‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 323 sur 416 · IV. — 4^atr« Patii'gyriqae d'an saint quelcontiae · texte numérisé non relu

IV. — 4^atr« Patii'gyriqae d'an saint quelcontiae

2305. Laudemus riros f/loriosos in f/eneratione sud. L'Esprit-Saint nous invite A louer les saints île l'ancienne loi ; à plus forte raison devons-nous louer ceux de la nouvelle, qui ont été formés sur les enseignements et les exemples divins du Fils de Dieu.

I. Nous devons donc à saint N. de le louer et II, nous nous le devons à nous-mêmes.

2.'WG. I. A saint N. nous délions l'honneur et la louange à cause de ce qu'il a été, de ce qu'il est et de ce qu'il sera. 1» Ce qu'il a été : orné de toutes les vertus. (On les énumère et on rapporte quelques traits de sa vie.) S'il a été a|>iHre, on dit qu'il a tout quitté pour suivre Jésiis-Clirist, qu'il a porté la gloire de son nom au sein des nations infidèles.

S'il a été martyr ou apùlre, qu'il a donné A Notre-Seigneur la marque la moins équivoque d'amour qui est de sacrifier sa vie pour ceux qu'on aime.

S'il a été Pontife ou prêtre, qu'il a procuré à Dieu par le saint Sacrifice qu'il ofTrait avec tant de piété, plus ae gloire que tout le ciel ne peut lui en rendre, qu'il a été, par ses enseignements, la lumière du monde, par ses exemples, le sel de la terre, qu'il a couru après la brebis égarée pour la ramener au bercail, qu'il a sanctifié les justes, consolé le affligés, assisté les pauvres.

"\NÉ»;YRlsjLi, i'l:> -Ai.M i^.UELCONQUË llQt

Il un LiMiin MU iiiontlc, i|iril a oxcrcé envers ses sujets la justuf. nimsavec la liKiiii' d'un père, <|ii"il les a aimés comme ses enfants, qu'il a emplové sa puissance à faire aimer et craindre Dieu, triompher la vertu et confondre le vice.

De tous, (pi'ils ont pratiijuc la pénitence, supportant avec joie les peines de la vie, chen-hanl dans la morlilication «le nouvelles croix, atin de se rendre conformes à Notre-Seigneur cl de mériter par conséipicnt sa gloire.

L'humilité ; ils ont a^'\, non ut videdntur (ih hominibus ; mais en secret et pour plaire à Dieu ; et il est djt : ijnise humiliât exaltabitur ; par là ils 8C sont préparés à l'apostolat et au martvre.

Tous ont entrepris pour la cause de Dieu de saintes œuvres. Si c'est un

fiére ou une mère de famille : il a élevé ses enfants pour le ciel, exerçant à pur égard la vigilance la plus tendre, les instruisant îles vérités du salut, corriu'i'Mnl eu eux les défauts de la nature, les édiliant par de saints exemples, priant [>our appeler sur eux les hénédictions célestes.

Si c'est une vierge. Itetjnum mundi et omnem ornutiim sieculi contempsi propter amorern liomini nosfri Jesu ClirUti. quem amavi, in t/uem creilidi, quein dilejri ; et on loue l'excellence de ce sacrifice.

S'il a été pécheur, on dit qu'égaré un jour par les illusions du monde, ses yeux se sont laissés séduire |)ar la fascination de la bagatelle, mais dès qu'ils ont été éflairrs «le la lumière, rontinuo non acquievi carni et sanguini,Q\. ses veux ont versé des larmes auières qui ont purifié son Ame. Kt certes l'amitié de Dieu laborieusement retrouvée par la pénitence est plus encouraïcantc pour nous que l'innocence toujours conservée ; et Notre-Seigneur m- 1 ,iiine-t-il pas, lui qui laisse quatre-vingt-dix-neuf brebis lidèles pour riiiiii'- .'.■•..< .-elle qui s'égare, lui ipii a donné à Madeleine tant de marques de 1 '

Si on ri ,. 5 teuvres qu'il ait fondées pour le bien du prochain, ou la

gloire lie liieu, on les rappelle, ainsi que les épreuves qu'il a essuyées pour la cause de la religion.

De tous on peut dire <pi"ils ont sanctifié leurs actions les plus communes et accompli leurs devoirs d'état, (jue leur co'ur a été, par une prière assidue, un eti' 'Misoir toujours fumant aux pieds du tronc de l'Eternel, que pour tant i\i' s aiiiii'su'uvres.tanl de travaux entrepris, d'épreuves essuyées, ils méritent riii'iirit iir en ce monde.

Du reste n*a-t-il pns rendu îles services à ceux uni l'ont invoqué, la santé aux malades, la ' aux campagnes désolées ? A lui donc honneur,

action de grAees. : -am-e.

i* Ce qu'il est ; I ma «le Dieu ; et Dieu l'exalte. Sritote quoninm mirificavit Dominai snnctum suum. Les honneurs, que nous lui rendons sur la ton ' en comparaison de ceux mie l)ieu lui rend dans le ciel.

