C H A F I T H K I AVIS
375. Voici dans leur ordre logique les principaux avis à donner dans les missions. A chaque directeur île mission ou de retraite de les distribuer à leur place, que nous avons indiquée du reste, dans les plans de mission II' iIWift suivants. (Noir Cl- que nous avons dit n'>* ilK! à H)9.)
Aux meMHeNqtii préoèdeiit, l^oiivertiire, voir n. 183(1).
:{7»j. I^e Jour de l^ouvertiire A la messe. — 1" M. F., nous devons
• us indiquer les iiuporlanls cxorrjces de ces jjremiors jours de la mission. Aussitôt après la messe, exercice de chant ; ceux qui sont pressés par leurs occupations de se retirer, pourront le faire ; mais nous pnons les Ames de bonne volonté, qui seraient libres, de rester A Téglise ; rhantres. chanteuses, enfants, nous vous apprendrons des cantiques, dont nous redirons ensuite les rr' ' i-.mt la mission. Vous avez parmi vous des voix magnitiiiues. ipiel
y' -'C en pourrions-nous faire que de les emploiera chanter les louan-
I 'H-ll .
i" l'ne heure avant les vêpres, c'cst-A-dire à... heure, un coup de cloche
.... !.. ...1... 1.,. r,fjf j,^f. iffi fjpg f/timionnnires. Joui le monde pourra
ions qu'il n'v manque pas im de vos chers l'utanls,
, . . , ...'• que nous ferons les premiers jours île la semaine,
li... heures. Knvovf/ don<- à «c i-.itéi-hisuie tous les jours, et ro soir en pnrticu-
Ii( r iniis I. s enfants de rpia Ire. cinq, six ans et au-dessus, tous ceux en qui vous
/ de l'intelli^cnco : et vos enfants, je n'en doute pas, sont inlelli-
vezetceux qui vont aux éc»des et ceux qui n'v vont pas. Il est plus
ire encore d'y envovcr ceux (pii ne vont pas aux ècolos. I.cs mères les
Mui doncfnus. (pmnd même ils ne seraient pas bien habillés ; nous les
- avaient le malheur de ne plus avoir de mère, il est .siir .s!>i «l u\oir nos pnlérences ; si son père ou son tuteur ne peut l'amener, qu'il
' ^' =^tippo»nn* qu'on ouvre la mission le dimanche, ce qui est très dé«ir«ble. On
• '> ' bien de la peine à »e furroer un audilune, si une iiii»«ioncomuiciiçuit uii
au.
le coufio à un voisin oharilablo. Avoz-voiis A votro sorvioo un onfani <ini n .ui plis liiit sa nnMnii'i'o coniiininion, ou dans voire maison )|n<'li|iH> [lersonno i\v\i\ Agt'O ipii n ait |)u iiisijn'iiM rire sullisaninient inslrnile pour èlre admise ùla première cumnnmion. envovez-lcs au ealécliisme. Ce sera une ifuvre de cliarilé tpie le bon IMeu bénira. U"'P les parents, les néres et les mères nous aident CCS jours-ci i\ préparer leiu's cliers enfants A t'absolulion. en leur apprenant à l'aire une sainte conrcssion, et en leur rappelant les principaux njvstères.
'MH. H"> A... beurcs les vêpres. Klles seront très courtes, mais suivies d'une importante instrucli.n. Venez-y tous, s'il est possible, et, du muin;^ envoyez-y tous ceux qui n'auraient pas entendu l'instruction de ce malin. Pas d'autres exercices, ce soir, que celui des vêpres.
379. 4" Si vous avez des enfants, des parents (pii soient domestiques ou ouvriers en debors du pays, laites le possible pour qu'ils viennent passer cliez vous ces (pielques jours de la mission. (1/ ne faut Jamais ftire /a durée de la jniasion. surtout si die devait être lonyue. <hi donne toujours à entendre qu'elle sera courte, ce t/ui est toujours rrai. Il faut jiersuader aux prêtres du lieu de faire de même. (Voir n. i7(J.)
;W0. 5'> Pendant la senaine. instruction matin et soir pour les grandes personnes; (car les enfants qui peuvent d'ailleurs assister aux instructions, ont leur catéchisme à part.) Nous nous sommes concertés avec votre vénérable pasteur pour lixer les lieures des exercices, et nous avons cboisi celles ipii nous ont paru les plus capables de ne point vous soustraire trop A vos travaux, celles où il vous sera plus facile de vous rendre à l'église : le matin, l'exercice commencera îx... beures {{).
381. Une grande volée des clocbes l'annoncera une beure à l'avance, c'està-dire à... bem-es ; demi-beure avant, c'est-à-dire à.... beures, une seconde volée; vingt minutes avant, on tintera les vingt coups; cinq minutes avant les trois coups. Kl après cela couunencera la me-sse. Klle ne sera pas cbantée (2), afin que l'exercice soit court ; mais durant la messe nous redirons les refrains des cantitpies. Nous comptons sur les cbanteuses, sur les chantres, s'ils le peuvent, et sur le cbœur des enfants. La bénédiction du Saint-Sacrement terminera l'exercice du malin. Le soir, l'exercice commence ù.... beures. La sonnerie sera la même que le matin. Par conséquent : 1" grande volée à.... beures; 2» grande volée à.... beures; vingt minutes avant, tintement ou vingt coups; cin(| minutes avant, trois coups, et l'exercice commence.
