AV
B\ !• nous pornrf. tnvp nos ocrasions, pnorf* nnns in TPntation et
fi II dos sacrements, voilà les grands moyens de salut. Heureux
ceux <|iii >M usent, nmllieur à ceux qui les négligent ! (On répétera souvent cet avis auj' femmes d'ahorfl, aujc hommes ensuite) (1).
419. Voici que bientôt nous allon.s donner les absolutions ; quelle grande œuvre! Oh! que nous avons besoin de prier! Soyons fervents, pensons h Dieu dans le travail ; à toute heure, recommandons-nous à lui, ainsi qu'à la Sainte Vierge ! Nous espérons mie, pendant ces absolutions, le Ciel nous accordera une iôn<;i.I.itiiiM il laquelle nous tenons par-dessus tout. Oui, nous comptons qi, unes, qui jusqu'ici, n'ont pas eu le courage de se présenter
au i, viendront avec conliance nous dire ce qui les embarrasse.
Oh! avec quelle charité et joie nous les accueillerons !
Nous espérons aussi que quelques autres, qui ont encore sur la conscience ce ux péché qu'elles n'ont jamais accusé, viendront nous l'avouer
sin li. En vérité, se sont ces àmes-là que nous estimons le plus; nous
ne houjiues venus que pour elle. Ceux qui se portent bien n'ont pas besoin de médecin, mais les malades. Courage aonc! Jésus et Marie vous aideront, et issi. (A répéter asses pour que tout le monde l'entendent.) Personne n'ignore qu'on doit demander l'absolution au confesseur auquel on s'est confessé la première fois. Si l'on voulait s'adresser à un auti'e (ce que l'on peut faire, si l'on avait été mal à l'aise pour dire ses péchés au premier), il faudrait redire au second confesseur, tout ce que l'on a déjà dit au premier. Récitons le Je confesse à Dieu avant d'entrer au confessionnal, et non dans le confessionnal ; dès que la grille est ouverte, disons sans crainte ce qui nous inquiète depuis un plus long temps.
Si quelques femmes ne s'étaient pas encore présentées, ce n'est pas trop tard : quelles viennent avec confiance, mais aussi avec contrition ; car, sans no,-.-.-.t ,1,1 péché, point de pardon; et avec la résolution de ne plus pécher
(1; Péroruiion d'un sermon sur les tentations. Fiçurez-vous que rKgiise noire
mère vous dit ce que la mère de saint Symphorien disait a son fils, quand il était entre
!.. „.<. „c Hoç bourreaux: Sate, nate, aspice cœlum, mon lîls, mon fils, regardez le
prix et le trophée de votre victoire. Vous ne combattez pas pour conquérir
l'Use, les lies Fortunées, ni l'empire de tout le monde, mais le ciel : aspiee
regardez le ciel ; le Père éternel y est, il vous dit; Cei'ta bonum cerlamen,
'Ude nZam (f/^rmcim. Si vous avez si souvent combattu ou dompté vos passions
tilt es et vos appétits pour les grandeurs du monde, pour les biens de la terre, pour
lire aux hommes, le combat était rude, et la récompense fort petite: Certa bonum
c plus heureux, le plus glorieux et le plus avantageux, c'est de vous mortifier, T en vous !'amt)ition, l'avarice, les désirs de la chair et l'esprit de vengeance,
' vous, je vois tous les assauts qui vous sont
es ardeurs de votre cœur, la grandeur de
'^^ <(uc <uu^ iciii|i<Micz, et je n'en laisserai pas une sans de très
liez le ciel, le fils de Dieu y est; il vous A\\:Exemplum, dedi irs, j'ai mené une vie cachée, une vie pauvre, une vie té: j'ui s'^nflTert d'être méprisé, calomnié pi t>aff*oué. J'ai
Ser
. ... :i c , le
V est, il vous dit : Si vous entrez :ia-
! Vfitrç fnrrp, jr voîk (ttinncrni ■: ces
e calum, U ^ainie
la main, je parlerai
' ■ le ciel, saint
yé le chemin,
. elles ne sont
»« le» iuiiii;ii)t: : iiuus eii'ius huiniiies c>imiue vuu.t, fragiles comme
rhuir ^1 d^ «ans? r-imme voui, et niMis l^s avons siirm>^nié(>s avec la
\iigc» sont n . nier
'e et pour '0*.
- ..,;..... >phée«. ils V .., ...luu»
r > leur compagnie, ils vous furmeroot une couronne de gloire, de splendeur
ei c éternelle. Amen,
(Erravem<^nf ; rnr, snns ootto résolution, poini <lo parrlon non plus. El la résolution de ne |>a8 péi-hor n'est pas sincère, si l'on n'est pas déterminé à éviter les niauvaisos ocrasi^ns.
4?l. lUippeler avant l'absolution les priuc'paiix mystires, assez souvent pour qu'ils arrirent à tous. Exliorlcr, au saint tribunal et en chaire, femmes et jeunes filles, à entrer dans quelques confréries, pour y trouver un moyen de persévérance. Ce point est des plus importants.
{^2i. T^a Teille delà ooiuMiiinion «leH femnies on I^ATantvellle, s'il it'i/ uriiif ]Kis ilinstiuftinn l<i veille ait noir. {Xo'w (nulolnis, n. HM.) l*uur Mon fommunior, il l'aiit n'avoir sur la ronsijonce aucun jtéclié niorit'l dont on n'ait pas reçu l'absolution; être ft jeun <!epuis minuit, c'est- »\-dire n'avoir ni bu ni mangé, pas même une fjouite d'eau, pas même une nïielle de pain, et enlin être vêtu niodestemenl et profu-ement. La messe de comuuuiion f,'énérale se dira à ... hein-es. Que loule-i, vous soyez rendues à réf,'lise ipielipies minutes avant ; l'instruction se fera à l'évangile.
Il convient, tpi'au graml joiu- île leur communion de mission, les femmes assistent aux vêpres, ces! pounpioi les vêpres seront cliunlées pour elles à deux heures. Ici nous demanderons enc<u'e un acte de charité à nos chers hommes, et nous les connaissons assez [loiir être siirs qu'ils ne nous le refuseront pas. Ils voudront bien garder la maison et les petits enfants. Pour les en déd(uumager, nous serons ensuite j^ leur disposition le reste de la journée, et cela silot après les vêpres, pour entendre leurs confessions. L'instruction du soir sei'a pour eux seuls.
