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Dieu, au-dçisous <le vous, lou« les saints, lou» les rspriti ceicei*». V^lr©
lOOtJ FftXES DB LA SAINÏB VIKHGE
gloire fait cello <ic vos cnfanls, et elle est leur espérance. C'est pour les protéger que vous i^los itlacéc si liant.
2t' Honhi'iir. ft'licifé f/e Marie. L'œil de l'homme n'a rien vu qui puisse fifre comparé à ce </iie Dieu réserve à cewr f/iii l'aiment. Qu'en est-il donc (lu honlicur «le la plus pure des créatures, de la Mère de Dieu ? Maintenant s'accomplit pour elle la |)rophétie qu'elle a faite elle-même : Voici que toutes les nation.s m'a/i/telleront bienheureuse ; et nous, qui gémissons dans la vallée des larmes, nous sommes heureux de stm bonheur comuic de sa gloire cl nous demandons d'v avoir part un jour. Mais poury réussir qu'avons-nous à faire?
"H'.VÏ. II. Etudions les causes de la f/loire et de la félicité de Marie. On serait porté à croire que la gloire et que la félicité de .Marie sont dues à sa Maternité divine; m;us il n'en est rion. Dieu ne récompense pas la «lignite, mais les mérites. 11 a exalté et héalifiésa Mère, non à cause <les prérogatives dont il la enrichie, mais à cause des vertus qu'elle a pratiquées, //oc in ed inaijnificavit /Jominus, dit saint Augustin, quia fecit voluntatem Patris, non quiacaro f/enuit carnem.
1" Il l'a gloriliée plus que toutes les créatures, parce que, par amour pour Dieu elle a été la plus humble de toutes. Celui qui s'Iiumilie sera exalté: telle est la loi portée par Dieu lui-même. Klle est invariable. Marie a été humble dans le temple ; humble dans le mystère de l'.Vnnonciation. Voici, dit-elle, la servante du Seir/neur ! humble dans celui de la PuriGcation où elle se ronfond avec les femmes onlinaires, humble à Nazareth et dans la vie publique de Motre-Seigneur, humble surtout au Calvaire. C'est pourquoi, Dieu qui résiste au superbe, lui a donné la plénitude de la grAce ; respe.xit hnmilitatem ancillie suœ. Anges qui vous étonnez de la voir si haut, sachez
qu'elle
que si elle monte, c'est parce qu'elle est desrendue par l'huuiililé quod autem ascendit, quid est nisi quia et descendit ; elle sest anéantie, et c'est pour cela que Dieu l'exalte. Si nous voulons participer à sa gloire, soyons
2" Klle est bienheureuse parce quelle a souffert par amour pour Dieu. Si nous souffrons avec Jésus-Christ, nous serons fjlorxfiés avec lui. C'est une autre loi portée par la justice divine. // « fallu que le Christ souffrît et entrât ainsi dans sa gloire. VA c'est par beaucoup de tribulations que nous devons y entrer nous-mêmes. Or Marie a souffert au temple ; selon le témoignage de saint Ambroise. elle ne prenait de nourriture que pour écarter la mort et non pour satisfaire la nature. Klle a souffert de la pauvreté à Hethléem, en Kgypte, à Nazareth. Klle a souffert surtout au Calvaire, et aussi après l'Ascension de Jésus à cause des persécutions de l'Kglise. Aussi l'appelons-nous /leine des martyrs, et voilà pourquoi sa félicité surpasse celle de tous les saints.
(Jiie ces pensées sont consolantes ! Si Dieu eût récompensé sa Mère à cause de sa dignité suréminente, nous n'aurions aucun espoir de partager la gloire et la félicité dont il l'a comblée. Mais nous pouvons par amour pour Dieu être humbles, nous pouvons aimer la croix. Qui ne fuira maintenant les honneurs et les jdaisirs de la terre, qui ne descendra dans les abimes de son néant et ne recherchera les mépris et les croix, avec autant d'ardeur que les mondains en mettent à s'en affranchir? .Sans doute la nature s'y refuse ; mais si le travail nous effraie, que la récompense nous excite. Tralie ■los post te : Marie, embrasez-nous de votre amour pour Dieu, enlraineznous après vous dans la prati(pie de l'humilité et de l'amour de la croix, et de là à l'élévation de votre gloire et de votre béatitude. Nous voulons un jour vous voir et vous posséder au ciel.
