‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 34 sur 416 · CATÉCHISMES · texte numérisé non relu

CATÉCHISMES

479. On (lislinmie le catéchisme du i)eui)]e ou glose, et celui des petits eii- HiiiN Nous donnons ici l'un et l'autre.

.\nTirr.K I. — (ilose ou esc position succincte et comjih-t'- ,h. in doctrine chrétienne.

( \'oir ce que nous en avons dit, «os 21 i et suivants.)

480. Dieu a créé l'homme pour le servir, l'aimer, et par là obtenir la vie rlernelle. Le salut, voihV notre grande et unitjue afTaire ; or, pour l'aire noire salut, pour aller au oiol, nous devons : d» observer les (lommandenjents de Dieu et de l'Kglise ; 2» employer les moyens de salut que Dieu, dans sa miséricorde, nous a donnés ; 3" croire les Vérités qu'il nous a enseignées luim^me{l). Ce n'est cpi'à ces conditions qu'on est vraiment chrétien, c'est à-dire M*ai disciple de Jésus-Christ (2).

§ I. — Commandements.

4SI. I. Explication des C'omiUHndenieiiiB de Dieu sons

forme d'exameu. — Avant tout, demandons-nous sérieusement si rien dans le passé 7ie nous inquiète ; car une confession sérieuse doit réparer tout ce qui a été mal fait précédemment. 11 faut la l'aire comme ^i elle devait être la dernière do votre vie.

1«> Depuis com/jien de temps ne vous étes-vous pas confessés? S'il y a plus d'une année, vous avez péché gravement autant de lois que vous êtes restés d'années sans vous confesser, et autant de fois que la pensée vous étant venue de remplir ce devoir vous avez dit dans votre cœur : Je ne me confesserai pas l'année prochaine.

2o Avec-vous fait la pénitence imposéepar le confesseur? Si cette péni tence était grave et imposée pour dos fautes mortelles, c'est un péché gravr de layjsir omise. Avez-vous dilTéré dacroui|ilir votre pénitence, la renvoyant par négligence, durant un temps considérable ?

3'i Quand vous vous êtes confessés, auriec-vous manqué de l'instructioi nécessaire, ne sachant pas nu''me les vérités de la religion que personne v> l)cut ignorer, ou n'étant pas dans l'intention de vous instruire de ce que tout chrétien doit savoir ?

4» Avez-vous négligé complètement de faire votre examen dans vos prc' cédontes confessions, ne pensant en rien, par négligence, ne priant pas menu votre confesseur de vous aider, répondant en l'air et sans attention aux

(1) Ce n'est pas là l'ordre logique; sainl Liguori nous a dit plus haut la raison qui nous fdit commencer par les préceptes ei placer le Credo après les sacrements. Voir n» ?.18. Nous ne citons que quelques traits dans le corps de ceue exposition de la doctrine, car la glose doit être courte dans les missions; mais un prélre qui voudrait s'en servir pour les prénes du dimanche, ce qui est assurément très pratique, ferait bien d'y entreméItT les faits historiques qui sont en note au bas des pages. Voir aussi le Livre de Tous où l'on trouve d'ailleurs de plus amples développements.

(2) Etre chrétien, voilà notre beau titre de gloire (voir n» 575). Sainl Platon, martyr d'Ancyre, fui traduit devant le tribunal d'Agrippin. Celui-ci ayant demandé qui il était : « Je suis chiétien, ditil, j'adore un seul Dieu, créateur du ciel et de la terre. — Je n'ignore pas que tu es chrétien; mais je le demande ion nom. — A ma naissance on m'a appelé Platon; mais avant tout je suis chrétien, voilà mon véritable nom. On m'a apprit: à servir Jésus-Christ dès le sein de ma mère, et je fois prêt à donner tout mon .«ang mille vies, si je les avais, pour son amour. > Et, en cela, il s'est montré bien au-dessaa du philosophe du même nom qu'on a cependant appelé le divin Platon, et qui, interrogé à Athènes, sur l'unité de Dieu, n'osa dire la vérité qu'il connaissait, de peur d'être coi damné, comme Socrate, à boire du poison.

questions qu'il vous adressait, et par suite ouhliunt une ou plusieurs fautes

{raves? r.otnl>ien ilo rMnfi'ssions il vf/-vous fiiiles avec une telle négligence? lélas! elles ne nous rassin-cronf jkis quaml il l'auilra niDurir.

.V Quand vous t'o*/*- f^ffs ro/j/V'**''*', urt-c-rous fii la t/oufeur ilu ppcftp, l'horreur de truites vos fautes graves au moins, el, si vous nai-oiisiez que des fan' ' ■ l's. aviez-vous au moins la douleur de quel<|u'unes d'entre elles? Tn •ulessions faites sans conliition, en racontant ses ptTliés comme

si c . 1.11. ...ic histoire, mais sans douleur el sans regret d'avoir oiTensé Dieu, toutes ces confessions sont nulles et à refaire, el niùine elles peuvent être ■ t'^s sacrilèges.

lio Vous lUes-vous confessés sans avoir l'intpnfion de vous corriger de ^ iii.iii\Misoslial»iludesgraves. et y ùles-vous retombés presrpie aussitôt après la ;i. sans faire d'effort pour vous corriger? C'est une preuve que

T(H, pas le ferme propos. Os confessions ne vous ont pas rendu la

grâce de iMeu, elles sont à refaire. Vous èles-vous confessés sans avoir linlention de faire cesser vos rancunes graves contre le prochain, sans avoir l'intention de rendre le hien d'autrui, de réparer les calomnies, les médisances graves, sans promettre k Dieu d'éviter les mauvaises compagnies, les liaisons dangereuses avec les personnes de différent sexe, les maisons où vous aviez eu la fréquente habitude de faire des fautes graves, supposé qu'il vous fût possible de les éviter? Vous étes-vous confessés sans l'intention d'accomplir une pénitence sérieuse imposée pour des fautes graves? Votre confession a '■ au moins nulle.

'i'i Aves-vous manqué de franchise en confession, cachant certains hés graves, par fausse honte, ou bien ne disant pas le nombre tel que IIS le saviesAe diminuant exprès, alin de paraître moins coupable, n'alant pas certaines circonstances du péché qui étaient nécessaires à déclarer '|ue vouscroviez être obligés en conscience de déclarer. Vous èles-vous ex-

•—ion de manière à présenter à votre confesseur comme léger

■ ? .Vvez-vous gardé des doutes sérieux, ne demandant pas

, ,, .1 votre confesseur, «piand vous sentiez <pi"il fallait le faire et

[■ suite vous confessant el communiant dans la crainte. O/; .' il faut répares confessions mal faites et toutes celles que vous avec faites de/mis, vous aurez la paix. Mais dès que vous vous présentez au sain! tribunal, •'st-lairement cecpii vous ennuie, depuis un plus long temps. L(U-s même une confession générale ne vous serait |)as nécessaire, il est toujours bon u faire une en temps «le mission, si vous n'en avez jamais fait. Si déjà is l'avez faite, après l'Age de vingt et un ans, el si elle vous a parlailont tranquillisés, vous ferez avec fruit une revue depuis votre confession ', accusant tous les péchés commis depuis lors; le confesseur vous le bon cu'ur A tout dire.

iS:j. Venons-en mainlenaiit h l'examen sur les commandements. Dieu iiuji sa loi au neiiple rl'lsraél, sur la montagne de Siiuii, au milieu îles tonr\. ries éilairs. (i'est une vérité de notre foi. Noire-Seigneur Jésu.s- 11' Fils de Dieu fait homme pour notre salut, est venu nous dire : Si entrer dans la vie, observe: les commandements. Vous conommaiidements et vous les récitez à la prière du malin. .\h ! ne s j.iiiiais sans prendre la réscdulion de les observer. O n'est pas un "• Dieu a voulu nous imposer en noiis les donnant, c'est un bienfait is a acrordé ; eesl le chemin du paradis iju il nous a tracé, pour nous cr (raUer uou.s égarer à liavers les précipices du péché uiorlel. .... ije premier coniuaaiid4*inciit est ainsi conçu : In seul /Heu adoreras et aimeras. Hien n'est plus raisonnable cpie ce c(uniiiandemenl. Il ii'.-^l rnmd comme Dieu, il est créateur et conservateur de tout. Par il est maître de toute créature el de l'homme en particulier, iorenl Dieu, nous devons l'adorer. Les anges l'aimenl. c'est un ind honneur pour nous d être obligés de l'aimer. Kt si nous ne l'aimions ^. qui aimerions-nous fUmc ? N'esl-il pas tout ce qu'il y a de bon, de beau, saint, tlaimable ? (ht adore et on atme Iheu comme il convient quand ■I pratique ces quatre vertus : la foi. l'espérawe. la rharité et lu rrh ijion. Nous albuiK vous les faire connaître, ces vertus. atnî«i tpie les pccb. que l'on peut c<unmettre en ne les pratiquant pas.

481. Nous nous altftcherons surloul à vous signaler les pcclics graves, parce qu'il est nécessaire de les déclarer en confession. Mais auparavant nous devons faire reniarquer ce que c'est ([u'uu péché }?rave et mortel. Sachez donc qu'il v a en nous deux vies : la vie du corj»s et la vie de l'Ame ; il V a aussi deux morts : la mort du corps et celle de I Ame. La vie du corps, c'est l'Ame, (^iiand l'Ame est séparée du corps, le corps n'est plus qu'un cada< ▼re. La vie de l'Ame, c'est Dieu, tjuand l'Ame a perdu Dieu, elle est morte. El c'est le péché grave qui sépare l'Ame de Dieu ; c'est pour cela que le péch( grave esl appelé mortel ; il donne la mort A notre Ame. Le péché véniel ni donne pas la mort A l'Ame, mais il lui fait une hlessure ; il n'olTense itas Dieu gravement, mais il l'olTense; il n'est pas un mal aus.si grand que le péché mortel, mais il est plus grand que tous les autres maux qui peuvent arriver aux créatures. *

Pour faire un péché mortel, il faut trois choses : nmtière grave, pleine connaissance et consentement parfait. Vous volez un sou ; vous remarqui , fort hien que c'est mal et vous voulez le faire hien lihrement : il n'y a [>ii faute mortelle, parce qu'un sou est une matière légère ; mais si volontaiiT ment et en remarquant hien ce (pie vous faites, vous volez une somme considérahle, il y a faute mortelle. Vous consentez A une pensée coujjahle à moitié endormi, n'ayant rien fait (piand vous étiez éveillé [tour amener celte pensée : il n'y a pas faute grave ; vous n'avez pas pleine connaissance, puisque vous êtes A moitié entlormi. Vous êtes éveillé, cette pensée vous vient ; vous en remarquez bien la malice, mais vous ne vous y complaisez pas complètement : il y a seulement un peu de négligence à la repousser et un demi-consentement au mal; c'est une faute, n^ais légère seulement, parce que le consenlemen n'est pas complet.

Toutefois sachez que les saints ont pleuré A chaudes larmes les péchévéniels qu'ils ont commis. Ah ! pourquoi olTenser, ne serait-ce que léger* ment, un Dieu si bon, mort pour nous sauver ? — On peut, par erreur t\< conscience, faire des fautes graves là où en réalité il n'y a qu'une faute légèrr Voici un enfant à (|ui ses parents ont inspiré une grande horreur pour le vol ; il prend une pomme croyant faire un péché mortel, il fait en effet un péché mortel A cause de sa conscience mal réglée. Il esl donc bien important de connaître ce (jui en réalité esl grave et cetpii ne l'est pas, el nous aurons soin ordinairement de le faire remarquer. 11 est plus important encore de ne jamais faire ce que la conscience condamne.

