XXV. — ^'otro-Dame de Ltourdes {i i r > crier j
îiT" ! A'.- .> -/// fait, (i'était quatre ans après que Pie IX eut déliai I lin lion de Marie. Pn^'s d(^ la petite ville de l/)urdes. dans
les 11 .-'. se trouvent sur les l)ords du «îave, les roches Massabielles, où sont rrcusées par la nature diverses excavations se communiquant entre elles, comme les trous dimc immense éponge. C'est dans ime de ces excavations que s'est montrée environnée de lumière, jusqu'à dix-liuit fois, la Vierge Marie à une huml>le lille de quatorze ans, Hernadette Soubirous, depuis S(cur de la Charité de Nevers. La première apparition eut lieu le H lévrier 1S5S. La N icrge se montrait là avec un sourire céleste, une beauté inefTablc. Ses vêtements étaient gracieux et simples, l'nc rnlip blanche, un long voile blanc, une ceinture bleue flottant jus- -oijs des genoux ; sur chacun de ses pieds nus^ une rose d'or et brillante. Kn présence de l'enfant, la Vierge prend la croix ond au chapelet à grains blancs et à chaîne (l'or qu'elle porte, elle -lie de la croix avec le crucifix, et roule dans ses doigts les grains (!u . h li-'iet, sans que ses lèvres remuent. Klle parle à Bernadette dans le patnis liii pays. L'enfant regarde et écoute ravie, elle fait le signe de la croix avo'' laNioivi' et i.'itc devant elle son chapelet. Entre autres paroles prononcées ;i >\<-< juins (iiil. n^nls. la Vierge dit à Bernadette : Allez dire aujc prêtres qu'il (loit &f bdtir ici une Chapelle et qu'on y doit venir en procession, l'ne autre fois, montrant le lond de la grotte : Aller boire à cette fontaine et rous laver, dit la vision ; mais au lieu indiqué, il n'y avait point de sotuve ; sur un signe de la Vierge, l'enfant creuse avec ses mains, »■'■'' '■" *"■" liinsle sable, et il s'y amasse un peu d'eau boueuse, premières tte fontaine miraculeuse, bienlid après si abondante, où tant
lit trouvé la santé. Vers le même temps, la Dame dit à Berna-
delte : \ous prierez pour la conversion des pécheurs... Vous baiserez la terre pour la conversion des pécheurs, et l'on vit l'enfant à genoux monter la pente qui s'élevait au-dessus de la niche, en répétant trois fois : PénitPHCfi. fit-nitence, et imprimer ses lèvres sur le sol. (les mots : pénitence. rois fois, lui avaient sans doute été dits par la Vierge. I^a foule se ; .lutourde l'enfant, parfois au nombre de 10,(KK) personnes ; elle ne
voyait IWpparition que par le reflet qu'en portait le visage de Bernadette ravie et roinme en extase.
|t.):i r Appririiion s'était montrée seize fois, et jamais elle ne s'était fait cunnaitrc. i'Iusi. iirs fois l'enlant lui avait demandé son nom; elle n'avail répondu que [>ar un gracieux sourire. Mais le '£\ mars, fête de l'Annonciation de la Vierge, la jeune lille lui adresse la même question avec une inslan !lc. L'Apparition qui tenait habituellement les mains jointes.
les I ~ joint à la hauteur de la poitrine, lève les yeux au rie . t
loiiii ; M listin ■fi"H •' "'' réponse : Je suis l'Immaculée (^.onception .
Idiiii II', Il ,\ ,; iidu ce mot et n'en romprit pas le sens. Le
* iiMil, 1,1 \i.ii;.' h.- , ,... .aie dernière fois, elle lit fimime ses a''-'"»
;i rrnl:iiii KIU' lui dit qu'clb> ne lui promettait pas le bonheur en celi
mais plutôt dans l'aut"'- -^-i <il<> .livi.in.i i.our ne plus revenir. \).,
lors, le foufour» à Loi il est le nombre des miracles,
(|f«; I I iii \ "i^i, iiis lii's ii|i ''CS.
nts de l ; "i. i" Le 8 dé. <>{. IMelV.
ail le l'univii ' lur-, avait jir .ni.'.lofoi
rii 11 de .Maiie. Le cirl
di»^ 1 torre. Kt Marie \
sur I iti.- iii pii a ton
vill.' .!.• L'iin '•xv \nn\ i
<|iii vi.iit troiivci .NLirii" \ ■■
(l.liuiiion de son 1 du •■i»-! ./
I iil'i- ' iiinr/ifinn 1 lll un IllDllUli
ij.'ili'. ,|iii jM'ij"'' i.i' ir de rette dci
tnl.iiiis vers ctMte eghso pKiir I honorer sous >■>■ vu, .ii.;<« : {m-: m:
inrtri's f/uif doit se bdtir ici une L'ha/tellf- et qu'on doit y venir en p
i>i'in.
