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II riables pour leurs citoyens, les Juifs parricides l'ont fait souffrir à leur HDi.
Mais cf qui surpasse tous les malheurs, c'est que, selon la remarque du uinl Ipôtre.
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donc dire : mihi absit gloriari f La gloire du chrétien n. • Dieu : d'autant fi'i»» 'e chrétien ne tronvr rien qui soit
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sors et des richesses immenses; mais c'est la miséricorde qui ouvre le sein, pour le faire inonder sur les créatures. La puissance est comme la source et la miséricorde estcomme uncanal. La puissance fournit ce que distribue la miséricorde; et c'est du mé lange de ces deux choses que nnlt ce divin éc'at que nous appelons la gloire de Dieu.
Or, c'est en la croix qu'éclatent le mieux la puissance et la misér'corde divines.
2166. L La puissance. Si Noire-Seigneur meurt entre les mains des bourreaux, ce n'est pas l'impuissance qui le réduit en cet état. La mort des autres hommes est un effet de la défaillance de la nature; mais celle de Jf'sus Christ est un effet de sa puissance. J'ai le pouvoir, dit-il, de quitter la vie et j'ai le pouvoir de la reprendre. Il se glorifie aussi bien de la puissance de mourir que de celle de se ressusciter. N'est-ce pas lui qui par une seule parole faisait revivre les morts 1 On s'efforce en vain de tarir les grandes sources, elles coulent toujours. Et Jésus avait eo lui même, dans sa divinité, la source éternelle de la vie. Frappex, déchirex ce corps, bourreaux, vous ne tarirex pas cette source ; et il faudra que Jésus lui-même en arréie le cours dans l'amour qu'il a pour nous. Aussi, avant de rendre le dernier soupir, il passe en revue toutes les prophéties ; et voyant qu'il ne manquait plus à leur entier accomplissement, que d'être abreuvé de Rel et de vina<gre, il demanda à boire ; et quand on lui eut présenté cet amer breuvage, il remarqua que tout était consommé et rendit le dernier soupir, pour montrer à tous que ego ponoanimam meam, nemo tollit eam à me. Le centenier ne s'y méprit pas : voyant ce qu'il y avait de grand, ('e noble, de libre dans cette mort, il confessa la divinité de Jésus expirant, lui qui n'avait fait aucun cas de lui pendant sa vie. Vous dirai-je que la puissance de Jésus éclate à sa mort, remue le ciel et les éléments, renverse tout l'ordre du monde, obscurcit le soleil et la luneT Non, il y a à vous faire comprendre des vérités bien plus frappantes. La croix a dompté les démons, abattu l'orgueil des hommes, renversé leur fausse sagesse et triomphé de leur cœur. Une telle victoire est plus glorieuse que de troubler l'ordre de l'univers. Ce qui fait éclater la puissance, c'est la victoire, surtout quand on la remporte sur des ennemis superbes et audacieux. Or, sous lu Dieu bon, il y a eu des rebelles, parce qu'il y a eu des ingrats. C'est l'orgueil qui les a soulevés contre le Créateur, et l'orgueil est le grand ennemi de Dieu ; car les superbes veulent traiter d'égal à égal avec Dieu. L'orgueil est monté dans le ciel et a débauché des anges; et après, il est descendu suria terre, pour y perdre l'homme par le moyen des esprits rebelles dont il avait fait des démons. Le prince d'enir'eux, voulant subjuguer l'homme, a tenté de le rendre rebelle k Dieu, afin d'en faire ensuite son propre esclave. Il lui a soufflé son orgueil ; et de là l'histoire de nos malheurs. Dès lors, Satan ee fait rival de Dieu et entreprend de se faire adorer par toute la terre. Il n'y réussit que trop.
Chose étrange, mais très véritable : les peuples les plus polis avaient les religions les plus ridicules; ils se vantaient de n'ignorer rien et ils étaient si misérables que d'igoo< rer Dieu. Ils réussissaient en toutes choses jusqu'au miracle; sur le fait de la religion, qui est le capital de la vie humaine, ils étaient entièrement insensés. Qui le pourrait croire, fidèles, que les Egyptiens, les pères de la philosophie ; les Grecs, les œattres des beaux-arts ; les Romains, si graves et si avisés, que leur vertu faisait dominer par toute la terre; qui le croirait, qu'ils eussent adoré les bétes, les é^ments, les créatures inanimées, des dieux parricides et incestueux? Que non seulement les fièvres et les maladies, mais les vices les plus infAmes et les plus brutales des passions eussent leurs temples dans Rome ? Qui ne serait contraint de dire en ce lieu, que Dieu avait abandonné à l'erreur ces grands, mais superbes esprits qui ne voulaient pas le reconnaître ?
Qu'y avait-il de plus méchant que leurs dieux? quoi de plus impur que leurs profanes mystères? quoi de plus cruel que leurs jeux sanglants et dignes de bétes farouches, ou ils rassasiaient leurs fausses divinités de spectacles barbares ei de sang humain? Cependant tant de philosophes, tant de grands esprits que le bel ordre du monde forçait à reconnaître l'unique divinité qui gouverne tuute la nature, encore qu'ils fussent choqués de tant de désordres, ils n'ont pu persuader aux hommes de les quitter. Avec leurs raisonnements si sublimes, avec leur éloquence toute puissante, ils n'ont pu désabuser les peuples de leurs ndicules cérémonies, et de leur religion monstrueuse.
Exsurgat Leus et dissipentur inimici ejus et fugiant qui oderunt eum. Mais, 6 Dieu, de quelles armes vous servirez- vous? Je ne vois ni vos foudres ni vos éclairs, ni cette majesté redoutable devant laquelle les plus hautes montagnes s'écoulent comme de la cire; je vois seulement une chair meurtrie et du sang épanché avec violence, et une mort inf&me et cruelle, une croix et une couronne d'épines ; c'est tout votre appareil de guerre ; c'est tout ce que vous opposez A vos ennemis. Justement, certes, justement ; et en voici la raison solide, que je vous prie, Chrétiens, de considérer. C'est honorer l'orgueil que d'aller contre lui par la force : il faut que l'inTirmité même le dompte. Ce n'est pas assez qu'il succombe, s'il n'est contraint de reconnaître son impuissance; il faut le renverser par ce qu'il dédaigne le plus. Tu t'es élevé, ô Satan, tu t'es élevé contre Dieu de tojte ta force : Dieu descendra contre toi, armé seulement de faiblesse, afin de montrer combien il se rit de tes téméraires projets. Tu as voulu être le Dieu de l'homme ; un homme sera ton Dieu ; tu as amené la mort fur la terre ; la mort ruinera tes desseins; ttt as établi ton empire en attachant les hommes à de faux honneurs, i des richesses