38i. G" Heureux ceux qui pourront assister à toutes les instructions cbaipie jour ; mais au moins venez-y une fois par jour, les uns le matin, les autres le soir. C'est capital, M. F., croyez-moi ; c'est pour vulre bien que je vous le demande instamment. Amenez aux sermons vos voisins, vos connaissances. Maîtres, envoyez vos serviteurs ; pères et mères, vos enfants ; chefs
(I) Pour fixer les lieu res des exercices, on consultera le pasteur, les habitudes des populations, la saison uii l'on se trouve. Si l'on se lève malin dans la paroisse, et s'il y a beaucoup d'ouvriers à la journée, il sera à propos de commencer le premier exercice de grand matin. Si l'on a à faire à des populaliuiis agricoles, les femmes seront plus libres, après le lever de leurs enfants et le déjeuner de leurs maris Si, dans une mission très courte, les missionnaires étaient en nombre suflisant pour faire trois instructions par jours et si les confessions leur en laissaient le temps, ils pourraient avec fruit en placer une dans l'après-midi, à l'heure où les ouvriers sont libres, et où surtout les femmes ont fuit face aux principales occupatiuns de leur jourme.
Le soir, c'est généralement à la chute du jour qu'on doit commencer l'exercice, même en été. On chercherait en vain à amener les hommes de meilteure heure. Il importe que la sonnerie, dans les missions, soii plus solennelle et de plus longue durée qu'en temps ordinaire. Si celle qu'un emploie d.ins les paroisses, pour annoncer la grandmesse du dimanche, paraissait sufllsante, on pourrait l'adopter pour les exercices du matin et du soir, et on en donnerait avis aux fidèles; sinon on la déterminerait de la manière que nous allons indiquer. Il importe de veiller à ce que le^ sonneurs soient exacts, et s'ils ne l'étaient pas, le missimnairc aurait une belle occasion d'exercer ses fondions Oitiarii.
Dans les paroisses de grande foi, on pourrait utilement afficher à la porte de l'yglise, l'heure des exercices, av-ec quelques conseils pratiques pour la mission ; on aurait soin d'enlever l'affiche le soir, avant que l'église se fermât, et de la replacer le lendemain matin,
(â) On cherchera à obtenir du pasteur le renvoi, après la mission, des messes chaotées. (Voir n. 288.)
'M-s. l)ieu vous le rendra. Gardez les enfanls dos personnMîl pas venir sans cet aele de charité, et répétez en Uiiiiinr, .iji^ Its instructions, ce que vous avez entendu, afin que ceux qui n'ont jii \ a^^isteren profitent.
7 i>> )'i /ii.->^<in/i était courte, on devrait déjà annoncer le jour de la
<■•>>, l'/i'i"!'!/, ijrur'-ale des femmes et les inviter à s'y disposer. Toutefois,
nuniu/i générale des femmes doit être retardée le plus possible,
f mieu.i- préparée ; et il est à craindre que, si elle avait lieu de
ijuniu' /<eure, les femmes ne vinssent plus ensuite aiLx instructions. Si la
paroisse était nombreuse et qu'il fût difficile de réconcilier les femmes et
/ '4- toutes à la fois, on pourrait fijcer la communion de
jours avant celles des femmes; on ne l'annoncerait
piu- Il m /iiftfr d ouverture toutefois, ?nais seulement aux vêpres, ou
mieujc après la confession des enfants.) A ce soir donc, aux vêpres, tous ;
mais pendant qu'on sort de l'église, exerçons un canti(jue.
:iH:i. Dnrant les premiers Jours de la miSHion, les avis doivent tendre par-dessus tout à amener aux exercises un auditoire nombreux. Dans ce but, on exhorte fréquemment les fidèles à chanter les refrains des . ,nii,iiic^ et à amener leurs connaissances aux instructions. Une conférence de bonne heure, et fixée à l'exercice des vêpres du jour de l'ou- >u au soir du lendemain, aide beaucoup à atteindre ce résultat. (^Mit|.|ii»s iiii^-iannaires commencent, le jour même de l'ouverture, une neuviiiH' t'ii I Imiineur de la Sainte Vierge, qui se fait le matin à la messe et à I t'\er< iif (lu soir, et se termine parla consécration de la paroisse à Marie. Hien n iMiii>.' lie durant la neuvame de traiter les grandes vérités ; mais tous les jours, à la messe et le soir, on récite en public les prières de la neuvaine et on chante un cantique à la Sainte Vierge. Pour les prières, il suflirait de réciter les litanies, avant la bénédiction du Saint-Sacrement. (Voir n. 389.)
384. (Juon n'oublie pas, dans les avis des premiers jours, de témoigner h
trtuR une grande bienveillance, de parler toujoui"s avec estime de la popula-
"•• tout ce qui la touche, de ne manifester jamais ni dépit ni décou-
.>>.>. Aux Tépres do premier Jonr, on répète les mêmes avis qu'à
l'ouverture. On fixe l'heure <lu catéchisme du lendemain. (Voir ci-dessus n"»
:n<i ' • — '"i.) Huis ou ajoute ; 8" i.es personnes pieuses savent qu'il est
il i^s '• dans les communautés religieuses, d'interrompre les com-
..I 1... ,...i,. .;t... Il s,,,.;, Jonc à [iropos de faire de même durant
n. On s'examinera par là plus A loisir sur
;jls. et une privation de quelque temps fera
bonheur de communier souvent.
, urois.'<f i-tiiit indifférente et qu'on craignit de ne pas
I auditoire /<• /♦* lendemain soir, on annoncerait une
"■e de la matin nfe : Demain soir, une conférence. Partout
'Il SI' donnent des conférences, elles intéressent les populations, et on y
■ iirl. II r-\\ sorn ain.«;i parmi vous, .M. F. Vous savez, sans doute, ce que
c est une instruction par manière de conversation
■ s. L'un, du chifur ou «lu milieu de l'église, pose des
ilie, du haut de la chaire, y répond, (^oiiime les hommes sont
'T aux conférences, n^nis prions les femmes de leur rendre le
I maison de pr >ii elles ne pouvaient pas venir en
iirs maris. Kn <tion, venez nombreuses, le matin,
liii-b ( lif: 1).