4â'.{. Après les vêpres des fennnes, bénédiction des objets de piété et réception des scapulaires. Que tous vos enfants aient une médaille ou im petit crucifix, un <.'hapelcl, un livre pour suivre la me.sse le dimanche. Qu'il y ait dans vos maisons, et s'il est pf»ssible, dans tous les appartements habités, un bénitier, un crucifix, ime image ou statue de la Sainte Vierge. Nous béninuis tous ces objets après les vêjires. (Voiru. i(jS cl suivants.)
Avaul la coiuiiiiinion de» feninies ou de8 jeune» personnes âr la niesHe. (Voir Communion ffénérale, n. ^-Tiet suivants.)
4-*i. In ou plusieurs péchés même graves, oubliés sans ([u'il y ait de sa faute, nempêchenl pas une bonne comimmion. Il suffit d'être dans l'intention de dire ces péchés à la prochaine confession, l'ne faute légère, comme imc impatience, un petit mensonge, commis après l'absolution, ne rend pas non iiliis la communion mauvaise. 11 faut observer, quand on a communié, d'avaler aussitôt (jue possible, sans se trop presser pourtant, la divine hostie, car, si on la laissait fondre dans la bouche sans l'avaler, on risquerait de ne pas communier.
-i2."). Observons de la manière la plus exacte, pour nous présenter à la table .sainte. l'ordre que je vais vous indiquer: les |iersr)nnes qui sont au fond de l'église connnunieroFil les [u-emières. (S'il y a train pussuf/es, un au milieu de la nef et len ileu.r autres de chaque rOtè.) Llles viendront sur deux files non interrompues, par le milieu de 1 église, ou elles se tiendront debout sans jamais se mettre à genoux; elles garniront la sainte table: et après avoir ommunié, à un premier signal, celles (pii sont du coté gaufdie de la table sainte, se lèveront toutes ensemble ; A un second signal, elles feront toutes ensemltle la génidlexion, et, A un troisième, elles se rendront a leur place, en desrendant toutes par le passage qui se trouve dans la basse nef, (ou le long du nnu- de l'église); uuiis pas une ne descendi-a par le milieu. Colles qui sont du <-.oté droit de la sainte table feront de même, et ne descendront pas non plus |)ar le milieu de l'église, mais par le c<Mé droit de l'égli.se.
(.S'iV n'if a qu'un passaf/e au milieu.) Vous viendrez toute sur une seule ligne par le unlieu de l'église. Toutes celles qui sont du côté de la chapfclle de la Sainte Vierge, en commençant par les dernières, se présenteront d'abord. Vous vous tiendrez tout à fait le long des chaises rie manière à laisser un passage pour celles fjui descendront, et qui toutes retourneront à leur place par le milieu de léglise. Quand toutes les personnes (pii sont du côté de la onapellc de la Sainte Vierge auront communié, toutes celles <pii sont dans l'autre partie de l'église se présenteront, en commençant aussi parles dernières, et^ se tenant appuyées vers les chaises ou les bancs qui sont du coté de léglise.
vv? 139
nA pIIps ponf [■la^''^«; en <!■ innim-iii. i.Urnir 1 1 y /at / t/ue ci-dessus pour se l^'V^^l■. fin II' l'i ^l'iniflej'ion et *r retirer.) \ii\. H.iii|'<l.r [Mtiir le soir 1;\ hrnéilictiun dos objets fie piélé, et convoquer iiiles les jiMiiif^s (illes aux vt'^pros [»onr iino insiniction spéciale. Que les feiniiies ne mamiiienl pas non plus les vêpres, car il y aura une instruction pour elles. (Voir n. i6;5.j
427. Si on plaçait la messe des raorls le lendemain, on l'annoncerait con:»i.e ci-dessous, n. 4î>5.
4i8. Knvoyez tous les hommes, ce soir; instruction importante pour eux.
S'ils n'avaient pas commencé leur confession, vous pourriez leur en dire un
mot avec douceur, si vous espérez <pi'il sera t>ien reçu. Si vous n'avez pas
•spérance. faites dire un mot par vos petits enfants ou par quelque bon
Il (pii est chrétien et capable de donner un bon conseil à votre mari,
I Votre lils, û votre père, à votre domestique. Contentez-vous, dans ce
.as. de prier beaucoup et de pleurer. Gardez-vous de croire que tout est
fini, parce que vous avez fait la commimion. Soyez plus assidues que jamais
'aux instructions du matin (pii sont poiu* vous dune grande iiuportance ; car
MOUS réserverons quelquetnis l'cxonice du soir pour les hommes.
429. Apre» nue courte action de grâces faite, on imite les ffmmes à s' asseoir un instant pour leur rappeler tous leurs devoirs. H' une. manière onrtufuse et brève, ce qui suppose qu'à iEranifile on s'est borné « une courte et ardente allocution. Mes chères S»purs. vous voilà bien disposées, je viens donc vous redire (pielqiies conseils bien ini[>ortants pour vous et vos familles : à cette heure, ils germeront mieux et porteront des fruits de salut dans la terre bien préparée de vos cœurs. (On suit l'ordre iltts I ommandeinents sans le laisser apercevoir. Ces avis étant très imjiortanfs, il vaudrait tnieiu- tenir, en les donnant, le livre à la main que <!e s'erpnser à les omettre en comptant sur sa mémoire.)
i'M). Phii^ke. Il faut bien la faire malin et soir. A partir de la mission nous
r>iMt.inns sur vous pour établir cet usage dans vos familles. Faites-la courte,
il le matin; mais faites-la. Les hommes n'ont pas la dévotion longue :
, iirrait donc se contenter le malin dédire : Notre Père, Je vous salue,
Je crois en Dieu, Commandements de Dieu et de l'Et/liseet acte de confri-
fi'iK. I..' Soir, il sullirait à la rigueiw d'y ajouter les actes de foi, d'espérance,
. et do plus un Notre Père, un Je vous salue, Mane, pour les
1 il ne faut jamais oublier.
■4;H. I>fs que vous vous éveillez le matin, offrez vos actions >\ Dieu : 0
Dieu infiniment aimable, je vous aime de tout mon cteur, par amour pour
vous, je vouf offre tout cf que je ferai pendant cette journée. Le long du
jour dans les tentations surtout, dites souvent : Mon Jésus miséricorde!
Jésus, Marie. Joseph !
■l'M. Mkiutation. (,)uand vous avez un instant <lans la matinée, mettezut votre crucilix. pensez à ce que Notre-Seigneur a souffert pour -l'z ses mains, ses pieds, et promettez-lui de vivre pour lui. puislort pour vous, et de ne plus commettre ce péché dans lequel vous is souvent. Kn travaillant, pensez ft la manière dont travaillait la ' ^ nTge, et lilchez de faire romme elle ferait à votre place. Kn alliivotre feu. pensez à l'enfer que le péché mérite. En allant le soir pren- 'plre repos, songez qu'un joiu' vous serez étendues sur ce même lit. glapir la mort. Deiuande/ pardon A hieu et promettez «le ne idus pécher. • '.. I.KCTiRK. Tous les jours, mêmeen été. faites lire en famille une phrase, '•lignes d'un bon livre, de Vlmitation de Jésus-Christ, par exemple. I ''r. vous y ajouterez une page du Caléfhisme, ou rlii Livre de tous.