1002 t'ÊTES DE LA SAINTÉ VIERGE
2« .Marie, en lémoignanl la joie fin Irioinplie de son Iininacuiée Conception sur la terre, n'oiihlie pas les pécliciirs sur les'jiicls elle est venue pleurera la Saletle. Le saliil des hommes n'esl-il pas le l)ul de toutes les œuvres de Dieu et de toutes les manilestations des Saints ? Aussi la Vierge recommande-t-elle plusieurs fois à Bernadette de prier pour les pécheurs. Et voulant lui indiiiucr la prière qu'elle doit emplover de prélérence, elle porte toujours à son hras un chapelet. Par moment elle le prend entre ses mains, fait le signe de la croix pour inviter l'enfant à le faire avec elle, et elle déroule les grains de son chapelet blanc sans nuu'uuirer une parole. C'était nous faire com[)ren<ire avec (juelles armes nous désarmerions la colère de Dieu, nous triompherions de Satan et lui arracherions les Ames qu'il nerd ! Le Rosaire, qui a écrasé tant d'hérésies, ne peut-il pas extirper celles de notre temps et ruiner l'œuvre des Iranc-mavons, comme il l'a lait pour ••elle des Albigeois leurs ancêtres ?
;io Marie veut la pénitence, elle le répote par trois fois ; elle invite Berna- <letle i\ baiser la terre pour la conversion des pécheurs. En vertu de la cominunion des Saints, les pénitences des justes profitent aux pécheurs et prépai-ent leur retour, mais la pénitence doit être en projtortion avec la multitude et le nombre des crimes. Or, jetons un regard autour de nous, dans la société, dans la paroisse, peut-être dans la famille, qu'y voyons-nous ? La |)rofanation du dimanche, etc. Prêtons l'oreille, qu'enten(lons-nous ? Le blasphème, les impiétés, les conversations obscènes. Non est qui fnciat boniim ; donc f)énifence, pénitence, pénitence, acceptation des peines de la vie, jeûnes, abstinence, abnégations. Sachons, du moins, baiser souvent la terre pour la conversion des pécheurs, comme la petite Hernadetle.
0 Marie, ù Immaculée, nous vous louons et vous bénissons d'être venue nous dire : Je suis l'Immaculée Conception, |)our alTermir notre foi en votre glorieux privilège. Faites, qu'en honorant votre pureté sans tache, nous ne soyons pas tro|) indignes de vous. Vitam pr(psta parant. Hélas ! il est des pécheurs qui sont vos enfants pourtant, et dont la belle Ame faite pour Dieu est défigurée par le péché ? Vous les aimez, nous les aimons, nous voulons prier et faire pénitence pour eux. Vitam prœsfa puratn. Iterpara tutum, ù eux et à nous, ut videntes Jesum nemper coUœtemur. Amen.
XX¥I. — Mois de Marie.
227i>. Il est d'usage, dans beaucoup de paroisses, de prêcher tous les joura du mois de .Mai, sur les grandeurs de Marie. Nous avons la confiance que les 40 sujets que nous avons donnés dans ce recueil, sur la divine Vierge, fourniront une matière suffisante aux prédicateurs pour tout le mois, d'autant plus que dans les indications que nous donnons ci-dessous, nous ne renvoyons
Pas aux sermons de Bossuet sur la Sainte Vierge, qui sont peut-être ceux où aigle de Meaux s'est élevé plus haut. Et on les trouvera à peu près tous résumés dans ce livre, aux fêtes de la Sainte Vierge. On pourrait, le jour de l'ouverture, donner le sujet suivant : 22.S0. Mensis istevobis... primus erit in mensibus anni.{V^\., xn, 2.) Le premier des mois, pour un chrétien fervent, ce n'est pas celui qui commence l'année : mais celui qu'il peut consacrer tout entier à honorer la divine Vierge, la .Mère de Dieu ; car, en ce mois, il rendra à Marie l'honneur qu'elle mérite, et attirera sur lui-même les gnVces dont elle est la dispensatrice.