2235. Autre plan sur l'Assomption, d'après Bo$siiet.
Fête quand le Verbe descend en Marie ; fête quand Blarie remonte ver8 Dieu. Jésus rend à Marie la vie qu'il tient de lui ; et comme il est libérai, il la lui rend immortelle. Aussi, dans l'un et l'autre mystère, les anges cliaDienl ; et en ce jour on pourrait vous représenter toute la cour céleste accueillant en triomphe sa souveraine; mais il est plus pratique de vous montrer Marie suivie seulement de ses vertus, et toute triomphante H'iine suite si glorieuse. Ses vertus, en effet, cm préparé son triomphe, elles en font tout l'cclai et toute la perfection. Pour que Marie entrât dans la gloire, il fallait I, que Marie
l'assomption 1067
le dépouillât de cette misérable mortalité comme d'an habit étranger ; c'est son amour qui t'a fait ; II, qu'elle se revêtit de l'immortalité glorieuse, c'est sa virginité qui la lui a valu : 111, eofio q je dans cet appareil elle fut placée sur le trône au-dessus des aoiges et des sera p^"^- -'^ • '■■-■ ■< -i l'a ainsi exaltée.
Si36. 1. / le la mortalité. Le Fils de Dieu ayant voulu ruiner
la mort par passer par les mains de la mort pour lui échapper, et
descendre au luaj[>eau puur renaître à la vie. Jésus ne s'est pas exempté de cette loi ; il faut d'inc que sa Mère, pour arriver au triomphe, laisse entre les bras de la morl ; ■ ' vait de mortel ; mais tout est grand en Marie. Un miracle lui a donné j - e doit le lui rendre; et sa merveilleuse vie doit se terminer par une
:;.^:. ,j.„i .:. . iileuse encore. C'est l'amour de .Marie qui rompant les liens qui retenaient son àrae à son corps et l'empêchaient de s'unir à Jésus, fera se rejoindre au ciel re qv,': ne pouvait être séparé sans extrême violence. C'est qu'en Marie deux amours se •\ pour n'en faire qu'un, c'est que Marie aimait Jésus comme son Fils u. La nature et la gr&ce concourent en son cœur pour lui donner une aiit'ciK'^i (> u^ i>iufûnde. Il n'y a rien de plus fort ni de plus pressant que l'amour que la nature donne pour un fils, et que celui que la grâce donne pour un Dieu. Ces deux amours sont deux abîmes dont on ne peut pénétrer le fond. Mais en Marie, un abtme appelle un antre abîme ; et certes la nature en elle était plus parfaite qu'en toute autre mère*. et ta grâce ordinaire ne peut faire aimer un Dieu dans un flis, il a fallu que le Père en lui donnant d'engendrer dans le temps celui qu'il a engendré dans l'éternité, lai communiquât quelque chose de l'amour qu'il a pour ce Fils bien-aimé. la splendeur .1.. cj ,- , ro V r... .ûij^ comment concevoir et dire l'union qui est entre Jésus et Marie, e l'union qui existe entre Dieu et son Verbe. De là il est facile de jamais un si ?rand efîort que celui que faisait Marie poar s'unir à Jéâuà ; et jamais une aussi grande douleur que celle qu'éprouvait Marie séparée de Jésus. Et pendant les longues année; que Marie resta sur la terre après l'ascension du Sauveur, ses mérites allaient toujours grandissants, et par conséquent son amour augmentait et avec lui sa douleur ei lardeur de îes désirs. Quoi ! Jésus ne désirait rien tant dorant sa vie que de mourir pour nous; et Marie aurait pu désirer autre chose que de vivre avec lui ,' I^ grand Apdtre brûle de mourir pour être avec son cher Maître, et .Marie ne soupirerait pas après le bonheur de posséder son Fils ? Le jeune Tobie, par une absence d'un an, perce d'incmcevables douleurs le cœur de sa mère. Quelle différence enne ini et Jésus, entre sa mère et Marie I Ah! Quand elle voyait quelque fidèle partir
.i^ ■'" ". .^ I" V' !■■. .„..!., ..M.. i„: j;^.,.. ^■.- „.,., trouiez mon bien-Aimé,
-elle, pourquoi me laissezcroix, pîur vous voir mourir. I' jei-vuus de m'appeler à Vuu8 voir régner'?
