V. — Saint François clo SaloM
i'.m. In lenifafe i/tsiun sanctum fecit illum. (Ec<:i.i., xlv, 4 ) La douceur a été lo caraitère propre de ro saint Docteur. C'est elle qui le rend si aiiii ;s. C'est elle qi: vons recueillir comme fniit de sa fête.
Et I iidre ce but. r.i. ~ fpic la douceur en saint Erant.ois de
Sales lui ; I, le fruit des victoires qu'il remporta sur lui-même ; II, le priori po dt's victoires qu'il remporta sur les autres.
(\) Celui qui aime la pureté du cœur aura le Roi pour ami. Non» pouvons «joo» ter : Qui diligit cordis munditiam, habebit amieum Joannem : Celui qui ai' pureté de cœur aura saint Jean pour »on ami. Témoin sami Edouard, rui d'AngU
il garda la virginité toute >:i >if avec sa sainte épouse Edilhe. Il avait une dé\,
particulière à notre tainl F , et il accordait de bon cœur ce qu'on lui deman-
dait en son nom. lo pèln . loda on jour ^8um<^n^ un nom de l'ApAtre jininl
Jean ; son aumônier n'y étant pas ci lui n'ayant alois r à ce pauvre un anneau de granii prix qu'il avait «u
Xnçii" "i'"' T» ■.■••"•"■..... » i,*rusalem, j'*»-.--. ^pr > >,,,„„<: c»
ob^. leur apparia les traita
fori 'Kain au n... , .■•hl Ii;irili-
met il hcuiiutttuits'ii du us leur pa^s, qu'n ii '•
et '• lait Jean l'évangt^liste, qui aimait bi
roi Lu'ujiu » cMu^f ue sii.i cxiH- icinc chasteté, et qu'ils lui portassent cet anne.iu ijuc le roi lai avait donné, quand il lai demanda l'aurnôoe sous l'habit de pèlerin.
I. A»' //..w ... "■ < ,,,<nres. On se représente, d'ordinairo, saint François de S.i|ps «'oinine (Um\ par loinpérament el doué d'une nature heureuse, insensihlo aux injures el aux ditllnillés de la vie. (>'esl là une véritable erreur liistniiiiue. démentie par le saint lui-même. Du reste, si la douceur de saint Fian<,tMs de Sales n'eiit été qu'une sorte dinsensilùlilo naturelle, il n'y aiu-ait pas lieu de l'en louer; car un tel tempérament n'est point une vertu. Ce qui fait la gloire de notre saint, c'est qu'ayant une nature délicate, vive et ardente, il sait parvenir à l'assouplir par une attention constante à la inai- Irisor elà la dompter, l'n jour qu on l'insultait et qu'on mêlait les menaces aux injures, un de ses amis lui reprocha son insensibilité : « Vous croyez que je suis insensible, mettez la main sur mon cœur, et vous sentirez avec quelle force il bal. Mais je ne veux pas, par une impatience, perdre en un moment le peu de dt»uceur que j'ai acquis par des elTorls de vin^t-qualre ans. » C'est donc depuis de longues années qu'il travaillait à se vaincre luinit^me , et par cet eiïort constant il réalisa le mot de l'Imitation : In fanfum proficies quantum tibiipsi vini intuleris. .\ussi en vint-il à dominer entièrement la colère. « Vous aurez beau faire, disait-il à un insulteur, je tiendrai tellement mon cœur que vous ne réussirez pas à le i'Acher contre vous. Vous m'arracheriez im œil que je vous regarderais encore de l'autre avec affection. » U"and on en est arrivé là, rien ne trouble plus l'âme : Si fractus illahatur orbis. impavidum ferlent ruinœ. Toujours la sérénité, la paix, la patience, la résignation dans l'épreuve, l'égalité d'hunjeur. La paix est le îruit de la guerre. Ceux qui ne savent pas se vaincre eux-mêmes ne sauront jamais la goiiter : t'nde bella et lifes in vobis, nonne hinc ex concnpiscentiis? Donc : Vince teipsum, selon la devise des anciens. Vous en serez récompensé au deilans de vous, et en dehors de vous, comme ce grand saint en qui.
2:ii5. II. La douceur fut le principe des victoires qu'il remporta sur les autres. L'Kglise ne .se défend pas more castrorum, disait saint Thomas IJecket, à ceux qui voulaient prendre les armes contre ses agresseurs, et on ne triomphe pas des méchants, en s'armant contre eux. Noire-Seigneur a donné à ses A|)ôtres le moyen de conquérir le monde en leur disant : Je vous envoie comme des affneaux au milieu des loups. (]'est en se montrant agneaux qu'ils ont converti les loups en agneaux. Ainsi a fait saint François : i" Kst-il un ennemi personnel du saint qui ait pu résister aux charmes de sa ilouccuv f Responsio mollis franf/it iram. 2" ///jt*/'^'*'»*?, c'est la haine de rFglise, par sa douceur saint François a converti 70.000 hérétiques. .\vec eux jamais de paroles blessantes; pas de conlroverees aigres avec eux: « Qui prêche avec charité, disait-il, prêche assez contre l'hérésie. » Rien ne le rebutait de la part de ces pauvres frères égarés, ni les menaces, ni les mauvais traitements, ni les périls de ntort. Sa patience inaltérable triomphait de tout.