2281 .\. Il est juste de consacrer un mois à Marie. De même que tous les jours l'Eglise nous invite par le son de la cloche à lui consacrer quelques mstants en récitant lAngelus, et que dans cliaque semaine nous lui consacrons un jour, le samedi : ainsi il a paru convenable de consacrer «lans l'année un mois entier à cette Heine de nos cœurs. O'Jand il s'est agi de choisir ce mois, on a compris qu'il était juste de lui ofTrir le plus beau de tous, le mois de mai, le mois des fleurs, le mois de la joie qu'apporte la résurrection à toutes les âmes fidèles, le mois de l'espérance dans lattente de la Pentecôte et d'une diffusion nouvelle du Saint-Esprit sur les Ames, le mois aussi de la dissipation et des périls pour la vertu : car les passions bouillon-
MOIS DK MAHIK ]003
nonl plus vives quand la naliircenlière prend une aniinalion nouvelle. Aussi, dès que cette pratique eut pris naissance à Rome au xviu" siècle, elle se répandit aussitôt dans toute rilalie, et même en France, où madame Louise de France, devenue carmélite à Sainl-Denis, conrourut efficacement à la r<'panilre. Kntravée ilans notre patrie par la Uévolution, elle a pris un nouvel ossKi- dès que la paix a été rendue à la Religion ; et aujourd'hui, sur tous les points de la France et dans tous les pays catholiques, les chrétiens sont en fête pendant tout le mois de mai.
Et ce mois, qui était le seul auparavant où Marie n'eut aucune fête, est devenue une fête universelle et comme le résumé et le couronnement de toutes ses fêtes. Pendant ce mois, en effet, on mérlile tous les mystères de la vie de Marie, les vertus admirables qu'elle a pratiquées, les divers titres qu'elle Ire vénération et à notre amour.
J II. Et tout cela au grand profit de nos dmes; car si Dieu a promis inie iougue vie, et des récompenses particulières à ceux qui honorent leur mère de la terre, qu'en doit-il être de ceux qui honorent leur Mère du ciel ?
Le mois de Marie est comme un jubilé annuel accordé aux Ames, qui les réjouit après la pénitence du carême, et qui supplée aux imperfections de cette pénitence. Jubilé offert à tous, aux pécheurs, aux justes, aux affligés.
1" Dans la nature tout renaît, faudrait-il que les i\mes restassent dans la mort quand tout revit ? Qui peut mieux préparer la réconciliation des pauvres pécheurs avec Dieu que la protection de .Marie, que ce mois assure à tous ceux qui honorent avec foi le Refuge des pécheurs, la divine Réconciliatrice, la Médiatrice des hommes auprès du médiateur Jésus.
20 Les justes qui veulent conserver la grâce et grandir dans l'amour de Jésus, savent assez que la dévotion à Marie est un gage de persévérance et de salut, que la Vierge est la Mère du bel amour, et qu'elle embrase de ses flammes les cœurs qui lui sont dévoués. Aussi les justes sont-ils toujours les plus empressés à honorer Marie.
;<« Que fie c(niu"s sont ici-bas sous la pression de la douleur ! Qui pourra les remettre en fête, sinon celle nue l'Kglise appelle Consolatrice des affligés et cause de notre joie ?.\h! Marie aie secret d'essuyer nos larmes de sa main maternelle. N'est-ce pas la mère qui sait le mieux apaiser les cris et rendre le sourire à son enfant dans les pleurs?
Le mois de Marie est donc un jubilé, c'est-à-dire une fête universelle. El IFglise en fait en efl'et un jubilé; car elle accorde k tous ceux qui suivront les oxorcicesdu mois, l'indulgence plénière qu'ils pourront gagner en se confessant et en niant dans le mois, et imo indulgence de litX) jours chaque fois qii ' lit h un des exercices. C'est donc le cas de faire voir que nous aiiii.Mi^ -i.iie, et «pie nous tenons h notre salut. Donc, assistance aux exercices, chants, bouquets de fleurs olTertsù Marie, récitation du chapelet t..,ic 1,.. jours, s'il est [lossible ; si on ne peut venir ;\ l'église, faire une Ir soi sur les grandeurs «le Marie, et quelques prières particulières en îHMir. Mais ne nous épargnons pas, la Vierge mérite plus que tout ce pouvons (aire. Pourvu (pie nous ne lui rendions pas le culte qui n • I Dieu et à Nnti(> Seigneur Jésus-tlbrist, nous ne risquons pas de ri' trop. Kl i^n «pie tout ce rpie nous ferons pourla divine di- !• des griK i itéra sur nous en pluie de bénédictions.