K> ''laieni <«i ardents qu'il n'en est pas un qui ne fût capable de rompre
lé> : • si donc pas étonnant qu'à la fin, cet amour, cette
' . ' ' ■* i'- s, la terre ne fut plus capable de les contenir; ce feu
(' j'-< .>.)ur être contenues dans la cendre d'un corps mortel;
et, « sies extraordinaires, la Vierge rendit doucement à son
Fil' lie un fruit mùr s** di'fich'" sans vi'^i'ence de l'arbre, ou
s'élève d'une «' -■ et d'encens,
ur. C'est l'amour ir qui emporte
Aui{a^iin. Commeal srra-t-il habitant du ciel celui qui vi>adrait t<jtij<jurs i'étre de la terre? r...mm*'ni arriver an repos de la patrie, en refusant le travail du voyage t En •'arr.* ni pa» au terme, Marie a toujours gérai, en se souvent i procuré sa bienheureuse mort. Mais elle ne demeurera pas . „ -.,
i-l-il. U. Lit rtalité. Sanctifié par la viri^inilé, la corps
de Mar»', !r i<:i n'a pu rester dans lo tnmbrs'i ; te triomphe
de 11 ■ iv.tii sa part
de il xnte de la C'
par I < un plu» ti .>re6 qu«f U
morl .rp« »eroni '"or ; mai»
fil \; . :: pure
.',/, ,■..,■:.■.•■- ; 'une
ii.aaiire merveiiicuac. „ .. ^..^. ,...-. „.„.,... „^ , . ,, .^^ .ùia
tombeau.
i* La virginité favait préparée à ta réturreetion Bien que Dieu ait décrété de n«
r<"««u8ciier les homme* qu'à la fin des temps, il peut pour des rai»' ' l'heure en
favear de u» (avuns el surtout en faveur de M Mère. Il est a les fruits
1068 i'ÊTIiS l)E LA SAlNTli VlliRGE
mûrissent plus vile ; et il y a des arbres h&tifs dans le jar.lin de l'Epoux; le corps très pur de Marie est une terre trop bien préparée pour attendre la fln du monde avant de produire des fruits d'inmioi luIiK*. Sl pureté le rend prêt à recevoir aussilùl la verlu viviliaote de Jésus qui ne laissera pas dans le tombeau ce corps virginal, qu'il a tant uimé.
H" La virginité fera $a parure de gloire. Les ressusciiés seront comme les anges du ciel, d'après l'Evaneile lui-méuie. Mais qui mérite plus d'avoir un corps angelisë, selon l'expression dt; Tertuliien, que les vierges qui ici-bas imitent déjà les anges. El SI le corps des autres élus doit J)nlier comme îles étoiles dans les perpétuelles éternités, qu'en doil-il être de celui de la Reine des vierges et des anges ? Aussi l'Ecriture sainte trouve-i-i-lle à peine dans le monde, assez de rayons pour peindre son éclat. Elle met la lune sous ses pieds, des étoiles sur sa télc, et elle lui donne pour vêtement le soleil. Vierge de Jésus-Christ, réjouissez-vous en voyant les honneurs que la belle verlu vous prépare : elle purifie vos corps, et les dispose à la résurrection glorieuse. Habemui thesaurum isium in rasif ficlibihus. Vigilance donc et prière. Voilà donc que l'amour divin a Ole à Marie sa robe mortelle, la virginité lui a préparé une parure éclatante.
'li'Mi. m. L'humililé lui tend les bras pour la couronner. Il est dit de Jésus quod ascendil qaid est, nisi quia et descendit. La gloire de Marie ne lui plairait pas, si elle y arrivait par une autre vuie. Elle s'élève par son humilité. L'humilité se dépouille de ses propres biens, et e le s'enrichit en se dépouillant; car elle retrouve tout en Dieu, à qui elle attribue tout ce qu'elle avait. Tatiquam niliil habenles et omnia jto.'midentes. ■1" Marie a eu H) une dignité incomparable, celle de Mère de f)ieu ; elle ne se proclame que sa servante; 2") elle a eu une pureté parfaite; elle se mêle avec les pécheurs, en se purifiant avec les autres; >) elle a un Fils qui éiaii tout son trésor, elle l'a sacrifié à la gloire de Dieu au calvaire; et elle accepte comme en échange un homme mortel, saint Jean 0 échange, s'écrie saint Bernard, on lui donne le serviteur pour le Maître, le lils de /.ébédre pour le Fils de Dieu, et Marie ne le refuse pas: tant est grande son humilité, sa soumission ! Elle a tout peniu tanquavi nihil habentes.
