VIII. Noire-Dame AQxIliatrlee (24 Mai
2ill. iNous invoquons la Sainte Vierge dans ses litanies sous ce litre, Secours îles chrétiens, Auxilium c/tristiunorum. .Marie est en effet la pro- «.Niii.c (le l'Kglise contre ses ennemis. C'est Pie V «jiii 111 ajouter celle invocation aux litanies ;\ l'occasion do la victoire insigne remportée à Lépante contre les Turcs par le peuple chrétien. Mais la f<He de Notre-Dame Auxiliatrice a été établie par l'ie Vil. Cliassé par les impies du trône pontifical, cet auguste pontife était détenu pendant cin(| ans à Savone, comme dans une prison d'où il était impuissant à gouverner l'Kglise. Tout à coup, par la médiation de Marie, il fut rétabli sur son siège au moment où il s'y attendait le moins. Le même prodige eut lieu l'année suivante, quand une nouvelle persécution l'obligea à quitter Home pour (iônes. C'est en mémoire de celle protection de Marie accordée à sa personne et à l'Kglise, qu'il lixa la fêle de i\olre-I)amc Auxiliatriceauâi mai, jour anniversaire de son retour à Home. .Mais si .Marie est le secours du peuple chrétien en général, elle est aussi celui de chacun de nous en particulier. 11 n'est point de situation diflicile soit pour nos Ames, soit pour nos corps, où nous ne puissions implorer et obtenir le secours de cette divine Vierge.
:i:il2. Klle est te refuge des pécheurs. Pauvres pécheurs, qu'ils ont besoin d'assistance pour se dégager des filets de Satan, pour rompre la chaîne de leurs habitudes coupables, recouvrer la grâce et échapper ainsi à l'enfer (ju'ils ont mérité ! Peut-être qu'à la vue du nombre et de la gravité de leui's fautes, quclipics-uns seraient tentés de désespoir.
Çonsolainini , pusillanimes, leur dit sainlThomasde Villeneuve, respirate, miserahiles. Virf/o iJeipura est humani generis advocata idonea ; elle peut tout auprès de son Fils ; sapientissima, elle connaît tous les moyens de l'apaiser, u/tjr/?/'à-a/w, personne n'est exclu de sa protection. Au contraire, plus l'enfant est misérable, plus il a droit a la compassion de sa mère. Marie est la Mère des pécheurs. C'est pour eux qu'elle a sacrifié Jésus sur la croix, c'est elle r|ui a la charge de les réconcilier avec le ciel. Klle a dit à la Saletle: « Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse pour vous. » C'est là sa mission, sa charge. Donc que personne ne désespère, mais qu'il recoure A elle, avec la ferme volonté de se corriger ; et Marie préparera son retour à Dieu. Soloe vincla reis, profer lumen cipcis.
iil3. II. Marie est la consolatrice des affligés. Les tristesses de toutes sortes sont le partage de l'homme ici-bas. .Mais une des plus grandes douleurs pour les àmos justes, c'est la tentation, c'est le danger de perdre Dieu. Respice stellam, voca Mariam, dit saint Mernard. Marie est puissante sur le démon quasi castrorum acies ordinata. Marie Kgyptienne, (voir n'> 4:i87.) (6) Il y a d'autres tristesses qui nous aHligent, la perte de nos parents, de nos amis, les déceptions de cette vie, etc. Kl Marie nous reste vita, dulcedo et sues nostra, causa nostrœ lœtitiœ,janua cœli. Son nom est pour nous met in ore, in aure melos, in corde jubilus. lladoucira pour nous-mêmes les amiTiiinies de la dernière heure.
iiW. m. Salus in/irmorum. Nous avons, outre les maux de l'âme et les '!■ ■ îiis du cœur, les infirmités du corps. Quale gaudium erit mihi,
'' : V"/ "* tenehris sedeo et lumen cœli non video. Le pauvre çara-
Iv , . jjissait sur son grabat et ilLsiiil : Uominemnon habeo ; je n'ai personne pomme jeter dansla piscine où je trouveraislasanlé. Infirmes, malades mil soiiffrez, ne dites pas : J/uminem non habeo ; vous avez Marie, la santé des infirmes. Combien avant vous lui ont dii leur guérison. Lourdes voit chaque année s'opérer de nombreux miracles. La Saletle, Ponlmain, tous les sanctuaires de .Marie ont aussi à enregistrer dos prodiges de sa protection maternelle. Tous sont tapissés des ej>v>oto de la reconnaissance. Si donc la santé vous est utile pour le salut, en invoquant Marie, vous l'obtiendrez; si lu souffrance est pour vous plus utile, Marie vous laisseruMOs infirmités;
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obtiondra la résignation, qui esl un plus grand bien que toutes - »lo la terre.
.Maj-it* «'sl ilonc notre secours à tous dans les peines et dans les douleurs de l'Ame et du «-orps.
« 0 vous, qui sontez que, dans le courant du siècle, vous flottez plutôt à
tmvers Ips leinpi-tcs, (jiie vous ne marchez sur la terre ferme, ne détournez
! IX de l'éclat de cette céleste étoile, si vous ne votdez pas être en-
.V la tourmente. Si les vents des tentations se soulèvent, si vous
ils des tribulations, refjardez l'Ktoile et invoquez Marie.
s par les ondes de l'orgueil, de l'ambition, de la haine,
lie 1.1 jai ; dt^z l'Hloile, et invoquez Miirie.
» Si lii varii^e, les plaisirs des sens ébranlent la barque t\e votre
* -nui/, ïi^iie. Si troublés par l'énormité de vos crimes, confus des
votre conscience, effrayés par la crainte du jugement, vous sentez
> .1 rir devant vous le goufTre delà tristesse, l'abîme du désespoir,
|irnsr/ ,1 M;irie.
,, Il , ,. i.m; ihingers. ilans les épreuves, dans les doutes, pensez à Marie, invi ■'... Kn la [triant, vous ne désespérerez plus ; en pensant à elle
voii.s ... . /. vous égarer ; si elle vous lient, vous ne tombez pas ; si elle vojis protège, vous n'avez rien à craindre; si elle vous guide, vous marchez sans peine ; si elle vous esl propice vous arrivez sûrement au terme. ;> (Saint Kernard.)