485. l^H foi. — Faisons d'abord connaître ce que c'est que la foi. Dieu en plaçant l'homme sur la terre, ne l'a pas abandonné à l'ignorance et l'aveuglement de l'esprit. Il est père, et un père n'abandonne pas ses enfants. Il n'a pas voulu nous laisser marcher A tâtons au risque de ne pas trouver le chemin du ciel et de tomber ilans l'abime de l'enfer. C'est jujurquoi, tant qu'il y a eu des hommes, Dieu leur a fait connaître ce qu'ils avaient à faii pour ne point se perdre. Il ne s'esl point contenté de leur donner la cons cience qui leur fait discerner ce qui esl bien de ce qui est mal, il a voulu encore leur manifester, leur faire voir d'une manière plus claire leurs devoirs ; et même le Fils de Dieu, Jésus-Christ a daigné descendre du ciel sur la terr' prendre un corps et une Ame comme nous, afin de se faire voir A nous, <1 nous parler et de nous faire connaître ce que nous devons croire et ce qn nous devons l'aire pour aller au ciel. Hien n'est plus certain que la venue il' Jésus-Chrisl sur la terre et que la divinité de sa révélation. Jt«6us-Chrisl a boulevei-sé le monde, il a ressuscité les morts, guéri les malades. 11 a dit ipi'il élail Fils de Dieu et que ses œuvres en étaient Ta preuve ; el l'univers l'a cru et non seulement (\e\ix cent millions de catholiques le croient, mais les pr' testants, les schismatiques et les hérétiques le croient. Puisque le Fils de Dieu nous a fait connaître la vérité, nous devons croire ce qu'il a dit. Quelle injure ne serait-ce pas lui faire que de refuser d'accepter ce qu'il enseign'' dans son Evangile ! Nous n'oserions pas dire à un homme d'un rang tan soi peu élevé : Vous êtes un menteur ou un ignorant. Oserions-nous dire qu. Dieu nous trompe ou qu'il se trompe ? Le faire, ce serait un blasphème, cl ce serait aller à la fois contre la rai.son el contre l'enseigneni'iii •^o iiii^n qui nouç a révélé sa science et sa vérité infinies.

(W). Poiirvpjpfn vf^rll*' f|M*n o^f vpnu apporfer sur la lorre ne piil jamais

' lirisl PII a cftnlip la garde à ('Kglise

: il par sainl Pierre el les ApôJres, cl

c; lo ^laiMiaiu r!ii!i;i ii' ir saint l't'rif le Pa[»e, successeur «le

s.i . el parles cvcmiks, sinr.sscurs des Apùlres. il a promise son

F^^nsf il . iie avec elle jusipià la tin <iii monde, aiin que par cette assistance

elle ne puisse nous enseigner (pie ce «pie J«''sus-(]lirisi lui a appris lui-nu'ine.

Jésus-dlirist a promis au Souverain l'oniil'e et aux i'Vi^«pies l'Ksprit «le vérité,

pour «ju"il «lemeiu-e avec eux jiisijuà latin. Uuan«l il a |uomis. peut-il mampier

de parole? Non, certes. Kli liien, avoir la loi, c'est avoir le bon sens «le «lire :

Mon l>ien, je «rrois ce «pie vous m'avez appris; car vous ne |touvez ni mentir

ni vous tromper. Je crois tout ce «pie le Pa[te el l«^s éviMpios enseignent, iiarce

«nie vous avez promis d'être avec eux jusipi'à la fin «lu mon«le pour «[u'ils me

«lis. Mit l.iiiiiiurs la vérité ; je vois du reste manifestement «pie vtius protégez

outre toutes Jespersécuti«uis;et d'ailleui-s vous accordez au saints

iilii's de celte Kglise, le «Ion «le l'aire «les miracles et de pratiquer

tus. Kl loi-s<pr«»n cr«>it ainsi sur la par«>le de Dieu ce que

. on est en bonne compagnie ; on croil avec tout ce «pi'il y a

el luut ce qu ii y eu «le saints sur la terre, avec tous les martyrs, avec tous les

saints Docteure «le l'Kglise. Celui r/iti ne rroira pas, sera coiuhimnè.

IK7. Qne le prédicateur veuille bien lire allenlivemenl pour son usage ce li suit :

Qu'on n'oablie pas en catéchisant, au confessionnal et en chaire, môme les petits enfants, ce qui est nécessaire de nécessité de moyen. De l'aveu de tous, il faut croire à l'existence de Dieu, qui a élevé l'homme à l'état surnaturel, qui prépare aux bons pour réf ' . ' ' ' ■ ,j„j punit les méchants.

La : , acquise par la raison,

i;. - __ iiion divine. «Voir n 137.)

qu'il^st nécessaire de nécesjiité de moyen de connatire les trois

<, et d'après plusieurs auteurs, il est indispensable de connaître l'im-

-'ilé de la grâce. On sait que la prière est néoessaire de

locurer la grâce, d'après sainl L'guori, qui regarde ce

iiour que la foi soit raisonnable et ferme, ii est nécessaire

ils et aux plus petits enfants les motifs de la foi. L'autorité

ihtki tik le ffioiif de U foi, d'après le concile du Vatican ; elle suppose que Dieu sait

it .^1 est incapable de/ious tromper. Pour qu'on puisse croire sur la parole de Dieu,

' ' " ■ ^1 donc au moins la condilirm sine '•qu'elle en e.<il un motif. — Comment

: :; qu'ils le soient par la lumière de

la relie'! (i>a raison peut, en etlet, connaître que Dieu, étant la perfection

m' lit et est incapable de mentir; elle peut au<si être assurée par le lémoi-

et par les miracles qu'il atteste, qui^ Dieu s'est relevé aux hommes.)

-aire de savoir par la révélation elle-même que Dieu est la science et

L'icns ne sont pas d'accord. Que faire donc en pratique,

I et la parole de Dieu nous apprennent que Dieu est la

infimes, qo'il rout a instruits de ce que nous devons savoir comme

)\ m«'me el comme il e.«l r<>rl.iin par l'histoire, car l'iiisloire la plus

I l>ar les

m . . : parlé

s, les prophéties, IL >>nl des

. t! e<(t vrai que phi- - di!«enl

'le

la

1 sagit

• Il .'Si

de aiellr« à la iK>rié«; de li*U)»ie6 niutitti de ciédibiltlé ctsruiucment sufll-

pr

S est toujours opéré des miracies; toujours il y « radias «on lein de» hommes qui uni

182 oi-osE

pratiqué d'héroïques vertus; elle est donc divine, il faut donc croire tout ce qu'elle tn-^eifîne.

Il faulenfln que l'ignoiant qu'un instruit soit certain que l'Eglise enseig:ne les vériK's qu'on lui explique, et un lui fan remarquer que l'enseignemenl qu'on lui ilonneet le même que celui que (li>nnenl les préIres voisins, l'évéque du lieu, et tous les prêtres el lou» les évoques du monile, que donne le Pape luiniême, ce dont il peut se convaincre racilemeni.

Nous avons cherché à faire ainsi dans l'instruction du pénitent, n. KH, el dans le Catéchisme des petits enfunls, n. 65:i, et nuus inviluns instamment nos confrères à le faire eux-mêmes avec soin ; car lois même que ce ne sérail pas nécessaire, on ne peut nier que ce ne foit un moyen d'afîermir la foi dans toutes les âmes, qui sans une conviction sérieuse, sunt livrées à tout souffle de doctrine perverse. Toutes ces industries saintes ne peuvent pas donner, sans la grâce, même le commencement de la foi.

On pèche contre la foi: !<> en néf/Ugennt de s'instruire ries vérités de la religion {{). Celui qui, par sa laute, ignorerait qu'il v a un seul Dieu infiniineiil parfait. Créateur du ciel et de la terre, dont la l'rovidence pouverne tout, qui punit les méchants el récompense les bons en se faisant V(tir A eux face i\ lace dans le ciel ; qu'en ce seul Dieu il v a Irois personnes égales et dislin<les, le Père, le Fils et le Sainl-Ksprit ; (pie le l'ère n'est pas le Fils, le F'ils n'est pas le Saint-Esprit ; mais ces irois personnes nont qu'ime seule divinité ; que la seconde Personne, le Fils de Dieu, a pris un corps et une Ame comme nous sans cesser d'Mre Dieu ; qu'il est venu nous apprendre sur la terre toutes les vérités du salut ; qu'il est mort sur la croix pour nous sau- Ter; qu'il est ressuscité et monté au ciel où il règne en souverain à la droite de son Père cl qu'il en redescendra pour juger tous les hommes;que notre Ame est immortelle ; que la grAce, secours surnaturel de Dieu, nous est nécessaire pour éviter le mal, el que la prière est le moyen nécessaire pour obtenir ce secours divin ; celui, dis-je, qui ignorerait ces vérités serait bien coupable (2). Qu'on relise attentivement ce (pie nous avons dit n. VM. (Jn doit savoir et comprendre le Notre Père, le Je vous salue. Marie, le Je crois en Dieu, les (louimandements de Dieu el de l'Kglise, les principaux Tievoirs de son étal el enfin les sacrements que l'on doit recevoir et les dispositions qu'ils exigent. Ouelques-uns denlre vous ignoreraient-ils ces vérités; et depuis combien de temps? Ah! mes Frères, ayons du zèle pour acquérli' la science des saints. Relisons en famille le Catéchisme tous les dimanches et une page seulement dans chacunes des longues veillées d'hiver (3). Hrureuses les Ames pieuses (pii

(\). Tiburce fils de Chromatius, préfet de Rome, fut converti par saint Sébastien. Le gouverneur lui ordonna de brûler de l'encens en l'honneur des dieux de l'empire ou de marcher nu-pieds sur des charbons embrasés. Tiburce aussitt)t quitte sa chaussure et se promène sur les charbons en disanl au gouverneur: « Sachez qu'il n'y a qu'un seul Dieu, celui des chrétiens ; c'est par sa puissance que ces charbons sonl devenus pour moi des fleurs. >• Le gouverneur irrité, lui fit trancher la télé. (Voir n. 673, Barula.)

(2). Un roi des Indes Abenner avait un fils nommé Josaphal. Craignant qu'il n'abjurAt le paganisme pour se faire chrétien, il le confia à un gouverneur païen qui devait exercer sur lui la plus rigoureuse vigilance et qui avait mission de ne jamais lui laisser soupçonner les vérités chrétiennes. Un jour le jeune homme aperçoit, autour du palais de son père, un vieillard tout courbé vers la terre. Il en demande la raison, le gouverneur lui répond que c'est un effet de l'âge et que lous les vieillards s'inclinent vers la tombe oi] ils descendront bientôt. — Nous aussi à cet âge, nous aurons les mêmes infirmités el nous mourrons? — Assurément. — El après la mort que m'arrivera-t-il? — C'est un problème que la divinité a couvert d'un voile. Celte réponse, loin de satisfaire Josapbat ne fit qu'exciter son désir de connaître la vérité la plus nécessaire i l'homme, et à partir de ce jour, il ne cessait de prier avec des soupirs et des larmes, demandant au ciel de lui envoyer quelqu'un pour l'instruire. Sur ces entrefaites, un saint solitaire, nommé Barlaam se déguisa en marchand de perles et vint au palais royal. Josaphal qui aimait beaucoup les perles en fut tout heureux. Pendant qu'il les admirait, on le laissa seul avec le marchand qui lui dit: « J'en ai encore une bien plus précieuse que celle que vous admirer.— De grâce, monlrei-la moi.— Celte pierre précieuse ne se voit pas avec les yeux, c'est la vérité. — Oh ! c'est la vérité que jexherche ; de grâce, étranger, instruisez-moi.» Barlaam alars lui parle de rétcrnelle vie, que Jésus-Chrii-l nous a mérité par son sang. Cet enseignement fui pour Josapbat la lumière el la vie. Bientôt après, il s'échappe du palais de son père, sort de ses états elva rejoindre Barlaam dans la solitude, où il devint un saint que l'Eglise honore.