387. .N Irons deaiaio, après la messe de mission, la confession des
■ "■ ' II- première communion, en commençant par les
lits.
us inii'ii-, .iiusirm i iiistiluleur, Madame l'institutrice el les bonnes
(>)0n ne doit pas anno - - - - -" ■-- ' -~' \ l'avance : ce »fr»it
bire déserter les autres m »cer la veille au soir
il le ieiiLleiiuini à tuus les t aie.
mi-rcs (le famille de bien les préparer h une si saiiilc aclion (1). Le soin que vous apporlero/ h cetle iriivre de zèle, vous obtiendra la grAce de faire vousnn-nie une bonne mission. On sail que c'est un devoir pour les parents de faire confesser leurs enfants, dés qu'ils ont l'Age de raison, et même avant cet Age. quand ils remarquent qu'ils ont tléjà de la malit-e.
;188. Mais tous, dés maintenant, préparons déjà nos confessions, comme si nous devions nidui-ir après la mission. Que nous puissions les commencer, dés (pie les enfants aui(uit lini.
:tS*). Les premiers Jours, et presque durant toute la mission, on reflétera souvent : 1* la nécessité du zèle pour amener aux instructions et y venir soi-mèuu; ; 2'" qu'il faut (pie dans la famille et entre voisins, on se remplace A tour de r(jle pour garder les malades, les enfants, les maisons ; '.\' qu'il faut entendre la parole de Dieu avec grande bonne v(donté d'en proliter, bien retenir ce «pii est dit dans les instructions pour le répétera ceux qui n'ont pu l'entendre, et se retirer cliez soi dans le recueillement, ne s'entrelenant pas de choses frivoles ; 4" que ce (pi inclinera Notre-Seigneur à. nous faire de plus grandes grAces durant la mission, c'est de nous applitpier pendant ce saint temps à ne point faire de péché ; 5'^ qu'il faut bien prier, le matin et le soir, pour demander à Dieu pour tous la grAce d'une sainte mission, et réciter souvent dans le travail, le long du jour, ces invocations : Mon Jésus, miséricorde ! 0 Marie conçue sans péché, juriez pour nous qui avons recours à i^ous.
Toujours dans le même but, on invite aussi les personnes pieuses à faire le Chemin de la Croix, ou une visite au Saint-Sacrement, ou (piebpies bonnes œuvres, ou à réciter le rosaire pour obtenir, pour toutes les Ames, la grAce d'une bonne mission. Que ceux (pii restent dans les maisons récitent cin([ Pater et cinq Ave et fassent quelques bonnes lectures, pendant que les autres sont à l'église; <>• chanter le refrain des canti(p]es par toute l'église. 7» Il est à propos de dire toujours, à la lin des exercices, un mot d'encouragement à. l'auditoire, surtout le soir; par exemple : « Nous étions bien nombreux, nous avons bien chanté, vous avez exercé le zèle; courage, continuons toujours; à demain. » l*as un mot déplus, rien ne plait tant au peuple. (Voir n. :is:i).
3D0. Après la confession des enfants. — Nous avons entendu, M. F,, vos chers enfants; ils sont bien venus au catéchisme, ils l'ont bien appris; nous avonsété heureux de leur tenue à l'église et surtout au saint Tribunal ; et nous avons fait le possible poiu" les mettre en grAce avec Dieu, et leur persuader de bien vous aimer, de vous obéir et de vous respecter. Ah! maintenant que leur Ame est pure, veillez bien A ce qu'elle ne contracte l)as de nouvelles taches. Parents, souvenez-vous rpi'un père et une mère ni ne se damnent ni ne se sauvent seuls. Ils entraînent avec eux leurs enfants au ciel ou A l'enfer. De grAce donc, plus que jamais, écartez vos enfants des compagnies (pii pourraient les perdre, retenez-les dans votre maison; et là ne les perdez jamais de vue, et ne souffrez pas qu'on tienne devant eux des conversations «jiii blessent, tant soit peu, la religion ou la pudeur.
Et vous tous, mes Frères, respectez l'enfance ; les païens eux-mêmes avaient compris ce devoir; et Notre-Seigneur, dont les lèvres ne s'ouvraient que pour bénir, a cependant lancé une malédiction : Malheur, a-t-il d\[,à l'homme par qui le scandale arrive! Malheur à celui qui scandalisera un de ces petits enfants; il vaudrait mieux qu'on lui attachât une meule de moulin au cou et qu'on le précipitât ainsi dans la mer! Je vous en conjiu-e donc, mes Frères, jamais ni parole, ni conseil, ni signe, ni exemple qui puisse ruiner dans ces cliers entants la grAce de Dieu, que nous leur avons rendue. (Qu'on répète cet ai'is le ynatin et le soir qui suivent l'absolution des enfants. Si on faisait faire la première communion à quelques enfants^ voir n. 136 et il3.) 391. Demain A heures (2), grande fôte pour toute la paroisse; c'est la
(1) Ne parlons que des mères, là ou il n'y a que des écoles laïques.
(2) La cérémonie de la bénédiction des enfants pourrait se placer après la messe, qu'on retarderait, à cet effet, pour ce jour-là seulement ; ou mieux .encore, si c'est ea |)iver, dans l'après-oaidi, entre une heure et deux heures.
