliqué avec joie le sang de l'Agneau, et 'e rini(«je de vos souillures il vous ont réconciliés avec l'Autel, et avec le Dieu qu'on y .Tf^ure: ils vous ont donné le baiser de paix: ils vous regardent comme leur ouvrage en Jf.'us-Chnst. comme des enfants de la Foi qu'ils viennent d'enfanter, et de for- Dier pour le Ciel, parleurs prières, par leurs gémissements, et parles douleurs les plus vives du zèle sacerdr-ial. Voudilez-vous lemplir leur cœur d'amertume, par une indigne apostasie : les obliger rie gCmir encfire entre le vestibule et l'Autel ; et au lieu que vous êtes leur rcurtnne, leur jme, et leur consnialinn, devenir la plaie la plus doaloareuse de leur cœur 1 Ne rendez donc pas, mes Frères, les soins de leur trie, et les travaux de voire p<»niienre, inut les : Siale. et noHté ilervm jvgo ferrilutis contineri. Conservez le trésor que vous venez de recevoir, jusqu'au jour du Seisneur, afin que von» puissiez le lui présentera la résurrection générale, comme le gage et le prix de la bienheureuse immorialiié. Ainsi soiHl.