3" Il a triomphé du monde, cet autre ennemi de Dieu qui n'est pas moins perlide (pie les autres. Le monde cherche à dénigrer la piété (pii le condamne. Saint François a trouvé le secret dans ses instructions, de lui rendre la piété aimable ; sans altérer les vrais prim-ipes de la morale chrétienne, oui n'est qu'abnégation, il a su les présenter avec tant de grâces, d'esprit, de charmes, que tout monrlain de bonne foi est obligé de se rendre ; Saint Fulgencc (lisait (ju'il avait un grand désir d'entendre prêcher saint Paul. Qui de nous ne désirerait d'entendre saint François de Sales ? Eh bien! nous pouvons l'entendre à loisir. Le bien qu'il a fait dans ses instructions, ses ouvrfiges le continuent à travers les âges. Oue ne les lisons-nous souvent ! Il y a la tant de science, tant de bon vieux sel gaulois, tant de droiture, que si nous avions bon goût, ils nous feraient prendre en aversion les romans, elles fades écrits qui absorbent inutilement les heures pourtant si courtes de notre vie.
C'est ainsi que saint François de Sales, en triomphant de lui-même, a triomphé des autres, que les victoires remportées sur ses passions, ont préparé les victoires glorieuses de son apostolat.
Imitons-le, en cherchant à nous vaincre nous-mêmes, en mettant dans nos cœurs la charité pour le prochain, et sur nos lèvres et dans notre exté-
\lNl IMU.M\> MAt^tl.N 1133
rieur 1*^ niioi no la iiini.-.'nr: par là nous triompherons de nos ennemis, nous ferons aimer l;i reli^'inn, nous rami-nerons à l>ieu les pauvres pécheurs et nous nous préparons la gloire des saints.
A'I. — Saint Tlionia.«* d'Aquin.
2'.Uf». I/anntV rpii vit mourir saint Framois d'Assise, et monter sur le Irone siunt 1,'Hiis. vil aussi naître saint Thomas, au ch»\teau d'Aquin, dans le rovauiun de .Najilcs. Il fut le dernier de sa famille ; et le nom de TlmniMs qu'il rorut au baptême et qui signifie abime. indiquait d'avance qu'il s<: ai: un abime de science et de sainteté. En elTet, selon le mot du cardinal grec, itessarion : 1, il n été le plus savant des saints, et II, le plus saint des savants.
!i347. I. Le plus savant des saints. Quand il était au berceau et qu'il pleurait, le meilleur moven de le consoler était de lui mettre entre les mains un livre qu'il p'it l'euilleter. .\ cini] ans, il fut mis à l'école des moines du fiiont ('assin . et déjà il savait icarder le silence et rélléchir. Pendant la recréalion. il d. mandait quebpiefois à ses condisci|»les : qu'est-ce que Dieu? A dixaus. il rt.iit si avancé, que son père l'envova à l'I'niversité de Naples. Là il conquit l'admiration de ses maîtres. Et ses comptes- rendus furent bientôt plus clairs et plus savants que les le<;ons des professeurs. .V dix-neuf ans, il prit l'habit de Saint-Dominique ; et quand ses frères l'eurent reléirué dans une prison du château paternel, grAce à la charité de ses sœurs (ju'il avait converties, le temps de sa captivité ilevint celui d'études sérieuses. Délivré de cette odieuse persécution, il se rendit à Cologne où enseignait Albert le (irand. En passant par Paris, son compagnon de route lui faisait voir, du haut d'un monticule, tous les monuments de cette capitale, en lui disant : En-re Thomas, que donneriez-vous pour cire roi do cette superbe ville:* J aimer lis mieux, réponiiit-il. avoir le traité de saint Chrysostome sur •~|'"' Mil.i.M Ml,- , .ii.v l'ovauté. Arrivé à Cologne, il voulut échapper aux li avaient attirés à Naples. Il se condamna donc au
jiles lui donnèrent le surnom de bu'uf muet. L'un
liant que ce silence venait de la dilli.-uUé «pi'il avait à com-
Tiit de lui expliquer les leçons. Thomas accepta avec recon-
luent sa charité trahit son humilité, et son con<lis-
iiie question «pi'il s'efforçait de lui expliquer, Thomas
1 de .lit! té que ce condisciple s'aperçut qu'il avait en lui non
- un maître; et il révéla aux autres le secret de cette vaste
c qui se cachait. .\ll>ert ne larda pas à s'en apercevoir, aussi le
-il de soutenir ime thèse importiinte devant toute ETniversité. tout
111 lui laissant peu de ternes pour s y préparer. Thomas le lit avec un tel
«•rlat. r|u'\ll.ert A la fin de la séance «lit : Nous l'appelons le bœuf muet;
I lit si haut, qu'ils retentiront un jour dans
alors vinut-deiix ans.