AVIS i3l
fêle fie tous les pelits enfants, fie ceux qui sont venus se confesser et ont
suivi I»^ r.it.'-. Iiisute avec.tanl «lonipressement. et de ceux qui n'uni pas encore
•( nu''me de ceux qui sonl encore au berceau. Les mères feront
- liien beaux, connue un jour de PAques, s'il est possible. Vous lemlrtv luus, mes enfants, vos habits de dimanche; vous viemlrez à ré}j;iise
ivrr toutes vos tn('»res et vos plus petits frères et sœurs qui ne peuvent pas
Il orteront. Nous chanterons des cantiques (annoncer une
/ /oit avoir lieu); nous vous adresserons encore queluues
s auibi qu a vus bonnes mères ; puis votre pasteur vous bénira solen-
i<»nl et vous distribuera une médaille, souvenir de la mission. Donc
^, tous les enfants, même les plus petits, à heures. Nous
• heure, alin <jue les mères soient toutes libres et que les plus 1 • - ni' s.'Uiiient pas du froni. (Voir n. i4(î.)
:'','i. Si quelques enfants ne s'étaient pas encore confessés, il faudrait que
' luères nous les envoyassent aussitôt, alln qu'ils puissent, comme les
>. prendre part à la fêle avec un cœur bien [lur.
...».!. Puisfpie nous avons fini la confession des enfants, il importe cpie celle
l-'s grandes porsounes commence aussitôt. (Sai/it Alplionse île Lif^uori
■ .■,...,.„,., n/ff jf répéter sourent ret avis, au conimenremfnt des missions.)
lies au confessionnal depuis heures du malin jusqu'à miili, et
ix heures du soir jusqu'à l'exercice. Si la mission était courte, on
/) / trait les heures durant lesquelles on entendra les hommes, de grand mutin ff à la chute du jour. Ayez soin de vous partager également autour i' - lux. Tous les confesseui^s seront également pleins de bonté
; à bien faire vos confessions; et si vous avez soin de vous
- ilement. ils auront plus de tenq>6 à donnera chacune de vos 1 d'entre eux ne sera surchargé (1).
'.'Mi. luulilt' de vous faire remanpier combien il importe pour vous île ne pas
larder <lo comniencer vos confessions. Si on garde les iiéchés que l'on a sur la
. cela trouble l'Ame pendant l'instruction et la rend moins attentive
de IMeu; on est inquiet. La confession faite, on a la paix du cœur.
re, à la lin on est tnqi pressé et la besogne se fait moms bien, et on
,) longtemps autour du confessionnal. Dans une mission, du reste,
ulilede se présenter deux fois. Il n'y a donc point de lemps à perdre,
irles femmes dont la connnunion générale est prochaine. Faites-
!■ -(\Mii- a tout le monde. (Voir n. 20'.l.) .\yez soin de lire ou de faire lire un
c\ imen de conscience qui vous rappelle vos fautes.
;>'.»i». .\ mcsiu-e que nous avançons, il devient plus urgent de ne pas man-
picr les inslruclions. Il faut y assisterai! moins une fois par jour, (ffn répète
■•- -n-is au soir lie l'avant-veilte de la bénédiction des enfants, et le lende-
à tous les e.ri'rriies.)
"i. A la bénédiction des petilfi enfants, on renouvelle l'avis
r,i,itifà la confession, n. '.WV.S el siijvanis. Mères, personne n'a un besoin
! urt'^s.iiii (|ue vous d'entendre assidiimeut la parole de Dieu; car vos
liions peuvent vous distraire souvent «les pensées de la foi, et
.1 iMiilic il- finit de vos peines, avec la grAce de Hieu. Si, du
l'Mi V" - vérités de la foi. personne ne le sera chez
\ - ' ^ el de vos époux seront absorbés par les
la ierr»* ; sous î»fr«v. incjipables de les élever vers le ciel, ce qui,
est votre grand devuir. Venez ijonc aux instructions au moins une
iir, autant (pie possible le malin, alin ipie les hommes viennent le
. Soin de les persuader doucement, sans les aigrir jamais, de se
1' iilro au sermon. Mes enfants, amenez par la main vos grands- pèiTS, vos
))' I l's, vf>(« oncles, luiis les siijrs.
'•T. Iticn ne un. à la fin comme de rencontrer,
certaines j)ar' femincs i veulent faire comme
i'-^ uiilres leur coinmiiinni générale, ei qui lu- sont venues qu'à une ou a
deux instruction». Llles ju-élcudeul, pour s'excuser qu'elles oui du travail,
(i) Celui oai dirige It mis«i>>n par les avis, étant eiposf^ à avoir plus de péDitents. ferait hi«n de choisir le coafessionnal le moins fréquenté d'ordioaire; cette précautioa u.>^c:rail aux autres leur pari du bcsugne.
des eiiiiiius. I.ii bien, il v t'ii a ujiuiirs «jm nm ^HM> ii»- Iravail et de plus nombreux enfants; mais avant avec rela une foi vive, elles ne nianfiucnl pas une instruclion cl nen si>nt pas plus pauvres il la (in; elles reçoivent, au ronlraire, une abomlance de grâces en proportion de leur bonne volonté cl des sacrilices qu'elles ont laits. Oue parmi vous donc, aous n'ayons pas la douleur de rencontrer des femmes négligentes,
3U8. Voici un moyen qui vous aidera i\ vous rendre à Irglise tous les jours. Entendez-vous avec plusieurs voisines qui aient des enfants comme vous; qu'iuie seule garde les enfants de toutes, pendant la messe ou pendant le sermon du soir. Toutes les autres pourront venir, (llianine gardera à son tour. S'il n'y a point de mère de famille dans le voisinage, vous trouverez (pielque bonne vieille femme, quelque tille chrétienne qui consentira à se priver d'une instruction, elle-même, pour vous donner la facilité d'y assister une fois par jour. Vous trouvez le moyen de confier vos enfants A quelqu'un pour aller au marché, vous saurez le trouver pour venir au sermon ; et ici le bénéfice sera plus grand qu'au marché : vous y gagnerez 1:1 grâce de Dieu et le paraélis. (Les avis précédents, si la bénédiction des enfafits n'avait pas lieu, se donneraient à l'exercice du matin et à celui du soir, après la confession des enfants.)
