‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 297 sur 416 · VII. — Sept douleurs de Marie · texte numérisé non relu

VII. — Sept douleurs de Marie

iiOi. Attendite et videte si est dolor sicut dolor meus : Soyez attentifs et voyez s*j1 y a une doiiloiir semblable à ma «loiileur. J<*siis a t'té l'homme de douleur; aucun prédestiné qui ne lui soil conforme. La Keine des prédestinés .1 ' ■ "i être la Hoine des martyrs. Gabriel, en lui révélant l'incarnation, sans doute cpjo THnlant divin dont elle devenait la .Mère, était la viniiii.^ [>our 11' ' '^s hommes. Quand .Marie vit couler le sang de Jésus au jour do la ' u, elle savait bien que ce sang serait répandu tout

p„,: .. .. Talvaii. . \iissi elle ne fut pus surprise de la prophétie que lui lit ' le vieillard Siméon, en lui prédisant qu'un glaive de douleur iio,,^,., , . orait son Ame.

Art fuite en ICfiifpte, la /terfe de Jésus au temple ne furent (jue des occa-

v;<,nv ,,H <'■ ri, ,,)ii"estèrent plus vives ses continuelles douleurs; mais de même

\ et les souffrances de trente-trois années ne suflisaienf pas à

s. et qu'il fallait encore la passion et la mort de ce divin

•e n'était pas assez pour la Vierge, de trente-trois aniié» s

encore pour elle les douleurs du tJalvaire. I. Considérons-

up ; et 11, admirons la générosité et la constance avec lesquelles

-upporte.

-- . ' 'curs de Marie au Calvaire. Ne disons rien de cette </oi//o«-

'■ i\o Marie et de Jésus portant sa croix. Sans doute la Viei^e

!eauavec lui, si les bourreaux ne l'eussent écartée; mais

«ha pas de suivre son divin Fils sur la voie ensanglantée

. ni d'être témoin «le son crucifiement. (Cependant la croix est

• ; en terre: bourreaux, votre œuvre de sang est achevée, éloi-

gn-'/ N' 1^ . ! (issf/ s'accomplir le mystère de la douleur de la Vierge.

loM.irie l'st i.tnojn du supplice do Jésus. .\h ! si étant éloignée, elle avait

■ de sa mort, quelle n'eiit pas été sa lO qu'elles éprouvent on apprenant

I II linp de bataille! .Mais Mario est témoin

I, en commandant à .\braham de lui offrir en

■ ■ ..-,, ,..,- .....itier cet ordre A Sara, la more de cet enfant; il

luo de la bonne volonté du pore, et lui éftargna de voir mourir

v.Mn \'.i .iiv.mi :m..1,'>;, ri .•! ii":.v;in( plus do lait à offrira

I ne [(ouvant sup[)ortep

. .^ '; puerum. Marie est 1&

/te fnf s,t }frre. seule elle a concotini & lui donner son hunia-

ro ipje son Père céleste; elle l'aime d'un amour

1 l'ois.

[) ion lits uiiiquo, mais le (ils le plus beau, le plus aimable

: S> non ('rf'ttffur ff non Dieu, et il est soml>l«ble fin dernier

- ioire du l'ère ot il i- ra-

- ^ ; et, de la plante l'à

ne. C est celui qu'adorent les esprits leiosics;

ni.

\ et elle ne jteut !■ ' nts

I corps ; Marie l'en le

■ -■ - ■' - ' -" lis

la

.,, . ,, ,,. , ,,, ,, ,,,, net

ouvrir. Il dit; J'ai soif. ■ <*•

nnti

1018 KKTES DE LA SAINTB VIERGE

tristesse. (Voir au'n'> tSt4, les reproches de Marie à la croiœ, d'après lo 1», LeJeine.)

bo Jésus meurt ; mon Père, dil-il,^e remets mon dme entre vos mains : il incline Ih U'*le: Totit est consomme, ajoule-t-il, et il expire. Ah! ces mois tout est consomme, sont le glaive q(ii perce l'Aine de Marie.

r»« Ht^splia, mère de deux des fils du roi .Safd, non seulement assista à la mort do ses enfants crucifias par les (iahaonites, mais m^iiie après leur mort elle resta à ciMè de leurs cadavres qu'elle réussit i\ garantir des oiseaux de proie et des bètes féroces. Marie plus courageuse (jue Itesplia, ne put écarter la rage de tigre des bourreaux ; 1 un d'eux, en ellel, per^a de sa lance le côté do Jésus, et Marie était là.