.\M.el' le 'iiaill S iM.ilH |ii '" ■ ' ' ' ' ' 'rlM*,
mena avee lui son disciple. I •• en
^" ■ ' ■ ■■■ ' ■ "' ' i>n-(i . Il . |ii II m- . MiiiiM-eiMit pas
d'autres Iles ipii ont Dieu pour
,, wiit à Col. -■■•- ^1' ' 1- ' -and,
er. II y donna' uite
s lui iii.'mi... .... .,lla-
les plus
il.l.s \r
-, \r s>i>Ui tlu ce qui le ic^'ardo, cl uc vous ■ is dt i »,' qui >•• -iii
dans le monde. Conservez le souvenir vous appreiie' N
pas superfiriollement <o que \ .u-
londir le sens. .Ne demeurez . uir
1134 FÊTBs Des saintî»
avec certitude. Travaillez avec activité à enrichir votre esprit, et à classer vos connaissances. »
(loslà Cologne que saint Thonnas fut ordonné prêtre, et il revint A vingtsix ans à Paris pour y enseigner la théologie, qu'on ne pouvait enseigner, d'après la n-gle communo de riniversilé, qu'à trenle-cinq ans. Ceux(]ui sont les guides des peuples étaient avides de recueillir ses enseignements; et sa réputation se répandant partout, on lui adressait de tous les points de l'Kurope les (jueslions les plus diflkiles, il sulïisail à tout, et sa doctrine rayonnait partout, comme celle de l'astre du jour dont les rayons répandent par toute la terre la lumière et la fécondité. Aussi l'a-t-on représenté de tout temps avec un soleil, emblème de l'éclat de sa doctrine. Il dictait à quatre secrétaires à la fois sur les questions les plus difficiles ol les plus disparates.
A l'enseignement il joignit la prédication. Sa parole apostolique, lumineuse et profonde, retentissait dans toutes chaires de l'aris. Après un voyage à Kome pour y réfuter les erreiu's de (iuillaume de Sainl-.\mour qui attaquait les religieux mendiants, il revint à l'aris, où cédant à l'obéissance, il prit le grade de docteur. Dès lors, il reprit avec plus de zèle le triple enseignement du professeur, du prédicaleiu' et de l'écrivain. 11 composa un traité de théologie en 2.')<J chapitres et sa Somme contre les gentils. Un jaloux lui dit un jour, qu'il ne gagnait pas à être connu, (^ue sa réputation était au-dessus de sa science. — Nous avez raison, répondil-il, aussi voudrais-je que tout le monde se détrompAt en me voyant étudier sans relAche. Il étudiait en effet partout. On sait cette distraction qu'il eut à la table du roi saint Louis, où il s'écria tout ^ coup: Voilà qui est décisif contre les Manichéens. Son supérieur le pria de se souvenir du lieu où il était; mais le roi dans l'admiration lui fil appeler un secrétaire, pour noter aussitôt le raisonnement qu'il avait découvert.
Dans une autre circonstance, Thomas lisait le traité de la Trinité de Boëce, tenant en ses mains une bougie allumée ; cette bougie se consumant lui brilla la main sans qu'il s'en aperçût. A Naples, le cardinal légal du Saint Siège demanda à le voir et se fil accompagner par l'archevêque de Capouo, un des élèves du saint Docteur. Thomas descendit dans la cour où ils l'atlendaient ; mais son application à l'élude lui fit oublier qu'on l'avait demandé, l/archevêque de Oapoue fut obligé de le tirer de ses méditations.
Le pape Urbain IV l'appela à Home pour y enseigner la théologie; il le fit avec ses succès acroulumés, et sans interrompre ses prédiralions. C'est là qu'il écrivit la Chaîne d'or et les(]oiiimenlaires de Job. C'est là qu'il composa l'office du Saint Sacrement, et qu'il commen(;a sa Somme théologique qui occupa les neuf dernières années de sa vie. C'est la grande o-uvre de saint Thomas, celle qui a exercé la plus grande iniluence sur toutes les écoles catholiques depuis le \iii« siècle. C'est ce qui fit dire au pape Jean .\.\II que Thomas a plus éclairé l'Kglise que tous les autres Docteurs ensemble. 11 a fait autant de miracles qu'il a écrit d'articles. Pour dire le casque l'Kglise a toujours l'ait de ce livre, il sufût de rappeler qu'au sein du Concile de Trente, au milieu de la salle, se trouvait une table sur laquelle était pincée avec les Saintes Ecritures et les décrets des Papes, la Somme de saint Thomas. Un luthérien célèbre a dit : Débarrassez-moi de Thomas, et je ferai crouler l'Eglise. Il avait tort; l'Kglise repose sur le roc de Pierre ; mais la Somme est un des plus solides a[)puis de sa doctrine. Un homme, élevé dans les principes de Calvin, est poiu-suivi par le doute, il lit la Somme, et se convertit. Il devient l'illustre cardinal Diiperron, aussi capable de convaincre les hérétiques que saint Frant.ois de Sales l'était de les persuader. C'est assez dire que saint Thomas a été le plus savant des Saints.