4;i4. Iaamkn, Couipli-z le soir vos fautes de la journée; et après, sans vous défotuMgcr, excitez-vous A une douleur et A uii ferme propos bien sin- ■ ères, prouiftlant de ne plus oITenser Dieu le lendemain.
Â'.V.i. SvcRKMENTS. Vous avcz g<iiité la joie que donne une tmnne confession, mil' ^linii- communion. Dotir «onfessez-vous souvent, ne ' " is-
>• I l'Iii-^ d'un mois .sans voii.s « ou fesser ; et en étant bleu i I<t
|M . Ih' mortel, vous pouvez lommunier tous les huit jotirh. m'H '| ;> vous sovt/. femme, soit que tous soyez jeune lillc Quand même vous auriez dail-
leurs bien des imperfections, non seulement vous ne ferez pas mal en communiant, pourvu que vous rononfiez de tout cœur au p»^ciié mortel, mais m«^me vous ferez un acte des plus ajîréables à Noire Seigneur Jésus-Clirisl et des plus utiles pour vous. Si au contraire vous négligez la communion et la confession, vous serez exposées à retomber. Que) malheur ! Ah ! ne vivez pas dans le péché mortel ; et si vous avez le malheur de retomber, relevezvous aussitôt par une confession franche. Non seulement ne cachez aucune faute grave, mais ne gardez même aucun doute sérieux sur la cpnscience ; changez de confesseur plutôt.
Â'.m. Ne souffrez pas que jamais, dans la maison, on parle mal de cette religion, nui vous a fait tant de bien, ni de ses ministres qui vous conseillent toujours n'éviter le mal et sont prêts à vous aider à aller au ciel.
•437. Dei'xikme com.mandkment. Par votre douceur, votre patience, votre diligence dans les soins du ménage, faites cesser le blasphén»e dans vos maisons. Donnez, (juand vous en aurez trouvé le moment favorable, quelques conseils à votre mari sur ce sujet, cherchant à lui faire comprendre les suites funestes que peut avoir le blasphème poiu- ses enfants ; mais jamais de reproches lorsqu'il est en colère, ou pris de vin.
4;^. Troisième comma.ndement. Venez bien à la messe le dimanche; et envovez-v vos enfants, dès qu'ils ont sept ans, ainsi que vos domestiaues ; c'est un devoir pour vous. Si vous pouviez les garder autour de vous, filles et garçons, pendant la messe, leur faisant suivre leur livre, ou dire leur chapelet, n'y manquez pas ; et procurez-leur sans faute un livre ou un chapelet, pendant la mission. Du moins, quand ils sont à l'église, surveillez-les de votre place; s'ils ne sont pas silencieux et recueillis, corrigez-les au retour, et ne souffrez pas qu'ils viennent à la messe et en reviennent avec des bandes d'autres enfants, mais avec leur père ou avec vous.
Par la diligence à terminer les travaux, le samedi soir, pa^des ordres donnés à vos serviteurs et à vos enfants, par de bonnes paroles adressées à votre mari, vous pouvez beaucoup pour faire cesser dans la famille les travaux du dimanche, sources de la malédiction de Dieu. Epouses chrétiennes, soyez aussi aimables que possible pour vos époux, surtout le dimanche ; faitesleur, le soir du dimanche, une petite fête ; préparez-leur un petit repas plus soigné qu'à l'ordinaire, aûn qu'ils n'aillent pas chercher ailleurs des satisfactions malsaines, que vous payez si cher.
439. OrATRiÈ.ME coMMANDEMEM. Respectez vos maris, femmes chrétiennes, et soyez-leur soumises dans les choses justes et conformes à la loi de Dieu; mais jamais ne vous faites les complices de leiu-s désordres. La femme chrétienne a une dignité qu'elle doit faire respecter, et elle aimerait mieux mille fois la mort que de sacrifier la pudeur et son Ame.
440. Envoyez vos enfants au catéchisme, même les plus petits, et aux instructions, vos jeunes gens, vos jeunes fllles. Inspirez-leur la crainte et l'amour de Dieu; dites-leur souvent, dès les plus tendres années, le mot de Blanche de Castille à son fils saint Louis : J'aimerais mieux vous voir mort à mes pieds que de savoir votre Ame en état de péché mortel. Formez-les de bonne neure à une vie laborieuse, à coudre dans la maison ou à peler des pommes de terre, à balayer; habituez-les à l'obéissance et au respect surtout. Apprenez-leur le mépris de la vanité et des biens de ce monde, et surtout inspirez leur l'amour de la pureté et de l'innocence.
441. Qu'il n'y ait donc rien dans votre manière de les lever, de les coucher, de les tenir, de les allaiter, qui ne soit parfaitement modeste. Ne les jnettez jamais dans le même lit que vous : non seulement séparez de lit les enfants de différent sexe, mais même que chaque petit garçon ait son lit séparé de celui de ses frères, que chaque petite lille couche séparée de ses sœurs. C'est le conseil de saint François de Sales, qui le dit très important. Retenez vos enfants à la maison sous vos yeux ; ne les laissez pas seuls à la maison quand vous les quittez ; mais menez-les avec vous au lieu de votre travail, ou bien confiez-les à quelque voisine vertueuse, qui vous les gardera. Vous lui rendrez une autre fois le même service. Mais qu'ils ne courent jamais dans les champs, les cours, les rues, les chemins, les élables avec d'autres enfants de même Age, qui leur apprendraient le mal.
Il > ni iiit'nie ilan^'eronses «ians la maison, laites
\iiii Ira (levant vos enfants dos tlisfoiirs trop libres.
Jain.ii> ur 1, !!?>■>(■/ Misjiiiiiis lilies sentretonir seule à scnl avec les jeunes
gens ijui les lionuuident en mariage. Ce serait pour vous une faute et pour
.,11,.. !.. ..!,,. ...m,! ,jps malheurs. Kntcndez-le bien, jeunes fllles, et renoncez
i ces dangereuses ooonsions. Point de ces réunions de per-
cni sexe dans les veillées d'hiver. Point de danses dans votre
/-en vos enfants, ainsi que des cabarets. Les pei*sonnes qui
! fi'^ d'établissements sont chrétiennes, je n'en doute pas ;
- prie de ne pas admettre chez elles des jeunes gens, qui
, . ' des enfants et de faire respecter, dans leur maison,
Dieu, la religion, la pudeur. Elles n'v perdront rien.
