SAINT FRANVCHS DE SALES U
la Vior^'o sa M«'re et le disciple qu'il aimait. Il sent (ouïe la douleur qui va déchirer It^ i hmii- <\o la Vierge, quand il rendra le dernier soupir ; il veut lui donner d! ition suprême; Keuime, lui dil-il on lui montrant saint
JtMii. \i 1 iils, l'Vst celui qui pourra le mieux essuyer vos larmes, et
;■ vous dans votre vieillesse ce que j'aurais voulu faire moi-même ; >;. Puis se tournant vers saint Jean, et voulant récompenser son
1 (niiiii;»-, (rai- st^w! <le tous les Ap<Mres il a osé monter au calvaire), et lui donner on lur-nic ioiii|is une preuve de plus de sa tendresse: Mon fils, dil-il, voilà votre Mère. Soyez son enfant. Soyez l'un pour l'autre un témoignage vivant <!e l'amour que je vous porte à tous deux. Sans doute que Jésus a voulu donner Marie pour Mère, en la personne de saint Jean, à tous ceu\ qui croiraient en lui ; mais néanmoins Jean seul a eu la charge de reuiplacer les soins (]c Jésus auprès de Marie. Quelle gloire unique pour cet Apôtre bicn-aimé !(> grand s-iinl Jean, que vous manque-l-il. même après la mort du Sauveur 1 11 vous reste dans 1 Eucharistie, puisqu'il vous a fait son prêtre, et il vous a laissé sa Mère.
Ai: ■ '■ olte heure, dit-il lui-même dans son Evangile, le disciple prit Mai i. pour lui rendre tous les devoirs d'un hon Ois à la plus noble
et a 1.1 m- iii.-iire des mères. Qui dira le respect, la docilité, l'amour qu'il lui témoigna ? En retour Marie fut son guide, sa consolation, sa force. <;"est sans doute la reine des martyrs qui lui inspira le courage de supporter les tourments que lui Gt subir, dans une chaudière il'huile bouillante, le cruel Domitien •''"«;• ' > reine des .Vpotrcsqui l'enflamma dun zèle à poursuivre sur les moi. 1 jeune homme qu'il avait converti d'abord et (jui s'était fait
ensii. le brigands. N'est-ce pas la Mère du bel amour qui lefilgrandir
encore dans cet anjour de Dieu puisé à la cène. 0 grand saint, nous voudrions imiter vos vertus. Donnez-nous l'amour de l'Eucharistie, et l'amour de Marie, et nous serons assez riches : nous ne demanderons rien de plus; mais pour que ce double amour si pur se développe dans nos Ames, il faut d'abord que vous nous obteniez ce qui vous a mérité la prédilection de Notre- Seignear, c'est-à-dire la pureté. Matrem virginem viryini commendavit. Si on nous assurait (|ue nous pouvons prétendre à être les favoris d'un roi de la terre, nous en serions ravis, et aucune condition ne nous paraîtrait trop dure pour mériter une telle faveur. Nous pouvons être les favoris du roi du ciel, (''est la pureté qui nous le méritera. Etiorçons-nous donc d'être purs. C'est aussi la fidélité à hieu dans les souffrances. Pofesfis bibere calicem quem ef/o bibiturut siim ? nous demande le Sauveur ; répondons-lui comme Jean et son frère : Possumus, à ces conditions, nous aimerons .Marie et Jésus ici-bas, et au ciel toujours (1).