2;US. II. Il est temps dédire t/u'ila été le plus saint fies savants. Il était encore au berceau (juand sa nourrice lui trouva entre les mains un papier qu'elle voulut lui enlever : elle ne put y réussir. Théodora sa mère vint et essuya la même résistance ; mais ne tenant aucun compte de ses cris, elle saisit la main de l'enfant et lui arracha ce papier mystérieux sur lequel étaient écrits ces mots : Ave Maria. C'était l'augure de celle piété envers .Marie qui l'accompaçna partout, qui fut la sauvegarde de sa pureté au milieu des écueils, qui lui mérita de voir avant sa mort la Sainte Viergo^et d'entendre
SAÎNt THOMAS D^AQUIN 1135
ses douces paroles. C'est dans la prière que ce saint enfant puisait l'ardeur qu'il mettait à l'étude. .V Naples il aimait à aller prier ilans 1 église des Dominicains, et à s'entretenir avec eu\. C'est là qu'il trouva sa vocation. Etant à l'Université de l*aris, alln que l'aridité de l'étude n'altérât pas sa piété, il avait toujours sur sa table de travail les conférences de Cassien, et il les lisait tous les joui-s. Il avait appris de saint Domini'jue que la science dessèche le cœur, et que la vie de rintelligence n'est après tout que la moindre partie de la vie del'iime. \ (Pologne, en se préparant au sacerdoce, il passait une partie des nuits aux pieds du tabernacle, et une fois prêtre il entendait toujours ou servait une messe d'action de gn\ces après avoir célébré la sienne.
Quand saint Bonaventure lui demandait dans quel livre il puisait les belles choses qu'il écrivait, il lui montrait son crucifix. Dans les disputes touchant les acriilents de l'Eucharistie, qui divisaient les docteurs, ceux-ci ayant résolu de s'en rapporter au sentiment de Thomas, qui n'avait alors que '^'i ans, Thomas se mit à écrire ce (pi'il pensait ; mais avant de le faire connaître, il va le soumettre au Maître des maîtres devant le tabernacle ; et c'est alors, qu'il entend une première fois cette réponse: Thomas, tu as bien écrit de moi. Et on vit le saint soulevé de terre dans l'ardeur de sa prière. Il entreprend de commenter Isaie. Des difficultés insurmontables se présentent, il recourt à la prière et aujeiine, et saint Pierre et saint Paul viennent pendant la nuit lui révéler ce «lu'il cherche en vain. Vers la fin de sa vie, les extases se multiplient, et Dieu lui fait voir de si grandes choses que ce qu'il a écrit ne lui semble rien en comparaison. Cependant Notre-Seigneur lui a dit une seconde fois dans l'église de Saint-Dominique de Naples : Vous avez bien écrit de moi et il a ajouté : Quelle récompense demandez-vous ? et Thomas a répondu : Point d'autre que vous, Seigneur.
Avec cette piété durent venir tous les outres biens, l'ne chanté que Dieu, dès son enfance récompensa par un miracle. 11 avait dix ans et venait de ipiilter le Mont-Cassin pour aller étudier à Naples. Pendant «pielques jours de vacances au chAteau <le ses parents, il demanda à être fait le distributeur des auuiones ; car une grande famine sévissait dans la contrée. On lui accorda cette giiice et Phomas donnait tout ce iju'il trouvait. Le maître dhotel du chAteau s'en plaignit à son f)ère. Et un jour que Thomas emportait dans un pan de son ui.inicau ce qu'il destinait aux pauvres, son père l'aborde, en lui demandant ce qu'il caidie ainsi. Tliomas elTravé ouvre son manteau, et il non tombe (pie des fleurs. Landolphe ému jusqu'aux larmes embrasse son fils avec transport, et il lui permet de suivre I inspiration de sa charité !
De là ce courage à suivre sa vocation, malgré les [loursuites de Théodora sa iii '-lé Ta fureur de ses deux frères qui le firent saisir et enfermer
dan- m do Koche-Sèche où ils déchirèrent son habit religieux, malgré
les sniii. iiiiimus de ses deux s<nirs qu'il parvint à convertir; il persuada même à l'une d'elles de quitter le monde comme lui.
I' ' ■ "• pureté extraordinaire qui le fit traverser sans souillure sa 1' ' une Université des plus corrompues, et qui, au jour où ses
lit i ut A la uerséculion la séduition la plus atroce, introduisirent
• iaii 11 une ignoble femme, lui lit pren<lre un tison pour chasser
cet I ■ ii'.i I lire Vipic»; ii'lic viilniliv .'ivi'i' Ir tiiT'iiii- lisnn il tra<°a SUl'
le II hiiix pour
reiii. \ inrent lui
ceindre les reins dune ceinture -.uy jamais il n'é-
f trouva aueune tentation. Cette pureté 1 •■ réserve ave«:
PS ptTsiinnes du sexe : et à ceux qui s'en eluuuuieiii connaissant combien il était iilTormi dans la vertu, il répondait : En avant une pour mère, je dois les craindre toutes.