Voiliez sur vos domestiques, comme s'ils étaient vos enfants, et faites leur
les mauvaises occasions. .\fin de ne pas soustraire vos enfants à voire
iice, ne les laissez pas facilement s'éloigner de vous pour se placer do-
|ues, ou ouvriers, ici ou là. Uhl que de périls ils courent loin de leui-s
l's. Une vie pauvre auprès d'eux est mille fois préférable au bien-être
peuvent trouver ailleurs. Du moins, si vous ne pouvez pas absolument
de les laisser partir, ayez soin de vous assurer d'avance qu'ils enlre-
nl dans une maison, dans un atelier où leur foi, leui"s pratiques reli-
-ieuses. leur vertu seront à l'abri; autrement il vaudrait mieux les envoyer
iiKiniior leur pain. Que là où ils se rendront, vous ayez quelqu'un sur qui
\Miis pourrez compter et qui vous rendra compte à temps de leur conduite.
442. Si im de vos enfants, par désir de plaire à Dieu, votilail garder la irginité dans le monde, ou entrer dans la vie religieuse où le sacerdoce,
I -'"rTient ne l'en détournez pas, mais encouragez-le, et inspirez même
- pensées à vos enfants, s'il ne les ont pas, tout en les laissant iw... . .„..s le choix d'un état.
443. Jeunes filles , soyez respectueuses et soumises envers vos mères ; n'allez plus avec ces compagnies qu'elles vons interdisent ; n'échappez plus à leur survoillanre. Vous vous préserverez par là de bien des chutes.
44 i ^ls,,l^v^^: vt HiiTiK.ME co.MM.*M)KME.NTs. Plus de haiuos après la I lésonnais de rendre service ni de parler à personne. Oh!
i . que celle où régne la charité? Donc plus de médisances,
|iin8 de taux rapp(»rt.s parmi vous.
445. SixiKMK coMMA.NDEME.NT. Promptitude à fuir toute pensée mauvaise, tout ce qui pourrait ternir la pureté de votre âme. Plus de mauvaises Ifctiires. plus (]p rfinnsnns légères ; sur les murs de vos appartements, point ■;. Faites disparaître et brûlez tout cela, avec les iiix, les lettres d'affection que vous auriez reçues. qui vous a perdues, jeune fille, femme chrétienne : c'est une c'est un jeune homme, c'est un homme; ne les laissez plus en- • otre maison, fermez-vous à clef plutôt, quand vous étez seules, vous pas au voleur votre maison, quand vous la quittez? Votre ' lit plus que votre bouree. N'allez plus chez ces périls où vous les trouverez; ne vous arrêtez pas à • Il ( iiiiiiin. Fuyez.
coMMA.MtKMENT. S'il VOUS restait à faire quelque restitution, ---. / .111 jilus tôt ce devoir, de la manière indiquée par votre confesseur, Misez dans ce but ; quelle consolation quand vous aurez déposé ce far-
C<tMM.\M)EME>T9 DE l'E<!Usk. Vou8 avez pHs la résolution de vous con-
.,>ri\. Ml il est donc iMiiiii" 'i- v..M« r. inmanderde ne jamais manquer
. mais il ' avec force «jue c'est un devoir
OMS lir f.i :!i'ii,i. dans votp' iMii^-i.n Iiinais
: nous n\ la
(•;ilriil,-i 'lin
'Il ne reste du jeudi pour le vendredi. -o,
iiez-votis 'pio vous êtes chrélicnnos M ' ^ nez
j'ii'iii-* ni) ■ qui vous fera i; c.
4is. Qu. 1 pour vous »i \ ciJs ; comme votrç *ia
142 AVtn
SPiH lioiu'Oiiso el sainlo ! Vous ganloroz toujours la grAce <lo la mission qtil vous oiivrim lo paradis. Ali! iluranl loulo coilc journéo. priez iNotre-Soif{n»*ur, qui t>sl avec vous, lir vous arconior la prrsévéruncp. et revenez loulos ce soir aux vt^pres. auxquelles pas une jeune personne ne manquera.. So^'ez plus assidues que jamais aux oxereires de la mission.
449. Si on devait établir, ou relever une congrégation de femmes, ou de filles, on aurait rn - ^'y travailler d'avance au saintlribunal, et de convenir avec que' " ' nnes
I . qu'elles se lèveraii-nt au.ssiiùl aprùs l'appel, pour se faire n is le
II 1 l'appel solennel à faire aux femmes, c'est aprè.s leur cominu ^ n raie. On le luit de la manière suivante, après s'être entendu toulefoi'' avec le pasteur; car si celui-ci n'est pas décidé à entretenir ces confréries, il n'y a rien à tenter. (Voir n. 257.)
•450. Mes elièros .Sœurs, mères de famille, dans le grand désir que nous avons lie vous voir garder loiijoiu's les bons sentiments (pii vous animent, nous av(tns clierelié avec votre vénorahie pasteur le movenle pluselficace d'a.ssurer votre |iersévêrance, et ce moven nous l'avons trouvé. Il ne s'agit «pie de vous inscrire dans la c(uirrérie du Sainl-Hosaire. Pour en l'aire |»arlie, il sul'lit de mener une vie lionnèle; mais c'est nécessaire, cardes l'emmes, qui scandaliseraient une paroisse, ne pom-raient l'aire partie d'une a.ssociation, dont le luit est «le donner le Ixm exem|>le. De plus, il faut s'approcher des sacrements au moins tous les deux mois, et enlin assister aux réunions, «pii auront lieu tous les mois (à tel dimanche ijue ion fi,re).
Vous voyez que ce ne sont pas des charges que l'on vous im|)Ose, mais des faveurs que l'on vous fait, des moyens (lu'on vous olfre d'être lidéles à vos devoirs. Je compte. Mes chères Su'urs, (pie vous allez, en grand nomhre, vous faire inscrire dans cette confrérie, ipii vous a.ssiircra la protection de la .Sainte Vierge. <kî .sera |»our nous une vraie consolation, que vous ne nous refuserez jtas. .M. le curé et nous, nous allons prendre immédiatement vos noms, alin <pie ce soit fait en quelques minutes: rendez-vous aussitôt en nombre A la sacristie, pendant que les chanteuses rediront un cantique à la Sainte Vierge.
