des époux qui prient, qui aiment Dieu, peuvent porter
; et de fait il y aura dans la suite des âges des «hrétieus qui, à
iiile, uniront la virginité au mariage, pour confondre ireuxtpii dans
!.it ne savent pus même garder les lois de la chasteté. O union la
lie de toutes les unions de la terre ! La retraite, la prière, la direc-
l'tre vous a préparée; le ciel vous a consacrée: aussi le bonheur
ivie ; la vertu et les mérites vous ont couronnée. 0 vous «pie Dieu
II ! l'Ile a vous consacrer A lui dans l'état religieux ou dans la virginité, ne
- ■ •/ (ins fi des iiniHn5; de la terre. La Providence, loin de vous les ména-
d'elle, comme elle lit pour la N ierge Marie,
s créatures A devenir .>ière de Dion, la Provi-
■ . dis-jc, vous .ippt lie à vous séparer du monde et il' iis de la
i'cHi Jé<<ns qui fiern Heul v<»tre epoux, votre appui, '. ■• ; avec
iiquer? Mais tpie ceux qui ui iut
M*, que ceux A ipii semble Ir la
• •nt les
i-s I niiin.n II iiis mi" m ■ uni. 'H- •> > |ir' .ite
is du monde, la docilité aux conseils <! ut
■ ....- . Mies de foi l'i-i II....... I.I.. 1,,,, |,,,|,, ,,,,,; lii
vi'iiii ,1 l.i i-i.liosse. (l'esi iT la vie i :>lement
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1040 fKTES OB LA SAINTE VIERâfi
V, — Purification do 1a Sainte Viergo. Pré«entatioii de «I^sus au Temple.
2104. — Deux niyslèrcs (iiii nous apprennent rubt'issance à la loi de Dieu, avec tous les caraclères qui peuvent la rendre méritoire. Marie, en efTel, obéit :
I. Ponctuellement, en observant toutes les circonstances de la double loi du Seigneur, l" celle qui regardait sa purification, bien qu'elle ne fut pas laite pour elle ; 2" celle qui l'obligeait à offrir son premier-né au Seigneur. C'est dans le lieu voulu (pi'elle les accomplit. Klle fait de bon cœur l'offrande prescrite, bien qu'elle soit pauvre.
II. Humblement. L'obéissance coûte à notre orgueil et nous violons la loi par esprit d'insoumission, Mariam supra legem f>cerat gratin, dit saint Augustin; sub ler/e fecit humilitas ; ou nous clierchons à nous persuader qu'elle n'est pas laite pour nous ; Marie n'écoule pas ces vains raisonnements de l'amour-propre. I.ors même qu'en se confondant avec les femmes vulgaires, elle devra voiler ses privilèges les plus glorieux : sa virginité perpétuelle, sa maternité divine, et étaler par l'olTrandc (ju'ellc fait sa pauvreté, elle (|ui est la fllle et l'béritière de David, elle n'hésite pas, heureuse de se cacher parmi la foule et de se montrer la dernière servante du Seigneur, elle qui commande au Législateur lui-même, devenu son propre fils.
III. Généreusement. Notre lâcheté, aussi bien que notre orgueil, nous fait violer la loi de Dieu. .Marie sacrifie à l'obéissance l"sa propre gloire, comme nous l'avons remanjué, et nous ne savons pas sacrifier le respect humain, ce faux point d'honneur qui nwjs porte à violer la loi de Dieu. 2° P^lle sacrifie les douceurs de la vie, car en offrant son Fils à Dieu, elle sait bien qu'elle sera victime avec lui et associée à toutes ses douleurs, et nous ne renoncerions pas aux joies mondaines. ',V Elle sacrifie enfin son Jésus, son tout. Elle l'offre irrévocablement, sachant bien qu'il est destiné au supplice de la croix, pour le salut du monde. Comparez son obéissance à celle d Abraham. Quelle diflérence entre l'un et l'autre ! Isaac n'était qu'un jeune houiuie ; Jésus est Dieu et Fils de Dieu. Dieu se contenta de la générosité d'Abraham, Isaac lut conservé à sa tendresse. Marie devra porter le glaive de douleur, jusqu'à l'heure ou réellement elle verra Jésus immolé sur la croix, à la fleur de l'Age, dans le supplice le plus atroce. VI nous ne savons pas sacrifier à Dieti celle occasion de péché, ce défaut dominant qui est la source de toutes nos chutes. Il est dur de renoncer ;ï ce qu'on a de plus cher, et nous ne considérons pas, comme Marie, la çloire qui en revient à Dieu et l'utilité que nous en retirons. Dieu nous obligeàt-il aux sacrifices les plus pénibles, qu'il faudrait encore nous soumettre. 11 est maître, il ne nous défend que ce qui nous perd, il ne nous commande que ce qui est pour notre j/lus grand bien. Ne soyons pas les ennemis de nous-mêmes, obéissons «lans tous les points. Pour cela foulons aux pieds notre amour-propre, notre lûcheté. Hien n'est fécond comme le sacrifice. Celui de Marie a opéré le salut du monde, la ruine des puissances des ténèbres, la gloire de Dieu, la glorification de Jésus et de sa Mère. IMus nous sacrifions à Dieu, plus nous nous amassons de mérites, de bonheur et de gloire en ce monde et en l'autre. Donc, fidélité aux commandements de Dieu et de l'Eglise, obéissance à nos supérieurs en tout ce qui est juste.