De là eelio nb.'issance, f|ui lui faisait accompagner un bon frère lai qui ne le com ■ is. ( Votr la note de la / ' )
De lA « ité qui le fni«:iil re[iren.i i . eomm«» on le lui m«r«
<piin' ' s ijii il avait CCI ,.
voir en paix les ■
qu'il rtNiiciriiait diins ses <Iipi.s n ses incdii.iunns, .iiin >i<' la lairc iiiiru ensuite dans ses discours et dans ses écrits.
li;ki liÎTES BKS SAINTS
Ah, sans iloiito, m lininias a «Hé le plus savant des sainls.ccsl parce qu'il a été le plus saint îles savants, le plus pur <les savants. Le génie «le saint Thomas est une conquête «Je la chasteté. Tli«)Mjas étudiant libertin eût traîné itionlùl à la tombe une existence usée par le plaisir ; et son intelligence et. sa mémoire se fussent éteintes dans la honte. Thomas père de famille aurait lini ses jours sans honneur, comme ses Iréros, «lans un humble chAteau d"ltalie. Thomas, saint, pur, consacré i\ Dieu dés sa jeunesse, devient l'oracle des siècles chrétiens et le llambeau de la science catholique jusqu'à la lin des siècles. () jeunesse, étudiez comme Thomas, mais priez comme lui : l'honneur de l'intelligence est frère de l'honneur de la vertu. La folie est un péché parce «pi'ellc est la fille de la luxure, a écrit lui-mùme le docteur angélique.
(lest en se r«!ndant au concile de Lyon où un bref particulier de (irégoire \ l'avait invité, «pie cet astre brillant du double éclat de la science et de la vertu, s'éteignit au monastère de Fosse-Neuve de l'ordre de Citeaux, dans le diocèse de Terracine. Kn y entrant fatigué, il fit sa visite au .Saint Sacrement et dit, c'est ici pour toujours le lieu de mon repos. Sur son lit de «louleur, il commenta ii la demande des religieux le Cantique des cantiques, fit avec larmes la confession générale «le toute sa vie au I'. Regnault, son fidèle ami, «jui l'accompagnait toujours. Puis il se fit étendre sur la cendre pour recevoir le viatique. Dès «piil vit l'hostio entre les mains du prêtre,, il «lit à haute voix : <« Je vous adore, mon Dieu et mon Sauveur ; je vous re(;ois, ù vous qui êtes le prix «le ma rédemption et le viati<jiie «le mon pèlerinage, vous poiu" «}ui j'ai étudié, travaillé, prêché et ense'igné. .l'espère n'avoir rien avancé de contraire à votre divine parole. Ou si cela m'était arrivé par ignorance, je nje rétracte publiquement et je soumets tous mes écrits au jugement de la sainte Eglise romaine. » .\près avoir re«;u le saint viatique, il demanda rKxtrême-Onclion, et répondit lui-même aux prières. Voyant pleurer tous ceux tpji l'entouraient, il leur dit de remercier Dieu avec lui, car la mort lui était im gain, et «ju'il s'eslimail heureux de mourir de bonne heure, grAi-e «pje Dieu a refusé à plusieurs «le ses serviteurs. Puis il s'endormit dans le Seigneur, le 7 mars dans la cinquantième année de son :\ge. Sa mort fut un ileuil pour tous les Pères «lu Concile de Lyon et pour toute l'Eglise. .\u moment même où il expirait à Fosse-Neuve, .Albert le Grand, viediard octogénaire, étant au réfectoire avec ses religieux, se mit à fondre en larmes. Et comme on lui en demandait la cause: Thomas d'.\quin, mon fils en Jésus- Christ, le llambeau «le l'Eglise, vient de mourir.
Crand Docteur, et grand Saint, vous nous avez laissé vos écrits et vos exemples, puissent-ils nous éclairer et nous guider vers celte vérité éternelle que vous contemplez face à face, après l'avoir cherchée sur la terre avec tant de labeurs.
TU. — ISaiut Joseph.
2;U9. Qui cHstosest Dominisui qlorificabitur. (Proverb., xxvn, 18.) Le Ifurdienile son Seif/neur sera f/lorifié. C.'esl Joseph qui a été sur la terre le gardien fidèle de son Seigneur et de son Dieu. .Nous devons donc le glorifier (n lui rendant un «Mille de respect et d'amour. Ce culte doit consister à l'honoror. à l'invoquer, à l'imiter.
i'XH). I. Nous (levons honorer saint Joseph ; car i*> Dieu l'a honoré. Le l'ère lui a confié son Fils unique : le Fils s'est confié lui-même à lui et lui a .,!,,'■; ri\iiiii-Saint lui a confié son épouse. 2"^ .Marie l'a honoré comme son cl lui a obéi. 3» L'Eglise le célèbre par ses fêtes. Pie IX, de ire, l'a proclamé patron de l'Eglise universelle. Comment après cela ne pas l'honorer nous-mêmes en célébrant son mois, ses fêtes, et en lui consacrant le mercredi de chaipie semaine ?
2351. 11. L'invoquer. Nous avons besoin d'amis, dont le crédit auprès de Dieu nous aide à obtenir la midlilude des grâces qui nous sont nécessaires. Or, nous ne pouvons, après l'auguste .Marie, en trouver un plus puissant, plus dévoué que saint Joseph. >< .\ quebpics saints il a été donné de nous protéger dans quelques cas particuliers ; mais saint Joseph a le pouvoir de défendre, de soutenir avec une paternelle afTection ceux qui recourent à lui dans tout besoin et dans toute alTaire. » C'est le sentiment d'un saint.