451. (Le Père, qui a donné cet avis, fera bien de rester en chaire et de faire signe d'avancer, el de le recommander encore au besoin, afin de triompher de l'hésitation, qui accompa{,'ne ordinairement cet appel. V. n. 3:!4).
i'iS. Alix Tépres du Jour de la eoiiiiiiiiiiion Kén^'rale dea femineM. — On hs féliciti' (/'(tvoir donnt^ leurs noms /tour la confrérie du Jiosaire. Si quelques-unes nav.iient pas pu se l'aire inscrij-e ce malin, parce qu'elles élaienl pressées de rentrer dans leurs maisons, qu'elles le fassent au plus Int. ce .soir même, s'il est possible. iNous nommerons les dignitaires de la confrérie (tel JMur, à telle heure); «pie loules les personnes qui .se sont fait inscrire y soient. (Ce jour pourrait être celui de la clôture, après la messe des femmes, vers once heures.)
4ri'.t. Sitôt après les vêpres, nous entendrons la confession des hommes. Envoyez les jeunes gens et vos doineslitpics surtout, et je comjiteque grâce à votre zèle, pas un homme ne manquera à l'instruction ce soir (à la conférence, s'il y a lieu).
•irii. Priez plus que jamais pour la conversion des pécheurs. .\près les vêpres, les femmes pourront se retirer et toutes les jeunes personnes resteront pour entendre une instruction spéciale pour elles. (Voir n. tHV» et i41>l). De grâce, ne manquez pas les instructions du matin. Ce point est important pour vous.
4r>ri. Cérémonie pour les inorto. — (La veille et lavant-veille au soir). N'oublions personne dans ce saint temps de mission. Les petits enfants ont eu leur fête; les femmes également: bientôt ce sera le tour de nos chers liommes; mais demain à heures, c'est la fête des morts. Nous vous convoquons tous pour venir avec nous prier pour vos défunts, pour vos pères, vos mères, vos éfioux, vos enfants qui vous ont quittés pour l'autre vie. Il faut qu'ils ressentent aussi le bienfait de la mission.
La messe sera chantée solennellement; l'autel sera couvert d'ornements de deuil. Une importante instruction afira lieu à l'évangile. Ohers hommes, soyez nombreux ; vous avez du cœur, vous le manifesterez en cette circonstance. I4QS personnes qui ont reçu l'absolutioa el cotnmunié déjà, el qui n'ont rien sur
•i- iim II'*; m'imiM.'. |M)iiiM-ont oiirurc liiirc i.t rdiimiiiiinm. s.iiis se aliii de |»rior plds «Mlicacomoiit pour les délunts.
456. C'est pourquoi il serait bien de placer la cérémonie pour les morts le lendemain de
la ■ >m. ni,,,, ..%....r.. .. .(..^ f..,„,.,us. Si cetlc ci'rémonie précédait de quelques temps la
c <n pourrait avec fruit la renouveler d'une autre ma-
T. 264./ Quand cette cérémonie a lieu le soir, on l'an-
' luatia à ia Ulti^.se.
l.e jiiur de la cérémonie des morts, on n'oublie pas, si les femmes ont fini leurs 1 ' inder aux pères de famille de venir se réconcilier l'avant-veille de
l-'- s la messe, un est à leur disposition jusqu'à nndi, et à piirtir de
dtj .1 ,. .s nuit. On a eu soin au saint tribunal d'inviter tous les hommes
mariés à venir se réconcilier l'avant-veiile de la communion ou au moins la veille durant le jour, et non à la nuit. En faisant à tous cette reommandation, un certain nombre y sont dociles; et le lendemain, n'étant pas harcelé par la besogne, on s'occupe avec plus de soin des jeunes gens.
Mes Frères, dil-on aux hommes, votis vieinlrez vous réconcilier tel jour, ioute la journée, vous tous ijui êtes raisonnables. V^ous aurez le bénéfice : {• de nous renilre service, et nous savons que vous êtes disposés à le faire ; 2o d'être un jour plus loi en gr;\ce avec Dieu. Ne craignez pas de vous oublier durant le temps qui séparera votre réconciliation de votre communion. Je réponils de vous. Et quand même il vous échapperait par surprise ime petite faute, ne vous in<piiétez pas, cela n'empêchera pas de faire une bonne comiiiiiiilon.
Ver» la fin de la mission, revommnnder de plus en plus la et le zèle pour amener les aufres au.v instructions et au saint tribunal. Si quelques jours s'étaient écoulés de|)iiis les absolutions, on recominnriilrrnit mi^ [tcrsonnes qui auraient encore quelques [icines,ou qui seraient iiir voir leur confesseur, sans crainte ni décoin-agement, aux libres par les hommes. On pourrait faire sonner pendant les ou cinq derniers jours, après l'Ant/elus, la cloche du pardon, que ..' onard appelai! le Uereil des pécheurs. Au son de cette cloflie, «lans les familles, dans les chemins, 5 l'église, on ' ite cinq Pater cl <inq .^repour la conversion des pécheurs: les mi.ssionlires dimnent l'exemple et »piitlent au be.soin le confessionnal pour réciter Ite prière. (Voir In note du n. 005.) IJien dire (ptil n'est pas trofi tard ; lUnaires sont dans la paroisse, jusqu'à la dernière heure, mde douceur tous ceux qui viennent A eux; que ce sont n^i. Il 1. ini.'rc heure qui les consolent le plus. Aux honiincs, leur reconiman<ler d'accuser tout d'abonl ce t^ui les ' • ois le plus long tem|>s. Leur dire que la confession de la mission te comme à Iheurc <le la "mort, qu'ils trouveront une grande paix
'• '■" ' " ' >iites, qu'on les aidera île bon cu-ur, qu'une coufes-
' même de toute la vie ne prend pas plus de temps
,..is ù .se [iréscnh-r plus souvent au confessionnal. Se
les lioMimcs sans un mot de félicilation sur leur nonthre, i.'iiiT Ii'iirv. ri.iiiiuissances.
prendre, dil-on ; mais les hommes entre eux
. ' un bon conseil donné h leurs voisins, à leurs
i mine en disant : \ deuuiin ; el on fait res.sortir rimporlam-e de
•\ 1)11 i\o linstiii. tinn du lendemain. On répète sous diverses fur-
li's conditions d'une b<uine confession, la ma-
iis, et la promesse de recevoir avec bonté, et
• ux, ceux qui auraient quelque embarras de conscience (Voir
L.'uvaul-Telile de la olAture, au soir, on indique les olTn es du li«v 1^1. il.iiis iin<> |t.iiiiissi* do foi. on peut c<uivoquer les Imiiniit's pniir iii.'itiuiile, où ils assislerniont tous et ou :' serait donnée pour les préparer A I
v. iiiis I K'i.s, iiiir diniil-on ; envovoz-v vost-nliiiils. \ loi après la messe, nous vous réconcilierons jusqu a n.
