‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 299 sur 416 · COI · texte numérisé non relu

COI

par <t unam lurittli mnrituili, iji.am omnes Itmere virendo.

C'est ainsi qu'on traite la divine Viertre. 0 Dieu t qu'on ménaire peo sa douleur t

ou I 1

dii> . . , ■<

delà firt* : no la vt-ol éprouver; on le lui prédira, afin qu'elle le scnie ioi i ne lui dira pas Cf qu^ e>^\. pour n^ p»« rtter h la <1onl«»iir Is serounw qii-

y a.' Co:

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point : qa'arnverat-ilf quoi qu'il arr Dieu l'a voulu, il faut le vouloir. 1 1 patiente : la première ne mettre; la seconde ne *>

Voilà les deux actes de résiK'i"»'"'" ■ -t (iirjj.irtT n i"iii tv iju u vnii, sf rcMm.'re s u'iii

ce qn il fait.

Marie, alarmée dans sa prévoyance, regarde déjà son Fils comine tmi' virtime. elte >« voit d^jà tout couvert de plaies, elle le voit dans ses lances coo dit-elle, comme un faisceau de myrrhe qni repose entre «es mijrrhfr dilectu$ meus mihi. iC\^r . i. li ) C'e«i. dit-ell', cmn)'- un myrrhe, à cause de sa mort «{ut est toujours présente à ses yeux. Specl

pour une mèiel 0 Dieu, il est à vous; je consens à tout, Taites-en votre volonté : elle loi voit donner le coup à la croix. Achevez, ô Père éternel : ne faut-il plus que mon consentement pour livrer mon Fils k la mort? Je le donne, puisqu'il vous platt ; je suis ici pour souscrire i tout; mon action vous fait voir que je suis piéle : déchargez sur loi toute voiie coUVe, ne vous conteniez pas de fcapper sur lui, prenez votre glaive pour percer mon âme, déchirez toutes mes enli ailles, arrachez-moi le cœur en m'(!itant ce Fils bien-aimé. Ahl mes Frères, je n'en puis plus. Je voulais vous exhorter ; c'est Marie qui vous parlera, c'est elle qui vous dira que vous ne sortirez point de ce lieu sans donner .'i Dieu tout ce que vous avez du plus cher. Est-ce un mari, est-ce un fils? Ahl vous ne le perdrez pas pour le déposer en ses mains ; il rendra le tout au centuple. M»rie reçoit plus qu'elle ne lui donne. Dieu lui rendra bientôt ce Fils bien-aimé, et en attendant, Chrétiens, en le lui ôtant pour trois jours, il lui donne pour la consoler tous les Chrétiens p jur enfants.

2-207. 111. Jésus communique à Marie la fécondité de son sacrifice. Le disciple bien-aimé du Sauveur, qui seul assista à la mort de son matire, que Jésus donna pour fils à Marie, nous révèle ce mystère. Il nous parle, en elTet, dans son Apocalypse d'une femme environnée du soleil et ayant la lune sous ses pieds, et en même temps il nous la représente poussant de grands cris dans le travail de l'enfantemenl. Cette femme c'est la Sainte Vierge. Elle a eu un enfantement sans d>)uleur, comme elle a conçu sans corruption; mais elle a eu aussi un enfantement laborieux. Elle a enfanté l'Innocent, et elle a enfanté les pécheurs : le premier, sans peine, et les seconds, dans les douleurs et les larmes. Il faut qu'il lui en coûte son Fils unique; elle ne peut être mère des chrétiens qu'elle ne donne son Bien-Aimé à la mort. 0 fécondité douloureuse! Pour nous en rendre compte, souvenons-nous qje Dieu le Père, qui a engendré dans l'éternité un Fils égal à lui, qui contente entièrement son amour, a voulu <ians sa bonté avoir des fils adoptifs. Son amour a voulu donner des frères à ce premier-né, des cohéritiers au Ben- Aimé de sjn Cœur. Mais, ô merveille de sa chanté pour l'homme I il livre son propre

Fils à la mort, pour faire natire ses enfants adoptifs. Sic Di'us dilexil 77' ' it

Filium suum dnret, ut omnis qui crédit non pereat ; sed habeal viiav On n'adopte des enfants que quand on n'en a pas de véritables; c'est po . u

sacrifie son unique héritier pour nous faire entrer dans ses droits. Oh t que nous coûtons cher à Dieu le Pèrel Mirie n'en est pas quitte à moins. C'est pour cela que Dieu l'appelle au pied de la croix. Elle y vient pour immoler son Fils véritable, aHn que les hommes vivent, elle y vient recevoir de nouveaux enfants : Mulier, ecce filius tuus. C'est là le dernier adieu de son Fils; c'est là des traits qui percent son âme le plus douloureux.