\ . -■^.ul'-t-ellc ne lui avun j.iin.ii> irm miuaiiui- ijii elle
ne 1 t^st pas. en efTot, sa ptiissam^c sur le Cœur do Jésus
• ' ' . l'eut-il <Jeu)i«ncler une i.'n\ie que Marie ne la demande
•< ose refuser? invoquons-le donc le matin, le soir, «lans
c travail, dans la tentation, à la vie et à la mort. Mais il
vours pour lesquelles les saints et les âmes pieuses recourent
j nt à lui.
!• On l'invoque surtout «lans les hesoins temporels. Saint Joseph a été le lirMiiireur <]o t m-^ Jos monastères fondés par sainte Thérèse. 2" Pour obtenir uses. Par son intercession, des monastères vides se sont ; ' pour obtenir la vie intérieure, la vie de foi, dont il a tl.' iai si j'iiiiii m . i'Ie ; 4'^ pour obtenir la grâce d'une sainte mort. Celui qui écrit SCS li:.'ii.'s \i>itiiit, sur son lit de douleur, une femme jeune encore et mère d'une famille déjà nombreuse. Elle avait reyu les derniers sacrements en pleine conn-nssance ; et elle savait qu'il n'y avait plus d'espoir pour elle. Son mari -■ enfants pleuraient autour de sa couche. Klle
sciil»^ .'tiiit f,i!iiic, ; heureuse. Avec les accents d'une foi héroïque
■ laii sa taiiuiie. -Nuus lui dcmandAmes le secret de cette joie au\ < de la niort. » Ah ! dit-elle, ilcpiiis vini:l-cinq ans, je demande à s uni jcst'ph la grâce d'une bonne mort; j'ai la conliance qu'il me l'a obtenue !.., i>
i:ioi. m. Imiter saint Joseph. Il était juste ; il possédait donc toutes les vertus, et on trouve en lui un parfait modèle de toutes celles que nous de- ,..„c ,.,..i; .,,.,,. \i lis sj nous voulons choisir dans sa vie quelques exemples us les divei*ses manières dont on représente ordinaireut. 1» On nous le peint souvent un lis â la main, image lie, qui le fit choisir pour époux à la plus pure des vior- , - - ourricier au Fils de Dieu. Celui qui aime la pureté de a te iioi pour ami. Ueureux ceux qui ont le cœur pur, car ils ver-
i" On représente saint Joseph tenant à la main un instrument de travail. Il était ouvrier, c'est par la morlilii-ation salutaire du travail «ju'il conserva cl ctubcllit la pureté de son cd'ur. L'oisiveté est la mère «le tous les vices, l/hoiunie est né pour le travail comnie loiscau pour voler. (Jue ceux qui travMJllont n'en murmurent point, et i|ue ceux qui n'y sont pas assujetispar le Ix's.iiu. s'y soumettent pour se procurer les avantages précieux du travail.
:i'> On le représente enfin tenant entre les mains f'Knfant-Jésus. Jésus se trouvait bien sur ce trùnc plus pur que les ailes des Chérubins ; et Joseph trou ■ is, l'embellissement de sa pureté virginale
ol 1 ardeur pour nourrir le divin Knfant. C'est
en I [is la pureté et (|ue
noii lies nos jteines. Or
:■ 111 [i.ii : .1 rnrnuiimion. Ileureu-
ii's dont - Il sera le modèle : hcu-
i. ..» . . ..A iMi 1. , ..,,, . , ^1 .lud saint, 1 III ....|.i.r<tnt et limiteront ! l'ne
rie pure, une sainte niorl et la béatitude du ciel sera leur récompense.
ll-'^;t. Autre plan tur ^aint Jouph, d'après lioituet. Depoiilum r.uttodi. (I Tim.
vt :t0.i. Pourcéléiirer ce ^ranil saint, exall«r sa );ran(Jeur et ses vertus, rien de plus
!e lie diie qo'il a été le dépositaire de Dieu. Pour conller un dépôt, nous cboi*
ami. on h'imm» d'on* pinniié irréprochable». <>uellt' niar«](ie île fonflanfe
de s :
<'• '1, (fir^PT In virptntté dr Marie; et pmir la tarder risns le miri.ic'O,
i iiu liic i-iri ;im . ii iriiiijuc auil I l :^ smi iJCIlf dU IIl'>Ililf, S|TV('/-:UI U II II
', eleoveloppet-vous avec lui dans l'otMcurité qui le couvre, par l'amour de la ' i' .
■J^lA. 1. La r: >. Il importe avant toutes choses que nous enienitions
combien cette \ ' du ciel : combien elle est utile A la (erre, ei aln»! muis
1 i: ri'is iii;s sain i s
jiiL ' ' " M de la dignité du dépositaire. Menons aonc
c> I , par les Saimes Lettres, combien la virginité
éi ^ -.- , - -'■ au monde. Vous n'ignorei pas, chrétiens, que
celait un conseil de la l'rovidence que, comme Dieu produit son Fils dans rétemité par une génération virginale, ainsi quand il natlrail dans le temps, il sortit d'une Mère vierge. C'est pourquoi les prophètes avaient annoncé qu'une Vierge concevrait an Fils (Isal, VII, 14.) Nos pures ont vécu dans celte espérance; et l'Evangile nous en a fait voir le bienheureux accomplissement. Mais s'il est permis à des hommes de rechercher les causes d'un si grand mystère, il me semble que j'en découvre une très considérable; et qu'examinant la nature ae la sainte virginité, selon la doctrine des Pères, j'y remarque une secrète vertu, qui olilige en quelque sorte le Fils de Dieu à venir au monde par son entremise.
