NATIVITÉ DE MARIE
Jé«aà Ohrist: ef]« reficinm vot. Aossi les hommes, comme des malades, danc une nuit Mns r. . " 'lam dirumperet cœlos et de$c«ndere$. Voici le premier
rayon : Aox prascenU, dies antem appropinquavit. Ce n'est
pas ti.^. .^ ,v o .^.. . ^^- V. en est i'aurùre. Marie porte déjà les grflces qui l'attireront sur la terre, et bientôt nous le verrons s'élancer comme un géant, pour parcourir sa carrière du levant au midi, parlant du sein virginal de Marie sa Mère. Un liumme, une femme, nous avaient perdus; un homme et une femme doivent nous sauver. Déjà elle parait cette femme bienheureuse qui doit écraser la léte de Satan et nous enfanter à la r" " ' '"'ipf. elle le sera des membres. Spes noxtra salve ! cum jucundilate N :elebremui.Cj,'t&\. la créature la plus privilégiée de Dieu ; aussi les anges
•■ rent pour saluer en ce berceau celle qui sera leur Reine. Accourons
pour exalter celie qui sera la Mère de Dieu et notre Mère. Louons celle qui a tant re^u, aimons celle qui nous apporte de si grands biens. Surtout imitons les traits de celle que Dieu nous a d'iinée pour Mère, et recourons avec confiance à son intercession dans nos dculeurs, nos pi-riis, etc.
■:•■]' AM'r • »-i-^" sur le même sujet , d'après le même.
lutem appropinquavit (Rom. xiii, 12.) On crayonne avant de ni de bâtir, et les chefs-dœuvres sont précédés par des coups d'essai. La nalurt; e<le-a)éme agit de la même sorte, et on d>rait que, dans certaines opérations, elle exerce sa main à faire des œuvres plus achevées. Dieu, l'auteur de !a nature, agit de même. Aussi avant d'opérer le mystère de l'Incarnatinn qui est son chefd'œuvre, il le prépare dès l'origine du monde. La loi de nature, la loi de Moïse, les cérémonies, les sacrifices, les prophéties n'étaient qu'une ébauche de J.-C. Tertullien, se représentant Dieu appliqué à mettre tous ses soins à façonner de ses mains le limon de la terre pour en former le corps d'Adam, se demande pourquoi celte application; et il répond que c'est p!»rce qu'il pensait à faire le portrait de Jésas-Chrisl à venir, Chrislus co'jitahatur Uomo futurus. Si Dieu agissait ainsi en créant le premier hommp, dont J.-C. ne devait nalire qu'après tant de siècles, il a en vue, en donnant Marie sa .Mère au monde, de le former avec un soin plus grand et d'en faire une copie plus parfaite de son divin Fils; et ce jour nous fait paraître en Marie uu Jésus-Christ commencé. J'admire trois choses en notre Sauveur, l'exemption du péché, il fallait qu'il fut saint pour nous purifier de nos crimes, la plénitude de la grâce pour enrichir notre pauvreté, une source in'''pni8able de charité pour guérir toutes nos misères. Ce sont les trois rayons de ce soleil qui doit chasser toutes nos ténèbres; et nous les trouvons en Marie, non dans toute leur force; mais d'une manière qui nous motitre qu'elle est l'aurore du Soleil de justice.
î^^i l. Marie exempte du péché. Rien de plus touchant dans l'Evangile que ia tt ' vine pour les pécheurs réconciliés ; n'en concluons pas que la conversion
s ^ grand prix A ses yeux que l'innocence. Aussi Jésus-Christ l'a-l-il
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aulreo sont ceux qu'il n selun sa nature humaine, coiuuik Sauveur ;ie tous les hommes. Comme Dieu, il aim*» ^^nrtout la sainteté, qui s'approche de plus près de loi; car il est la t quelques grâces qu'a yeux les lar tit,
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1078 KKTES nK I.A SAINTE VIFKOE
seal. Ponr distin^rner le matin d'arec le plein joar, il n'est pas nécessaire de remplir l'air de nu ~ ' '' (empéies; il suffît que la lumière soit moins éclatante. La pureté parfaite i de dmit ; elle est en Mm ie par privilège. Jésus l'a par nature et
Marie par ^ 'is est la source et Marie l'écoulement. El ce qui doit nous consoler,
c'est que cdie sainteté de Marie, loin d'être un reproche et comme une condamnation pour les pauvres pécheurs, est puur eux un sujet d'espérance, puisqu'elle découle de Jésus, Noire Sauveur, et qu'elle donne à Marie plus de crédit pour faire descendre sur nous la ^ràce dont elle a
