‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 312 sur 416 · VI. !■ .. j , '! .:'ie · texte numérisé non relu

VI. !■ .. j , '! .:'ie

XVIll.— IVotre-Dame de« Se|»t Uoal«*uri«,

iiiY.i. Voir n. i*H,

1^82 iiVri.s i)K L.\ s.MNTi-: viKunr

Xl?lk. - ^Votre Dame d(' la \lfii-i

2i<)4. Hedemit eos de manu inimici. (Ps. cv, 10).

I. (Jhjef de (d fêle. — An cominenceiuenl du \iii"'« siècle, au moment où la plus uranilo partie de l'Kspagne était sou» le joug des Musulmans, ces barbares retenaient dans les fers un sjrand nombre de prisonniers cbrétiens et leur faisaient souffrir toutes sortes de mauvais Irailomenls, pourles forcer à abjin-er la foi. Or, le l'"" aoiit lâlS, la Sainte Vierge apparut, la même nuit, séparénienl. à trois saints [)ersonnages : saint Pierre Nolasrpjc, d'une noble famille «lu Miili de la France, fjui s'était retiré à Barcelone où il avait dépensé sa fortune \m\\v racheter les captifs, saint Haymond de l'ennafort, dominicain aussi pieux rpie savant, et le roi Jacques dWragon. « Je suis, «iit-elie, à saint l'ierre Nolasipie, la Mère du Fils de Oieu qui pour le salut et la rédemption du genre humain répandit tout son sang. Je viens ici chercher des hommes «pii veuillent, à l'exemple de mon Fils, donner leur vie pour le salut et la liberté de leurs frères captifs. Je désire donc que l'on fonde à mon honneur un ordre dont les religieux rachètent les esclaves chrétiens, se donnent même en gage, s'il est nécessaire, pour ceux qu'ils ne pourraient racheter autrement. » tJes trois saints peronnages se rencontrèrent le lendemain dans la cathédrale de Barcelone, et se racontèrent la vision <[u'ils avaient eue. Dès lors, Pierre Noiasque prit l'habit et un grand nombre d'hommes dévoués sadjoignirent à lui pour fonder l'ordre de iNûtre-Dame de la Merci ou de la Miséricorde. (;es héi'os chrétiens remplil'ent d'une manière admirable leur mission. Plusiem-s d'entre eux, non contents de receuillir les aumônes des Jidèles pour racheter les captifs, sont restés eux-mêmes dans les fers, pour délivrer ceux dont la foi était en péril. C'est cette apparition de la Sainte Vierge, c'est .Marie elle-même, fondatrice de l'ordre delà Merci, que l'Kglise nous fait vénérer en ce jour.

:22(m. II. Leçons qui en découlent, i» Qui n'admirerait la miséricorde de lauguste Mère de hieu ? Des splendeurs de sa gloire et du sein de la béatitude dont elle jouit, elle n'oublie point ses enfants (jui gémissent ici-bas dans les fers et dont le salut est en péril ; elle descend du ciel pour créer un ordre religieux qui puisse les assister ellicacement. C'est bien la Mère de miséricorde ; et l'ordre qu'elle a fondé est bien nommé l'ordre de la Merci, ou de la .Miséricorde.

2*" Aujourd'hui, si les esclaves sont moins nombreux qu'autrefois dans les prisons des Maures, que de chrétiens gémissent dans un {dus cruel esclavage! Que d'infortunés sont garrottés par .Satan, parleurs |)assions, par les honteuses «-haines d'habitudes coupables! 0 .Mère, les abandonncrez-vous ? Certes, ce! esclavage est volontaire, il est vrai, et mérite moins de pitié; mais souvenez-vous «pie vous êtes le refuge des pécheurs et la Mère de celui qui, |)Our les racheter, est mort sur la ci'oix ! Oh ! la Vierge s'en souvient; aussi, est-elle descen«lue de nos jours sur divers points de la France pour les délivrer. .\ la Salette, na-t-elle pas voulu faire appel à des Ames généreuses qui en son nom devinssent les Hédemptriccs de leurs frères ? Il faut que cet appel soit entendu de tous les chrétiens. Il faut des Hédempteurs <i"î\mes dans toutes les nations où Dieu est olîensé, dans toutes les paroisses, dans toutes les familles.

Partout, hélas! Satan a ses esclaves. Il enlace le monde dans ses impurs lilets; et quand il s'est saisi d'un pécheur, il le livre à ses atTreux satellites qui le dépouillent de tous les dons de la grâce, qui lui enlèvent la foi ellemême, en attendant qu'ils l'entraînent avec eux dans l'éternel abime. Quelle servitude! 0"cl rlémimont ! l'ourrions-nous en être témoins sans que notre cœur fût attendri ? Oh ! offrons-nous à Marie pour être en son nom et sous sa protection les Rédempteurs de nos frères.

3» Et pour cela, qu'avons-nous à faire ? La Vierge nous le dit: (a) « Le bras de mon Fils est si lourd que je ne puis plus le retenir. Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas. je suis chargée de le prier sans cesse. >> Elle semble avoir besoin que nous unissions nos prières aux siennes, pour retenir le bras de son Fils, armé par les crimes des hommes. Donc, des prières et des expiations pour désarmer la colère de Dieu et attirer sur ei^x la grâce sans

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laquelle ils vont à la damnation. Inter vestibulum et nltare plorabunt sacerdotes et dirent : Parce Domine, populo tuo. Que toutes les Ames généreuses le cnmpronnent. Ce n'est que la pénitence et la prière qui peuvent obtenir! i{»abies. (b) « Vous le ferez passer à tout mon peuple;»

elle le I s ! Klle veut du zèle pour convertir les pécheurs. Elle

vit! ' ifii sur la terre, et que désire-l-elle sinon d'en embraser

lOK Que notre siècle a besoin de cette lei;on ! l/iniquité a

ab' lié s'est refroidie. On s'occupe de tout, et le salut des Anies

esi - soucis pour beaucoup de gens.

r.....iv^ 1". ..^'urs, seriez-vous plus à plaindre (^ue les prisonniers des Turcs ^ Ne trouverez-vous pas aussi une main qui lera tomber vos chaînes el qui vous rendra la liberté des enfants de Dieu ?•) Marie, divine corédemptrice des hommes, Soli'e vincla reis. Attirez à vous un grand nombre d'âmes, qui par l'expiation, la prière, de bonnes pamles ,]>> miints .oimoils arrachent leurs frères au démon et à l'enfer.

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