I4i AVÎS
pourront pas passer le matin viendront clAs iino hoiiro. ilo Idlo sdilf nue loul soit fini à l'instruction du soir. »
(L'expérience prouve qtie celle messe ilu malin, si elle n'a pas un succès complel, ce qui n'est pas nécessaire, puis(|ue la mission esta peu près terminée, amène ordinairement dans les parui>8es chrétiennes un certain nombre d'tiommes, et donne une avance notable pour les conftssions.)
461. Assez souvent, dans les missions, on supprime l'instruction du soir la veille des communions générales ; on en comprend sans peine la raison ; mais il v a des avantages considérables à ne pas le faire. A cette époque de la mission, en elTet, on a toujours un bel auditoire, tandis «lu'aux premiers jours, il était souvent fort restreint; n'est-il pas bon d'en proliter pour instruire et ébranler les populations ? En disant d avance qu'on quitte le confessionnal des femmes, Tbeure de l'instruction arrivée, on les oblige à venir se réconcilier plus tôt, ; et si on est î\ la veille de la communion générale des liommes, une réunion le soir, la veille de leur communion, amène à l'église un certain nombre de ceux qui sont en retard, et les décide h se confesser. Sans elle, ces pauvres endurcis ne songeraient pas à venir à l'église.
Toutefois, dans ces réunions, on ne doit pas traiter des sujets capables de troubler les i\mcs qui doivent communier le lendemain ; l'amour de Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, la sanctification des actions ordinaires, l'enfant jwodigue fourniront matière .'i des instructions très utiles. On peut, du reste, quand on a des hommes à réconcilier, être fort court dans l'inslrction, et, par manière de glose, y rappeler les principaux mystères et les conditions d'une bonne confession, et recommander aux hommes de produire les actes de foi, d'espérance, de charité et de contrition qu'on leur inspirera.
402. On leur rai)pelle l'heure <le la messe de commimion (voir n. 258), la nécessité d'être h jeim et en étal de gri\ce pour communier, etc., comme au n. 422. On les prévient qu'après la messe de leur comnnmion générale, on les recevra du saint scapulaire. qu'on les exhorte à porter toujours. Les braves l'ont sur leiM- poitrine au <'liamp de bataille.
403. A la coiuiuiiuioii générale des hommes* on répète l'avis n. 424; on annonce Tordre de la romiriunion générale, n. 425, les heures ries messes et des offices de la journée, les invitant à ne pas manquer les vêpres, ni même, s'il est possible, la seconde messe. On annonce la bénédiction d'objets de j)iété pour eux après les vêpres.
404. Après une courte action de grâces, on ne manque pas de leur donner des avis analogues A ceux qui ont suivi la communion générale des femmes.
405. Sur le premier commandement. — Tout comme ci-dessus n. 430, sauf que pour les sacrements on se contente de leur recommander de ne jamais omettre au moins leur devoir pascal. Unel beau spectacle vous offrez en ce jour! Présentez-le à touffe la paroisse chaque année aux PAijues. Vous l'avez promis, parole d'homme ; qu'il n'y ait point, l'année prochaine, de Ijlclies défections. Ayez soin de ne pas vivre en péché mortel : vos travaux, vos peines seraient perdus. Doue, quand vous sentirez que vous n'en pouvez plus, allez en secret trouver votre pasteur ; où, quand vous allez ici où là jwur vos affaires, exposez à un saint prêtre votre situation. Vous vous relèverez consolés, personne n'en saura rien. Il est moins nécessaire de communier que de se confesser. Si vous tombez par faiblesse, relevez-vous aussitôt par un acte d'amour de Dieu (pii est infiuiment aimable, accompagné de la douleur de l'avoir offensé et de la résolution de no plus le faire. Fuis, dès que vous avez un instant, allez secrètement confesser votre faute ù la cure. Ah ! si vous faisiez ainsi, mes chers pères de famille, mes bons jeunes gens, vous seriez tous des saints et votre vie s'écoulerait heureuse comme la journée d'aujourd'hui. Qu'y perdriez-vous ?
460. Dhlxikme cnM.MANDE.MENT. — Parmi vous, plus de blasphèmes. Comment cette langue, sur laquelle s'est reposée la divine Hostie, oserait-elle lancer l'injure contre un Dieu si plein de bonté, qui a oublié toutes nos infidélités précédentes, et <pii s'est dfinné tout entier à nous ? Pères, je vous en charge, ne supportez aucun blasphème dans voti'e maison, ni chez vos serviteurs, ni chez vos enfants. Vous avez pris des résolutions, soyez-j fidèles.
Ajrez une parole grossière que vous redirez souvent, s'il le faut, mais point
iViô 145
iîiisiilli' A Di.Mi. El sî le blasphème vous échappe malgré vous, sans que
liez parsiiile de l'habiUide prise, vite «liles un acte de contri-
lez de vous observer mieux h l'avenir; ou bien condamnez-
ousà donner un sou aux pauvres pour chaque blasphème, et je réponds
ju'au bout de quelques mois vous serez corrigés.
ACil. Thoisièmk commanukmk.nt. — Plus de travaux défendus le dimanche. Le travail du dimanche, conime le bien mal acquis, ne porte pas bonheur. Donc, maîtres, pères, <lès le samedi matin prenez vos précautions, donnez vos ordres, pressez la besogne, et que le soir tout soit fini. Le lendemain, "est le repos du Seigneiu- ; (jue ni vos fils, ni vos tlomestitpies ne travaillent >.ins une vraie nécessité. Kl la nécessité, ce n'est pas quand il y a une récolte I cueillir, niais cpiand la récolte est menacée par l'orage et risque de se per- Ire. Venez à la messe tous les dimanches, à moins qu'une raison grave ne \<»us en dispense. Ne voyagez pas le saint jour ; et si vous avez des raisons le le faire, entendez la messe avant de partir, ou ne manquez pas de partir I temps pour avoir la messe dans une autre paroisse. Puis revenez de bonne iiMire au milieu de votre famille qui a besoin de vous.
A la messe, ga niez-vous de vous placer à cùté de ceux qui n'y viendraient lue pour se moquer de la religion. Si vous les voyez d'un côté de l'église, Itlacez-vous de l'iiMlre. Jeunes hommes, jeunes gens, attention à cet avis. Si vniis l'oublie*, au lieu de sortir de l'église avec une provision de grâces, vous viiiis en rolirtMP/ plus coupables. Venez autant que possible aux vêpres, et |iiiis rniii ./ .111--11 t chez vous. Pères de famille, emmenez vos jeunes gens. \ uii"! Icrt'/ eu iiiiiiillc une petite fête ; vous irez voir, avec vos enfants, vos nmissons qui miirissent, vos champs qui reverdissent, et ensemble vous béni- 1./ iii.ri Oue votre âme s'en trouvera bien et votre bourse aussi! Ayez un d'entendre la parole de Dieu le dimanche, .\ssistez au sermon ; et
, ^ vous avez des prédicateurs, soyez encore plus empressés à les
venir entendre que vous ne l'avez été cette fois. Vous ne vous en repentirez pas.