(3) (a) Pendant la grande révolution française, les brigands trouvèrent un fermier du Chêne, diocèse de Rennes, nommé Jean Chanlebel, qui lisait son Catéchisme; ils se

1 1 ni.MA.S prM , ^ - 153

a iTilionlior. lians nos camiui^'iios fi «ians rhaqnr nio do nos l'.ints el los pauvres ••nfanls aijanflonnés, auxquels on n"ap|ironil

|iiu^ .1 I 1 a ronnailrc Dieu, d i|ui leur feront le caléchisme! Pour elles

s'ati-oniplira la |iroMiPsse fie nos saints Livres ; « Oux qui a[tprennenl la juslite i\ un grand nombre, brilleront ooniiiie des étoiles dans les perpétuelles éterniltï;. »

4XS. i" il ne suffit pas de savoir, il faut croire ce que Dieu, qui ne peut se tromper ni nous tromper, nous a enseigné : celui qui croira sera sauvé. Il faut donc souvent faire des actes de foi durant la vie et à la mort.

(a) (^elui t/iii passerait un temps (.onsidérable sans faire un arfe de foi se rendrait sérieusement coupable. Kécitez donc avec ferveur le Je crois en Dieu dans vos prières du matin et du soir. C'est le plus bel acte de foi, celui que les .\p6tres ont composé eux-mêmes.

(bi Douter volontairemeat des vérités de la foi, c'est une faute grave. C'est donc se rendre coupable que dhésiter A croire, que de se dire volontairement, en remarquant que Ion fait mal : Peut-être que cette vérité enseignée par l'Kgi-se n'est pas vraie. Quand même on ne la nie pas formellement, on met en doute la vérité de Dieu et sa fidélité à tenir ses promesses ; on l'outrage parconsécpient. Combien de fois auriec-vous consenti à ces doutes? Il faut le dire en confession et s'en corriger (1).

(c) Ce serait plus qruve encore de nier dans son esprit ou dans son cœur, lors même qu'on ne le ferait connaître à personne, les vérités que Jésus- Christ nous a enseif/nées. Penser volontairement , jiar exemple, qu'il n'y a pas dcnfcr. que toutes lesreligions sont bonnes, qu'il suffit d'être honnête homme, ccsi lairc une faute fivii\c. Cette faute serait plus f/ rave encore, si on faisait connaître au.v autresces penséesci si on parlait contre la foi. Combien de fois aves-vous tenu un tel langage et devant combien de personnes ? Parents aves-vous tenu ou laissé tenir de si funestes discours devant vos enfants f

saisissent de lui, et un comité condamne le livre à être brûlé et Chantebel à le jeter au feu ; Chantebel refuse. On lui brûle les mains avec une torche : vous pouvez même brûler tout niiiM corps, dit-il : mais jr ne brûlerai pas ce livre qui contient les principes de ma foi. On le traîne ensuite comme un objet de risée dans les rues de Martigny Sa femme l'apercevant en c(*l état, lui crie au milieu de la fouie : « Tiens bon, c'est pour le bon Dien ' ■' - -- - -~ »

(/' Ijre mathématicien, membre de l'Académie des Sciences, une

fois , ... lixe, enseignait à Paris le catéchisme aux petits Savoyards

ah.ini]'>niies

((-> H jii'rn Rarot, ancien ministre de Louis Philippe, dans les séjours parfois longs, qu'il f'iis.'. ' i ne manquait pas de s'informer de l'heure du catéchisme des enfants et

dy atienlicn et respect.

iii, . ,,,v i-os erreurs, le célèbre philosophe JonfTroy savait •»:-■■-■■■-■• 'i valeur du raiiS'hisiiie. o il y a, dit-il, un tout petit livre que l'on fait ap; \ enfants el

sur kpielon les interroge à l'église. Lisez ce petit livre, qui est ■ ' me, vous y

tr iij\er>z la soluiiun de toutes les questions que j'ai posées, de toutes ^ans exception. Diiii i!nliz au Chrétien d'où vient l'espace humaine, il le sait; où elle va, il le sait: comil le sait. Demandez à ' i. qui de sa vie n'aurait pu

;aoi il est ici-bas et i -. sa murl.il vous fera une

'.'-, c. Ori^'ine du momie, . .^stinée de l'homnu» .n ■•.•ii<»

vie et en i autre ; rapports de l'homme avec t)ieu, devoirs de l'homme avec ses ~

droits lie rh"iiim(* sur la rréaiion, il n'i(;nore rien de tout cela ; f t quand il -

il II 1 . sur le droit naturel, sur le droit politique, sur le dvii ilcs

U'': ■ avec clarté et c ihime de soi même du Catéchisme. Voilà ce

')'!' ' ■ ' lis à ce signe qu'elle ne l«i>se sans ré-

pui. ».

. l'arzi aimait à enseigner aux IOllvr<'^ le / el le Cre^lo, v^uaiul kon père U menait à la campagne, (oui ^

éla r le« p«>lites villageoises pour les instruire de la dortrinc

In r la campagne pour retourner à I"

p!i> l'-ncé à catéchiser la petite lil'e

ne 1 i ... .,. ^.. emmenant avec elle celte eofa;.., - ,-.... -c

l'insirtiire.

(t) Saint Vincent de Paul, violemment lenit' «ontre la foi. écrivit son acte de foi et le plaça sur son cfnir, convenant avec ^ ique fois qu'il y portertil la

main, ce serait un témoignage qu'il i; lu

154 GLo^n

Arec-rous, qui que vous soi/er, apphiutli à de tels propos f h's arervoui ente/if/us arec plaisir "f arer-rnus frétiuenté reu.v qui pnrlrnt mal île In relif/io/i f Arec-rous lu îles livres ou (les jouriuiua- rontre la foi ou contre la relif/ioii. romhieu île fois f Atiries-rous de tels livres dans vos maisons ? il faut les hrtiler aussitôt (1).

(d) Nous ilovoiis (le plus no pas mugir de notro foi. cl lu niiinifoslor ittihli- «meinonl »pininl IHou nous lo <ionian<lo. /Irer-roMs rouf/i /lar respert humain de paraffre catholique ? Arec-rous pris part au.r e.rercires d'un culte hérétique, au^r cérémonies superstitieuses de ceu.r qui interroi/enf les esprits ? (2)

Nous <''les-vous onrùlos dans los sociétés secrolcs (pii sont roniiainnéos par 1rs Souverains Ponlifos cl donl lo hul, avoue ou non, est île l'aire la guerre à la religion ? (iaiulons notre loi. sovons en fiers, el que les parents «•.liroliens sachent hien ipie le plus riche héritage qu'ils puissent laisser ii leurs enlanls, cesl une loi vive.

4X9. Kttpérance. — Kspérer en Dieu, c'est altondre avec une lonfîance assurée le honhein- éternel el les moyens ou les grAces nécessaires pour y arriver, (ielle confiance est l'ondée sur la promesse que Dieu nous a faite de nous donner le ciel si nous sommes lidcics, el de nous accorder sa grAce si nous le prions comme il laid; celle promesse esl enregistrée dans l'Kvangile el nous esl allosléo par l'Kglise. (Juand Dieu promet, il lient parole: ce serait lui l'fiire injure que de se délier de ses promesses. D'ailleiu-s. n'esl-il [tas tout disjipsé A nous accorder ce (pi'il nous a promis |iui.sipi'il esl la miséricorde infinie; élanl la perfeclion irième. il a loid ce qu'il faut pour nous rendre heureux ; el i|ui pourrait l'empccher de tenir sa parole, lui qui est tout jtuissant? La fidélité do Dieu A ses promesses, sa Itonlé pour nous, sa perfeclion, sa puissance sont des vérités (pie Dieu liu-méme nous a révélées.

Sans l'espérance il n'y a point de salul. (tr, on pèche contre cette vertu; 1" en restant loni/fem/is sans faire des actes d'espérance. Celui qui dirait : La terre me suffit, ipie Dieu me la laisse et je renonce au ciel, [lécherail gravement contre l'espérance. (Voir n. 7i(î.) Ayons donc soin, mes frères, de réciter souvent avec ferveur le Notre Père. C'est l'aclc d'esfïérance que ÎVolre- Seigueur lui-môme nous a appris: disons de tout cœur: Que voire règne arrive. I^e règne de Dieu, c'est le paradis, l'ardonnez-nous nos oITenses et délivrez-nous du mal.

2" Par désespoir, (a) Désespérer d'aller au ciel, d'obtenir le pardon de ses péchés, de s'en corriger, c'est le crime de Judas et de f'aîn. Os deux scélélats fussent devenus <les saints s'ils eussent eu confiance en Dieu. Nous ne sommes jamais tentés au-dessus de nos forces ; el Dieu, si nous avons le

{\) {a) Cn anglais nommé William Bealde, après avo'r pasi^é vingt ans en Amérique, revint en Europe et se maria à une femme aimable et d'une honnête famille dont il eut quatre enfants qu'il élevait avec soin. Malheureusement ses alTaires n'allaient pas selon se» désirj, et pour se distraire, il se mit à lire des livres contre la religion. Il y perdit tout. Un jnur il envoya son domestique porter une lettre à un de ses anus, dans laquelle il priait ce dernier de venir voir le soir dans sa maison, comme tout serait changé. L'ami vint le soir et ne trouva que des cadavres. Le malheureux William avec la hache el le poignard avait égorgé sa femme et ses enfants et il s'était tué lui-même avec un pistolet.

(b) Chabot, nis du cuisinier da collège de Rodez, se fit jppncin et devint gardien du couvent de cette vil'e. il voulut lire des livres qui pei<raient les àines, afin de les en préserver; il se pervertit, signa la constitution civile du clergé, devint vicaire général de l'évêque constitutionnel de Blois, qui le fit nommer député à I Assemblée nationale. Chabot aposta six hommes chargés de lui faire des blessures, afin d'excitrr la haine contre la royauté ; il provoqua le décret qui consacrait la cathi drale de Pans au culte de la raison et aj-sisia à oeite parade. Devenu suspect à Robespierre, il fut mis en prison, où il s'empoissonna. Sous l'action du poison, il poussa de tels cris qu'un médecin, qu'il avait fait emprisonner, lui donna du contre-poison; et il guérit assez pour porter trois jours après sa tête sur l'échafaud.

