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XI. — Fête de IVotre-Dame du ilIont-Carinel

2226. Gaudens gaudebo in Domino quia induit me vestimentis salutis. (Is., Lxi. 10). Je me réjouis dans le Soigneur parce qu'il m'a revêtu d'un vêtement de salut.

Ce vêtement de salut, c'est le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel. I. Nous dirons l'origine de la dévotion à Notre-Dame du Mont-Carmel et du scapulaire. il. Nous exposerons les avantages que le scapulaire nous offre, et IM. les conditions à rem|tlir pour nous les procurer.

2227. 1. Origine. C'est la Vierge elle même qui a apporté du ciel le scapulaire de .Notre-Dame «lu Mont-Cârmel. Aussi l'Eglise honore-t-elle Marie en ce jour, sous ce vocable qiu lui est dû à plusieurs titres. Les grands du monde prennent leur titre de noblesse des terres qu'ils possèdent. Et Marie a droit d'être appelée la dame du Mont-Carmel. Le .Mont-Carmel est une montagne célèbre qui se trouve entre la Judée et la Syrie ; c'est là que le prophète Elio confondit les prêtres des faux dieux ; c'est de là qu'il envoya son serviteur jusqu'à sept fois regarder du cOlé de la mer ; et à la septième

NOTBE-DAMR DU MONT-CAHMBL 1063

fois, le serviteur vit une nuée qui s'élevait pure au-dessus des eaux, et qui. de là. se répandant en torrents de pluie sur la terre, fit cesser la sécheresse qui désolait <lf>piiis trois ans la contrée, en punition des crimes d'Achab et ' ' ' ' I ■ ' ;■ ',^. inspiré de Dieu, comprit que cette nuée qm sélevait > des eaux amèrcs et salées de la mer, et répandait

. . ■■■ '••'•* '• (Igure d'une vierge qui sortirait immaculée

de rocéan ilo rdait, et donnerait au monde celui que les

soui.iis (ifs pi ,., j :it comme une rosée céleste. 11 fit part à son

le cette révélation ; et dès lors, dans l'école des prophètes établie ■l. on .saluait et on honorait, neuf siècles avant sa naissance, cette vierge bénie. Celle vénération se conserva sans interruption, comme le porte une tradition resiieital>le, jusqu'à la venue de Notre-Seigneur sur la terre. La vierge Marie, (lui résida longtemps à Nazareth, ville voisine du (larmel, put vi^iffr les solitaires qui habitaient celte montagne ; et le bréviaire r<>; ]iie ces honunes de Dieu, préparés à la foi chrétienne par saint Je.i. . l'embrassèrent, en entendant, après la Pentecôte, la prédication doà .\pulros. Dès lors ils professèrent une dévotion très tendre à la .Sainte \ icr<.'»>. qu'ils purent voir et entendre pendant sa vie mortelle, et ils lui bAtin I -tniers, une chapelle, dans l'endroit même d'où Elle avait vu la m nuée. Dans celte chapelle, ils se réunissaient souvent i it r, 01 Us l'invoquaient comme leur protectrice. C'est pourquoi on .1 le nom de Frères de Notre-Dame du Mont-(;armel, titre que les " ■"'" :\- mêmes leur ont reconnu. Marie, en eflet, s'est i-les la protectrice de cet ordre ; et quand on demani> lil de le supprimer, la Sainte Vierge apparut pendant la ' lui ordonna de le prendre sous sa protection, l'n jour . .. 1 ■ . - ■ ilomas demandait à Marie de défendre son ordre, la vierge it et lui dit : «■ L'ordre des (larmes, Pierre, tiurera justpi'à la fin du

. ir le prophète Klieson fondateur a demandé et obtenu cette faveur

de ujoii Kiis. au jour de la Transfiguration. «

Mais iiitir les privilèges particuliers accordés par Marie elle-même à

. celui i|ui intéresse le plus la piété, c'est celui du scapu-

le Stock, carme anglais et général de l'Ordre, priait avec

Sainte \ ierge pour ses frères toujours en btitte A la persécution,

■lie. durant la nuit du H> juillet I2S|, lui apparut environnée d'un

i:i.ui-i loiiiL'oet lui remit un scapulaire tel qu'on le porte encore auiounl'hui

.);»T1< v.n -r irT-. on lui disant : « Voici un signe de salut, un boiudier dans

: :iix et de protection spéciale. Celui qui mourra, en

ivè f\p9 fpux ètprnfis. •» IJenoit XIV a dit : Nous

tous comme vraie. Kn effet,

icnt, im grand nombre de

1 uV'lvc 'ies tiarmes prit une merveil-

;it Simon de Stock, de telle sorte que

, 'lu \iir Ml- lo, il I niii[>!:iii 7 ./lOO monastérr- ' - par ISO.JMM»

Kt une multitude de li<lèles de l'un et de 1 \e. voulurent

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ne voudrait se procurer de si grands avantages ? qui serait assez ennemi de lui-même pour se priver d'une sauvegarde dans les périls, de la protection de Mario à riicure dernière et de son assistance en purgatoire ?

2ii'.>. m. TouleCois. pour avoir droit à ces privilégies, 1" il faut : i) être insfril dans la confrérie du Mont-(;arniel, avoir re<;u le scapulaire d'im prêtre, a^'ant les pouvoirs voulus pour cela. 2j il faut porter sur soi ce scapulaire «le Ja manière usitée; à ces conditions on a droit aux promesses faites par la Sainte \'ici'i;e au h. Simon de Stock. Mais, 2" pour participer aux privilèges de l'indulgence .sat)l)atine et être délivré promptement par Marie des llammcs du purgatoire, il faut, de plus : 1) garder la chasteté selon son étal. 2) Dire le petit ollice de la Sainte Vierge, d'après le rite romain, ou l'ollice canonial «nie récitent les prêtres. Ceux «iiii ne savent pas lire doivent, à la place de 1 «tllice, ganler tous les jeûnes «le l'Kglise, et faire abstinence le mercredi, le vendredi et le samedi de chaque semaine, à moins «pie cette pratifpie n'ait été commuée ou changée en leur faveur, par un prêtre ayant le pouvoir de le faire.

Itéjouissons-nous donc dans le Seigneur d'être revêtus d'un vêtement de salut, portons-le sans interruption avec respect : renouvelons-le. «juand il est usé; gardons-le le jour et la nuit, trenddant d'être surftris par la mort sans cette sauveganle; baisons-le avec amour dans la tentation, soyons fiers de porter les livrées de la Iteine du ciel, plus que les serviteurs des grands ne le sont des livrées de leurs maîtres. Si nous n"étii)ns pas encore enrôlés dans cette confrérie de Notre-Dame du Mont-Caruiel, liAtons-nous de nous y associer; et faisant partie par là de la fandlle de Marie, vivons d'ime manière digne de cette auguste Mère, de telle sorte que ce vêtement de salut soit aussi un vêlement de justice, imlumento jusfitiœ circumdedit me. Dès lors, notre salut sera assuré; et si nous passons par les llammes du purgatoire, Marie nous en délivrera et nous introduira au ciel. .Mors : Gaudens yaudebo, etc.

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