2» Mais l Immililé lui rend tout 0 Marie, parce que vous vous êtes appelée servante, l'humilité vous prépare un trône. Montez, et recevez l'empire de toutes les créatures. 0 Vierge, plus pure que les rayons du soleil, parce que vous vous êtes confondue parmi les pécheurs, vous serez leur avocate, et leur espérance anrès J.-C. refuijium peccatorum. Parce que vous avez su sacrifier Jésus, et qu'il vous avait laissée longtemps gémir sur la terre étrangère, Jésus veut rentrer dans ses droits, cédés à Jean pour un peu de temps; il vous tend les bras, et toute la cour céleste vous admire montant innixa super dilectum. Vous êtes appuyée sur lui ; car c'est de lui que vous viennent tous vos mérites et toute voire gloire. Cieux, chantez. Et Moïse redit sa prophétie, il sortira une étoile de Jacob. Isaï répétera: Voici cette Vierge qui devait enfanter. David: Aslilit regina a dextris luia in restilu deaurato, etc. (Ps. xlit. 10, 14, 15); et la Vierge répoad: mayni/icat. Le triomphe est complet: Marie est placée sur son trône, entre les bras de son Fils, l'hurailité a fait sa gloire.
0 Vierge, personne ne peut comme vous parler au cœor de votre Fils : parlez-lui de nous, ne lui demandez pas pour nous les biens terrestres; nous n'y voudrions pas tenir plus que vous; mais dein - nous l'amour de Dieu, la pureté, l'humilité qui nous
feront participera volri- -e mort, à votre résutrect.on et à votre triomphe.
'■2-2:iU. Autre plan, 8ii .^ . c sujet d'apria liussuet: Dileclus meusmihi et ego illi (Cant. ii. 16.) Toute l'Eglise ne retentit durant cette solennité que du cantique par lequel la Vierge ei JésuK son bien aimé se redisent leur amour. Parlons donc nous-mêmes de l'amour divin, et contemplons-en les effets dans la divine Marie. C'est l'amour qui l'a fait vivre, c'est l'amour qui l'a fait mourir, c'est l'amour qui a fait la gloire de son triomphe.
.:2240. I. L'amour la fait vitre. L'amour dominant de nos cœurs, n'est dû qu'à Dieu seul ; et c'est un vol sacrilège de le consacrer à un autre qu'à lui. Toutes les créatures sortent du sein de Dieu par sa puissance ; mais il en est quelques-unes qu'il rappelle à lui par sa bonté : ce sont les créatures intelligentes, qui sont faites pour retourner à lui comme à leur principe ; et Dieu a mis en elles un moyen de retourner à leur source ; ce moyen c'est l'amour du bonheur qui domine toutes les créatures intelligentes. Ce bonheur n'est que dans le bien suprême qui est Dieu, et tout amour qui n'y tend pas s'égare. Diliges bominum, voilà la grande loi, et c'est en même temps le vrai culte dû à Dieu. Mais qui a aimé Dieu autant que Marie. (Toj'r les déreloppements, première partie du plan prècrdent ) Cel amour étant si ardent, Marie devait mourir quand elle vit expirer Jésus, hlle devait mourir à tous moments, car elle le voyait toujours mourant, toujours lui adressant le dernier adieu. La Sainte Ecriture compare cette douleur à un glaive pénétrant. D'où vient que percée parce glaive, elle n'est pas morte î L'amour donne à i'&rae une nouvelle vie. Ceiui qui a. me Dieu n'est plus en soi-même: jour ei nuit, Dieu lui est présent, il faut que tontes les créatures lui en parlent; et l'âme ne peut soulTrirce qu'un en dit, ni ce qu'elle en dit elle-même, c(pmme étant indigne de lui. Elle souffre; mais le désir de se conformer tux désirs de son bien-Aimé la soutient. C'est l'amour de Dieu qui soutenait les martyrs au milieu des tortures; c'est l'amour qui a soutenu Marie
l/ASSOMPTÎO^i 10^9
an pied cfc 'a croix et apr*s la Passion du Sauveur. Elle ne voulait que se coaformer
<f Jésus. (>r, i^»\xi voulait qu'elle restât sur la terre pour la consolation
nie. ei Marie sachant tout l'amour que le Sauveur p'>rtait à l'Eglise,
s - iMail l'appui des cV.-''' - ■ • - -' voyait son Fils dans chacun
■eux qui éiaieni ' • cons ilait les affligés; elle
c\ : , V porter partout ■■^us ; elle encourageait les
vierjies ; eilu vivait pour achever la coaronoe de Sun l-ils que doivent former les âmes
rai'he'ées C'est I* !e diadème dont le vrai Salomon a été couronné par sa mère.
