‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 302 sur 416 · X. — 9îotre-I>anie des Prodiges (U Juillet · texte numérisé non relu

X. — 9îotre-I>anie des Prodiges (U Juillet

2:222. Prodif/ium magnum apparuit in cœlo, mulier amicta sole. Nous invoouons .Marie sous le nom de Notre-Dame des Prodiges. I, parce mi'elle est elle-même un des plus plus grands prodiges, et II, parce que, par elle, se sonl opérés ilans l'Kglise les plus grands prodiges.

L Marie est un grand prodige. 1» Quoi de plus merveilleux d'abord que sa Conception, non seulement parce que sa mère était avancée en ftge et depuis longtemps stérile, mais surtout parce que, par un privilège unique, elle a été immaculée dans sa conception 1 Au moment même ou f)ieu unit son Ame A son corps, celle Ame fut le temple vivant de l'Esprit-Saint, le , sanctuaire des vertus les plus sublimes, telles que tous les saints, ensemble nCnont jamais eu de pareilles. — 2'^' Marie lut un i)rodige dans sa Présentatum au temple : au moment où les autres enfants n'ont pas encore rintelligence et ne connaissent pas encore Dieu, à l'Age de trois ans, .Marie, déjA ravie d'amour pour son divin ^Liitre, se consacra à lui corps et Ame. 'M }*rodige dans sa vie dans le temple: prodige de charité, d'humilité, de pureté. .A'> Prodige dans sa maternité divine : prodige dans sa maternité unie A sa virginité, 'io Prodige au pied de la Croix. 6» l'rodige dans sa mort qui fut le fruit de son amourpour Dieii.*7<' Prodige rhms sa résurrection et son assomption dans la gloire. 8" Kl au ciel, elle est le prodige des prodiges.

Klle, fille d'Kve, est élevée au-dessus des Anges ; elle règne dans les splendeurs des cieux par-dessus les Séraphins et les Chérubins ; elle est assise à la droite de son Fils; et de là elle règne, au ciel, sur la terre, et dans les enfers. .\ la vue de sa gloire, les Saints sont ravis d'admiration.

Saint Jean s'écrie: mulier amicta sole, etc. — Ln saint Père dit : « <J Marie, je ne trouve rien qui vous soit comparable. » — Kl dans leur admiration, ils appellent .Marie le plusgraml prodige.

<»h ! oui. o .Marie, vous êtes un prodige de grAce, im prodige de gloire, un prodige de miséricorde, un proiiige de puissance. Nous le reconnaissons, nous nous soumettons à votre puissance, nous admirons votre gloire, nous rendons grâce à votre miséricorde.

2223. 11. Marie a opéré de grands prodiges dans l'Kglise : i» dans l'ordre de la natiue. Ouvrez l'histoire do l'Kglise, parcourez la suite des siècles, lisez les grands événements religieux tle chaque époque, étudiez les grAces extraordinaires que le Seigneur a accordées A la terre : vous verrez que souvent c'est au nom de Marie que se sont opérées les merveilles du Très-Haut. Marie a servi, si je puis ainsi dire, de bras droit A la Divinité. Vous verrez les ennemis du peuple chrétien terrassés par celle qui est plus puissante

NOTRlî-DAMK DES l'RODIOES 1061

lu'iine armée rangée en bataille. Vous verrez les maladies les plus graves

■' iips à la prière de Marie. Vous verrez la foudre

Mienl son nom, pendant qu'elle frappe ceux qui ne

:iii T : les soldais qui portent sur leur poitrine une image

! 're. rester seuls, pleins de vie et de gloire, sur le champ

que tous leure compagnons, que ne protégeait p;«s ce

terre.

, .. .....rrs les siècles, et chacun d'eux vous offrira à l'envi les

- de la puissance de .Marie dont il a été le témoin. Parcourez la

monde, pénétrez dans tous les pavsoù a pénétré avant vous la foi

; demandez aux habitants de chaque ville, et même de chaque

s ne rminaissent pas quel(|ue pro«lige de Marie, et ils se mettront

lue leur ont transmis leurs pères, ou ce dont ils ont été

-. Pas un pavs chrétien qui n'ait été le théAtre de quelque

riin I -le iiperé par la Sainte Vierge. Kntrez dans tous les sanctuaires dédiés à

M ' ■ : iotez les yeux sur les murs bénis élevés à sa louange; nentendez-

■ mme ime voix qui résonne sous la voiite sacrée et qui vous dit:

me source de prodiges ; n'a percevez- vous pas de toutes parts de

I e.v-t'Ofo, hommages des lidèles reconnaissants pour les grâces

lirps dont Marie les a favorisés ? Ici, des boiteux longtemps courbés

■ leurs lourdes intirmités. ont déposé, joyeux, le bAton sans

nt ils ne pouvaient nnnvher, et cpii désormais ne servira

'■nt à la puissance de Marie. Là, est l'hommage de recon-

I M»sé des aveugles auxquels elle a rendu la vue. Dans '*et

Il lies sourds, qu'elle a délivrés de leur siu-dité. .Villeurs, c'est

i>^s de toute espèce qu'elle a rendus à la santé. A côté, celui

^ , - irs (jii elle a délivrés du démon, elle qui a écrasé la tète de l'infer-

n il ^lij.i'nt.

lii!.'H"yez toutes les créatures et toutes vous diront qu'elles ont obéi à

l'ordro i\o Marie, oubliant les lois naturelles auxquelles elles sont soumises.