En elTet, demandons aux anciens Docteurs de quelle sorte ils nous dëPinissent la virginité chrétienne ; ils nous répondront d'un commun accord que c'est une imitation de la vie des Anges; qu'elle lUft les hommes audes&us du corps, par le mépris de tous ses plaisirs, et qu'elle élève tellement la chair, qu'elle l'égale en quelque façon, si nous l'osons dire, à la pureté des esprits ; et de là il est aisé de comprendre combien cette vertu devait avancerrincarnation. Car qu'est-ce que le mystère de l'Incaroation T C'est l'union très étroite de Dieu et de l'homme, de la divinité avec la chair. Le Verbe a été fait chair, dit l'Evangile (Joan, l,14i; voilà l'union, voilà le mystère. » Mais, fidèles, ne seinble-l-il pas qu'il y a trop de disproportion entre la corruption do nos corps et la beauté immortelle de cet esprit pur, pour unir des natures si éloignées? C'est aussi pour cette raison que la sainte Virginité se met entre deux, pour les approcher par son entremise. Et en eiïet, nous voyons que la lumière, lorsqu'elle tombe sur les corps opaques, ne les peut jamais pénétrer, parce que leur obscurité la repousse: il semble au contraire qu'elle s'en relire en réfléchisyanl ses rayons ; mais quand elle rencontre un corps transparent, elle y entre, elle s'y unit, parce qu'elle y trouve l'éclat et la transparence qui approche de sa nature et lient quelque chose de la lumière. Ainsi, nous pouvons dire, Hiièles, que la divinité du Verbe éternel, voulant s'unir à un corps mortel, demandait la bienheureuse entremise de la sainte virginité, qui, ayant quelque chose de spirituel, a pu en quelque sorte préparer la chair à être unie à cet esprit pur.
Et par là, ne voyez-vous pas et la dignité de Marie et celle de Joseph son fidèle Epoux? Vous Voyez la dignité de Marie, en ce que sa virginité bienheureuse a été choi* sie dès l'éternité pour donner Jésus-Christ au monde ; et vous voyez la dignité de Joseph, en ce que cette pureté de Marie, quia été si utile à notre nature a été conllée à ses soins, et que c'est lui qui conserve au monde une chose si nécessaire. 0 Joseph, gardez ce dépôt. Depositum custodi. Gardez chèrement le sacré dépdt de la pureté de Marie. Puisqu'il piali au l'ère éternel de garder la virginité de Marie sous le voile du mariage, elle ne se peut plus conserver sans vous; et ainsi votre pureté est devenue en quelque sorte nécessaire au monde, par la charge glorieuse qui lui est donnée de garder celle de Marie.
C'est ici qu'il faut vous représenter un spectacle qui étonne tonte la nature; je veux dire ce mariage céleste, destiné par la Providence pour protéger la virginité, et donner par ce moyen Jésus-Christ au monde. Mais qui prendrai-je pour mon conducteur dans une entreprise si difficile, sinon l'incomparable Augustin, qui traite si divinement ce mystère? tcoutez ce savant Evéque, et suivez exactement sa pensée. Il remarque avant toutes choses, qu'il y a trois liens dans le mariage, il y a premièrement le contrat sacré, par lequel ceux que l'on unit se donnent entièrement l'on à l'autre ; il y a secondement l'amour conjugal, par lequel ils se vouent mutuellement un cœur qui n'est plus capable de se partager, et qui ne peut brûler d'autres flammes; il y a enfin les enfants qui sont un troisième lien ; parce que l'amour des parents venant, pour ainsi dire, à se rencontrer dans ces fruits communs de leur mariage, l'amour se lie par un nœud plus ferme.
Saint Augustin trouve ces tiois choses dans le mariage de saint Joseph, et il nous montre que tout concourt à garder la virginité. 11 y trouve premièrement le contrat sacré, par lequel ils se sont donné« l'un à l'autre; et c'est là qu'il faut admirer le triomphe de la pureté dans la vérité de ce mariage. Car Marie appartient à Joseph, et Joseph à la divine Marie ; si bien que leur mariage est très véritable, parce qu'ils se sont donnés l'un à l'autre (Contra Julian, lib, v, cap. xii, tom. X, page 64:2). Mais de quelle sorte se sont -ils donnas? Pureté, voici ton triomphe. Ils se donnent réciproquement leur virg nité et sur cette virginité ils se cèdent un droit mutuel. Quel droit ? De se la garder l'un à l'autre. Oui, Marie a droit de garder la virginité de Joseph, et Joseph a droit de garder la virginité de Marie. Voilà les promesses qui les assemblent. Voilà le traité qui les lie.