(2) Pendant que Léonide, père du célèbre Origcne, était en prison à cause de la foi; son fils encore enfant lui écrivit cette lettre touchante : 0 mon père, je vous en conjure à geroux, que votre tendresse pour moi ne vous fasse pas renier Jésus Christ ! Je vous remplacerai auprès de ma mère et de mes six frères. Et si vous mourez martyr de la foi, j'irai mendier de porte en porte pour les nourrir. Mais, je vous en supplie, ô mon père ! ne reniez pas Jésus-Christ ! »

COMMAXDBCiiENTS 155

soin de If juicr, nous vient sûrement en aide dans les tentations (1). (h) Xon seulement il ne faiif /»as j;^ dt^apspt'rev, mais il faut érifer tout ijerouriifii'ment. Lorsque je suis laihle, ilisail saint l'iiiil. c'est alors (|iie je suis lorl ; car je ]niis tout en celui qui lue l'orlilie ci), (c) Celui ff ni flans les malheurs se révolterait contre Itieu, aret- murmure contre sa providence, se rendrait aussi coupable. Fiat voluntas tua (U).

3»> Par présom/ttion. Ce fut le pét-lié de saint Pierre ^ui se confiait en luiniènie. sans con>j»ter et sans sappuver sur Dieu. C'est pour cela qu'il lonilt;» et renia trois fois son divin Maitre. t^est pécher par présomption (a) f/ue de compter qu'on ira au ciel sans le secours de Dieu et par ses propres forces, (b) que de se reposer tellement sur la miséricorde de Dieu qu'on ne fasse rien par soi-même jwur (jatjner le paradis, (c) que de pécher plus facilement dans l'espoir que Dieu, nous pardonnera, {d) que de persévérer dans le péché dans l'espoir de se convertir à la mort. l)e toutes les présomptions, cette dernière est la plus fatale. Des milliers de réprouvés se sont ' ,'n enfer pour avoir fait ce calcul : Je nie convertirai à la mort. Son s du proverbe: Telle vie, telle mort, et vivez saintement dès

aujmiKi mil si vous voulez que votre mort soit sainte (i).

(1) (a) Un soMat demandait an jonr à un solitaire si Dieu pardonnait au pécheur. • Quand vous avez sali voire habit, le rejetez-vous comme un ohjel inutile, demanda à son tour le solitaire? — Non, repiit le soldat, je le lave el je m'en sers. — Comment voulez-vous donc que Dieu abandonne l'âme, son image, même défigurée par le péché?»

(b) Jooas avait annoncé la ruine de Ninive si elle ne faisait pas pénitence; el les îiini ■ — " ' '■ - Il d'embrasser le jeune et de renoncer à leurs crimes. Jonas indigné de ce exécutait pas les menaces lanct-es contre la ville, se retiia dans la

cann ^ o mettre à l'abri d'un soleil brûlant. Dieu lui avait préparé un lierre

qui lui odraii un délicieux ombrage. Mais un ver vint mnger la racine du lierre et un vent brûlant le dessécha en un jour: et Jonas de se plaindre avec plus d'amertume en* core; el le Seigneur lui dit : « Vous pleurez ce lierre que vous n'avez pas fait croître, et vous ne voulez pas que j'aie pitié de cetie grande ville, dans laquelle il y a i'20 mille habitants qui ne savent pas même distinguer leur main droite de leur main gauche, et vous ne v.niUz p.is que je leur pardonne ! »

<-/ Saint Kranrois était encore étudiant à Paris, quand il fut attaqué d'une tentation de désespoir si vidienle qu'il ne pouvait ni manger, ni boire, ni dormir; il entra alors dans l'éflisr lie SaintEtienne-des-Giès. où Marie est honorée sous le titre de Noire-Danie-de- 15 ■ ' ' -la au pied de l'autel de Marie, récita le Souvenez-vous, et lit

à - promesses ; il se releva guéri.

. . - , jragement fait p« idre à de saintes âmest Saint Philippe de Néri

alla un jour faire visite à une sœur de Sainte Marthe, appelée Scolastique, qui croyait être damnée, a Le parîidi"^ est à vous, lui dit-il. — Ohl impossible, mon Père. — C'estlà Votre f 'lie. Voyons, ; ^us Christ est-il mon 7 — Pour les pécheurs. — Eh bien,

vi.us t'tis une grami -e, donc Noire-Seigneur est mon pour vous sauver, et le

cie' • ' " • ■•- ■■ ' 1%^ icndirenl la paix à celle bonne âme.

e, devenu aveugle, était réduit à la dernière misère. Ses parents et - .1 à quoi lui avait servi l'e.spérance qu'il avait en fui.'ant l'au-

Dione el en erisevt:li»t>anl le» morts; il leur répondait : « Nous sommes les enfants des Sainifi et nous atipndon« la vie que Dieu accordera à ceux qui auront été fidèles. t> (Voir à la fin du n» \o01. r

il) A ceux qui ne ! <> s'ils sont prédestinés au ciel, ils y iront

sùien»enl, que s'ils i.^ ,. , .. ..y a rien à faire. Le P. le Jeune répond :

Tt'esl-il pas vrai que ta prévoyance de iiieu est au'^si infaillible que la prédestination?

West-il pas vrai qu'il est ausii inipns«ib'c qtic ce que Dieu a prévu n'arrive pus, q«''l

est H , ' Or, si votre p»

m* . iison. Je dirais à

Ne is présenter •"

("l ' il a prévu :

l'e'!- . ^ , I il vous ne tu ■

coup, vouh reiiipniieru-z la Victoire, «il n prévu que vuuâ serez vaincu, ^< . i

faire , quand voii» aurie? de» armei» k l'épreuve du canon, vnu» perdrez la hnta

von

Vnu . . ,

veiller p . que de vin a boire, v«>ua resterez toujours r. '•

dirais à t . <■ ou A ce visncron : Si Dieu a prévu que vf.i:- i

belle vendange, eic. Qui ne voit pa» l'absurdité de ces i . nis. el ijn i <> ! '■

il ne faudrait rien faire du (oui, mai» «e tenir le» bra» • dre bon teœps.aii' ire

156 GLOSF

4fK). I^n f'harit<^. — .\v..ii-)a rharilt-. < .■>i ..mi. i Ih.u |m.iii mi niriuc et, pnr-flossiis tout \c losto. t'I non p.-is lanl parce (pi'il rsl Ixm poiii- nous ijur parce «in'il est inlininicnl hoaii, sainl. parfait et aiinalilo. L'cnsoignonient divin de I Kvnnfiile nous l'ail inanifeslenicnl connaître «pio Hien a I»mi.s les charmes et toutes les jicrreclions. i/ainier jiarce (pi'il est bon pour nous, cest la reconnaissance ou I espérance, mais ce n'est pas la charité. (Juel est le jiremier et le phi8 grand des commandements, demundait-on à Notre-Sei^'neur? Voici sa réponse: Vous aimerez Dieu de tout votre cœur, de toute votre i\me et de toutes vos forces. I.e second lui est seinhiable : Vous aimerez le prochain comme vousmême, parce cjue l'Aine du [trochain est l'image <le Dieu. iNous traiterons de J'amour du procliain au cinquième commandement : disons seulement ici les péchés que I on peut faire contre la charité envers Dieu.

\° Etes-i^oiis restés longtemps sans faire des actes d'amour de Dieu ? Avons soin de redire souvent: Mon Dieu est mon tout, comme saint François d'Assise; Mon Dieu, je vous aime <!e tout )non cœur ; surto\it récitons toujours avec attention ces mots du Notre l'ère : U"f votre nom soit sanctifié, que votre volonté soit faite ! lis sont un hel acte d'amour de Dieu.2'J Serions-nous allés jusqu'au ftéché de Satan t/ui est la haine de Dieu ? (Jeux (pii ont cette haine voudraient ipie Dieu n'existAt pas : ils se réjouissent de le voir outrager : ils ont de l'aversion pour tout ce (pii peut prociu'er sa gloire, pour la religion, pour ses ministres. Oh! quel état etfrayant et voisin de la réprobation!

3" On n'a /toint asses d'amour pour Dieu quand on le sert néf/ligemment et avec tiédeur. Alhjns-v généreu.sement. Nous ne ferons jamais assez pour Celui (jiii a tout fait et tout soulTerl pour nous. Notons ici que les enfants sont tenus de faire les actes de foi, d'espérance et lie charité dès qu'ils arrivent à l'usage de raison: c'est donc une obligation pour les parents de les leur faire produire. Celui qti'il faut réj)éter soi-même et faire répéter plus souvent aux enfants, c'est l'acte d'amour de Dieu, dit sainl Liguori ; car il est l)ien dillicile d'éviter le péché par la seule crainte des chAtiments. (Je sont ces actes, qu'il faut faire produire aux moribonds, en leur en suggérant les nuitifs. (le point est capital, surtout s'il n'y avait point de prêtre pour les assister à leiu's derniers moments, et à plus forte raison s'ils n'avaient pu se confesser. On doit avoir soin de parler d'une voix très élevée aux morii)Onds quan<l ils ont perdu l'usage rie leurs sens. VA c'est surtout l'acte d'amour parfait de Dieu et de contiition ijuil faut leur inspirer.

491. 14* UeliKioii. (i'est la vertu (pii nous porte A rendre A Dieu le culte (pii lui est .''il. Cette vertu nous invite aussi à honorer la sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, dont la dévotion est un ^gage de salut, et A invorpier les anges, les saints dti ciel, et à vénérer leurs images, pour obtenir de Dieu, par leur salutaire et utile intercession, les grAces qui nous sont nécessaires. (Voir la note du n. 208) (1). La relifiion nous commande la prière. La

l'effel a.'siiré et le succès infaillible de la prévoyance de Dieu? et quel est l'esprit si petit et si fajt)le qui ne me répondit aisément : Si Dieu a piévu que je serai viclorieux, savant, riche en moisson, c'est qu'il a prévu que je combattrais vaillamment, que jéiudierais diligemment, que je iravaillerais avec énergie, ainsi, si Dieu vous a préde.siiné, il a prévu que vous garderiez ses commandeinenls, que vous pratiqueriez les bonnes œuvres et que vous mourriez en étal de grâce I 11 faut donc que vous vous y employiez avec courage.

(1) (a) César renconlrant une statue d'Alexandre s'écria : « A mon âge, grand liom* me, tu avais conquis le monde, quand pourrais-je l'égaler !» A la vue des images des saints, souvenons-nous qu'ils onl conquis le ciel, et cherchons à le conquérir à noire leur.

(b) « Ce qu'esl l'écriture pour ceux qui savent lire, la peinture l'est pour les ignorants qui regardent, écrivait saint Grégoire le Grand. Nous exposons les tableaux dans les églises, afin que ceux qui ne savent pas lire, apprennent sur les murailles ce qu'ils ne peuvent apprendre dans les livres. »

ic) Sainl Grégoire le Giand rapporte qu'une femme pieuse allait souvent prier au sépulcre des saints Procès et Martinien, soldats romains, que sainl Pierre convertit dans sa prison et qui peu après subirent le martyre. Un jour les deux saints apparurent k celle pieuse femme el lui dirent ' « Vous nous visitez souvent mainlenani; et nous, au jour du Jugement, nous vous chercherons entre toutes les créatures pour vous rendre tous les services que nous pourrons. » En invoquant les saints, nous nous préparons de$ défenseurs au tribunal de Dieu.

COMMANDEMENTa 157

prit'Te |iar lrtt|iiollt» on so ro»x)iiunnndc à Dieu esl nt''Of>ssairc à toiiS. r>liii <|iii no prie piis in' jiful |ici-,\iifr dans la j:rAre »lo Dieu, ni se sauver, (a) Si on restait »/< fr/n/n- (onsttltrnhle guns se reannmnnder à Dieu, on commettrait une faute «/rave, (b) Jl y a oblif/ation de prier dans tes graves tentations qu'on ne [teut facilement repousser autrement, ainsi que dans les grandes calamités. (lièpèter les invocations n. 417}. (c) Dans un danger manifeste de mort, (df La Sainte Vierge, à la Salett^ a recommandé la prière matin et soir. Heureuses les familles «{ui, lidèles à celte recomnian<latii>n uialernelle, |irali(juei'onl inalin et soir l'usage de la prière en commun !