Saint Paulin, évéque de Noie, parlant de sa parente, sainte Mélaoie, à qui d'une nombreuse famille il ne restait plus qu'un petit enfant, nous peint sa douleur par ces mots : Elle était, dit-il, avec cet enfdnl, reste malheureux d'une grande ruine, qui bi^n loin de la consoler, ne faisait qu'aigrir ses douleurs, et semblait lui être laissé pour la faire ressouvenir de son deuil, plutôt que pour réparer son dommage.

N'est-ce pas là ce qui arrive à Marie : Mulier ecce, etc. Mon Fils, dit-elle, c'est donc maintenant que vous me quittez, et qui me laissez-vous à votre place? Uo homme, pour un Homme-Dieu? Ahl quelle dure conso!ation l Son amour accoutumé à un Dieu, ne rencontrant qu'un homme en sentira plus vivement ce qui lui manque ; et ce fils aioptif lui révélera plutôt son malheur qu'il ne le réparera. Aussi cette parole la tue, et cette parole la rend féconde Elle devient la mère des Chrétiens, par l'effort d'une affliction sans mesure. On tire de ses entrailles ces nouveaux enfants avec le glaive et le fer, et on enir'ouvre son cœur avec une violence incroyable, pour y enter cet amour de mère qu'elle doit avoir pour tous les fidèles.

Chrétiens, enfants de Mirie, mais enfants de ses déplaisirs, enfants de sang et de douleurs, pouvez-vous écouler sans larmes, les maux que vous avez faits à votre Mère? Pouvez-vous oublier ces cris parmi lesquels elle vous enfante? L'Ecclésiastique disait autrefois : Gemitut matris tuœ ne obliviscaris. (Eccli., vu, 29) : N'oublie pas les gémiss^-menls de la Mère. Chrétien, enfant de la croix, c'est à toi que ces paroles s'adi'tSvent. Quand le monde l'attire par ses voluptés, pour détourner l'imagination de ses délices pernicieuses, souviens-toi des pleurs de Marie, et n'oublie pas les gémissements de celle Mère si chariiab'e/ Gemilus matris tuœ ne obliviscaris. Dans les tentations violentes, lorsque tes forces sont presque abattues, que tes pieds chancellent dans la droite voie, que l'occasion, le mauvais e.\emnle ou l'ard^nr de la jeunesse te presse, n'oublie pas les gémissements de la Mère : ^'e obliKiscaris. Souvietis-loi des pleurs de Marie, souviens-toi des douleurs cruelles dont tu as déchiré son cœur au Calvaire, laisse- loi émouvoir au cri d'une Mère. Misérable, quelle est ta pensée? Veux-tu élever une autre croix pour y attacher Jésus-Christ? Veux-tu faire voir à Marie son Fils crucifié encore une fois? Veux-tu couronner sa télé d'épines, fouler aux pieds, à ses yeux, le sang du Nouveau Testament, et, par un si horrible spectacle, rouvrir encore toutes les blessures de son cœur maternel ? A Dieu ne plaise, mes Frères, que nous soyons si dénaturés! laissons-nous émouvoir aux cris d'une Mère.

Mes enfants, dit-elle, jusqu'ici je n'ai rien souffert, je compte pour rien toutes les douleurs qui m'ont affligée à la Croix; le coup que vous me donnez par vos crimes^ c'est là

StîPT nOltLEITRS DE MARIE <05ÎÎ

vériiablement celui qui me blesse. J'ai va moarir mon Fils bien-ai.né, mais comme il snufTrait pour votre salui, j'ai bien voulu l'immoler rooi-mémp, j'ai bu celte amertume avec joip. Mfs enfants, croyei-en mon amour; il me semble n'avoir pas senti cette plEi <> aux douleurs que me donne votre impénitence.

