I. Objet de la fête. II. Knseignements de la fête
I. Ilistorùiue. — Sous le pontilicat du pape Libère, un patrice romain nommé Jean et sa femme, de noble naissance comme lui, n'ayant point d'enfants, résolurent de faire la Sainte Vierge leur héritière. VA pour qu'elle daignAt leur faire connaître à quel usage ils pourraient consacrer leur immense fortune, ils multiplièrent leurs prières et leurs aumônes. La nuit du T) aoiit, la Sainte Vierge leur apparut séparément et leur dit qu'elle aurait pour agréable qu'on lui bAtit une église au lieu du mont Es(|uilin, qu'on verrait le lendemain couvert de neige. Le lendemain le patrice Jean et sa femme allèrent trouver le l'aue et lui firent connaître cette mystérieuse i-év«»lation. Le Pontife lit assembler le clergé et le peuple et s'avam.a en proce.ssion vers le mont Ks«piilin. (» merveille! un eujplacement assez vaste pour y construire une magnili((uc église se trouvait couvert d'une neige d'une blancheur éclatante. Dès lors, on entreprit d'y construire la basilique qui prit d'abord le nom de basilicpie Libérienne, puis de Sainte-.Marie à la Crèche; car on y conserve le berceau de Notre-Seigneur, et «pi'on désigne ordinairement auiounl'hui sous le nom de Sainte-Maiie-.Majeure, parce que c'est la plus belle «les nombreuses églises de Rome dédiées à la Sainte Vierge. On célèbre aujourd'hui, à Home, l'anniversaire de cette apparition et de ce miracle, avec une grande solennité; et dans It'glise de Sainte-Marie- .Majeure, on répand dans la journée des fleurs de jasmins blancs, qui l'embaument, en mémoire de la neige «jui marqua son emplacement.
22:JI. 11. Lernns à en tirer. I" (^ette neige figurait la pureté de celle que les saints appellent .Nive candidiorem. Uuelle blancheur que celle de l'Ame de .Marie ! Le Dieu dont le regard si pur trouve des imperfections dans les anges eux-mêmes, sest écrié en la contemplant : Tota pulchra es, arnica mea, et manila non est in te. Point de péché, ni originel, ni véniel. Tout est noble, grand, beau, saint, digne du Dieu, qui a habité ce tabernacle après l'avoir sanctifié. 2" C'est sur l'emplacement d'une neige immaculée que doit
l'asso&iption 1065
•leTpr !m femple à la gloire de Dieu et de sa Mère. Tetnplum I)ei sanctum os. Si nous voulons que Dieu habite en nous, comme il y a is le pécht' lie nos Ames, [«irilions-les île toute tache. .Mors, ne/nus et mansionem apud eiim fuvit
. hlanrlu^ comme la neige, oomuiiiii «s enfants votre
\ Il que celui qui a hahitc en vous comme iiaus son sanctuaire de
j !i, se complaise aussi à habiter en eux, et alin que nous montions
1 iiti'uer un jour avec lui et avec vous dans les tabernacles éternels.