4ÎI2. La religion condamne : 1" Atf superstition qui consiste à rendre à Dieu ou €iujc saints, un culte fau.r et illégitime, (a) C'est une superstition et une idolâtrie tpie l'avenjalemenl «-trange (les i>aïens qui adorent des hommes morts, des statues ou des animaux, (bj Lu divination consiste à consulter les sorrifrs, les cartes, les songes, les tables tournantes, les espj'its, à chercher enfin à connaître des choses secrètes par le secours du démon. Ce sont là des /téchés graves à moins que l'ignorance ou la bonne foi n'e.rcuse. A lavenir évitez donc ces folles pralitpies qui sont non seulement inutiles, mais même coupables.

(cj La magie consiste à vouloir faire des choses merveilleuses, ou n chercher à nuire au prochain par le secours du démon, (d) La vaine observance est un f)éché jtar lequel on se projHjse d'arriver à l'accomplissement de ses désirs, à se guérir des maladies, en employant des moyens inutiles. Par exemple, on se servira de tel signe, de telles paroles ridicules pour guérir une brûlure, une entorse, etc. (e) (Jn pèche également en lisant et en retenant des livres de songe. Recourons }\ Dieu et à la Sainte Vierge et dans les maladies au médecin, mais jamais à des moj^ns absurdes et coupables (1).

403. La religion condamne l'irréligion, c'est-à-dire (a) la tentation de Dieu. Se jeter dans un puits pour voir si Dieu nous en retirera, s'erposer sans raison grave au.i: occasions du péché mortel comptant sur l'assistance divine, c'est tenter Dieu, c'est une faute grave, {bj Le sacrilège : I) personnel. t."est un sacrilège que de frapper une personne consacrée à Dieu. C'est un sacrilège que de désirer de commettre le mal avec une personne consacrée à Dieu ; 2) local. Commettre certains crimes à l'église, voler les choses appartenant à l'église, c'est un sacrilège ; 3) réel. F'rofaner une chose sainte, la croij:, les images et autres objets semblables, c'est un sacrilège. Mais parmi les sacrilèges un des plus horribles, c'est de profaner les sacrements. Aurier-vous reçu le sacrement de pénitence, vous seriesvous confessés sans e.ramen, lors même que vous avier fait des fautes grarfs. et /tendant un long temps, sa/is douleur de vos péchés, sans résolu lu, n lie vous corriger, sans sincérité en confession f Auriec-vous reçu la (O/i/u /nation, l'Kucharistie, l'eut n'me-onct ion , le mariage avec un péché mortel sur la conscience ? C'est im sacrilège ipiil ne faut point manquer de déi|.ir*'i- eu confession {t). le) C'est encore un péché que condamne la reli- 'ii'Hi . ijue de vendre des objets bénits à un prix plus élevé parce qu'ils 6<ji(t bcnits.

1) Orhosias, roi d'Israél, étant tombé d'une chambre liante, envoya ses gens coD> i^ii ir h pour savoir s'il pourrait »e relever de ce mal. Le propti^ie Elle alla auiltf\ ^ du roi et leur dit : « Itctournez vers le roi qui vous a envoyés et diteslui -' ' " 'n Israël qi:' nvoyet consulter Bétrizébuh,

>: {'-■ ■•■ du lit sur s éies monté et vous racui-

rcz ' ' . il ion de sa - . u.

(3) (U) Aprus Itt grande revolulitin, un prêtre visuail un hdpilal. On lai parla d'un soldat hornblt^ment mutilé, le prélr»' rab->ril»« • « M-.n ami, dilil, «n m'a dit <]»*• vo« MessunNt^iaieoi bien graves. — M en vivinl qu'il n'a plus de bra>

il la irv.-. •■' «^■•■i ■'"■■' " ' ■■ ... - .';

plains • ^ n'ai que ce que je mérite. Je ni'

i'arint^e as' iAme> un crucilii échappé à la

révolutionnaires. Au.s»ilut uu .m: nul eu Ucvuir de l'abaltie, je fui l'un des p!u.^ iiu| ic»- •es; et avec mon »abre je brisais les bras et les jambes du crucilix et il tomba. A moa

1 JO Ol.t'.-îl-

A\)i. Denxiènie CiknÉniàiidement. : Di^^u m ,nin in m- jureras, etc.. Ce sfcntifl comnut ii(h-iiu'nt ilrlV-nd tout iii<in(|iieinoiil de n*s|icct pour lo nom a<li>riil>l«' do Dim. rt cuiuldinm', par constMiiienl : I. Ceux qui prononn'iit le nom du Srif/neur à fout propos, surtout t/ans ta colère. (;Vsl iiuf laiilo donl il laiil se rorrij^er. II. Ceuu- </ui tiltisphèinent. Uiasplu'incr, fosl imc l'aiilc grave, suit ipi'on dise, soit (pion lusse <piel<pie cliose d'injurieux à IMeii ou aux saints (I). 1" Dire que Dieu n'est pas juste, qu'il nous aban<lonne. qu'il ne s'ocrupe pas de nous, tpi'il a vieilli, r'est à la fois un péché tfrure contre la foi et contre la relif/ion. C'est par conséi|uent le |ilus grave des hiaspliènies. 2" l'roférer le nom du bon Dieu en le faisant précéder du mot sacré, en enlendanU-e mot «lans le sens dexécrahle ou de maudit, c'est un blasphème (/race. IJire du mal de la Sainte Vierge, de saint .loseph et des saints, c'est un hiasplièine. ;{<> (irincer des dents contre le ci/'l, le menacer, c'est un blasphème en action et une faute mortelle. 4» Mauilire les créatures qui n'ont pas un rap|)orl direct avec Dieu et sans avoir l'inlenlion de s'altafpjei- à lui, ce n'est pas un blasphème; mais c'en est un de maudire les choses saintes, les jours saints.

Les imprécations par lescpielles on souhaite du mal aux autres se rapportent au ciu<piième commandement. Les paroles grossières ne sont pas des péchés, mais elles dénotent une mauvaise éducation. Ah! malheur à ceux qui contractent riiahilude fie blasphémer; ils risquent «le la garder jusqu'à la nutrt et de mourir en blasphémant, comme ce malheureux dont parle saint Liguori. qui avait été condamné à la potence, et quand on l'eut repoussé hors de l'échelle, il vomit un blasphème et mourut aussitôt. Malheur aux parents qui laissent prendre cette habitude à leiu's enfants ! .Saint Grégoire ra<-onle cpiun enfant d'une noble famille de Rome, (pii n'avait (pie cinii ans, avait aiqu*^ des domesti(pics, à blasphémer. Lu soir, qu'il l'avait l'ait plusieurs fois, il se trouvait entre les bras de son père, lors(pril se mit tout à cou[) à crier : Hé ! des hommes noirs veulent ni'eminener avec eux, et il continuait à blasjihémer selon son' habitude, et en blasphémant il rendit l'Ame. (Saint Liguori. ,\VI, p. \'M').) 5" Ils commettent une faute {/rave ceu.r (/ui laissent blasphémer, sans les reprendre, ceux sur qui ils ont autorité. 6» A'/ ceux aussi qui se rejouissent d'entendre blasphémer (2).

arrivée au camp, on livra bataille et dès la première décharge, je fus réduit à l'éi&t où vous me voyez. Dieu punit mon sacrilège en ce monde pour m'épargner en l'autre, comme je l'esnère.

{b) \ùn 1873, un homme de la petite ville de Wisenbach.au pied des Vosges, ramassait luutes les ordures, autour de sa maison, et les meitail en dépôt. On lui demanda ce qu'il en voulait faire, il répondit qu'il voulait en joncher en guise de fleurs, le passage de la procession du Saint-Sacrement qui devait bientôt avoir lieu. Trois jours après, il fut frappé d'une attaque d'apoplexie et mourut sans reprendre connaissance. On enterra son cada\re le jour même de la procession de la Féle-Dieu.

(I) Quand Sapor 11, roj de Perse, qui assiégeait la ville de Nisibe, vil rétablir miraculeuiemeiit les brèches qu'il avait faites aux murailles, dans sa colère il lança un javelot contre le ciel. Le malheureux ne se doutait pas qu'il attirail sur ses armes la malédiction divine. Saint Jacques, évéque de la ville, monta sur les remparts, et fit à Dieu celte prière ; « Seigneur, défaites cette multitude par une armée de moucherons. » Aussitôt un essaim de mouches vint s'attaquer aux trompes des éléphants, aux oreilles et aux narines des chevaux. Ces animaux, furieux, renversèrent à terre ceux qui les montaient et mirent toute l'armée en désordre. Sapor, désespéré mit le feu à ses machines et prit la route de Perse avec les débris de son armée, ravagée par la famine et par la peste.

Ci) lai Eusèbe rapporte que l'empereur Jtfaximien fit composer un petit livre plein de blasphèmes contre le Dieu des chrétiens ; il le fit •tistribuer et apprendre par cœur au: enfants des écoles païennes, qui s'en allaient débiinnl ces blasphèmes. La justice de Dieu ne se fit pas attendre, la ppsle éclata, et fit mourir tant de paTens que les bras manquaient pour les ensevelir. L'empereur lui-même perdit la vue, devint fou et se tua. Aucun chrétien ne fut frappé de la peste.

(b) Lorsque Hupperi fut élu empereur, on lui demanda la grâce d'un grand nombre de prisonniers. Le nouvel empereur s'informa de leur conduite passée et rendit la liberté à tous, excepté à un, qui avait été condamné pour ses blasplièmes. Les autres, dit-il, ont failli à l'égard des hommes; mais celui-ci a péché ctireclemenl contre Dieu lui-même.

COMMANDliM KN TS 1 59

•^ il I.oiiis. ncvoii <li' sailli Louis, roi »lo Kraiii'p. d tils ilii im mi' >icile. i.iit au pain et à l'eau, lotîtes les t'ois qu'un de ses ^'ens hlaspiiomait. i.».'). m. Cf rijtnma/u/emfitf conilumne titi^ai ceitJi- (/ni font îles aermenta inutiles, fim.r ou injustes. Faire uii serment c'est prendre Dieu à ténitiin

>*■■ ip Idn tlil ou «le ee que Ion promet. 1" // // en a «/ui font des

à tout propos . c'est une viauvnise huhitude . qui [»eut les

. >|. faire lie faux serments ; nn Unit par ne plus croire ceux qui jurent

tniijnurs. car le proverbe dit : tiiuiml jureur. f/raml menteur. <>n doit se contenter de l'aire des serments quand on v est tdjiigé par im motil" raisonnalile, par exemple, li>rs<pie, comparaissant devant les tritumaux, on est ap|>elé à pr»*'ler serment, i" On /lèclie f/rarement, si on affirme /tar serment une chose fausse ou une rhose dont on n'est pus certain, ou une promesse i/u'on n'est pas dans l'intention d'accomplir. Auriez-vous levé la main à faux devant les trihimaux? Si par là vous avez fait condamner lui innocent, vous devez réparer ce dommage (I). 3"^ On jmhe aussi ff rarement quand on s'ohlif/e par serment à faire une chose //rarement niiiiiraise, et lorsi/u'o/t appuie par un serment une médisance f/rare. .Non seulement on n'est pas tenu d'exér'uter le mal «pi'on s'est engagé à faire par «uMiiicnt. mais même on est oldigé de ne pas tenir son serment. Les serniciils des francs-maçons ne les obligent donc pas. c'est au contraire un 1 riiiic pour eux de rester liés à ime. société proscrite par l'Eglise. Ommd on par serment de faire une chose bonne, on est obligé de tenir sa si on le peut (2).