La mer vous dira que, dans ses vaL'ues soulevées, elle a respei-té les

iifants de Marie. Le ciel vous dira qu'il les a abrités contre les orages.

i . \ic V. .us .lira nue .Marie la prolonge pour ses favoris. La mort elle-mèiue

e lui a rendu, pour les lais.ser vivre encore, ceux qu'elle

s sa main inexorable.*» Marie, très digne Heine du monde;

'/ mundi iJiijnissima, toutes les créatures du monde vous sont sou-

-!-'-' 4. 2« Mais que sont ces prodiges qui se sont opérés par Marie »lans I "C-Ire de la nature, conjparés à ceux qui se sont o(K>rés par elle dans •rdre do la grAre 1

l) .Selon la pens«'e des saints, r'ost un plus grand acte de la puissance de Dieu de convertir une Ame (• • que de créer un monile nouveau.

Dieu, pour <Téor lunivors. i. lin que d'uno parole ; mais, pour

'm sang. La c»>nver-

Mais. entre les

I ■! i'\ir.i>>r<ini.ini's. of siii'i'i'i'naiii'S. de miraculeuses.

0 ■. un saint Paul est terrassé sur le t-hemin de Damas,

.rftre.

. jus<pic-là endurci et insensible A toutes les grandes

,.,,,...,■ M ,. sp roulant au '.'••■• •!■■ ^^.'^ i..<wi..i.v ,i .iw l.w i.iim dèles-

taldcs babilu<l«^s, sr tmiive tout a lud des

lllfirics il.' f.>;H'nlM .."llrlll rll- si'S - r CSl

III ' 0

pi - , , ut

e«l le bonbfur 0. Dii'u, qui

ripii'c, iiui n t qui les in i us

le refuge de» pechetirs, la récou'ivainru.

. tl uu ptt lu'ur t'st une mer\' .• non moins admirable. Iti< •blc. lieu de nclic, lien qui charme plus agréablemeni le rc^'"'^ '^- Dii u.

1062 PÉTLS DU LA SAINTE VIËROE

qu'une âme parfaite, qu'une ôme devenue le sanctuaire de toutes les vertus. I/Esprit-Sainl haliilc avec romplaisance dans ce temple paré de l'or de la

fivi\ce. Mais do niùine qu'entre les fleurs qui parent la terre il en est qui )nllent d'un plus vif éclat, ainsi entre les Ames saintes il en est qui sont d'ime plus resplendissante beauté : ces Ames, dégagées dos choses de ce monde, se rapprochent merveilleusement de hieu par leur amour.

C'est, par exemple, une jeune vierge qui dans un corps de boue, et au luilieii du monde, conserve dans son cœur le trésor d'une pureté sans tache ; r'esl une femme faible et timide qui porte avec la faiblesse de son sexe un cœur fort et généreux au service du Seigneur. C'est un vieillard (pii, dans les glaces do l'Age, conserve son Ame embrasée de l'amour de son Dieu. Ce sont là, mes Frères, des prodiges de grAces, qui, plus tard, seront coiu'onnés par <les prodiges de gloire ; car les Ames qui ici-bas s'élèvent au-dessus des autres par leur éminente vertu, resplendiront comme des soleils dans les perpétuelles éternités.

Or, mes Frères, A qui ces "i^mes doivent-elles leur perfection extraordinaire, à qui devront-elles leur éclat merveilleux dans les splendeurs célestes ? Demandez-le-leur à elles-mêmes, et elles répondront : \ .Marie. C'est avec l'aide de Marie et sous sa douce et forte protection qu'elles s'élèvent si haut dans la région des vertus ; c'est le secours des chrétiens qui fortifie leur faiblesse. Les Ames les plus parfaites sont celles qui aiment le plus Marie, et qui puisent plus abondamment aux grAces de Dieu dont Marie est la dispensatrice.

22i3. 3<* VA si, après avoir parlé des prodiges opérés par .Marie dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grAce. je parlais encore de ces autres prodif/es qui appartiennent à la fois à l'ordre naturel et à l'ordre surnaturel, je veux dire des apparitions de la Sainte Vierge ; quel vaste champ de prodiges se déroulerait devant nous : .Notre-Dame du Mont-Carmel, Notre-Dame du Ftosaire, Notre-Dame de Lourdes. (Jiiels prodiges! — Mais, nous ne pouvons vous oublier, ô touchante, ô admirable merveille de la miséricorde de notre .Mère ! Céleste apparition de la Salette, comme vous brillez d'un vif et consolant éclat entre les merveilles opérées par Marie ! Saint Jean, dans l'Apocalypse, .s'écriait : Sit/num magnum : et nous, n'avons-nous pas droit de nous écrier : Sif/nuni mar/num apparuit in monte. Mulier, amicta sole, — terra suh pedibus ejus. 0 Mère! auam. pulchri, supra montes, pedes evam/elizantis pacem, prœdicajitis oona, annunfiantis salutem !

Il est donc établi que les plus grands pro<liges se sont opérés dans l'Eglise par Marie, et que ^arie elle-même est un grand prodige. C'est donc avec raison <|ue l'FCglise Tmvoque sous le titre de Notre-Dame des Prodiges.

O .Mère, 6 merveille des mains divines, à vous l'instrument des miracles, justifiez votre glorieux titre une fois de plus ; et opérez en faveur de vos enfants, en ce jour, un prodige nouveau. (Jonvertissez-nous ! Sanctifiez-nous!

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