M ~ sarniier des âmes à la fureur de Saian; quand je vous vois

per ic iiKMi > n^4, en rendant sa gi;lee inutile, faire un jouet de sa Croix, par

la I le ses sacrements, onir.itrer sii miséricorde en abusant si longtemps de

sa I' l'iand je Vois que vuiis ajDUiei l'insolence »u crime, qu'au milieu de tant de

pécb*^d V'juà méprisez le rem('>de de la pénitence, ou que vous le luurnez en poison par vos chute» cciniinuelli'S, amassant sur vous des trésors de haine et de fureur éternelles, par ois et impénitents ; c'fSt alors que je me sens fraopée jusqu'au vif;

c'p- ce qui me perce le cœur, c'est ce qui m'arrache les eni railles. »

0 M , ^ us. Votre d'Uleur, vos larmes, la générosité de votre sacrilice, la

tendresse avec laquelle vous nous adoptez, ont touché dos coeurs. Désormais, ils n'auront d'amour que pour Jésus et pour vous, etc.

âi08. Autre plan mr les Sept Douleurs, d'après Bosjuet.

Dixit malri stue mulier, etc. (Jeax, xix, \:6).

Si jamais l'amour se révèle par de prodigieux effets, c'est surtout à l'heure dernière. Quand on entrevoit qu'on va être «éparé de ceux qu'on aime, on cherche du moins à leur laisser un durable .souvenir : et l'histoire est remplie des marques prodij^ieuscs d'alTeciton échangées au moment suprême de la mort. Saint Jean, le discip!e de l'amour, a eu soin de recueillir les dernières paroles dont il a plu à son cher Maître d'honorer en mourant ei sa sainte Mère et son fidèle disciple.

L'antiquité a fort remarqué le testament d'un certain philosophe, Endamidas de Coi t pas de quoi entretenir sa famille, légua, en mourant, à ses

an, ,is. Ce que la nécessité suggéra à ce philosophe, l'amour le fait

fan.. » ......... : ....^ ......,.i.re bien plus admiiable. Il ne donne pas seulement sa Mère à

son ami, il donne encore son ami à sa sainie Mère ; il leur donne à tous deux et il les donne tous deux, et c'est au profit de l'un et de l'autre. Quel testament admirable I l.e (■'ils de Dieu n'avait rien qui (fit plus à lui que sa Mère ni que ses disciples ; puisqu'il se les attachait au prix de s^-n sang, il en peut d<<nc ilispo>er comme d'un héiiiage très bien acquis Or, pendant que ii>iis ses disciples ont pris la fuiie, il n'y a que Jran son bitn aime qui lui reste. Il repré.-ente donc tous 'es chrétiens et Jé.<us lui donne sa .Mère, et Jean en prend possession comme de st>n bien, qui est en même temps le nôtre. Il nous do[>ne sa propre Mère, et il nous la donne afin qu'elle soit la nôtre. Afin que nous puissions espérer (luel^jne «««isiance d'une personne auprès de la Majesté divine, il est nécessaire que «a . < he de D.eu tt que sa bonté l'approche de nous.

Or, Marie peut nci qu'elle est Mère de Dieu, elle veut nous assister

parce qu'elle est u...^ .-.^.i, -...>..^ points qui servent de fondement à la dévotion à Marie.

iiW. I. Marie toute puissante auprès de Dieu parce qu'elle est sa Mère.