iib'). II. La plénitude. Jésus Christ est la source de toutes les grâces pour tous les hommes; et c'est l'alliance qu'il a fait» avec la nature humaine, qui nous prépare la vision, la possession de Dieu, et tous les secours nécessaires pour atteindre cette fin sublime. Mais plus un être s'appruche d'un principe, plus il participe à sa vertu. Or, qui s'est approché de plus prés de Jésus que Marie, sa Mère, qui l'a porté dans son soin, qui lui a fourni son sang? Jésus appartient à Marie; et pour ne point partiigt'r son cœur, il n'a point voulu avoir de père sur la terre. Quel'e allianc entre ces deux ripursl La mère ordinaire l'est plus par l'esprit et par le cœur que par le corps: et, ceriep, il en est ainsi de Marie d'une manière incomparable. C'est par le Saint-Esprit qu'elle a cjnçn : c'est par la foi qu'elle est devenue mère : lieala quœ crediditti Aussi tous les Pères disent-ils: Prius concepit mente quant corpure. Jésus-Christ ne s'unit jamais à nous par son corps, qu'afin de s'unir plus étroitement à notre esprit. Quand Jésus-Eucharistie s'offre à vous, que vous le recevez dans votre bouche, avez-vous jamais pensé qu'il voulût s'arrêter à votre corps? Ne court-il pas à vous ponr chercher votre âme? Et si vous lui refuser, passage pour y arriver, ne lui faites-vous pas une sorte de violence (|ui offense son amour? Donc, si l'union du Corps de Notre-Seigneur avec sa Mère a été telle qu'on ne peut s'en imaginer une ptus étroite, Jésus aurait souffert en Marie une sorte de violence, si l'union de l'esprit de sa Mère avec le sien n'avait pas répondu à l'union qu'il avait avec Elle par son Corps. L'e.'pril de .Marie est donc tout rempli de la grâce de Jésus ; et quand nous réunirions tous les dons répandus sur toutes les créatures, nous ne pourrions avoir une idée de sa plénitude. N'entreprenons paf de donner des bornes à l'amour du Fits pour sa Mère; et jugeons d'Elle, non par ce à quoi une rréaiuie peut prétendre, mais par ce que Dieu peut donner à une créature. Oue servirait-il à Marie d'avoir un tel Fils, s'il ne la faisait naître digne de lui? Ayant à se former une Mère, oouvait-il porter trop loin, ou commencer trop tôt la perfect'on d'un si grand ouvrage"? Celte plénitude de la grâce rend .Marie capable de coopérer à la sanctilîcalion de tous les hommes Quel sujet de joie pour nous! Attendu que Marie est
22;)6. 111. l'ne source de charité pour nous. La Sagesse divine, ayant une fois résolu de nous donner Jé^us-Chrii-t par la Sainte Vierge, ce décret ne se change plus; il est et sera toujours vériiab'e que sa charité maternelle ayant tant contribué à notre salut dans le mystère de l'Incarnation, qui est le principe univpr.^el de la grâce, elle contribuera éternellement dans toutes les autres opérations principale? de la grâce de Jésus-Christ. Dieu nous appelle, Dieu nous justifle. Dieu nous donne la persévérance: la vocation, c'est le premier pas; la jn.«-lificaiion, c'est notre progrès; la persévérance, la fin dn voyage. Vous savez qu'en ces irois états, l'influence de Jésus-Christ nous est nécessaire. Mais il faut vous faire voir manifestement, par les Ecritures, que la charité de Marie est associée âces trois ouvrages.
1'^ La Vocation. Jean Baptiste est encore dans le sein de sa mère, endormi dans le péché originel et dans l'obscurité; il ne peut ni voir ni entendre et Jé.<ius vient à lui Fans qu'il y pense. Il attire à lui ce cœur insensible. Où éliez-vous, pécheurs, quand Jésus est venu vous troubler? Vous vous cachi(z et il vous voyait; il vous a appelés et vous ne le cherchiez pas. Si Jésus approche de Jean, n'est-ce pas par la charité rie Marie? S'il agit dans le cœur de Jean, n'est-ce pas par la voie de Marie '! Marie est donc la Mère de ceux que Jésus appelle.
2* La Justification, qui a la foi pour base. Les Apôlies étaient déjà appelés: mais Jé'us ayant fait son premier miracle aux noces de Cana, Credidervni iji t'um discipuli eju!. Or, q:i a obtenu ce miracle, c'est Marie. Carne Mater capitis nottri, dit saint Augustin, Spiritu mater membrorum ejus.
3* La Persévérance. Les persévérants sont ceux qui savent monter jusqu'au Calvaire. Saint Jean est leur modèle au pied de la Croix ; et Jésus le donne a sa Mère, afin qu'elle le protège jusqu'à la fin. Marie est donc la coopératrice de Jésus dans toutes les opérations de la grâce. Donc, Dies appropinquavit Réjouissons- nous ; Jésus va venir; et déjà nous avons une Mère. Les premiers cii> de cette enfant bénie sont déjà des prières pour nou.s ; et nulle prière qui soit mieux accueillie de Jésus que celle de sa Mère. C'est celle qui sait le mieux lui parler au coeur. Parlons à Marie de nos peines, de nos besoins: elle en parlera efficacement à Jésus; mais surtout exposon.<»-lui nos infirmités morales et spirituelles. Noos n'avons pas ses venus; il faut qu'elles naissent en nous. Obtenons-les par elle
Li: NOM l'K MAHIi; 1079