7o Des disciples fidèles descendent Jésus de la croix ; Marie le reçoit dans ses bras, c'est la sixième douleur de Marie ; il faudrait la langue d'un ange pour la redire. Marie contemple le front, le visage, les yeux éteints, la l)ouche fermée, les pieds, les mains, le côté ouvert de Jésus. Ah ! dit-elle, ne m'appeles plus Noémi, c'est-à-dire belle, car le Tout-Puissant m'a remplie d'amertume.

8» Le corps de Jésus, celte dernière consolation de Marie, le seul trésor qui lui reste, lui est enlevé et mis dans le tombeau!... 0 More affligée, à qui vous romparerai-je ? votre douleur est f/rande comme l'Océan t Vous êtes vraiment la Reine des martyrs, ayant plus soulTert dans votre cœur qu'ils n'ont soulTert tous ensemble dans leur corps. Aussi les anges de paix en pleurèrent, les rochers se fendirent, les morts se réveillèrent dans leurs sépulcres; et nous, serions-nous insensibles? Ah ! n'est-ce pas pour nous que vous souffrez? Jésus a été broyé à cause de nos crimes, et c'est à cause de ces mêmes crimes q)ie votre douleur est grande comme l'océan ; nous voulons rester au pied de la croix avec vous, afin de pleurer avec vous nos péchés et la mort de Jésus, et de vous consoler en partageant vos tristesses.

2203. 11. Comment Marie souffre. 1" Avec résignation. Pauvres affligés, malades, persécutés, venez apprendre à souffrir : c'est la grande science de l'homme et du chrétien. David, en apprenant la mort d'Absalon, son fils, remplit son palais des cris de sa douleur, .\bsalon, s'écriait-il, que ne vivezvous encore, ou que ne suis-je mort avec vous ! Kn Marie aucune plainte, aucim murmure. Stabat: elle est et demeure debout ; elle pleure, Dieu ne condamne pas les larmes, surtout les larmes d'une mère ; mais ses pleurs coulent avec résignation: qu'un tel exemple nous apprenne à souffrir.

Il eut une elficacité merveilleuse sur une mère cochinchinoise, dont parle Mgr Pellerin. vicaire apostolique de la Cochinchine occidentale. On venait d'arrêter son fils unique ; et comme il se déclarait chrétien, on allait le conduire au supplice. La mère au désespoir vient apprendre au missionnaire cette nouvelle. Celui-ci lui fait le récit des douleurs de .Marie au Calvaire ; cette femme se calme, elle s'en va fortifiée. Les bourreaux entraînent son fils, elle les suit ; et quand l'un deux tranche la tète du martyr, la mère, ne voulant pas laisser rouler dans la poussière cette tète si chère, la re^-oit dans un pan de ses vêtements et vient l'apporter au missionnaire. Puisse le spectacle de la résignation de Marie nous inspirer le même héroïsme dans la souffrance ! Dans ce but :

2" Ktudions le principe Aç cette force de Marie dans la douleur. 1) Jésus en entrant dans le monde avait dit: Voici que je viens, ô mon Père, pour faire votre volonté. Au jardin des Olives, il avait répété : Mo7i Père, que votre volonté se fusse et non la mienne. Le Père céleste lui avait commandé on effet de sacrifier sa vie pour le salut du monde. Marie connaissait cette volonté adorable, seule juste, seule sainto, et elle l'aimait comme l'ont toujours aimée les saints, comme les élus l'aimaient au ciel. Abraham ne résista pas à la volonté divine qui lui demandait le sacrifice d'isaac. Comment Marie y aurait-elle résisté?

2) La mort de Jésus était le salut du monde, et Marie en contemplant ses plaies, pense moins à ses souffrances qu'aux fruits salutaires Qu'elles doivent produire. Elle voit, parle sang qui coule, les péchés du monde lavés, la colère du Père apaisée, les flammes de l'enfer éteintes. Jésus a accepté la mort avec joie ; Marie devenue notre Mère, en vue de nous sauver, accepte avec paix la

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