.S. ii. O/i ferait da tu Itts jours suivants connaître Marie au jioint de vue historif/ue.
22x:i. Premier Jonr. La Vierr/e dans le plan divin. Rien n'arrive dans le temps que Dieu ne l'ait nrévu de toute éternité. Rien ne se fait, ni ne se fera «le bon et «le saint qu il ne l'ait onlonné.ilans ses éternels «lécrels. r/est la doctrine incontestable «le saint Tbonuis, Dieu a dom* prévu de tonte éternité la chute de Tliomme au pai ■ «lans la «-oniiauination. toute la nii
Et de toute éternité il a, dans sa inisrr irnidi-, m- inmir ei ui >.i
grande gloire, la réjtarali«)n «le cette chute, la Rédempti«)n 'I et les
moyens par lesquels se feraient cette réparation et cette ! " l*e
toute éternité il a décrété, par consétpient, que son Fils a'I if
-■■■• ' ' terre, qu'il prendrait un corps et une Ame comme n. t
1Û94 FKTES DE LA SAIMK VIEHGB
comme homme nne mère. Marie, dès lors, a élé prédestinée à la dignité suréminentc de Mère de Dieu, et associée dans la pensée divine à l'œuvre de la Hédcmplion. (inivre merveilleuse qui l'emporte sur la création elle-même autant que la gr;k'e rom|)orle sur la nature, autant que le ciel l'emporte sur la terre. Kt comme Dieu sait apprécier les choses à leur juste valeur, il s'ensuit que le Itodempteur futur et la Vierçe sa .Mère ont occupé, de toute éternité, la |)remière place dans le i)lan divm. Dieu, dès avant les siècles, a eu un tel amour pour la .Mère de son Fils, qu'en elle seule il a mis ses comp'aisances plus rpi'en toutes les autres créatures, {liulla ine/J'ahilis.) — Aussi IKjjilise met-elle dans la houche de Marie ces paroles de nos Saint Livres ; J'ai été prédestinée de toute éternité: avant ({ue la terre ex-istdt, avant aue fussent creusés les abîmes, avant (/ue les tnontaf/nes reposassent sur leurs lourdes bases, j'étais avec Dieu. J'étais présente à sa pensée. Les (irocs avant confié au célèbre peintre Zouxisle soin de faire le portrait de la belle Hélène, celui-ci choisit les cinq plus belles vierges qu'il put trouver, et prit de chacune ce (ju'clle avait de plus parfait, pour le reproduire dans son tableau. Dieu a fait de même; il a réuni en Mane toutes les beautés, toutes les vertus qui sont éparses dans les créatures. Commentant ces paroles de nos Saints Livres que nous avons citées plus haut, le savant (.'orneille de la Pierre dit, en effet, que .Marie est l'œuvre magnifique de Dieu, et non une œuvre d'une heure, d'un mois, d'un an, ou d'un siècle, mais de tous les siècles.
Tous les êtres, sortis des mains du Créateur, sont comme des essais et comme une ébauche de ce qu'il préparait à sa mère. Toutes les qualités qu'il a données aux créatures sont des traits dont il voidait l'embellir; les Anges sont le prélude de sa virginité ; les Séraphins, celui de sa charité ; les Chérubins, celui de sa sagesse ; les cieux celui de sa pureté ; les étoiles, celui de sa splendeur ; les prairies, celui de ses charmes ; les arbres, celui de ses fruits ; les animaux, celui de sa puissance d'action; les vertus de tous les justes, celrti des dons variés de grAce, dont la Vierge est enrichie. (Cornélius in Prov. cap. VIII.) Eve, la mère des vivants, figure la fécondité de Marie, qui, en donnant le jour à Jésus, donnera la vie de la grAce à l'humanité. L'arche de Noé, en dehors de laquelle il n'y avait que naufrage, annonce Marie par qui seule est venu le salut au monde. Que sii.mifie le buisson ardent que vil Moïse et que les fiammcs ne pouvaient consumer, sinon celle à qui les feux des passions n'ont pu porter atteinte? Que signifie la verge d'Aaron d'où jaillissait une lleur, sinon Marie la vraie tige de Jessé, sur laquelle s'est épanoui Jésus, comme une fleur divine ? La toison de (iédéon, qui reste sèche pendant que la terre est couverte de rosée, est la figure de la Vierge que les eaux du péché n'atteignent point, tandis qu'elles suoniergent l'humanité toute entière. Judith, Eslher, les libératrices de leur peuple, sont le prélude de la Mère de Dieu, qui affranchira le genre humain tout entier du joug de Satan.