2195. Autre plan snr lemème sujet. — Lumen ad revelationem gentium. (1) O m vstère est une révélation pour les peuples.
Il leur apprend ce qu'ils avaient ignoré jusque l;\, cette science que saint Augustin demandait à l>ieu : Noverim te ; noverim me.
I. A connaître Dieu. 1" Sa grandeur: les victimes n'ont pas suffi, pour cela; ni même l'olTrande des premiers nés, cependant si propre à faire voir les droits suprêmes de Dieu sur toutes les familles, il fallait une victime divine,
(\) Un Homme-Dieu ofTerl à Dien, le Saint des .Saints consacré an Seigneur, le souverain Prêtre de la nouvelle alliance dans un état de viciime, le Rédempteur du monde racheté lui-même, une Vierge pnriliée, et une mère enfin immolant son Fils, quels prodiges dans l'ordre de la gr&ce l CBouhdalodk.)
ANNOtJCIATlôS
li" La justice de Dieu.
' en ce jour; il fallait Jésus que Dieu a donné pour it il toutes créatures: Jésus en l'econnaissanlle souveuloiir sur lui, nianilestera éloquemmont la dépendance .en niéme temps qu'il rendra ii son Père un hommage a ; cl iiuus voudrions vivre dans lindépendance vis-à-vis de ce 11. et nous no lui offririons pas, pour reconnaître son souverain eraivons et tout ce que nous sonuues ? 2o Sa bonté, l) I mundam ut Filium uniyenitum daret. 2) Le Fils
r )t.s mains de sa Mère, dilexit me et tradidit semetipi cœur que celui de Marie qui fait tm tel sacrifice pour ii'Mis . v<it-iiL- nuiiic en Dieu, qui a mis dans ce cœur de Marie tant de générosité pour de pauvres pécheurs ! qui n'aimerait le Seigneur et sa divine Mère ?
Pour la satisfaire, il faut une expiation d'un prix i'istice porte au mal, puisque proprio Filio non us. innocens, impotlutus, et simplement parce
, iice du péché, et s'était l'ait caution pour le pé-
(' ainsi le t»ois vert, que fera-l-on du bois sec:* 0 pécheurs, si 0 mal, tremblez ! Jforrendum est incidere in manus Dei viventis.
II. Ce mystère nous apprend à nous connaître nous-mêmes, l" Nous
sommes un ubime de néant, puisque nous sommes pécheurs, et comme tels,
voués à porter le poids de la justice divine et eu même temps, impuissants
à la satisfaire, i"* Abime de grandeur, nous ne comprenons pas le prix de
nosAmf^s; nous les sacrifions pour un intérêt méprisable, un vil plaisir. Et
're pour elles ; et pour h^s sauver, Marie offre Jésus. Non corrupti-
iro vfl arr/ento redempfi esfis. Donc estimez votre àme, ne la pro-
lié, ne 1;( i is pour im plat de lentilles, ou quehiucs
iindabit »tutationempro u/nind sud ; (m'esi-ce
■ ' !■ son i\me, s'il venait à la perdre?
08, pour quel avantage temporel
. ii'i.i> . jpiMir (pirl' ' :• -tidlos, pour quelles
ins ne sont-ils pas j rifier leur Ame ! 0
f . (Jue je vous «•nnn.i..-.^, i...,ii- vous adorer, vous
0 me connaisse pour savoir que je n'ai de moi
, ,. ,. ,,.,... , , .. 3 m'avez donné une »\me immortelle, faite à votre
iina^çe, et que je dois sauver malgré tous les sacrifices. C'est la grande révélation.
ii'.H't. Féie de la Kaiute Famille. — Il sera facile de prêcher sur <etie Itte que Léon Mil vient «1 flablir, en se servant des sujets traités aux n*» 2187 et 2191, ci-dessus. (Voir aussi Incarnation no 2124.)