La mission la p'us importante du Fils de Dieu sur la terre, c'est celle de médiateur entre les hommes et ton Père. Par elle, il a réconcilié le ciel avec la terre, il nous a

ren ' - "^ - ■ " ' --'--'- ' : ;rône de sa n-,' '- -^^ . C'est

sur |ue nous a i- Sau-

vcu! ;. . ,, - / ^ - ,^ - - jnce ; mais d , (jue le

Sauveur a choisi Marie pour Mère, il a contracté avec elle une union qui dépasse tout ce que nous pouvons concevoir, et par conséquent elle a auprès de Dieu un pouvuir et 00 crédit inefTabic. Pour faire comprendre l'amour qui existe entre J le, je

dis qu'il n'y a j.imais eu de mire qui ait eu pour son (ils autant c que

HxT" ■■" -i ■" '■ "■- 1'-"^ "' " •> 'imais fils n'a en pour sa mère uiiu ....^^..«u aussi

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t • ^tir les secrets de l'amnnr qu'elles ont pour lenrs enfants, > ' ime elles-n.i"

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et si ie père vient A mourir, ia mère >e croi; redoubler d vilecliDU el de

soins potir <.^ famille; mais Marie n'ayant point .. .vec aucun homme le tendre

el L ''elle avait pour Jésus, en it/iit iiiute transportée el y trouvait

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lui I emaiH 'le i;i jir"iiiis'<- miiir. .«ij»ii i aii) i-aiinii isiir, i i--.i .i- i i i,>,'u .^.ninJ

J'iaelTib'es joies, \insi donc, la manière dont on a les enfants, quand elle tient du pro*

1054 1-ivTK.- .M. ..A SAINTE VÎTînÔt^

dige, les rend de beaucoup p'us aimibles. Comment donc vous dépeindre les aiTecimns de Marie quand elle regardait son Jésus. 0 Dieu, disait-elle, comment est-ce que vous êtes mon K:lsT qui aurait pu croire qu'en testant vierge je dusse avoir un Fils si aimable ? Et ces transports étaient d'autant plus grands qu'elle tenait davantage à la virginité. On se souvient qu'elle ne consentit à devenir Mère de Dieu qu'après que l'ange lui eût promis qu'elle concevrait par l'opération du Saint Esprit. En voyant donc son Fil», elle s'estimait vérilablemeni bénie entre toutes les femmes, puisque Dieu l'avait fait écbupper à la fois t la malédiction portée contre les stériles et à la malédiction des mères, parce qu'elle avait enfanté et sans douleur et sans perdre sa virginité. Elle embrassait donc avec ravissement ce Fils d'autant plus aimable qu'il n'avait que consacré la virginité de sa Mère.

3) Les Saints Pères nous assurent d'ailleurs qu'un cœur virginal est la matière la plus propre à être embrasée de l'amour du Sauveur. Cela est certain, et saint Paul l'enseigne. Quel devait donc être l'amour de la Reine des Vierges! Elle savait que .son amour pour la virginité l'avait fait choisir pour la More de Dieu, c'est ce qui lui rendait la Virginité p'us chère encore; et d'autre part l'amour qu'elle avait pour la virginité lui faisait trouver mille douceurs dans les embrassements de ce Fils qui la lui avait conservée; et dans ces sentiments elle lui donnait mille baisers plus que d'une mère, puisque c'étaient les baisers d'une mère Vierge.