2284. Et voulant que, dans tous les siècles, les hommes attendent avec leur Rédempteur celle qui lui donnera le jour. Dieu les annonce lui-même, tous les deux à la fois, à nos premiers parents, aussitôt après leur chute. Avec Jésus le libérateur, il promet la femme qui de son pied victorieux écrasera la tète de l'infernal serpent. Dès lors, les yeux et le cœur des patriarches se tournent à la fois vers l'uneHautre. Ils appellent de leurs vœux le Libérateur et sa .Mère. Les prophètes annoncent à la fois l'un et l'autre. De l'aveu de la plupart des Pères, c'est Marie que Salomon chante au livre des Cantiques. El le prophète Isaïe, l'évélant une de ses prérogatives : Voici, dit-il, qu'une vierr/e concevra et enfantera utiFils et ce Fils sera appelé Emmanuel, c'est-à-dire Dieu avec nous. De telle sorte que les païens eux-mêmes n'ignoraient pas entièrement les grands mystères qui allaient s'accomplir. Les Gaulois n'avaient-ils pas élevé longtemps avant sa naissance un autel à la Vierge qui devait enfanter ? et un poète païen. Virgile, n'appelle-l-il pas dans ses vers le règne de la Vierge? Pendant que l'humanité laltend. Dieu la prépare. Il choisit des patriarches dignes de figurer parmi ses ancêtres: Abraham d'abord, puis Isaac, puis Jacob et entre les enfants de Jacob, Juda; et parmi ses descendants, David. Longtemps plus tard, deux illustres époux
MOIS DM M.\Rir 1095
imille rovalo, hcrilicrs do la loi irAhraliam.ct de la piété de David,
ni de ce que après vinfit années d'une sainte union. Dieu n'eiit point
oii" oro béni leur maria{.'e: c'étaient lléli et Joachiin, descendant de l>avid
par Nathan, frère de Salomon, et Anne, descendant aussi de David par
Salomon.
Hien qu'Anne fût avancée en Age, tous deux pleins de confiance en Dieu priaient le ciel de leur donner un enfant. Leurs vœux s'accomplirent d'une manière merveilleuse, et Anne devenue mère par miracle, donna le jour à la Vierge Marie, à l'Immaculée, la plus parfaite des créatures.
.Marie, la prcnuère dans le plan divin après Notre Seigneur, ne doit-elle pas *'lro après lui la première dans nos pensées, dans notre estime, et la première dans nos affections ?
(> .Marie, vous êtes le chef-d'œuvre des mains divines. Hien, ni sur la terre, ni au ciel, ne peut vous égaler parmi les pures créatures. Tout est au-dessus de vous ou au-dessous de vous ; mais vous êtes sans pareille, .\u-dessus de vous je ne trouve que Dieu ; et au-dessous de vous je vois non seulement tous les humains, mais même tous les Anges, tous les Archanges, etc. Je vous honore comme la Heine du ciel et de la terre. Jamais je ne ferai assez pour vous prouver ma vénération, 6 .Marie. Je vous aime comme ma .Mère, et rien ne me séparera de votre amour. Pour vous le témoigner, je consacrerai ce mois à vous bénir, à vous prier, etc.
2'' jour. Immaculée Conception. Voir n» 2183. S»" jour. Nativité de Marie. Voir no 2246 et suiv. 4« jour. Nom de Marie. Voir n' 2257.
of jour. Présentation de .Marie. Voir no 2273. 6*^ jour. Kpousailles de .Marie. Voirn» 2191. 7p jour. Annonciation. Voir n" 2197.