*.'ii \\ . Ils pèchent aussi contre le deua-iéme commandement, ceu,r qui font des rœu.r léf/èrement et ne les accomplissent pas. 1" (Test tme inipru-

' ■■ :<> de faire des vanix sans réllexion. «Ju'oii consulte toujours son

I avant de s'obliger par vieu à une chose; et il vaut mieux ne point ...... ■.. .onix que de ne pas les accomplir, après qu'on les a faits.

âo l'n rœu. une fois fait, c'est une faute yrare de le fransf/resser. si

,,,, Il !••■,, mis à Dieu une chose grâce. Ares-rous donc néf/lif/é d'accomplir

i/ue rous ares faits, '.i*^ Aves-t^ous différé lont/tem/ts l'acrom-

:it de ces r(eu.vf L'n retard considérable peut constituer une

'•. 4" Vous ètes-rous fait chanijer sans raison les rtru.r que

avez faits? Arec une bonne raison vous poures demander de

' kanijer les rfeu.i: qu'il vous est difficile d'accomplir, et dans une mission

il IIP faiil pas niampier de le faire, car les confesseurs ont les pouvoirs

ir cela ; mais sans raison vous ne pourriez pas les faire changer.

1 on ne soit pas régidièrement obligé d'accomplir des vivux que

. <s et même des parents ont faits, cepenilant si ceux qui vous ont

leur héritage, en mourant, avaient fait vu'u de donner une sonnne en

lionnes œuvres, vous seriez obligés d'accomplir ce vœu; mais s'ils avaient

(1) Godwin. comte de Kent, avait fait mourir le prince Alfred d'Angleterre, et per-

«iinfti* aux Ansr'ais de d<jnner l.i coiininnc au fr*^rc d'Alfreil, t'ld'>iiard III, qui avait épousé

n. Un jour, Nr repas, le pipe, qui préseniail

Ih un fan -'l puur dire qu'un de sc< pieds

•rail

iwin,

I- roi par un parjuie, puita u, U tj>>iielic un ui<>ice«iu de p.tiii, en Ui:>ant :

quelque cli<)'<e dans la luorl d'Alfred, que ce morceau de pain soil le

je mangerai, a El le pain s'arréla dans sa gorge e( l'éloufTa. Jusie punition

e pour les) intérêts de su

•1 lut (il pour ne [^n* leli do .vec

des plus cruels luurmeois, comme il l'avait pnivu, da reste.

ICO OLOSK

promis avant ilo mourir (l'aller on pMerinnge, ou de récllcr des prl/ireë, leurs parcuts (tu iK-riticrs ik^ seraiont |t(iint lonus do lo faire A leur place (i).

•l\)l. Troitiièinc oouiiiiHiideineiit de llieii. Pr«-iul«r et deuxième oouiuiniitleuieiilt» de FCglise. — Ces cnmmandeinents ivnnis orthntnrnt à fonn /en fiili-b's ; 1" de s'cibstenir des travaux défendus, tous les dimanches de l'année et tes joui's de fête d'obligation oui sont, en France : Noël. l'Ascension, l'Assomption et ta Toussaint. Les travaux (k'-lendus sont ceux r^iii se font par le corps plutôt (pic par l'esprit, (•(lUMiie travailler la terre, le bois, la pierre, le fer, moissonner, vendanger, coudre, etc. Les plaidoiries, les travaux des tribunaux, les ventes publi(|ucs sont aussi défendus le dimanche. On (»eut cependant acheter ou vendre ce (pii est n(>cessaire au besoin journalier, comme le pain, la viande, les épiceries. 1" Ares-vous travaillé un temps considérable sans nécessité sérieuse, c'est une faute (/rave? \\ en serait autrement si vous aviez une i-aison {,'rave de le faire. î*' Avez-vous fait travailler ou laissé travailler, sans les reprendre, vos serviteurs, vos enfants f (Combien de fois ? On n'est pas tenu d'obéir à ceux (pii nous commandent de travailler le dimanche, (piand ce n'est pas nécessaire. Il faut obéir à Dieu pluttH qu'aux hommes. Si cependant, en refusant d'obéir, les enfants et les fenimes élaienl cause d'im mal [dus j,'rave encore, ils pourraient travailler sans faute. La ruine des familles et de la société vient de la profanation des saints jours par des travaux défendus. La Vierge est venue nous le dire à la Salelte, Ciumme le bien mal ac(piis, le travail du dimanche n'enrichit pas (2).

4î>8. Ces commandements nous ordonnent d'assister à ta messe le difnanc/ie et les jours d'oblif/ation. l» C'est une faute f/rave de manquer la messe par sa faute, sans (pTune raison sérieuse nous excuse. Combien de fois avec-vous cotnmis cette faute? ^^ L'avez -vous fait commettre ou laissé commettre à ceu-x dont vous êtes chargés, a vos enfants, dès qu'ils ont sept ans accomplis, à vos domestiques ? 3" Pur votre faute, étes-vous arrivés trop tard à la //jeAse, en man(juanl ainsi une partie notable? Y étesvous arrivés après l'Olfertoire et combien de fois? Ltes-vous partis de l'église avant la commimion du prêtre? 4" Aves-vous parlé, ri, pendant une partie notable de la înesse f ,\h! vous avez mérité le reproche de la Sainte

(1) Saint Louis, roi de France, était à l'extrémité ; mais, recouvrant ses sens, il deman(ja la cruix et la plaça sur sa poitrine, en signe du vœu qu'il faisait intérieurement de partir pour la croisade, s'il gucrisait. Il guérit, en effet, et il portait toujours la croix, attendant l'occasion de s'embarquer pour la l*aiestine. Blanche, sa mère, et tous les grands du royaume lui représentaient que la France courrait les plus grands risques de la part des Anglais, s'il s'éloignait: que son vœu, fait dans une maladie grave, n'était pas valide; qu'il poinrait s'en faire relever. A tous ces raisonnements le roi répondit : « On ne peut supposer qu'aujourd'liui j'ai le cerveau troublé parla maladie; eh bien, je reprends la croix et je renouvelle mon vœu. » Tous se turent, admirant sa fidélité à tenir la promesse faite à Dieu.

(12) (a) Les soldats juifs, conduits par l'illustre Mathathias, aimèrent mieux se laisser égorger que de se défendre le jour du Seigneur. Les so'dats d'Aniiochus les sommèrent de quitter leur retraite. « Nous ne sortirons point, dirent-ils, et nous ne violerons point le jour du Sabbat, pour obéir au roi Antiochus. » On les attaqua, mais ils ne jetèrent pas une pierre contre leurs agresseurs, et dirent : Mourons dans notre simplicité, et le ciel et la terre seront témoins que vous nous perdez injustement. Mille personnes périrent ainsi.

(bj Christophe Colomb, se rendant à travers les océans, à la découverte de l'Amérique, ne levait jamais l'ancre un jour de dimanche ou de fête. Ses vaisseaux étaient comme des églises flottantes, d'où de saints cantiques s'élevaient vers le ciel.

(c) Il est raconté dans la vie de saint Jean l'Aumônier, que de son temps il y avait à Alexandrie deux cordonniers, dont l'un, chargé d'une nombreuse famille, faisait ses affaires à merveille ; tandis que l'autre, aussi habile et moins chargé d'enfants que son voisin, (itait toujours dans la misère, bien qu'il travaillât tous les dimanches; celui qui réussissait si mal, alla un jour trouver l'autre pour lui demander le secret de sa prospérité. « Oh ! dit-il, j'ai, outre mon travail, un trésor secret que je vous découvrirai dimanche. » Le dimanche venu, il mène son voisin à ^égli^e, et lui dit : « C'est là qu'est mon trésor, c'est-à-dire la bénédiction de Dieu. Demandez-la avec moi tous les dimanches par la prière, en suspendant votre travail, et votre maison deviendra prospère. » Le pauvre homme suivit ce conseil et, depuis lors, tout lai réussit.

COMMANDEMENTS Ihi

Vicr^je, ijui a tlil à lu SalcUc, de ccrlains rhri-lions : qu'ils ne rouf n la messe i/up pour se fnm/iii'r tle la relit/ion (1). Vous n'allé/ pas au travail sans iMitil. n'allez pas à la iiicsst» sans un livre ou un flmpeiel.

parents, nres-rous reitlè à ce ifue ros enfants et vos domestiques entendissent bien la messe, leur procurant à tous, livres ou cliapelets |iour s'y occuper picuseuienl ? Enfants et jouiics gens, ayez soin de ne pas vous plarer à l'église à n!)lé de r(unpai.'nit's ipii pourront vous distraire; nous avons si fjrand besoin île prier, nous le faisons trop peu dans la semaine, il faut nous eu ven:;er le diuianidie! Il est bon de ne pas voyager sans raison le diniant^lu' ; mais si on est (d)lij:é de s'absenter ce jour-lA, il faut ^voir soin •riiii.ndre la messe avant de partir, ou se ménagerie ten)ps de TeDlendre lient ailleurs (i).

! ' Après lassistance à la messe, rien n'aide plus à bien sanctifier le dimancbe <pie l'assistance aux vêpres. Heureux ceux qui y viennent a.ssidùment ! 0<'ol meilleur moyen peut-on trouver de bien employer ra|»rès-midi du jour du Sei^-'ueur ; et ipiand on n'assiste pas s\ cet ollice, que fail-on pour Dieu pen<lant ce temps et qu'y gagne-t-on f Le dimant:he est le marché des âmes ; en le sanctifiant, faisons-nous des provisions de grAces poiu- toute la semaine.

TiOO. CluAtrième coininaiidenienl : Tes père et mère honoreras, '. Ce 1 .iiiiiii.indemenl trace priu'ipalomenl les devoirs des enfants envers les parents ; ce|»endant il comprend aussi les devoirs des parents envers leui"s onfanLs. ceux des serviteurs et ceux de leui^s maîtres et enfin ceux des s et des sœui's entre eux.

enfants. — Un enfant doit A ses parents : |o l'amour, 2« le . .V' I niMissauce. i« Amour, si arrivant seul sur une terre étrangère rencontriez un homme et une femme qui vous conduisant dans leur • •• '■ - -• nt à leur table, fournissent à tous vos besoins pei>ilant le reconnaissance n'aïu'iez-vous pas pour eux ? Vos pais plus. \) Ares-rous souhaité volontairement du mal ' la mort par exemple, c'est une faute grave. :i)Jré'r-roM« . um, tle la haine pour eur soit par des paroles. soif par f/esfes? W) Arer-rous dit du mal serret de vos parents ? \) , tijé de venir au secours de vos parents dans leurs besoins l'is ou spirituels f (a) Corporels : Les avez-vous laissés dans la . lorsque vous /ntuvies et dévier les secourir? (Juelle ingratitude ceux qui ont tant fait pour vous! Pauvre père, pauvre mère, vous avez

• inq, six enfants, et maintenant ils vous délaissent. Votre sort est mille is plus douloureux (jue si la mort vous les avait ravis. Ils jouissent du fruit • vos travaux, sans vous en laisser votre part ; et le peu iju'ils vous don-

!s vous l'olTrent à contre-cu'ur ! Je ne suis pas tenu à fanv plus «pie mes

disent-ils. Je suis pauvre, j'ai une famille à nourrir. Vains prétextes.

iié nous porte à venir au secours des étrangers, serait-il per-

ius secours ceux à qui nous devons la vie. Les auriez-vous

(\\ {a\ Philippe II. roi d'Espagne, entendant la messe un dimanche, aperçât deux

>ns qui ne firent que parler et rire. Au sortir de la chapelle le roi les lU

d»ni son cabinet, e( leur dit, d'un air terrible : < Est-ce ainsi. Messieurs,

'cndez la messe T Partez d'ici I et que je ne vous revoie jamais plus dans

I t.,l ,...,, r l.....i l.>.. l.>Mr ,.n r,,iin ,1a f.,„,t,-a l'un an m...r.il , I .> .-l.i.TriQ

la

lilU

• srrfer, l'oraieur le plus célèbre de cé siècle, se Iroavaol chet M"'* de la Fer-

ilut servir lui-même la messe de M. le Caré, le i9 septembre 1868. li le fll 11. Il avait alors 78 ans.