•4<J8. Orj^TRiKME COMMANDEMENT. — Enfauts, jcuncs gens, ne faites pas pleuni- vos mères ; obéissez à vos parents comme à Dieu, surtout quand ils vous 'lent d'aller avec de mauvaises compagnies, rjuand ils vous ordonnent •<>r ou d'aller aux oitices. Bons pères de famille, écartez vos enfants des occasions. Ne souffrez pas qu'ils s'entretiennent avec des person- ••rent sexe, donnez-leur de saints exemples. (Iroyez-moi, le plus -I' que vous puissiez leur laisser, c'est l'amour, c'est la crainte de • •ur permettez pas de quitter votre maison, sous prétexte que loin -lieront davantage. Hien ne remplace pour des enfants la vigilance des is. Du moins, si vous ne pouvez les garder, ne les laissez pas partir im atelier ou une maist)n, où ils ne pourraient vivre en bons l'-ns et où pei-sonne ne veillerait sur eux. Si quelques-uns d'entre eux ^ Ml lit - ri'r»^ Dieu <lans la vie religieuse, le sacerdoce ou la virgi-
iii' Il II ne les contrariez pas; mais même soutenez ce saint
111 iiiiiri'- vous devriez pour cela faire des sacrifices véritables. 1 vous en dédommager. Il y a une gran<le différence entre un jeune I. ■! un jeune humilie ; je veux dire entre un jeune homme qui consa- I vie à Dit'ii et un autre qui le blasphème et qui l'offense.
I uii ces «:li'-' s gens ipii m'entendent, il y en a plusieurs, qui, à la
[le, A la • ■ . dans une communauté do Frères, seraient des
••• qui, li iiudo risrpieront «le devenir des libertins. Nous som-
. pauvres missi»»iiiiaires, des enfants du peuple ; il est clair cjue
-M)ii8 faire mille fois plus <le bien ipie si nous étions restés à cultiver
le. Il y a ici des jeunes gens qui peuvent faire ce que nous avons fait ;
il <lii iik'iik' l>ois que nous, ou au moins ils peuvent, avec de la généro-
r dans une maison <le Frères, où ils seront à l'abri des
les. SI quelqu'un d'entre ces jeunes gens se sentait incliné
inle. qu il en parle à son pasteur. Olui-ci sera heureux
: un si saint désir. — Ne sovez pas comme un lion dan»
\oUx luaiiiuu, saccageant ceux qui l'habitent. Sachez souffrir quelque chose ;
sachez int^nio souffrir bciiucoupde la pari <\o vos t'>|»()iisos afin do conserver la paix (I).
4<>'.». CiNoriKMK KT iiriTiKMK (^oMM.vNDKMRM'-. — l'iiis (le haiiio dnns celle paroisse ; l>ini nous a toul pardonné, pardoinions loul ; disons du liien de tniil le nu)nde ; A tous rendons service, l'jus de médisances ni «le calomnies.
i70. Si\iK.MK KT .\KiviK.MK c.oM.MANOKMK.NTs. — Souvcncz-vous (juo la chasielé fait la ^'loiiv de tout chrétien, d'un lionnne, d'un jeune homme surtout. Donc repoussez tout ec (pii la peid blesser, non seulement les paroles coupables ou légères qui peuvent scandaliser l'enfance, non seidement les actions criminelles, mais nn'^me les siini»les pensées, (juand elles se présentent, rejetez-les eonime un charbon «jui vous lomberail sur la main, tjuelle consolation vous trouverez dans la pratique de la vertu, qui fera de tous des anges ! Ne vous en privez pas.
Mais souvenez-vous que cette plante. A la fleur si éclatante et si [tarfmnée, ne vient pas au bord des chemins, ni dans les rues; mais rians les li«;ux écartés et arrosés, li/iiim vonrallium. Donc, fuyez les mauvaises compagnies, hommes et jeimes gens: n'allez plus dans les lieux où par le passé vous avez bu avec excès, de manière à alli.ser les mauvaises passions qui sont en nous; n'allez plus dans cette maison où vous avez renconliv une |tersonne de différent sexe, <pii vous a perdus et cpie vous avez pe'rdue. Citm muliere alimui ne sei/eas omnino ; coflof/iiiui/i enim illius ouasi if/nis erardescit. Ne laissez pas venir cette jterstmne chez vous. .Si elle vous .saisit par votre vêlement, comme la femme infAme de Pulijdiar lit au chaste Joseph, abundonnez-lui votre vêtement, mais pas votre Ame, et fuyez. *
(Juand vous cherchez une épouse, jeune homme, demandez-la A ses parents, comme Tobie ; mais point dent revue en tête A tête avec elle; vous en serez plus estimé des hommes el Dieu bénira votre avenir. I^aissez là ces compagnons libertins on impies, cpii n"<uil sur les lèvres que le blasphème el la parole impure. "Se dites |»as : J'irai encore ici ou lA avec tel ou tel. mais je veillerai sur moi el ne ferai point de mal; dites : Je n'irai plus là et on no me reprendra jtas dans celle compagnie; car ai vous vous exposez au danger, vous y périrez, (lelui qui vit dans les mines de charbon devient noir; au milieu de la boue, on s'en couvre; dans une ville où règne le choléra, on meurt de la peste. Le jeune honuiie, tpie convertit saint Jean rKvangéliste. en mauvaise compagnie ilevinl chef de brigands. Au.ssi le même saint Jean rencontrant un hérétique dans un bain s'enfuit, en disant : Sortons d'ici, je crains que celte maison ne s'écroule et ne nous ensevelisse sous ses ruines. Combien ipii s()nt rangés chez eux et (pii ne font le mal que le dimanche, avec, certaines compagnies! Rien n'est plus important pour les hommes el les jeunes gens que de i-ester di»ns lem* famille, surtout le dimanche. Veillez même, mes chers amis, sur vos regards. Le saint homme Job nous valait bien, el il était atlenlif A baisser les yeux : « J'ai fait un parle avec mes yeux.' disait-il. pour ne pas même avoir la pensée d'une femme. » (jiiel exemple!