Qui pourrait maintenant vous dire quel devait être l'amour conjugal de ces bienheureux mariés? i'.nr, fi sainte virginité, vos flammes sont d'autant plus fortes qu'elles sont plus puii '^gagées; et le feu de la convoitise qui est allumé dans nos corps,
"* peut j iT l'ardeur des chastes erabrassemenls des esprits que l'amour de la
pureté lie ,..., c. Je ne chercherai pas des raisonnements pour prouver cette vérité;
mais je l'établirai par un grand miracle que j'ai lu dans saint Grégoire de Tours au premier livre de son histoire.
SAtNT Joseph 1130
(Bossaetracoo te icile trait desaiD(JujurieuxdesainteScoIa3lique,voir la note âdan° 012 J Mai» oii e«t-ce qu«» cet atn lur si spirituel s'est jamiis trouvé «i parfait que dans le ma- ■i ? C"esi là que l'amour élan tout céleste, puisque loaies ses ' ■i ne leidaienl qu'à conserver la virginité ; et il est aisé de l'i
- ... ..„, 6 divin Joseph, qu'esi-ce que vous aimiez en Marie ? ^h I sans u ,
ce n'éiaii pas la beauté murteile, mais cette beauté cachée et inténeare, dont la sainte
vircintié fa;*3it le prmoipai ornement. C'était donc la purel'i de Marie qui Toisait le
'V'ax, et pluj il aimait cette pureté, plus il la voulait conserver, pre-
. e épouse, et secoademeni en iut-méme, par une entière unité de
•- ' ' — ■■ ' !fiournant du cours ordinaire, se dnnn-: ' '
de Marie. 0 amour divin Pt spirituel : turt ilans ce mariage à conserver le dépoi î Ltrui» promesses sùui toutes pures, leur amour est tout virginal ; il reste maintenant h c<insi<iérer ce qu'ii y a de plus admirable, c'est le fruit sacré de ce mariage, je veux ■ ' .s.
M voir étonnés de m'entendre prêcher si assurément que Jésus
est . -. . Nous comprenons bien, direzvous, que l'incomparabie Joseph
est : !S Christ par ses soins; mais nous savons qu'il n'a point de part à sa
bien .lissance. Comment donc nous assurez vous que Jésus est le fruit de ce
mar; ..\ .'
I e.>'. lertain assurément que Notre-Seigneur n'a point eo ici-bas d'autre père à propre! - - que son Père céleste, mais c'est la virginité de Marie qui l'a attiré sur
la (' ie fruit bienheureux que la virginité a produit; et Joseph a part à ce graii puisque cette pureié angé'ique est le dépôt qui lui est confié ; du reste cette pureté n'est pas seulement le dépôt, elle est encore le bien de saint Joseph, elle est à lui parle mana^e qui les unit, et par les soins avec lesquels il la garde. Marie l'a consacrée à D ' a garde et la possède, et il a droit sur ce fruit qu'elle pro-
duit, bif n que rit seul l'ail ren lu féconde. C'est pourquoi Jésus est le Fils de
Joseph, non se r. mais selon l'esprit. 0 mystère de pureté, ô paternité bienheureuse I Comt)ien e^t liiaste, combien est sainte la doctrine du Christianisme! Ne comp'cnîlriris ri' u< '!;';■ jim rs ce que nous sommes? quand est ce que nous entendrons la <: ^ que le Fils de Dieu en a pris un semblable? Uonorors
pai nous a donné le Sauveur.
-'pU. Djpu ne se contente p"'' ''" ""'■"- ■ '" -"-pté de Jos ui remet en main son pri \ serve
pa' '.ni de Père sur la terre : il e- b ; et
son Père du ciel seuib^e le délaisser ; il s'en plaindra un jour de sa croix ; mais déjà dès «on enf.Hnce. il e«t en proie aux pers<'cutions, il doit (uir en exil ; et il semble que luu' ' ■ i de le mettre en garde d'un h' : ^^I
qii, est choisi pour ce ministère. Qul e
»a; ..^ ,^.ie joie il reçoit cet abandonné t. . il
s'< eur pour être ie père de cet orphelin; et depuis lors, il ne vit plus
qu' ! ; il n'a plus de ^ojn que pour lui ; il prend pour cî saint enfant an
ccr î'ie vous soyei convaincus de la venté d'un
m> il faut vous le montrer par les Ei^niures, et
pi. '■ 'i- saint Chr\- • • ' ■-" •••- ■'•'•■s
I K c. C'est lu
cou ..'Ul que l'ai.; s
de reiifaiil, etc'tsi a lui e ie leiups du retour. Jtaus le révère et lu.
c'est lui qui diri?e Inuie - ifimme en ayant le .«oin principal, et partou:
e*' ' ... ... 'itne, en voici la rai.««on vori-
tali ■■:• au grand saint Jo<eph tout
ce i;-. ,
— bi.' <':é virginale. Il y a quelque chose d a lîTrir. v.xis ne l'nurfi pas en Joseph ; m ii> 1* le donne. Fi i •> sen ' • ■^- s
n,> , .r pâte Miel.
— C.immeot cela «e peul-il, demanderei-vonat C'eat Dieu qiU fiiixit tingillatim
curda eorum " , '" '" ---.-».--- — ........ i ., .,^
cœur de tii» < i-
mander. El .1 e
vrai Père de J .ce Dieu qui l'engeodre dan» l'i- n
Jo^ep^ pf'iir - rf an ml'icn des temps à son V o