• ' ' '■ -■ ' ' ' ■'- ' "- lo

U iK

grusMe par le» pluies, ie pont «> t-ci/uU cl lis pcnrenl tous deux. Le trviaieai«, ua$ i«(oi-b«ur« après, revenant de la messe, trouva laurs cadavre* aur la rive.

maltraités f ce serait bien plus horrible encore (1). {b) Spirituels : Avesvous néfjlifié de prier pour eus- pendant leur vie et après leur mort ?

Avez-VOU^ tardéde leur fniif inlnilni^l rt-rles sacvfini'nl < iIihk h-nis mnln-

dies graves ?

(1) (a) Le roi de Suède, Gustave III, lraver!»ant un village à cheva', rencontra une jeune fille qui puisail de l'eau. Il lui demanda à boire. La jeune fille lui ofTrit de l'eau avec une grAce modeste qui plut au roi. • Ma fiile, lui dit-il, ^i vous vouliez me suivre k Stockholm, je pourrais vous y procurer une position avantageuse. — Je vous remercie, Munsieur, mais je ne puis quitter ma {pauvre mère. — Où est votre mère? • demanda Gustave, et la jeune lllle lui montra tout près de là, une pauvre cabane. Le roi y entre, et voit sur un grabat une femme accablée d'inlirmités. • Eh! pauvre mère, je vous plains. — Ah! Monsieur, -lit la pauvre femme en pleurant, je serais bien plus i plaindre, si je n'avais pas une fille si dévouée, qui par son travail et par ses suins cherche i prolonger mes jours. Que Uieu la bénisse! — Continuez, dit Gustave à la jeune fille, en lui remettant une bourse, plus tard je vous aiderai à faire mieux, je suis le roi.» De retour dans sa capitale, le roi fit à la mère une pension viagère, que la jeune fille devait loucher après la mort de sa mère.

{b) Rien de plus admirable que la conduite de Joseph i l'égard de Jacob, son père, dont il fut, dans l'enfance, le fils préféré. Devenu plus tard l'intendant de l'Egypte, luin d'oublier son père qui était pasteur de troupeaux, il demanda avec empressement de ses nouvelles, lui envoya de riches présents, le fit amener auprès de lui »ur les chars de l'Etat, alla à sa rencontre, l'embrassa tendrement en versant des larmes, le présenta au roi, lui assigna les meilleures contrées du pays, le visita souvent, acourul auprès de son lit de mort et lui ferma les yeux en répandant des pleurs abondants. Puis il :^e jetia sur le corps de son père, couvrit son visage de baisers, le fit embaumer et alla le déposer lui-même dans le tombeau de ses pères, en la terre de Chanaan.

(c) Esther, orpheline délaissée, fut adoptée par Mardochée, son oncle : lorsqu'elle fut devenue reine, elle lui obéit avec la même docilité que dans sa plus tendre jeunesse.

(dV Sainte Macrine, sœur de saint Grégoire de Nysse, ne perdait jamais de vue sa mère; concentrant sur elle toutes ses affections, eile ne permit jamais que les domestiques la servissent; sa plus grande consolation était de la soigner elle-même et de lui préparer sa nourriture. Quand sa mère fut devenue veuve, elle se dévoua toute entière avec elle à l'éducation de quatre fils et cinq filles qu'elle avait eus.

(e) Rien de plus édifiant à citer pour l'édification des belles-filles que l'histoire de Ruth. On peut y joindre celle de Sainte Godeleine.

(/*) Godeleine était née dans le Boulonnais, de parents nobles et vertueux. Dès son enfance, elle fit l'orgueil de sa famille par sa piété et par sa beauté. Dès lors, elle avait pour les pauvres une tendresse et un dévouement incomparables, qu'elle faisait partager À son père lui-même, qui, d'abord craignait que la générosité de sa fille ne le ruinât. C'est dans les œuvres de charité que se passa toute sa jeunesse. Le comte de Boulogne, charmé de ses vertus, crut préparer son bonheur en lui ménageant la main d'un seigneur flamand, Beriholf de Chistelles. Hélas, ce devait être le commencement de son martyre. I>e mariage conclu, Godeleine quitta en pleurant ce ch&teau de son père où tout lui avait souri ; les pauvres l'accompagnèrent de leurs remerciements et de leurs larmes; mais à peine fut-elle arrivée au château de Chistelles que sa belle-mère la reçut avec des insultes, et persuada à Bertholf de l'abandonner. Elle la logoa dans un réduit du château, où elle lui fit porter tous les jours, par une servante, juste assez de nourriture pour qu'elle ne mourût pas de faim, elle la condamna aux plus humiliants travaux. Bertholf revint; mais sous l'influence de sa mère, ce fut pour persécuter son innocente victime. Quand on s'apercevait que Godeleine partageait encore avec les pauvres sa maigre ration, on la lui diminuait encore. Elle ne répondait aux insultes que par des paroles de respect, et à la haine que par des prières. Elle ne pouvait souffrir que ceux qui remarquaient la manière indigne dont elle était traitée, lui disent du maldeson mari. Ce tigre ne se laissa pas fléchir par la douceur de cette brebis. Il la fit étrangler par deux ae ses valets. Godeleine se vengea du haut du ciel, en guérissant un enfant que Bertholf eut ensuite d'un second mariage et qui était aveugle de naissance. On honore Godeleine, comme vierge et martyre.

{g} Benotl XI, fils de parents pauvres, fut élevé sur le trône pontifical en 1303. Pendant qu'il était h Pérouse, sa mère qui était une pauvre femme du peuple, demanda à lui parler. Il demanda comment elle était vêtue. On répondit qu'elle était toute habillée de soie.* Pour lors, dit-il, ce n'est pas ma mère. » Cette réponse fut portée A la mère qui reprit ses humbles vêtements et se présenta de nouveau. Cette fois le pape la reçal et l'embrassa avec effusion.

ih) Thomas Morus, marié et avancé en âge, ne quittait jamais la maison sans denan* der à genoux la bénédiction de son vieux père.

(i) Auguste II, roi de Saxe, s'étant déguisé, regardait plusieurs ouvriers travaillant à la route dans les environs de Dresde. Il en remarqua un qui travaillait avec plus d'ai^

oo^r^iANnEME^•TS 163

â<» Respecl. — i) Arer-roiis eu pour ros prirents f/es SPnfiniPufs de nu'pritf 'i) Ares-vous manifesté ifs sentiments par des airs ilédaiijneur, des paroles injurieuses, des menaces? Aves-rous levé ta main contre eu,r f ii).

3'^ <i|)éissanre. — \) Arec-rous désobéi à i^os parents en des choses graves, ce qui arrive surtout lorsque, malgré leur défense, on ra dans

deor que les autres et chantait de bon rœur. S'approchant de lui, il lui demanda combien il psgnait. • Quatre iirns, répondit-il. — C'est peu pour vivre, fit le roi. — Ahl Monsieur, il faut de plus qu'avec ce salaire je paie des intérêts et m'assure un capital pour l'avenir. — Que voulez-vous dire"? — Venez avec moi, et je vous l'expliquerai. » Et, prei'ani l'inconnu par la main, l'ouvrier le conduisit dans sa chaumière. Lui montram deux vieillards qui étaient là. « Voici, dit-il, mon père et ma mère, qui ont ru bien de la peine pnur m'élever. Ils ne peuvent plus rien faire ; il faut qu'en les nourrissant, je leur paie les intérêts de ce qu'ils ont fuit pour moi. > Puis, menant l'inconnu dans un

au'v ' ' il lui munira six enfants brillant de fraîcheur, entourant leur mère.

« \ : il faut qu'en les élevant, je forme un capital dont ils me paieront

les ■. vieillesse. » L'inconnu loua l'ouvrier et se relira. Le lendemain, un

oflicier du palais vint dire à l'ouvrier que le roi le mandait. Le brave homme, tout étonné, devine cependant que son visiteur de la veille pourrai! bien élre le roi. Il prend son plus bel habit et se rend au château royal. Un chimbeHan lui compte /ioO écns. L'ouvrier veut remercier le roi et tombe à ses genoux en pleurant. Aui;usie II, le félicitant encore, lui assure 4]ue désormais, il s'occupera de sa famille avec la môme libéralité.

(ji Saint Cuthmann était d'une pauvre famille de Standing en Angleterre. Son père

étant venu à mourir, ii resiaavecsa mère dans la plus grande misère. Tous deux travail-

laient avec ardeur afin d'en sortir; mais le travail et Ns privations rendirent bientôt sa

mère paralytique. Vuilà donc Cuihaiann qui ne peut plus la quitter, ni par conséquent

aller au travail p'>ur la nourrir. Il ne se plaint pas, se construit une petite charrette,

d.in> hijuc i!t- il pince un petit lit pour sa mère, et il va la promener de village en village,

r et mendier son pain. Tous sont dans l'admiration pour la piété filia'e

urne et l'assistent avec sa pauvre malade. Celle-ci étant venue à mourir,

ra au service de Dieu. Il fit bâtir avec les oflrandes des fidèles une

■ laquelle il vécut et mourut en odeur de sainteté à Standing. On cé^

. ,. vrier.

liruber, archevêque de Salzbourg. faisant sa vi.site à l'école d'un village

uanda k une petite fille combien elle avait coûté à ses parents. L'enfant,

. rougit et ne su repondre. ■ Allons, mon enfant, combien leur cnûtez-vous par

: mois, par an, combien avez-vous d'années? » L'enfant répondait bien; à la fia

Il •-, ; Et les soin.? de voire mère et les sueurs de votre père, comment

P" ver? — Jamais par de Tarirent, par l'amour, le respect, et l'obéissan-

11' I - ir tous les enfants une salutaire impression.

i) lin romain lameox, Cornélius Scipion, servait lui-même de guide à son père aveu- , p'viir lequel il eut toujours le plus erand^ égards.

' iiilude que celui d'Absalon. qui, s'étanl

rév e détrôner. David, plus ainigé de la con-

duire ..^ ,-,.. ,,.>.;, prit la fuite et gravit nu-pieds, la léte

voilée et en \' ne des Oliviers. Absalon ne tarda pas de subir

le ch.ltim nt ; mr la fuite à travers une forêt; sa longue clie-

V«l' - a dans les brandies d'un chêne, auquel il resta suspendu, et il fut frappé

de ;s. Son cadavre fut jeté dans une fosse et recouvert de pierres, en signe

de in avait prjur sa ' ■ * . ,■ ,(,^

de , les passants jei' s

d' f ji» enfantsd'en je:. ... . . , t ''*

lide, rebelle contre son père.