Ni II 'i eunt amiri tui Deus. Il les revêt de sa gloire, il les

inuiinr ' : il les er " ' is tle toutes les grandeui^s do

la terre i de ses ses favDris. les princes de sa

cour; il io. .-.n .. .n .■ le une coiO",, .MMw.u'Ile. Constitues eos princiftes

super omnem terrnm.

W" Ce qu'il sera. Kternellemcni Il-ucux. éternellement grand, puissant, pi iusijuà la fin du monde, le | de ceux qui l'invoqueront. .\i

rouf ortnfus est /irinriptitus eoi" iint sera par snii inlerccssion. ; i;

ses reli.|in's. !ioire rempart contre le dciinin. le |i i e qui écai !• i i

lie nous les tliaov. U'itre méiliateur auprès de noli ur Jésus. \ihi>^

devons donc res| ■ ' .N. comme un grand saint qui gouverne et pro-

tège noire [lays, i A lui dan«! nos périls, dans nos besoins.

iiUl7. II. .\(uis /<' i/iiiHij, Il II" l'opulus t/iristiitnus /

marti/rum reHi/iosu snlemnitn: rat et ad e.rritandum fn

tatioiii-m et ut meritis eorum ct/jun< iefur et arationihus mljuiitur (SviNT Ak;...) Trois profils nous reviendnmi done du eulie retj.Jn a «iiini \.

{'* f'artiripation à ses mérites. Saiiil I' treux, ni de l'ordre de (Ihmy. ni «les iM-ém

la rétompense de ces religieux parce ipic je les rii-iiMH . ;. s . n. ns. ifs .ni bi assaut tous dans la charité, et nie rijouissanl de leurs bnnncs œuvres.

IKÔ FliTES DES SAINTè

Bien plu», muts <ij,r,,iînr non amans, niius amaf nihil o/)€rans. et ilte

uiihin omis suuni penitt, linjiiè vero cliaritas non ercidil. Saint (Jrégoire,

il : Ejc bonis alienis si ililexeritis en, vestra feceriiis bona. iisudez-vous

de vous décourager ou de dire : Je ne jeune pas comme celui-ci, je ne suis

pas vierge comme celle-là.

!,f's oreilles ne se plaignent pas de ne pas voir; les yeux voient pour euxiin'-nies cl |iour les oreilli's et pour tout le rorps. Itéjouissez-vous de ce <pie qiiehprun a re^u du ciel une grAce; et vous aurez en lui ce que vous n'avez pas en vous, dit saint Augustin.

Kn voici un qui pralii|ue la virginité ; aimez-le, sa vertu devient la vôtre. Il peut mieux que vous, veiller et travailler; si vous en êtes bien aise, son travail et ses veilles vous deviennent méritoires ; car vous ôles en lui par la charité qui vous unit.

Il est clair que si en apprenant un meurtre vous dites en vous-m^mc de celui qui l'a commis : Ah ! qu'il a bien fait, vous vous rendez coupable d'iioiiiicide.

Or Dieu est plus prêt u récompenser qu'à punir. Onand donc vous vous dites : Oh ! que ce saint a été admirable en humilité, en dévouement, que je suis heureux des âmes qu'il a gagnées à Dieu, que j'aurais voulu travailler avec lui, et comme lui ; vous participez à ses mérites.

2o Vous avez part à ses prières en i'invof/uanf. 11 doit vous assister puisque vous êtes son dienl, son favori, et qu'il sait vos besoins et vos infirmités ; il le peut puis<pio son crédit est si grand auju-cs de Dieu ; il le veut, car sa charité au lieu de s'alTaiblir, a grandi dans le ciel, où il est plongé dans l'océan divin.

3" Le but (le la fête de Saint N. est de nous faire imiter ses vertus. Vous voyez la gloire qu'il lui en résulte sur la terre et au ciel, quoi de plus capable de vous exciter à lui ressembler?

Il était de chair et d'os comme nous et pourtant il a été, etc....^ Vous pouvez donc faire comme lui. Vous avez des dangers, mais il a su s'en allranchir. Vous avez comme lui le baptême, l'eucharistie, la nénitence, les sermons, la prière ; comme lui vous avez un ciel à gagner. 11 vous dit : Imitatores mei estote sicut et et/o Christi.

0 grand saint, vous méritez nos hommages à cause de vos vertus et de vi s grandes œuvres (les résumer) ; nous avons tout intérêt à vous honorer, afin «le participer à vos mérites et à vos prières et de chercher à vous resseinbler. jNous voulons aller où vous êtes, étendez sur nous votre protection, préservez-nous des périls, obtenez-nous de pratiquer vos vertus ici-bas (votre humilité, etc.), d'accomplir comme vous nos devoirs et de sanctilier nos (iMivres. afin de partager votre gloire. {Waprès leP. Lejeune).

iN. M. Le plan précédent permet de louer facilement et avec profit un saint quelconque; cependant donnons encore ici quelques plans très courts.

Page 1