:{99. Avant de coniinencer la confesBion des femmes. — Afin que vous n'attendiez ]tas trop longtemps atitour du confessionnal, ayez soin de dii-e le Je confesse à l)ieu, avant d'y entrer, et ne le dites pas ensuite au confessionnal, ni le Par ma faute. Dès «pie vous êtes à la grille, dites A votre confesseur, en première ligne, ce qui vous ennuie depuis un plus long temps. Ainsi, ne dites pas d'abord : J'ai cpiebpie chose qui me pèse sur la conscience depuis <lix ans, et puis, un instant après : Je suis ennuyé d'une autre chose depuis vingt ans; mais, en première ligne, dites, et sans crainte, comme si vous parliez à Notre-Seigneur, qui est si bon : J'ai quelque chose qui me pèse sur le cœur depuis vingt ans, depuis ma première enfance ; le confesseur sait aussitôt ce qu'il a A faire, et votre confession de toute la vie est aussitôt faite qu'une confession d'un mois.
4lK). Si vous voulez faire une confession générale, ou repasser vos péchés de quelques années, pas besoin de faire votre confession depuis la dernière. Vos péchés, depuis la dernière confession, seront compris dans la confession générale, ou dans celle où vous repasserez plusieurs autres confessions. Tout sera fait et dit à la fois. Ayons grand soin de ne pas oublier la jiénitence que nous donne notre confesseur.
401. C'oncernaiil la consécration It la Sainte Tierge, la veille de cette fête au soir, car en s'y prenant plus tôt pour cette aîinonce, on ferait déserter les instructions </ui précèdent , chacun se dirait : J'atten ds ce jo ur-là.
402. Demain soir, mes Frères, la cérémonie la plus solennelle de la mission : celle sur laquelle nous comptons, pour le plein succès de notre ministère parmi vous : celle h laquelle, par conséquent, nous désirons que personne ne manque, surtout parmi les lioinmes. Il s'agit de la consécration de la paroisse à la Sainte Vierge. Quel est le grand pécheur qui n'ait conservé la dévotion à la Sainte Vierge ? Ah ! cette dévotion peut seule le faire échapper à l'enfer. Venez donc tous, mes Frères, ù cette fête; amenez tous ceux qui, jusqu'ici, auraient été empêchés de venir aux instructions. Demain, un trône sera dressé, dans votre église, à la .Mère de Dieu : on le parera de fleurs, on l'entourera de flambeaux ; les personnes pieuses y mettront toute leur industrie et tout leur cœur. Ceux qui le pourront, offriront à la bonne .Mère un cierge qui brûlera, le reste de la mission, devant sa statue et lui dira leur amour. Les bonnes mères feront bien d'acheter un petit cierge de quelques centimes à ces chers enfants, qui ont été si sages pendant lu mission. Ils le tiendront allumé durant la consécration.
Les congréganistes de la Sainte Vierge, et les petites filles qui ont des vêtements blanc*, les mettront ce jour-là, et tiendront aussi un cierge à la main (1). Les mères de familles apporteront aussi un cierge qu'elles
(\) Si la saison était trop rigoureuse, on n'exigerait pa} le costume blanc; mais seulement le voile.
'rendront ft în main. Ce sera une illumination générale dans toute l'église.
/ la dé[K'nsc, et nous la craignons aussi pour vous, contentez-
- rvir du fierge bénit au jour de la (Ihandeleur. Ce.s cierges
dui\tnl cUo dans toutes vos maisons pour leur porter bonheur, et vous ne
niîinquey pas de les allumer dans les joui*s de grand orage; et à l'heure de
\ nie, il faut qu'ils brûlent entre vos nuiins, ou à côté de vous, alin
l'esprit de ténèbres, le démon. Disposons nos âmes, par une prière
In N'ii'.c et habituelle, à la grande fête de demain. (On répète cet avis le
If/iffemain matin.)
M'.i. Le Jour de la consécration à. la Sainte Vierge. — On Rxe le jour cl I heure de la coniiniininn générale des femmes, ei on leur rappelle combien il esl utile pour elle de »e confe.-^ser deux fois. (Voir n» 250.)
40i. AprèH la cérémonie de la conMécratiou. — Marie a, du haut du ciel, accueilli nos chants, nos prières. les flambeaux que nous lui avons offerts. L'ilhmiination a été digne d'elle el de votre foi ; mais je désire encore que vous lui en fassiez une autre, dans vos maisons, dès que vous y serez ; fnlrés. Cherchez dans les vieux tiroirs, dans les armoires, sur les murs de vos i[ipartements, tous les livres de songe, tous les romans, les chansons, les -ravures trop libres : entassez-les au foyer, et faites là un feu de joie enl'hon- .icur de Marie. .Mères de famille, jeunes filles, parents chrétiens, faites cela à la gloire de la Sainte Vierge ; ne gardez point de poison dans votre maison, vos enfants pourraient y trouver la mort de leur ûme (1).
Vous remplacerez tout cela pendant la mission, par VHistoire de la relilion ou par la Vie des Saints, ou par Y Imitation de Jésus-Christ, par le Litre de tous, par un crucifix ou une image de Marie que vous placerez dans toutes vos maisons.
Si les missionnaires ne se sentaient pas assez d'influence acquise dans la paroisse pour faire accepter cet avis, ils le renverraient au jour de la communon générale des femmes, après laquelle il sera bon, dans toute hypothèse, de répéter le même conseil, en y ajoutant celui de détruire les lettres que les jeunes tilles pourraient avoir reçues, de ceux qui les ont scandalisées.