Se jour. Commenter VAve Maria. Voir nt> 608. '>' jour. Visitation. Voir n* 221.").
\i)'- jour. Attente de la naissance de Nolre-Seignem . \nii no 2188. 1 !«• jour. Naissance de .Notrc-Seigneur. Voir n" 2()88 et suiv. 12'" jour. Présentation de l'Knfant Jésus et Purilii-ation.Voirn" 2194. IIV jour. Sainte Famille à Nazareth. Voir n" 2106. 1 1'" jour. Les .Noces de Cana, pouvoir de Marie sur Jésus. .Marie n'a
rien perdu de ce pouvoir. Voir n"^ 1371 et 2208. |:',« joiir. Sf>Tit Douleurs de Marie. Voir n" 2201. I'. M \- iiiplion lie .Marie. Voir n" 2232. 17' ,1' H i; M lié de Marie. Voir no 1369. IN'- jour. Honte de Marie. Voir n" 1372. i;»** jour. Pureté de Marie. Voir no 22(»9. 2<K* jour. Maternité de Marie. Voir no 2270. 21** jour. .Notre-Dame .\uxilialrice. Voir no 2211. 22'- jniir. Niitic-Dame des Prodi^'es. Voir no 2222. 23' j<»(ir. Notre Dame du .Monl-Cwirmel. Noir n" 2226. 2i*' jour. Le (^œur très pur de Marie. Noir no 2243. 2.'/ jour. Notre-Dame de la Merci. Voir n» 22(Ji. 26" jour. Noire-Dame <lu Ho.saire. Voir no 226<J. 27'" jour. Notre-Dame de la Saletle. Voir n"» iri39et 22.'^9. 2S«" jour. .Notre-Dauic de Lourdes. Voir n" 2277. 29*" jour. Pratiques de la flévotion envers Marie. Voir n" i'.i85. 30'' et 31'" jours. In des sujets indi<^ués aux n" 13S2 et suivants, ou dans les fêles de la Samte Vierge. Insi.ster sur la persévérance, et sur les pratiques à tain- i"v>-- l-^-^ «^
ou le sujet suivant.
I^s vertuM de Marie
3Î88. Mu <'i», tu S'(per(jrefsa es > ■ <
Nous ad" lu lltmameni Ce nOi mbre des
'>rneineDl» uniu imiu .i jiair n;;if iii'iii 11 a iaii ici b>s 8<>n itMi;p''- is Vierg»
Marie, bn elle brillcDl toute* les venus que nous reinar(iii i** autre*
saint.s. Elle les a louics : car les vertus parfaites sont inséiiai Ji .^ <■■ •- les autre*.
1096 lÊTES DE LA SAINTE VIERGE
Si elle était dt'poarvue d'aoe seule d'enir'elles, elle n'en aurait aucun à un degré parfait. On pourrait donc louer en elle, toutes les vertus théologales, et morales, et faire sur chacune d'elles un long discours. Mais ce champ serait irop vaste; cunlentons-nons donc de dire nii»> If!» vertus de Marie, I n'ont eu aucun des défauts des nôtres, 11, qu'ellf.H ont > s. 111, qu'elles ont été fécondes.
I. Sans I )i. Bien que Marie eut noire nature, elle n'en avait pas les
défauis. en .- ,,.> es vertus étaient toutes pures et inaltérables comme les étoiles.
Aussi l'Esprit Saint lui dii-il : Tota pulchra est, arnica mea, et macula non e$l in te. C'est que n'ayant pas été conçue dans le péché originel, elle n'avait point cette pente et cette inclination au mal, celle pesinleur ou lâcheté pour le bien, ni cette rébellion de la sensualité que nous ressentons tous les jours, qui sont les efTeis de ce premier p^'ché^ les causes et les sources de toutes les imperfections que n<ius commettons; son corps était entièrement soumis à l'esprit, son esprit à la raison, sa raison et sa volonté à la volonié de Dieu et la partie inférieure de son &me à la supérieure. Elle était, comme le premier homme, dans l'éial d'innocence et de jusiice originelle; elle n'avait point de rébellion dans son corps, point de passionsdésordonnées, peint de mélange d'imperfection dans ses venus; sa foi n'avait point les obscurités de la nôtre, son espérance n'éiail jamais accompagnée de présomption, sa charité était toujours bien ordonnée, sa prudence n'avait point d'éclipsé, sa justice n'avait point d'acception de personne, sa g^'nérosité n'était point allière, sa tempérance n'était point indiscrète, son humilité n'était point pusillanime, sa patience n'était point lèche, son silence n'était point sauvage, ses oraisons étaient sans distractions, ses bonnes œuvres étaient sans vanité, son austérité de vie sans austérité pour les autres. Enfin, toutes ses vertus étaient exemptes et affranchies d'une imperfection très déplorable qui a été, dès le commencement, dans les plus excellentes venus des grands saints du ciel et de la terre. Leur sainteté et toutes leurs vertus étaient caduques et pénssab'es ; ils pouvaient les perdre par leur faute ; et en effet, plusieurs anges les ont perdues dans le ciel : et le premier homme, dans le paradis terrestre ; mais celles de la Sainte Vierge étaient incorruptibles et inaliénab'es, elle était confirmée en grâce et dans la paisible possession des dons de Dieu : Quicreavit me, requietit in tabernaculo mco.
