KWI.TATION DE LA CROIX
mal assurées, à des plaisirs pleins d'illasioo ; les opprobres, la panvreté. l'extrême misère, la croix, en an mot, détruira ton empire de fond en comble. 0 puissance de la croix de Jésus t
Sitôt qu'elle a commencé de paraître an monde, sildl que l'on a prêché la mort et le supplice du Fils de Dieu, les oracles menteurs se sont tus; le r^gne des idules a été peu à peu ébranlé ; enfin elles ont été renversées; et Jupiter et Mars, et Neptune, et l'Egyptien Sérapis, et tout ce qu'on adorait sur la terre, a été enseveli dans l'oubli. Le monde a ouvert les yeux pour reconnaître le Dieu Créateur, et s'est étonné de son ignorance. L'extravagance du Christianisme a été plus forte que la plus sublime philosophie. La simplicité de douze pécheurs sans secours, sans éloquence, sans art, a changé la face de l'univers.
Quoil malgré ses miracles, Jésus, darant sa vie, n'avait qu'un petit nombre de disciples qui l'abandonnèrent au temps de sa passion ; mais dès qu'il est monté sur la croix quelle affluence de peuples accourent à luil Cette croix infâme, qui devait le faire mépriser partout, le rend vénérable à tout l'univers. Sitôt qu'il y a étendu les bras, tont le monde a recherché ses embrassements. Cum exallatu^ fuero, omiiia traham ; il a changé l'instrument d'un supplice infâme en une maclune céleste pour enlever tous les cœurs. Voyez ce'.te multitude qui ni>n seulement se glurifie de porlf r son nom, mais encore s'empresse d'imitt* r ses souffrances, de sacrifier pour lui et les honneurs et la vie. On admirait chez les païens le mépris de la murt, cumme une chose presque inouie. GrAce à la croix de Jésus, il est devenu commun parmi nous. Depuisla mort d'un Dieu, la murt a eu pour les Chrétiens des délices. On a vu des vieillards décrépits, de faibles enfants, des vierges timides y courir comme à un triomphe. Le monde s'est plutôt lassé de tuer que les Chrétiens de mourir. Ceite héroïque constance des martyrs, a désarmé les bourreaux, d^ra l'aveugle fureur ne faisait qu'établir cequ'elle pensait détruire ; et les croix, (i ^ servaient, comme celle du Maître, à la conquête du monde. Les loups deve-
i, iiix : le sang des martyrs était une semence de Chrétiens. Aussi la croix
etenaait \\.\\ imnaiion ; il fallait qu'elle régnât partout parce qu'elle était toute
puissante. .\ es et Grec<i, Si'vihes, Arabes, Indiens, forment bientôt un nou-
yo:»" r ,v^i .(:. pour Chef; l'Evangile porte loin la croix de Jésus pouréten-
i: du monde, courbe la tête; et bientôt elle porte plus loin ses con-
(. :e Jésus, qu'elle ne l'a fait par ses armes Constantin élève la
. .i uan^ ses étendards, an-dessus des aigles romaines, et confesse ainsi qu'il
i ".i ses victoires avec l'empire. 0 Jésus, vous avez vaincu le monde non ferro
s ' " 'emot de saint Augustin. Il était digne de votre grandeur de vaincre la
,' -ance ; par là vous avez fait voir (|u"il n'y a rien de faible en vos mains
e , ~ des foudres de iout ce qu'il vous p'all d'empluyer. Ce n'est pas donc
sans uo dessein merveilleux de la Providence que la croix sainte du Sauveur a été retrouvée et exaltée, à Jérusalem, sous Constantin, au moment où le triomphe du Christianisme éin 0 paraissez maintenant, croix jusque-là cachée, paraissez, vous qui avez fa es, vous qui avez brisé les idoles, ^ubJugué les peuples et donné la vict •"•■ >^ Niii.i.u ,iH J.''<us qui ont tout surmonté par la patience. Vous serez nae des empereurs, la gloire des Chrétiens, puisque cv ce de leur Dieu; mais vuus serez aussi leur espélance ; car par .
:!ltS7. 11. La r' île Dieu. Qui ne se tiendrait inflniment honoré d'avoir ua Dieu ^■— ■■"■'■• — •■ -'■• " ►•■rTEt sa miséricorde ne nous presse-telle p 1 éclate d'une manière plus frappante la aii>> la croix, et est-il mort sur ce bois infâme 1 l.o jii.-<Lce divine élan prête k précipiter dans l'abîme les hommes orgueilleux et rebelles. I .r^i|iie loiit à coup notre charitable l'ontife parait entre Dieu et les bommt's II .S4> [ — ; coups qui allaient tomber sur • ' jyp
l'autel de II .ng sur les hommes; il élève à h no-
..nic- I' ... ; et la terre, il change une ju , . •• en
■;i •• ■ îde.
If* anges rebelle*, nous leur avion*, pnr un dél^^lable marché,
u . . , •■;re livrés ;