405. Le cœur me dit que Marie a accepté la consécration que nous venons
if lui faire. Nous sommes donc à Marie, notre cœur est à elle, plus d'affec-
l'iris dangereuses, notre esprit, notre corps, notre langue, nos yeux, nos
s, etc. (avec quelques développements.) Donc respectons notre corps,
■\\f nous respecterions une relique de la Sainte Vierge. La nuit, le jour,
pensons que nous sommes h Marie. Pour assurer notre salut, nous n'avons
plus qu'à être dociles aux insjdrations de la Sainte Vierg(^ soyons-y attentifs
tous, M. F. Demandons même tous à Marie : Quid me vis faceref
A l'un elle dira : Va confo.sser ce péché qui bourrelé ta conscience de
remords ; h l'autre : ces.se cette haine qui sème l'amertume dans la vie ; rends
-• bien d'autrui que tu n'emporteras ni en para<lis ni dans la tombe ; délache-
cette affeclion mauvaise ou dangereuse ; commence, san.s tarder, ta
-sion. C'est la Mère de Dieu, c'est votre mère oui vous parle : ipsam
'•'. écoulez-la. .\h ! ne craignez pas la difficidté de faire ce qu'elle vous
iide ; elle vous aidera ; et jiar Klle, ce qui coûte A la nature deviendra
■ <i\\ et suave.
Du reste, n'est-ce pas Marie qui nous a envoyés auprès de vous, et ne
los-nous pas revêtus de sa miséricorde? Oui, nous vous aiderons dans
, de re pécbè. dans ces embarras de conscience; venez nous faire con-
clairemcnf vos jicines, nous vous dirons le moyen le plus facile de
• votre conscience en règle, et après vous aurez lous la paix îles enfants
■ NIarie vous inspirera (le venir aux instructions. .Vh! n'en manquez
r votre faute, et envoyez tous ceux sur qui vous avez autorité. La
avance, et il n'v .i liius de temps A perdre. A diMuain. M. F., soyez.
ici en grand nombre
la I," P. \\r. uer
fL >■ inicr iM; na
liiii'îiirif f'i cjf lui lîMIUjurr U'> mu i .iti-» u.iui;i:i i w.\ . Le \>Cit M ii inni <,iii:/. i m <. > ni 06
qu'elle lui demandait. Cette femme eut le courage de brûler pour 6,000 francs délivres.
406. Tj« premier vendredi de la mlAfiloii an noir (et mfime h matin, s'il n'y avait point d'instniction le samedi soir), ainsi t/iie le samedi matin. (Voir n" 27'.).) Si la mission était de /dus de (/uince jours, et qu'on esjKh'dt fias de roir réussir cette réunion le premier dimanche, on renverrait cet avisa plus tard. (Voir n. 415.)
407. Il iKnis l)ii<lr> «li> n'iinir nos cliors lioiiiinos Ioiks onsoiiiblo, i\ l'exclusion (les foiiiiiios : i-ar nous nous n|)(Mv.cvons avec, poino qu'ils ne peuvent pas coinnioil(''in('nt rire plact's diiranl les insinielions. Kl bien, dimanche prochain, ]M. (;. F., l'église sera loiit eiiUère à votre disposition, à la messe de dix heures et demie (ou onze heures). Aucune femme ne sera admise h celle messe; mais [tas un homme n'v man»picra. Que les femmes firennent donc leurs précautions pour assister aux premières messes qui seront dites : la première à
heures, la deuxième i'i huit heures el demie.
Cette dernière sera celle de linslruction des mères de famille. Que toutes les femmes v assistent ilonc, et que les maisons soient gardées par les hommes, (pii sont loujom's complaisants, mais surtout en temps de mission, ou hieu jtar les jeunes Mlles (pii assisteront à la première messe, el auront ensuite ime instruction pour elle particulièrement après les vêpres. Les mères (le faïuille jiourronl, au besoin, durant les vêpres, tabler la maison el les enfants; nuiis (pi'elles ne man<pienl pas l'inslruclion de la messede huil heures el tiemie. Avec; un si grand nombre de messes dans la paroisse, personne ne .serait excusable s'il n'assistait pas au moins à une. (On n'annonce pas encore les autres ejerciies de la semaine.}
4(IS. IjC premier dimanche, après l'ouverture de la mission, à la première messe ; (a) : Si quebpics honmics sonl dans l'église, on les prie de revenir à la messe de dix heures et <lemie; (h) on invile les Jeunes filles à ganler la maison pendant la messe de huil heures el demie, el d'y envoyer leur mère; (c) yas une feinme ne doit manquer cette messe qui sera suivie, p(tur elles, d'une instruction importante; (d) cpie toutes les jeunes filles assistent aux vêpres, où elles entendront une instruction spéciale i>our elles (1); (e) (pielles envoient leurs pères el leurs frères à la messe qui sera spéciale pour eux.
409. -1 la seconde messe, celle de l'instruction pour les mères chrétienfies: avis (a) (d) comme au n. 408, en y ajoutant ce qui suit : Mes chères Sœurs, nous savons l'affection sincère que vous avez pour vos époux, vos enfants, vos frères, vos pères; vous tenez donc comme nous k ce qu'ds fassent une sainte mission, cela dépend en grande partie de vous. .\yez donc soin de faire avec douceur, sans amertume, sans parole de colère, tout ce qui dépendra de vfMis [)our les envoyer tous A la messe; n"oid)liez pas d'user de voire inlbience pour leur faire suivre les instructions. Il y a assurément ici quelques femmes (pii sonl à la tête des établissements où les hommes se réunis.senl le dimanche. Ces femmes sont chrétiennes, el elles ont à conirque Dieu bénisse leur commerce ; le moyen d'allirer la bénédiction du Ciel sur leur nuiison, c'est de faire tous leurs etforts pour envoyer les hommes aux instructions tous les .s<»irs, et plus particulièrement encore le jour où nous les convoquerons seuls. Nous comptons sur vous, mes chères Sœurs (2).