i7l. SKi'rii-;.MK coM.MANnE-MENT. — Prcncz garde de vous laisser tromper, mais ayez |)lus de crainte encore de tromper les autres ou de leur faire tort. Kl si vous aviez ipielques vvestilutions A faire, accomplis.sez-les aussitôt, comme vous la indi<|ué votre confesseur. Si vous lardiez vous risqueriez de ne jamais remplir ce devoir et de nuturir dans la disgrAce ele Dieu.
ilt. (ioMMAMjKMK.NTs KE l'Imu.ise. — Jamais ne violez l'abstinence, ni les vemlredis, ni les qualre-temps. ni dans les trois jours de chaque semaine du <;arêmeoù elle est prescrite. Je sais »pie vous êtes fidèles A ce devoir chez vous: mais lors même que vous êtes en dehors de chez vous, souvenez-vous
(1) Un des disciples de Socrale, lui dit un jour en entendant les criailleries deXantip* p&. femoie de ce philosoptie : « Celte ferame est insupportable. — J'y suis habitué, répondit Sociale, comme on s'tiabilmà entendre le bruit d'une poulie. Dans une autre ciiconslancc, après un orage d'injures, elle lui lan<;a de l'eau au vi.«age : « Je savais bien, dit il, qu'après un omge, il devait tomber de la p uie. » Un jour qu'elle vint en public lui arracher son mameau, quc'ijues-uns lui reprochèrent de ne pas lui avoir appliqué un Soumet. » Si je l'eusse fait, repundil-il, je vous aurais donné l'occasion de crier tous; les uns : Tiens bon, Socrate ; les autres : Tiens bon, Xanlippe. »
(|ije vous flt'S rlinii'Mis. i » iiidtin, n aiicz pas juciKirc vos repas avec ceux que vous savez ne pas i-es|teiler les lois de rKglise. S'ils vous uivitenl, dites que vous èles attendu ailleui*s. Allez dans une autre maison qu'eux et demandez du maigre; on vous en donnera pour votre argent. U'iand on paie, on a le tiroil de se faire servir; si on se moque de vous, tant mieux ; vous en aurez plus île ini'rites; et si vous bravez le lAche respect humain, après s'être ri de vous, on vous estimera.
-473. (Si l'on s'«'tait entendu avec M. le (iiiré pour réorganiser une association d'hommes et de jeunes gens déjj\ existante, ou pour en créer une nouvelle, on aurait eu soin de donner le mot au saint tribunal, aux plus chrétiens de la paroisse, et de leur reconnnander de se rendre à la sacristie aussitôt a[)rt's l'appel fait en puhlic. Sans cette précaution, le respect humain et l'hésiliition pourraient faire tout échouer. On placerait l'appel aussitôt après la communion générale. Cesl le moment le plus favorable, et souvent le seul favorable; on ajouterait donc) :
17 1. Mes amis, vous nous avez bien consolés pendant la mission; tout ce
•• nous vous avons demandé, vous l'avez fait avec empressement. Vous
• ■7. eu raison, car tout ce (pie nous avons dit était inspiré par le désir de
Ire bonheur en ce monde et en l'autre. Il est encore une consolation que
lis vous demandons, pour votre plus grand bien, pour assurer votre persé-
rance. c'est de vous enrôler en grand nombre dans l'.Vssociation des Péni-
iils (on en ilit les arauftif/es: ou, s'il n'y avait pas chance de succès
iiir cette confrérie, dans l'Association de .\'.-I). de la Salette ou dans une
ituireau <jré de M. le curé.) Il ne s'agit que de vouloir éviter le blasphème,
la profanation du dimanche, la violation de l'abstinence, et de réciter, tous
les jours ; un ;Vo/re Père, im Je vous salue, Marie, et l'invocation: X.-D. de
ta Salette. réconciliatrice des pécheurs, prie: sans cesse pour nous qui
'irons recours à vous. Kncore n est-on pas obligé à cette prière sous peine de
•hé. Vous allez donc donner vos noms en grand nombre; ces noms seront
iiseritsà la sainte .M(»ntagneet vous aurez part aux prières des centaines de
mille Ames ferventes, qui font partie de cette association. Venez vite à la
^.1' ii>lie. nous allons recevoir aussitôt vos noms; c'est l'affaire de trois
s. et ai)rè8 nous vous recevrons du scapidaire. Ne mantpiez pas les
^ aujourd'hui.
475. Nota. Si on ne reçoit pas les hommes et les jeunes gens du scapulaire à ce m>>menl-Ià, ils n'osent pas se présenter avec les femmes.
47»>. Si M. le Curé et les paroissiens étaient d'avis d'ériger un souvenir de
-"■mit ce projet et on inviterait les hdèles A rendre ce
leur foi [»ar de généreuses offrandes, selon leurs res-
-'•illerait au pasteur d'organiser, ce jour-lA même,
1 faite aussitôt à domicile, dans chacpie hameau,
iiiM.iiii.> Mil [m;-. >>i personne n'est d'avis d'ériger un souvenir de
II, on est |)lus f(U"t pour recommander l'association des hommes, asso-
il ipion ap(ielle devant eux un souvenir vivant de tes saints jours.
477. (,i6ture. — Happelez les moveiis de persévérance, si on ne devait
j,.- ■ '> Il hi. I dans le sermon : fuite dçs occasions, prière, dimanche
*, ntation îles sacrfmenfs, etc. C'est nécessaire, n«es Frères.
1 i nous avons aussi besoin de la Sainte Vierge, et nous réda-
•< sa proletlion par une neuvaine de jours, de semaines et de
comment cela se pratiquera : M. le t.uré (il a été prévenu au
ihlff vous réunira tous les joui-s, pendant neuf jours. A l'église, vers
•' du jour. Venez en grand n<jmbre. Vous réciterez les litanies de la
Vierge, pour demander la persévérance, (j'"*'"' <*fs neuf jours seront
vous commencerez la neuvaine de dimanches; et pendant neuf
de suite, après la messe <lc la paroisse, vous récilere/ la même
> le même bul. Les neuf dimanches écoulés, V(»us commencerez
I m iv.uiie «le mois, et a|)rès la mes.se du premier dimanche de chacun de
•s mois, vous répéterez tous eiiseml»le les litanies. (Voir n. 3il.)
;■ ■ ■• ■ ^ g,,j,j ,jj, VDU^ • '■ ''t,
.•8. pour vous ' iii-
. ,■.• «i iji'iiii i'ivu Ml!» ;.i\iiiu(.s ;;i.iii> <^u t\ VOUS 0 faitcs, V.'...^ ji v..i^ ,;aQl
l4Ô CaTKCHISMBS. GLOSti
iniiluollomcnl de sancliflor en famille tous les dimanches de l'année comme
ci'Iiii i-i.
(; H A p 1 T K i: Il