,1) Que diriez-vous d'un catholique qui dirait : Je ne veux pas honorer ce crucifix

Krce qu'il n'est que de bois ou de pierre; s'il était d'or ou d'urgent, je l'honorerais de n cœur, m.iis pui-iqu'il est de ii i-hêtive inf«tièri". je ne saurai» l'honorer. Pauvre homme

que Vous été-- ilxT est-ce l'or ou l'aigeiU? le bois

ou les autres ti pas Jé«us crucifié qui vous est

rep--"-"-"' ■- "-' ■'■• '■•■■- ".'Si

lo si

Jiii- l'xcuse de due: Si mon pire, ou u>uii uiallie éUil vtr i,

e j beaucoup de respect, mais parce qu'il est vicieux, d' et

ivru^-iie, je ne le saurais respecter. Votre raison serait bonne, si vous ne aevicz m< ii"rer

8 M M verta et it probité; mais vous deves boDorer en lui son autorité qui est uo écuti* ■eot de la soQveraineté de Diea,

iG'l GLOSB

de mauvaises rnmnagnies. on fréquente des personnnes de digèrent se.re, on di-ser/e les sacrements et les offireg, no lonanl [»;i.s comjttc «Ips ubsorvatinns de son père ni df sa inôro. Lonl'anl (h'soht'Mssant esl un vaisseau sans nilole. C'est un aveugle qui court sans guide A travers les

Erécipices. (Quelles suites désastreuses eurent la révolle d'Absalon, la désooissance de lenfunl nrodigue ; et si les prisons regorgent de détenus, etc., cela vient souvent de l'insoumission de la ieuno^se. Un proverbe dit que l'enfant (pii n'obéit pas ù ses parents ris([ue d'obéir aux bourreaux. L'enfant n'est exempt de l'obéissance à ses parents que lorsqu'ils lui commandent de mal faire, ou l'empêchent injustement de suivre sa vocation. Dans ces derniers cas, non seulement I enfant peut, mais doit déscd)éir (1).

2) Avec-vous" ni'f/lif/é d'exécuter les dernières volontés de vos parents, np faisant pas lesa\imùnes, ne donnant pas les messes qu'ils avaient demandées ? Souvcnex-vous, enfants, que vous serez traités à votre tour comme vous aurez traité vos parents. In jour, un mallieureux bommc «pii avait envové son père j\ l'hôpital, chargea son iils de lui porter deux couvertures. L'enfant en rapporta une, et quand le père lui en eut demandé la raison : Je la garde pour vous, répondit-d, quand vous serez A l'hôpital. Malheur à la jeunesse irrespectueuse et désobéissante. Une fois rpi'elle a secoué le frein de l'autorité paternelle et maternelle, elle va ù tous les nbimes.

501. 11. Devoir des parents à l'éf/ard des enfants. 1» L'amour. La poule n'aban<lonnc pas ses poussins. Le tigre lui-même oublie sa férocité à l'égard de ses petits. Mais l'ainoin- des parents doit être chrétien; car un enfant baptisé est l'enfant de Dieu et l'héritier du ciel où ses parents doivent le conduire. Les parents qui aiment leurs enfants ne méritent pas d'éloges tant est naturel ce devoir, mais ceux qui ne les aiment [»as sont dignes de tout blâme. N'aves-vous pas ynanqué d'affection à l'ét/ard de vos enfants ? Leur avez-vous souhaité du mal {'i)1 Les avez -vous injuriés ou maltraités

(1) (a) Léowigilde, roi des Visigotlis d'Espagne, voyant que son fils Herménégilde, éclairé par la grâce avait abjuré l'arianisme, (enta loul pour le ramener à l'Iiérésie. Le fils fut inébranlable. Le père le lit emprisonner dans une lourde Séville;et la fête de Pâques étant venue, il lui envoya un Evéque hérétique qui lui promit la liberté s'il voulait recevoir la communion de sa main. Herménégilde le repoussa avec indignation, c Allez, lui dit-il, allez dire à mon père que je renonce à sa couronne, à ma liberté, si je ne puis acheter ces biens qu'au prix du crime. » Son père, irrité, envoya un bourreau le décapiter pendant la nuit ; mais l'Eglise l'honore comme martyr.

(b) Jonadab en mourant recommanda à ses flis les Réchabites de ne point boire de vin, ni de ne point bàlir de maison, mais de vivre dans des lentes comme des ermites. Pour éprouver leur obéissance, le prophète Jérémie, de la part de Dieu leur offrit un vin excellent et les invita à en goûter. Nous nous en garderions bien, dirent-ils. Notre père Jonadah nous l'a défendu avant de mourir. Et alors Jérémie leur promit toutes sortes de bénédictions de la part de Dieu. Ce que vos parents vous commandent n'est pas plus diflicile que ce que Jonadab ordonna à ses enfants. Jeunes gens, votre mère vors défend, non de boire du vin, mais de vous enivrer, non d'habiter une maison mais d'aller au cabaret. Votre père ne vous commande pas de vivre comme un ermite, mais d'éviter les mauvaises compagnies. Si vous leur désobéissez, prenez garde d'écarter de vous la hénédiclion de Dieu.

(c) Bernard de Menlhon était fils unique d'une noble famille de Savoie. Il venait de faire de brillantes études à Paris, où il avait fait vœu de garder sa virginité; à peine est-il rentré à Menlhon que le baron son père le presse de se marier à Marguerite de Miolans, et l'oblige à se fiancer avec elle. Le jour des noces arrivé, Bernard enlève un barreau de sa fenêtre et s'enfuit dans la vallée d'Aoste, où sans se faire connaître il devint prêtre, grand vicaire d'Aoste et fondateur de l'hospice du grand et du petit Saint- Bernard. Le bruit de sa sainteté se répand partout, et arrive jusqu'aux oreilles de ses parents qui le pleureni depuis 26 ans, et qui tous deux se mettent en roule pour lui demanders'il n'aurait pas quelques lumières surnaturelles sur le sort de leur fils. Bernard les reçoit avec sa charité ordinaire; il les reconnaît, mais il dissimule son émotion. Ce n'est qu'à l'heure de leur départ que, fondant en larmes, il s'écrie : « Je suis votre fils; » et il embrasse avec an°ec(ion son père et sa mère, qui au comble de bonheur n'ont plus rien à envier sur la terre. Marguerite de Miolans se fit religieuse dans un couvent du Dauphiné.

(3) Saint Augustin parle d'une veuve de Césarée en Cappadoce, qui, ayant subi une offense de la part de ses enfants, les maudit tous, sept garçons et trois lilles; et tous furent aussitôt saisis d'un tremblemeol convulsif tel, qu'ils quittèrent leur patrie et

gravement f I.cs parents doivcnl un amour égal à rharuntlc leurs enfants, et faire des préférences injustes à l'égard de (juehfues-uns au.r dépens des autrt-s If srri/if 1rs iiffdre tous et semer parmi eux des divisions dont les sui liôsastreuses.

i , /*■ : V) arant f/u'ifs soient nés. Une mère doit savoir

qu'elle peut, avant de donner le jour à un enfant, se rendre gravement coupable en risquant la vie éternelle et temporelle de cet enfant par des ennuis trop prolongés, ou par d'autres imprudences graves, comme de porter de lr)urds fardeaux, etc. Quel crime de raïur volontairement et par sa faute à un enfant la vie et le ciel tout à la fois ! i) Après t/u'ils sont nés. C'est une imprudence coupable que de mettre un enfant qui a moins d'un an, dans son propre lit au risque de l'étouffer. Il n'est presque pas de mission où nous no rencontrions quelqiie pauvre femme qui vient nous raconter en pieu Ile a eu le malheur d'étouffer ainsi son enfant. Donc épargnez-

VOM- I, qui ne finirait qu'avec votre vie.

502. .S) ijuand les enfants grandissent, leurs parents seraient plus cou/Hibles encore, s'ils les gardaient avec eux la nuit, au risque d'étouffer leur innocence. 4) Les mères doivent nourrir elles-mêmes leurs enfants, à moins qu'une raison vraie ne les dispense de cette obligation ; mais elles seraient bien coupables et aveugles si elles ne procuraient pas au moins à l'enfant. <pi'elles ne peuvent nourrir, une nourrice de bonnes mœurs. 5) Laisser endurer aiw enfants, la faim, le froid, l'humidité, et cela par négligence, c'est une faute, qui peut ([uclquefois nuire sérieusement à leur sanlé. 6) (Chasser les enfants de sa maison sans une juste cause, c'est un crime; et les envoyer loin, comme ouvriers ou domestiques, sans s'in-

Ïuiétt'r s'il.< /tourront remplir leurs devoirs religieu.r. s'ils seront à l'abri e 1 'du vice, c'est une négligence des plus condamnables {[). Les

émi- les campagnes, où la foi est conservée, vei*s les villes ou dans

les pa\s ftiangers, sont un grand malheur. Souvenez-vous que vos enfants ne «front nulle part aussi bien qu'avec vous. 7) Que dire des parents qui ont 'é de flépenser follement dans les jeux, dans les festins, dans !e pou df» biens qu'ils ont, et se rendent par là incapables de nourrir, :r leurs enfants. Ils sont toutefois imprudents les parents ;t de tout en faveur de leurs enfants (2). I !. H) lii'fuiiT une dot à un enfant, soit pour s'établir dans le monde, iHtur entrer dans l'état religifu.r, c'est une faute; et puisque n<ius som- -lion, écoutez ce que disait saint Liguori dans ses missions : ntraignaient leur enfant d'entrer dans l'état ecclésiastique, itis 1 ci.u religieux, ils pécheraient mortellement. Les parents pèchent •ment s'ils forcent leurs enfants à se marier, quand ceux-ci veulent gar-

err^reol partonl dins l'empire romain, poar se dérober à la honte dont leur état les ■ ait devant leurs compatriote:!. Deux d'entre eux, Paul et Palladie, furent délivrés à ne, en présence du Saint, par les reliques de saint Etienne.

U) Le marquis de Fénelon avait un flis qui avait embrassé la carrière des armes. Pour

veiller sur lai de plus oHs, le père partit comme volontaire dans le régiment où sfl

' L'an et I autre se signalèrent par leur bravoure. Après la paix conclue,

fils au sièee de Candie contre les Turcs, non pour avancer sa fortune,

iâlraire au danger que courait son salut. Louis XIV, qui comprit le dessein

tueux père, lui dit avant son départ: a Avouez-moi la vérité, vous faites ce

ur retirer votre fils des (K-baurhes de la cour. — C'est vrai. Sire, répondit-il,

ei qajnil j'y pense, je trouve que Candie n'est pas encore assez loin . »

^i) \'n richp mnrrhnnd maria sa fille unique et lui donna tout. Bientôt après, celte lllle et de son gendre qui lui laisse même endurer la il va raconter sa détresse à un de ses amis et le prie de lui

,,.. 1..,,. ,.,,,■- Il f,,i r..c„„M..n i',,„»„j jjng jg chambre ;

•' un acte dans lequel

1 fait, et voilà que dé-

if ei la liUe fitioi. iitl lui rend en secret l'argent à

enfermer dans It it un sac de pierres. Et après sa

n in uva les cailloux dans le i-nir.- «tim: cfue inscription; • Pierres pour lapider

iique se dépouille de ses biens avant sa mort. »

Page 1