(I) Dans les paroi.sses où l'on aurait conslaté, aprè" informations prises, que les mères de famille scronl plus libres aux vêpres, on placerait l'inslruclion des jeunes filles, le matin, et celle des mères le soir.
(i) Théodoie était un cabaretier d'Ancyre, en Galatie. Quoique à la (leur de l'Age, il méprisait les biens du monde. Le jeftne, la prière, l'aumône, faisaient ses délices. Non seulement il soulageait les pauvres dans leors besoins, mais il portait encore les pécheurs à la pénitence. Il avait aussi encouragé plusieurs fidèles à souffrir le martyre. Il assistait
If^ ■" ''iirs prisonniers et enterrait les corps des martyrs bienquece fut défendu sous
ri. .Sa maison pendant les persécutions était devenue un lieu de prières, où on I pour adorer Du u.
Sainie Técuse, vierge, qui avait servi de mère à Théodoie, ayant été noyée dans un étang avec six autres vierges, Théodoie ensevelit leurs corps. C'est pourquoi, il fut torturé de la manière la plus alTiense.ei condamné à élre décapité. Arrivé au lien de l'exécution, il se lonrna vers Ls clirèiiens qui l'accompagnaient el leur dit : « Ne pleurez pas ma mort, mais bénissez Nôtre-Seigneur qui m'a fait terminer heureusement ma course. Lorsque je serai dans le ciel, je prierai pour vous, •
410. EnvoTCT se confesser, le jour, vos jeunes domestiques, vos fils de treize à dix-liiiil ans ; rien n'est pire que de laisser [trcndre riiabilude à ces chers jeunes iions de se confesser la nuit. Venez toutes, ce suir, aux vêpres; une inslruclion pour toutes vous sera adressée; et, après les vêpres, la réunion des jeunes persmini's. (jue pas une donc ne soit absente.
411. A refte messe des femmes, il sera très utile, pour ne rien dire de plus, de faire l'eu-amen sur le sij:ième précepte, et de rappeler les principaux: mystères et les conditions nécessaires pour faire une bonne confess ion.
412. A la messe des hommes.— Si la paroisse est religieuse : .Mes Frères, quelle consolation pour nous de vous voir en si grand nombre, quelle belle réunion ; nous la renouvellerons encore ce soir. Vous enverrez toutes vos feniines et vos jeunes filles aux vêpres ; et ce soir, une conférence, entcndf'/ ItitMi. une conférence pour vous seuls, à la tombée de la nuit. Nous chanterons, tous ensemble, les louanges de Dieu ; vous occuperez la nef comme ce malin.
Aussitôt les vêpres des femmes terminées, nous sommes à votre disposition, si vous n'avez [tas encore commencé vos confessions. Aujourd'hui vous êtes libres ; c'est pouniuoi nous vous oiTrons notre ministère. Et dans la semaine, venez de grand matin et à la tombée de la nuit ; nous ne vous ferons pas attendre. Dès que vous paraîtrez, nous lais.serons tout le reste pour aller à vous. Si vous connaissez cpielquc voisin ou ami qui n'ait pas encore paru aux sermons, rendez-lui le service de l'amener ce soir; de grAce, nous vous en prions. C'est le plus grand acte de charité (jue vous puissiez faire.
41.*). Si la paroisse était IndifTi^rente, on ne parlerait pas encore de confession, ni on n tit pas la conférence prur le dimanche soir, si l'on prévoyait qoe
les I sent rester au cabaret. Dans quelques paroisses très religieuses, il est
encore possiijje, surtout si les travaux ne sont pas pressants, de drre aux hommes :
Votis vienrirez tous commencer vos confessions tel jour. Toute la journée nous vous entendrons, et nous dirons aux femmes de nous laisser l'cglise et de prier Dieu «'hcz elles, pendant que nous ferons iri nos alTaires ensemble.
411. Ar\ VÊPRES DE.S FEMME.S. — On répétera l'examen sur la sainte vertu qu'on '. ' ' " ' "fra les principaux mystPres ut les dispos!-
•e. Si on ne craini pas de voir ("cliouer une
! , . -, r - • uveau les femmes de les envoyer à la con«
férence.
415. 4 lafiiidela première semaine, si la population parait bien disposée, il fst bon dr* lui indiquer (|«^s pratiques de [»iété que ihaeim pourra
faire ehf/ - ■ i Mil le jour, par exem|»le : dire le rhaoelet en travaillant,
relire le ■■. un examen de eonsrience, un bon livre, venir A l'église,
V faire un. ... .in Sainf-Sacrement ou à la Sainle Vierge, ou le Chemin de la Croix. (Voira. :w» i
(ir, Avniit de donner l^absoliition anx femmes, ou même «les
irs de la mission si l'on vient bien aux exereices: Militin est rita
rterram. La vie est un combat ; e'est l'éjireuve. Nous ne som-
III' s en re monde que pour gagner le eiel ; <»r, nemo roronatur nisi légitime
■ ' 'ari'rit. C'est pourquoi Dieu, qui ne tente pei-sonne. perniel que nous
niés, a conrupisfentid sud abstrartus et illertus, [tar le monde,
ir le démon, qui se sert «le nos passions et du montle pour nous
\.iiii. rc, cui reaistite fortes in fide. .Nous le devons, car s'il triomphe de
ii'us, il fora de nous sa proie et nous entraînera avee lui dans l'abime.