l'iait du reste soutenu par la comniuninn ; Sub umbrd ! .■ ne pouvant pusséder Jésus dans sa gloire, elle le
Uii la foi, Sous le voi'e du mystère dans l'Kucharisiie. il
«"lit de l'ombre, mais point de fruit. Jésus au saint .Sacrement est :iii, tout en nous ombrageant, porte des fruits pour la vie éternelle. .Ml.' s Ci. îi ...:is»aii; et elle trouvait dans l'Kucharistie le repos, le rafratchissement et ia vie. o v iii.(. qui atmex Jésus, vous ne trouverez la vie que là. Toutefois la commu-
nii.ii auïiiifiiit' l'am .r.r — .- " •■•■-.
•:ii\ . Il ^u^^l lOurir la Vierge. L'imour divin a en effet des
liL- . ir- 'é de son objet. Les séraphins ne pourraient ren-
ns Marie soupirait après Jé>us. Revertere dilecle mi, el similis
c la rapidité des chevreuils et des cerfs. En vain Jésus dit: modi-
. '. Jésus, vous compte! pour peu tant d'années de soupirs !
éternité. En en perdantun seul,on perd l'élerniié, puisqu'on
.. £.1 ces soupirs s'augim-ntant amenèren' ia m<irt de la Vierge.
pari aux ardeurs de Marie pour vous. El puisqu'en Marie ils
n avec elle, que dans l'Eucharistie nous nous unissions tellement
à VUU& que ouuâ ne désirions plus que de vous posséder.
III Lamnur la fait triompher. Comment dire la gloire de ce triomphe? {Voir le
.* ' ' ' 'i( ) C'est l'amour qui l'opore; c'est à lui qu'il appartient
' ront les plus élevés en t^loire qui auront eu ici-bas de plus
>ieu. La fl^'che qui part d'un arc bandé avec plus de force,
plus profondément au biil. Ainsi l'àme pénètre plus avant
md elle s'e-»! élancée par des soupirs plus enflammés. Qui
son crédit répondent à son
ace. Mais si nous voulons
.,'oiiS dira. (Jean, ii, 5.) C'est
elle des miracles. Demandons
s, en un vin excellent, l'ardeur
oe ia ch&rité.
