CLLTE DES SAINTS EN GÉNÉRAL
dans If5 cœars de cenx qui lai apparlieDoenl, et qui ne s'en rendent pas indignes. Son Fils lui dii dans l'Ecriture : In electie meitmitte radiées. Touiesles vertus dds âmes prédestinées, et toutes les bonnes œuvres que les saints pratiquent, sont des fruits de ses semences, sont des moissons de ses mérites et des productions de ses influences.
Les Saints Pères lui attribuent l'honneur et la eloire de tout ce qui s'est fait et qui se fait de ?rand. d'excellent, d'béroTque et de louable dans rE$;lise. Si les SS. Athanase, Ha;'- ■ - -- J ^ - ize et autres, ont défendu le mystère de la Très-Sainte-Trini'' et sanctifler par tout le monde, c'a été par le secours de la
sair . . mitas sanctificatur. lui dit S Cyrille d'Alexandrie. Si l'impé-
ratrice Hf^iene et l'empereur iléraclius ont renda célèbre et fait honorer par tout le BJOB'le !a rr^ix dn Fil? de Dieu, c'a été par les inspirations de la sainte Viarpe : Per te cru "■ ret adoratuv in Mo orbe terrarnm ; si les saints Apôtres
on' idolâtrie et converti le nnonde à la foi et à la connaissance du
vra. ..... . ,.,. >^ bons exemples de la sainte Vierpe : Per te omnis creatura
idotorum errore detenta. conversa eft adaijnilionem reritatis; si l'empereur Constantin, si Charlemaene, S. Louis et autres monarques ont fait bâtir et consacrer des églises au vrai Dieu, c'est la sainte Vierpe qui lenr a inspiré celte dévotion : Per te in toto orba terrarum ronslructœ sunt ecrlesiœ.
La raison de ceci est, que les vertus de la Vierge, comoM nons avons va. sont des dispositions ou des effets de sa maternité, et elles se ressentent de cette alliance, elles en emprunte» t la propriété qui est d'être féconde et productive, et par conséquent tontes les bonnes «nvres des saints, toute" les vertus des Ames prédestinées rendront k jamais honneur et hommage aux vertus de Marie, par le rapport qu'elles ont à elles comme des effets à leurs cau«es. comme des ruisseaux k leur source et des copies à leurs modèles. Conclusion. Cn enfant doit reproduire les traits de sa mère. Ayons toutes lesvertas. Si une seoie nous manque absolument, nous n'en avons aucune d'une manière parfaite. La prunelle de nos yeux ne peut pas regarder à la fois le ciel et la terre. Si nous manquons d'une vertu nous avons donc nne affection pour le vice contraire, l'œil de notre cœur est tonrné en bas, et nous ne regardons plus les choses célestes. Ayons les parfaites et non défectoeoses: aotremenl Dieu nous dirait : Vinum tuum mixtum est aqua. Si votre vigneron vous liviait du vin détrempé d'eau, votre fermier du froment mêlé d'ivraie, qu'en penseriez-vous ? Ne mêlons pas à nos bonnes œuvres des circonstances qui les rendent vicieuses Rendons les excellentes par de saintes intentions : c'est l'intention de plaire à Dieu e( par du motif de pur amour qui relève nos œuvres. Enfin que nos vertus soient fécondes, et exercent autour de nous une influence salutaire. Pour lors Marie nous bénira et nous protégera comme ses enfants. (D'après le P. Lb Jccke).