4) L'antiquité rapporte qu'une amazone désira passionnément d'avoir un fils qui fût de la race du fameux conquérant Alexandre, roi de Macédoine ; et ne lisons-nous pas dans l'Ecriture sainte que Jacob préférait Joseph à Ihus ses autres enfants, parce qu'il l'avait de Rachel qu'il aimait tendrement. Je veux dire parla que l'amour pour les enfants augmente quand celui de qui on lésa eus est di;^ne de' plus d'affection. Demandez maintenant à Marie de qui elle a en Jésus. Vient-il d'une race mortelle? N'est-ce pas le Saint Esprit qui a disposé en elle ce germe céleste? Au moment où s'opéra ce mystère, la nature étonnée le regardait de loin, avec étonnement, surprise de ce que la vertu divine a^ii seule sur la chair virginale de Marie pour en former le corps de l'Homme-Dieu. N'est-ce pas là ce que chante la Vierge dans son admirable cantique: Fecil mihi magna qui potens est. Elle voyait qu'elle avait un Fils d'une race divine et elle ne savait comment exprimer son ravissement d'avoir un Fils qui n'eût d'autre Père que Diou. De là il faut conclure que Marie n'aimait pas son Fils comme les Mères ordinaires. Une bonne mère aime tout ce qui touche à la personne de son fils. Elle va même quelquefois plus avant : elle aime jusqu'à ses amis; mais pour la personne de son fi s elle s'y attache d'un lien que rien ne peut rompre. Mais qu'était la Divinité en Jésus ? lui était-elle étrangère ? Certes, votre foi répond : Je crois en Jésus-Christ. Fils unique de Dieu, né de la Vierge Marie ; c'est le même qui élant Dieu et homme, selon la nature divine est le Fils de Dieu, et selon la nature humaine le Fils de Marie ; en Jésus- Christ il n'y a qu'une personne. Aussi est-ce un article de foi que Marie est la Mère de Dieu; et cette vérité fera jusqu'à la consommation des siècles tremblir les démons. Marie aimait donc Jésus Christ tout entier, elle chérissait comme liomme-Uieu celui qu'elle chérissait comme Fils ; et ce pro^tige n'a rien de semblable sur la terre, et il faut en cberber le modèle dans Dieu lui-même. C'est de son Fils fait homme que le Père céleste a dit au jour de la transfiguration: C'est là mon Filx hien-aimé en qui j'ai vii$ toutes mes complaisances, h étend donc son amour paternel jusqu'à l'humanité de son Fils, et ne sépare pas dans son alTection ces deux natures éternellement unies en la personne de son Fils. Or, il y a quelque chose de semblable dans l'amour de Marie pour Jésus, puisqu'elle a été choisie pour la Mère de celui qui n'a d'autre Père que Dieu, il était convenable et digne de la sagesse de Dieu de faire couler dans le cœur de Marie quelque étincelle de l'amour infini que le Père céleste a pour son Fils, il fallait qu'il imprimât en Marie un amour qui passât de loin la nature et allât jusqu'à un degré supérieur de grâce, afin qu'elle eût pour son Fils des sentiments dignes d'une Mère de Dieu et dignes d'un Homme-Dieu. Que les autres mères exaltent tant qu'elles voudront leur amour pour leurs enfants, que ^eut il avoir qui soit comparable à celui de Mjrie pour son un-que qu'e le a conçu miraculeusement, sans cesser d'être vierge, et qui est vraiment le Fils de Dieu en même temps que le sien. S'il faut avoir le coeur d'une mère pour comprendre la tendresse maternelle, il faudrait avoir le coeur de Marie pour comprendre son am^ur pour son divin Fils.

a» L'amour de Jésus pour sa mère est plus diffici'e encore à dire et à comprendre ; car je suis ccriam qu'autant N. S. surpasse la Sainte Vierge en toutes choses, autant il est meilleur Fils qu'elle n'était bonne mèrel Avec quel excès Jésus a aimé la nature humaine ! il a tout pris d'elle, la crainte, etc., excepté le péché. Or. il n'y a nen dans la nature de plus juste, de plus nécessaire que l'amour des parents. Il a donc aimé Marie comme le meilleur des fils. 2 ) Vu surtout qu'elle avait été prédestinée, de toute éternité pour être sa Mère et préparée et sanctifiée dans le temps pour cette mission, et choisie entre toutes les femmes à cause de sa perfection ; 3) D'autant plus que s'il est vrai que Marie doit tout à Jésus, même sa virginité, la virginité de Marie a contribué à donner à Jésus ce corps si pur qui a été formé du sang virginal de Marie, afin qu'il lût digne, étant uni au Verbe divin, d'êire prés>"nié au Père éternel comme une victime sans tache. Le Sauveur c'est l'amant des vierges: ce sont elles qui Kirment son cor<

SËPf ÔOULBIRS DE MARtK 1055

^ -, M dime laal !e^ .;-.-.-^ -.• - .-;„,. iî...j jg jq^ saog, comment ne doiter celte vierge ni ce sang? L'amour réciproque

t de M^irie est ; ivons bien nous en faire quelque

idét , lu > hins luui Ijiàidni U aiuuur ne sauraient comprendre quels torrents

de fl4mni> .:ontinueilemeni de Jésus sur Marie, et de Marie retournent conti-

nue'

J> r Marie, Marie est tonte pour Jésus. Marie a en Jésus lesciefs des

béné ;, clef qui ouvre et personne ne ferme. C'est le sang de Jésus qui se

répaoa sur nous en trésors de grâces célestes et à qui donne t-il plus de droit sur ce sang qu'à celle dont il l'a tiré? V»us vivez en une telle intimité avec Jésus, o Marie, qu'il est impossible que vous ne soyez pas exaucée. Parlez donc à son cœur pour nous, d'autant que.