2242. Antre plan «nr le même snjet, li'uprès le P. Lejeune.
fhif (».■</ i-tfn <i>np n^i*'nifif ilf e/f<frfo ilfliriis (iffltiens. Cp (|lli OU ce JOIIP
iin<lfs hoinmos, rVsl lo char tfiom-
M'iise vierge «'sl heiirciiseuiont portée
'c. <.i' « .ijnis.s(> \iii,'inal est iin>nlt'> sur qiiairo rttiios qui
•iiipnl i|irellos renl«"*voiit 'le la terre, qn elles l'élèvenl
■ ni |M>int qu'elle ne soit pnrvotine el assise
'e «le s<»n bien-.Vimé : Astifit lieginn a
'1 throno men. >'
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ii"iiiiii'"< ii'->''ir [•■ iiii. Il ■<• r\ II. Ml il
iilvovM le tli'lii^e. .\ I anse île l'éii' -"'-l
1070 I f.TKS I)R LA SAINT F. VIF,Rr,fi
lie 20 ans le liîmps île la miséricorde. Ainsi il ari-ivc souvent (ju'il tranché le m <le la vie et abrèpe les jours qu'il eût tionnés à quelqu'un à cause de ses pochos. 2° A cause des nécliésque nous sommes en rianger de commettre, Dieu noos envoie souvent la mort. Itapius est ne madfia jniitaret inteUectum ejug : l>ieu l'a appelé à soi de peur que le monde, (pie le ciémon ou la chair, n'altérassent son innocence, comme on cueille un fruit qui n'est pas bien unir de peiu* ipie les passants ne le dérobent : Celui que les dieux aiment meurt en sa jeunesse, dit le poêle tragique. Quand deux hommes se battent en duel, un ami qui voit quils sont en danger de se tuer l'un l'autre, se mel entre deux, il les sépare et lait aller l'im d'un cùtéj'autre de l'autre ; il leur rend en cela un bon service. 11 y a là-dedans un duel intestin, une lutle dangereuse : la chair et l'esprit, le corps et l'Ame se cpierelient ; l'Ame . est en danger détre tuée par le corps et s'en plaint par la bouche de saint Paid : fnfeli.jc eijo, dit-elle, quis me liherahit de corpore morlis hujns f (îratia iJei per Jesutn-C/irisfurn. Jésus-Ohrist les sépare, il appelle l'Ame A soi et envoie le corps en terre ; il leur fait en cela une grande grôce et leur rentl un très Imn office. '.\'> Le péché (jue nous avons commis en Adam est cause que nous mourrons. Dieu avait donné l'immortalité au premier homme pour lui et pour toute sa postérité, mais à condition qu'il obéirait à son commandement ; toutes nos volontés étaient renfermées dans la sienne : il a transgressé le commandement, il a perdu son privilège, il est devenu mortel et il nous engendre mortels.
Mais il est certain que la sainte vierge n'avait commis ni péché mortel ni l)éché véniel, (pi'elle étaU impeccable et confirmée en grAce, que par sa Conception immaculée elle avait été préservée du péché originel. Comment donc pouvait-elle mourir? Par l'amour. Fortis est ut mors dilectio. Elle meurt |>ar amour pour son Fils : I) en tant que Dieu. Klle sait qu'il n'est rien (pii rende un si grand hommage à Dieu que le sacrifice dans lequel, par la (iosiruction de la créature, on reconnaît la souveraineté du Créateur, le domaine absolu et la puissance suprême qu'il a sur toutes choses. On proleste ipie toute créature serait obligée de s'anéantir pour le servir et l'honorer, s'il le désirait ; et ainsi la .Sainte Vierge fait un holocauste de soi-même, elle veut mourir et être dissoute ; elle serait contente et désirerait, si Dieu le trouvait à propos, être consumée, réduite en cendres et anéantie par hommage à sa majesté souveraine; et c'est ce désir et cet amour qui lui donnent le coup de la mort et qui l'immolent à la divinité de son Fils.
Klle est donc martyre et plus que martyre: car ce^'est pas seulement ni Itrincipalemcnl la peine qui fait le martyre, mais la cause pour laquelle on soutTre ; l'œnu non facit tnarfi/rem, sed causa, dit saint Augustin. Plusieurs hérétiques ont souffert de grands tourments et ne sont pas martyre, parce qu'ils sont morts pour leur opiniAtreté et non pas pour l'amour de Dieu. C'est cet amiuir qui fait les saints quand il est en eux jusqu'à la mort ; c'est ce qui fait que quehjues-uns meurent en état et dans l'haldtude de la charité ; d'autres en l'acte et l'exercice de la charité, et ce sont les plus saints ; d'autres dans l'acte de la charité et pour la défense de la charité, ce sont les très saints, les saints martyrs ; mais la sainte des saints meurt non seulement en état et en habitude de charité, non seulement en l'acte et en Icxorcice de la charité, non seulement ensuite pour la défense de la charité, mais par les elforta et la violence de la chanté ; elle est donc la plus noble, la plus uiagnili(pie et la plus illustre de tous les martyrs. Les autres martyrs meiu-ent pour l'amour de Dieu, mais non pas par l'amour de Dieu ; c'est-àdire <iue l'amour est cause qu'ils consentent à leur mort, mais l'amour ne les tue pas ; c'est le tyran qui les fait mourir : leur amour concourt à leur mort, mais passivement seulement et non pas activement. Kn .Marie, l'amour coopère activement et il ne coopère pas seulement ; mais c'est lui qui l'ait tout, c'est lui qui <lonne le coup, c'est lui qui la fait mourir, c'est lui qui détache son Ame sacrée d'avec son corps virginal ; il n'est pas seulement la cause finale ou le motif de sa mort comme aux autres martyrs, mais cause efficace et active. Dans les autres martyrs, l'amour ne leur donne pas proprement la mort, il l'avance seulement ; il ne leur ôte pas la vie, mais il l'abrège et la raccourcit : s'ils n'étaient morts pour l'amour de Dieu, ilq
l'assomptiox 1071
«...r .;..■.( !T)orls «le nialaiiic ou imr quelqu'autre cause naturelle. I/aniour .'■ la mort à Marie, et najanl point commis ni contracté de péché,
ut rien que Pamour en elle qui piît ouvrir la porte à la mort.
