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autres s.ii II t!< . .ic IIS en !'« Krclcsiasliqiic ^^ qiicloproplicto Hcnoch fut transporté au panidis pnn-e qu'il «Huit aiiroahle à Dion : Ihnorh pldciiit Deo et translatas est in paradisuni. Marie qui a été si agréable à Dieu pouvait-elle deiiioiu-cr sur la terre?
III. L'humilité. I/élévation tloil être en proportion de l'humilité. Or Marie s'est abaissée au dernier point, soitiiansson enlancc, soit après être devenue More de Diou. soit après l'ascension de N. S. au ciel. 1) Si nous regardons la chose de bien près, sansnous llatlcrel ave<- la lumière du Sainl-Kspril. nous verrons ijue (piand nous nous intéressons aux alTaires du monde, si nous n'y sommes obligés par le ileroir de notre charge ou par charité chrétienne, c'est ordinairement par ambition, par vanité ou par présomption. La sainte Vierge était si humble et si éloignée de l'estime d'elle-même que, comme si elle eiit été inutile îi tout, elle se tenait retirée en un petit coin, caché, inconnue et oubliée du monde ; elle était comme une colombe en son petit trou, se contentant de gémir pour les péchés des hommes. Columha mea in forami nihus petrœ.
i.) VA même après qu'elle eut con^u le Sauveur, sainte Klisabeth faisant son panégyrique, célébrant ses louanges, l'appelant mère de son Seigneur, elle s'humilie très prol'ondéjuenl, et ne pouvant reconnaître en soi aucun vice ni la moindre imperfection, elle se retranche au fond de son néant, au centre et à la bassesse de son extraction ; elle attribue toutes ces grandeurs, non à ses mérites, non à ses vertus ni à ses dispositions, mais à un bonheur: lieafam me (dcent ; l'espexit humilitafem ancillœ suœ : Le Seigneur a daigné abaisser ses yeux jusqu'à la bassesse de sa servante.
'.\} Kl api es l'Ascension du Sauveur, quelle humilité ne monlra-l-elle? Ecoutez une i)ellc remaniue de S. iJernard au chapitre premier des Actes des Apôtres. S. Luc décrivant l'Kglise primitive dit ipi'après l'Ascension du Sauveur, ses disciples, par son commandement, se retirèrent en une chambre pour y attendre la venue du Saint-Ksprit: llsétaient tous, dit-il, persévérants en l'oraison. Uui tous? Il en fait la liste, Pierre et André, .Jacques et Jean avec les femmes, et Marie, mère de Jésus. Il semble que S. Luc s'oublie ici étrangement et qu'il manque de respect envers la sainte Vierge. Non, dit saint Hernard, saint Luc ne s'oublie pas. il ne manque point de respect envers la sainte Vierge, il sait bien ce (piil fait et il le fait tout exprès, c'est qu'il est un historien Odèle, un evangéliste véritable, qui raconte les choses telles qu'elles sont et selon l'ordre qu elles ont, comme il le dit en la préface de son Kvangile, il ne veut pas inampier en un seul point à la vérité ni à la moindre circonstance de l'hislfiire cpiil rapporte, et parce que la sainte Vierge, par son humilité incomparable, se mettait toujours la dernière, parce qu'elle choisissait toujours la dernière place et donnait à chacun la préséance, il la nomme la toute dernière, donnant à chacun le rang qu'il tenait en cette assemblée. Ouel ailmirable exemple d'humilité ! elle montre bien en ceci qu'elle a déjà reçu le Saint l'esprit qui se communique et qui repose au ciriir des personnes humbles.
La sainte Vierge s'est humiliée, elle mérite d'être honorée; elle qui en qualité de Vierge, était au rang des archanges, s'est mise aux pieds des veuves et des pénitentes ; elle mérite d'être élevée par dessus les neufs clueurs des anges, elle s'est abaissée justpi'àla poussière delà terre, c'est la raison pour iaipiclle elle doit être exaltée au plus haut des cieux ; elle a choisi le dernier raiiiT ensiiile de ce conseil que son Fils nous a donné : liectimbe in novissimn toco. (iest la raison pour laquelle il faut qu'il tienne sa promesse et qu'il lui dise : Arnica, ascende superius.
IV. La maternité (Urine. ISolre Seigneur est assis à la droite de son Père, parce qu'ayant la même nature divine que son Père, il partage son empire sur toutes les créatures. La vierge n'a pas la nature divine; mais elle a fourni à N. S. un corps de la même nature que le sien ; et l'humanité glorifiée de N. S. garde en elle quelque chose (pi'elle tient de sa divine Mère. Personne donc n'a autant de droit de s'approcher de Jésus au ciel que Marie, personne après Jésus ne peut exercer un aussi grand -empire que sa Mère. N'est-elle pas reine à bon droit la fille, la mère, l'épouse du roi r Aussi saint liernardin de Sienne nous dit-il qu'autant de créatures obéissent à Marie, qu'il
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V éii a qui obéissent au Créateur. Reine des Anges, reine de tous les saints,
..i.^.. .1., ...rti ..t ,1e la terre. Kt .Marie là liant se lient debout astitit rejjina
pan-e qu'elle est prèle d voler au secours de ceux qui linvo-
'i"Ms obtienne donc: {a) la charité qui ruine le péché en
l'urir de la mort des justes. (6) la pureté ; vitarn prœsta
•; sola virftis humilitiifis est Irpsœ reparatio rastita-