2510. 11. Vous ète$ la mère des hommes. La tradition nous apprend que Dieu, pour faire renalire à la viele genre humain, précipité dans la mort par la désobéissance du premier homme et de la première femme, avait prédestiné un nouvel Adam et une nouvelle Eve, c'est-à-dire Jésus et Marie. Les saints Pères nous apprennent d'ailleurs que celle qoi est la mère de la téie est en même temps la mère des autres membres ; or, Jésus est 't ' L)n Eglise, et nous sommes les membres de ce corps ; mais au lieu de rech preuves abondantes qui établissent que Marie est notre Mère, il vaut

mieui juelle a pour nous une tendresse maternelle. Remarquons d abord dans

quelle circonstance elle est devenue notre Mère. C'est au Calvaire. Pourquoi Jésns- Cbrisl a-wil attert'ii cp irmiiPnt «upréme ? C'est sans doute pour la consoler de la m<>rt de son V <.nt une postérité nouvelle; mais c'est au^si pour

une autre raiS" Jésus «le sa croix voyait l'exiréme tendresse de

sa mère ; et : ir :rc ici d'émouvoir les alTeciions. ^uand une àme est

saisie d'un sen vif pour un objet, elle conçoit aisément le même sentiment

pour tout objet , ^ente ; c'est ainsi que ceux qui sont emportés par la colère, la

déversent non seulement sur ceux qui les ont blessés, mais même sur les plus innocents. Il en est de même des autres impressions. C'est pourquoi Jt'sus attendit cette heure solennelle ou le cœur de Marie, débordant de ten'ires«ie, s'écoulaii en les, pour lui dire en lui montrant Saint Jean : Femme, voilà voire fil'

vous à qui votre amour fait éprouver à cette heure jusqu'oii peut a. v . - ..^ o

d'une mère, reportez sur Jean et sur mes Hdëles toute atTeciion que vous avez pour moi.

Qui ne crinnîiit la puissance de la parole que dit Jésus? et sur qui celle parole at-el ' " que sur sa mère, surtout quand il la prononce d'une voix mouran'. m dernier adieu? Certes, saint Jean, dès qu'il eût entendu le Sauveur mi uirt- : 7; "■ "' '• '-• ' - I • ■..r... n (J'un bon

fils . et depuis le Jésus a-

l-elle fait nafire • s que nous

nous présentons aux yeux de U dtvuie Viergf, eiie se souvient de cette parole de Jésus ; et «PU entrailles s'émeuveni. d'unlsnl plus qtio, si noou sommes chrétiens, elle trou\ a ressemblance de se ' :ue sa

vie A et aux exemples de J faire

avani. .... ■ -• -■■- •■' ^''^'^pmen; .. ... ,,.. . , , .c con-

fnrioes a ^ est donc fort touchée (te voir en nous les traits de son Plis. ?fe \ caresser extranrilin.^irement un enfant, sans en avoir d autres r i^uvent en " ressemblance avec le leur. La rn>'ri' ne ^ (personne ' elle va la chercher partouloù elle -• ■- ■ ' - ' ""- ■ • ' '■'-■ '- .-hré-

II un i il ett le chef. ' uiiii A lui de telle »urte que quiconque aime

'««irement !»»•« I) non» aime «fonc de l'amour qu'elle a pour

qui V xiii

Tvr, ;i le

0 , mai', I' ^ »t vou.»

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• uie .ottf

1056 F'érgS DO LA SAlNtE-VIËIl«;É

êtes ma Mère, je vous hoaore et je vous ainaj. Oéfeotlei-moi paisque vons êtes poi4saale ; aimez-moi comme uoe mère; et oblenez-m^i de vous honorer et de vous aimer étcriifllempnl au ciel.

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