.Nous le [louvons, car c'est un ehien enehalné, il ne peut mordre que ceux
qui vont se mettre sous sa fient. Nous sommes soidenus par la grAce avec
laquelle nous pouvons tout (1).
(tt r..illii'rin«> lie Sienne était rili<^'li->> fi.ir \fo. nn.iL'in.itMn's lf>i nlns liorriliK-s Kllc lut*
taii a , mais elle était r se
nii>ni I elle : • 0 mon 'tais
ainsi tcii'Oc .' J'étais pr<*$ de loi, lui répuiidilil, cl je mo iiijuuissais de lea wctjire» » U tentaiion vaincue est donc un sujet de mérite.
Mais pour Irioinphor, il est nécessaire d'en prendre les moyens. Or, le premier et le plus nécessaire, <''ost de fuir les mauvaises occasions, mauvaises k'clures, niauvaisfs (•(Mii[)af!;nies. (Jangeureusos liaisons aver les personnes de fliiïérenl sexe, rcriaiues niaisuns où l'on a offensé Dieu précédeuiuienl, certaines veillées, nu rertains diveiiissemenls mondains, qui ont été pour nous, la cause d'une nnillilude de péchés. Sans cela, point de persévérance
Eossible, et souvent point de pardon, point de salut : mais l'éternelle réproation.
417. Fuir les mauvaises occasions, voilA ce nui est d'abord nécessaire pour vaincre le démon et les tentations. Mais, de plus, il faut prier. Que fait l'enfant quand il voit le loup? Il court entre les bras de son [tére ou de sa mère, ou du moins il les appelle à son secours. Prions le nuitin et le soir en famille, s'il est possible, et recommandons-nous A Dieu le long du jour, en répétant ces invocations : Jésus, Marie, .losepb ; ou : Mf)n Jésus miséricorde ! Saint Antoine disait à ses disciples (pi'il sudisait du signe de la croix pour désarmer le démon et le mettre en fuite. Tout en prenant ces moyens, travaillons, causons honnêtement, ne restons pas seuls «1 ne rien faire, ne restons pas au lit le malin sans dormir; car l'oisiveté est la mère de tous les vices. Il no faut pas regarder la tentation, mais lui tourner le dos et chasser aussi prompteinent une pensée mauvaise qu'un charbon embrasé qui tomberait sur notre habit, ou qu'une vipère qui nous tomberait sur la main. Disons aussi des injures au démon : Vade reti'O, Satana. Ces paroles, d'après saint Léonard, sont une des plus précieuses reliques que Notre-Seigneur nous ait laissées (1).
418. Enfin, cherchons notre force dans la confession et la communion. Recevons au moins assez souvent les sacrements pour ne pas tomber dans le péché mortel; découvrons la tentation à notre confesseur. Quand un voleur est découvert, il s'enfuit. Si nous tombions, relevons-nous aussitôt sans nous laisser abattre. ( Voir la note 1 du «« 4620.) La tentation est utile à notre Ame. si nous savons en triompher; elle nous aguerrit. Scipion soutint devant le sénat romain qu'il ne fallait pas détruire Carthage. car autrement les Romains s'endormiraient dans la mollesse. Nous sentirions moins notre misère si nous n'étions pas tentés ; et nous n'aurions pas l'occasion d'enraciner en nous la vertu. Repousser une tentation, en effet, c'est faire un acte de vertu, et si la tentation est fréquente et qu'on la repousse toujours, on fait un acte méritoire chaque fois et on acquiert en même temps la vertu contraire ; c'est ainsi que les arbres en luttant contre les vents s'enracinent d'une manière plus
rirofondc et finissent par tenir tète aux plus grands orages. Saint Paul appelle a tentation ; Sfitnulus, un aiguillon, non pas une épée qui donne la mort, non pas une scie qui divise et sépare de Dieu ; mais un aiguillon qui stimule un bœuf à la charrue et le fait avancer.
La tentation ne prouve pas que notre àme soit sous le joug du démon, au contraire. Quia acceptas eras Deo necesse fuit ut tentatio probaret te. Les pirates ne s'attaquent pas tant aux vaisseaux vides, qu'à ceux qui reviennent chargés de marchandises. Un tyran ne s'arme pas contre les peuples qui lui sont soumis et qui lui paient tribut. Satan se but surtout contre ceux qui lui font la guerre, comme le serpent cherche à mordre celui qui l'écrase. Tantôt il rugit tanquatn leo ruyiens : quand le lion rugit tous les animaux tremblent; il vous prend parla peur. H vous dit que vous ne pourrez pas vivre, si vous ne faites pas de faux poids, que vous ne pourrez élever vos enfants, si vous vivez chastement dans le mariage. S'il ne réussit pas, circuit quwrens il cherche un endroit faible pour vous entourer, il se serf de finesse et de ruse pour vous sédtiire. Confiance quand même ; mais vigilance, car Satan ne dort pas. Mettons bonne garde à nos sens; car nos inclinations pervei*ses sont d'accord
(1) Drie était venu donnera David des nouvelles de l'armée ; et le roi, après l'avoir entendu, lui du d'aller passer la nuit dans sa maison, et de s'y reposer. Mais Urie réi'oniiit : L'arciie sainte et le peuple d'Israël soni sous la lente : Joab, mon général, et les autres serviieurs tie mon matire couchent sur la terre; à Dieu ne plaise que j'aille me reposer dans ma mai>on ! Quand le démon nous invite à la mollesse, disons-lui : Jésus-Christ, mon maître, a travaillé et soufTert pour moi. Tous les saints ont marché sur ses traces; et moi j'aimerais les plaisirs!