1} Elle meurt par amour envers Jésus en tant qu'homme ; car l'amour demande de la conformité et de la ressemblance entre ceux qui s'aiment. Jésus a goiité la mort, il est né nour mourir; il n'a pris un corps que pour être la vicliiue qui expiiVt les péchés dos houunes. Marie veut rendre hommage par son trépas à l4^mort adorable de son Jésus ; elle lui a ressemblé en la vie. elle lui veut ressembler en la mort : Quoinodo in vita sua dile^terunt se, ila et in morte non sunt separati. Jésus en mourant a béni la uiort, il l'a consacrée, sanrtiJiée, viviliée ; et <le[)uis que la mort a [»assé par ce «'anal de vie, elle n'a pas seulement |>erdu son aif^reur et son amertume, mais elle est devenue douce, souhaitable el un principe de vie. La Vierge donc l'a \ ^or, et pour montrer que ce n'est pas à cause du péché, la
mort ne 'ne se repose pas sur elle, car elle n'y trouve pas son
centre qui <^<i ic i'<-.hé. et pour montrer qu'elle ne meurt pas en vertu de cet arrêt : Ptilvis es et in pu/verum recerteris. Tu es poudre et tu retour' nera^ en poudre, elle n'est pas réduite en poudre par la mort ; et pour montrer (pielle ne meurt que pour honorer la mort de son Jésus, sitôt qu'elle l'a honorée, sitôt qu'elle a rendu hommage à son séjour de trois jours en rét;it de la mort, elle ressuscite.
Il /,, „„,.,./., (1,.,,.,.-. èire dit la plulosophie doit être placé dans le lieu voyons que la nature garde cet ordre. La terre plus
r- iiepiod à toute créature, l'air plus subtil s'élève plus
haut ; el le léu plus subtile encore que l'air tend toujours à monter. Nos i'.ii.> éianl rliiiii.Is .1 iiiiiiiirs doivent être réduits en cendres. Que peut-on
qu'un amas de cendres:* (>"Plle merveille que
■^ après avoir été embrasés de concupist-ence, en-
icre, cl bnilfs «le mille passions ! .Mais le corps de Marie tout
, t't virginal, et qui n'a jamais eu la moindre étincelle de péché ;
<c ...rpsqiji .1 toiiJMui-s été le sanctuaire du Saint-Ksprit, qui a fourni le pré-
«•jfix «nnu' p'Hir litrmer la sainte Humanité, qui a été l'espace de neuf mois
"•ux de Jésus, pourrait-il demeurer au sépulcre el être réduit
u terro. enterre notre corps souillé par tant de crimes ; en
lUx qui sont allés à la rhas.se d'objets coupables ;
<• quia si souvent déchiré la réputation d autrui,
iiis. etc., ces pieds, etc. Mais
uvcrts que pour admirer les
is iiuMis, Mil jiom- i.iiM>igner île la coinpas.sion au
.. ces mains plus blan''hes que l'ivoire.... ce corps
ne pouvaient qu'être enclulssés, non dans le lirma-
•n trouva son [loiir faire de
ill v..r,iw.iilc
- sa i.rler -on
les lelirio
es du
iiiK es III- sn vie qiit- i.i ■• •iiiiiiti <i(* s«>n Ame im-t mmi < m |>» Il ""Il IX • ■ii'Utn lU ciel ail été avancée, et iiu'ellc ait devancé la résurrci-tion gméralo dc|
IIK
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morl de St isqiie la II
,• 1 :. I;ii, •ol'ilij.
dont •
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