Quand la plupart des autres saints sont dans la voie, le Saint-Esprit, à proprement parler ne repose pas en eux : il a toujours les armes en main pour les défendre des tentations et les empêcher d'être vaincus ; mais dans le cœur virginal de Marie, il reposait très parfaitement, il n'avait point sujet de craindre.
II. Sublimes. Comme les étoiles sont si éloignées de la terre et si élevées au-dessus de nous que nous n'en pouvons voir la grandeur, ainsi les vertus de la Sainte Vierge sont si excellentes, si éminentes et si relevées qu'elles sont au-delà de nos expressions, de nos conceptions et de nos plus hautes et sublimes pensées. Les anges n'en parlent que par admiration. Quelle est celle-ci, disent-ils, qui s'avance comme une aurore! quelle est celle ci qui monte du désert ! son Bien-Aimé même, qui doit être incapable d'admiration par la plénitude de sa science, admire tout ce qui est en elle, ses paroles, ses démarches, ses gestes et son maintien. Oculi tui columharum, labia tua vitta coccinea ; quam pulchri sunt gressus tui !
Le grand S. Grégoire, considérant les admirables vertus de la sainte Vierge, assure avec vériié qu'elles ne sont pas seulement au-dessus des plus excellentes vertus de tous les hommes, mais au-delà des perfections et des mérites de tous les anges.
Et saint Bernard dit que les vertus, qui de leur nature sont communes et moins précieuses, étaient en .Marie très prandes. très héroTques et très excellentes : Omnes tirtûtes singularis prorsus inventes In Maria quœ videbantur este communes, parce qu'elle le.'* pratiquait avec des dispositions très garnies et très parfaites ; et de là vient que le Saint-Esprit la loue de ses plus petites actions, comme de ce qu'elle Hlait sa quenouille, de ce qu'elle faisait des ouvrages de lin et de laine : Digiti ejus apprchenderunt fusum, quasivit lanam et linum et operata est. et que son époux était charmé par la simple vue de l'un de ses cheveux, c'est-à-dire par la moindre de ses pensées, tant elles étaient belles et méritoires : Vulnerasti cor mcum in uno crine. Elle était plus agréable à Dieu et méritait mille fois plus par un seul tour de son fuseau que saint Laurent «or son gril, que sainte Ru'ine dans l'huile bouillante et que les autres martyrs sur le chevalet, parce qu'elle faisait toutes ses actions par un amour plus fervent et avec des dispositions incomparablement plus parfaites que les saints n'ont jamais fait et ne feront jamais.
De plus, les dons du Saint-Esprit et les habitudes surnaturelles lui furent donnés, nonseulement comme aux autres saints, pour sa propre satisfaction, mais pour parer et embellir en elle la couche de l'époux céleste, pour tapisser et pour orner le trône du Verbe divin, pour en faire une digne habitation du Fils de Dieu : Ut dignum Filii Deihabilaciilum effici mereretur. La sainteté et les autres vertus lui furent données, non-seulement pour la disposer à pratiquer les bonnes œuvres, mais encore pour la rendre capable de concevoir et de donner au monde le Saint des saints, la sainteté incréé et incarnée ; et ceci montre encore que ses vertus sont :
III. Fécondes. Comme les astres envoient continuellement des influences ici-bas, ainsi les vertus de la sainte Vierge sont très fécondes et en produisent de semblables