‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 35 sur 416 · CLOSE · texte numérisé non relu

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der le célibat, ou s'ils les empêchent d'embrasser l'état reliçieiix. Il y a des parents qui ne se font aiicim scrupule de d<Hnurner leur enfant de sa vocation, mais il» doivent savoir cpic c'est \ii un péché niorlel. Aussi Dieu les pimit non seulement en l'autre vie, mais en celle-ci. Ils trouvent leur châtiment dans leurs enfants mcmescpii, avant inancpié à leur vocation, s'adonnent au vice et causent la ruine de leur maison. Pères et mères, ajoutait le saint missionnaire, gardez-vous de vous opposer A la vocation de vos enfants I Ouellc |ilus grande consolation v a t-il pour des parents que d'avoir un fds ou une lille (jui veut se donner i\ Dieu et se sauver par une vie sainte ! » (c. XIV, p. 471. i7i) (I).

5()4. 3" Soin« fie l'dme des enfants. C'est h\ le grand devoir des parents, c'est là la mission que !>ieu leur confie, s'ils les négligeaient en se rendant malheureux et en se perdant eux-mêmes, ils causeraient ta damnation des eulanis dont le Seigneur leur demandera compte. Kn enfer les enfants perdus jiar la négligence des parents accuseront leur père de leiu- avoir donné I excmjtle du hlasphème, etc., leur mère de ne les avoir pas surveillés, etc. .\u jugement dernier, les enfants sauvés par le zèle de leui"s parents les béniront devant Dieu et devant ses anges, et les montrant h tous, ils diront : fsfe est jKiter meus, ista est muter mea. L'avenir des familles et de la société ellemême dépend du soin que les jtarents donnent à l'Ame de leurs enfants. Pour faire du bon pain, il faut bien faire le levain. 1) Point fie pnrnfiis sans le Imptême. Que Ifi mère fiftire cette f/rtice sur l'enffint qu'eiie va mettre au monde en s'approchanl souvent des sacrements, comme le faisait la mère de saint Bernard. Comment comprendre iti périlleuse indifférence de ces femmes qui n'ont ptis soin de communier avant leurs couches? 2) A'éf/lif/er de ff lire baptiser un enffint au risf/ue de le voir mourir dans cet état, c'est une faute grave. On doit fLnnner le baptême fi ('enfant qui vient au wjo/<f/e par suite d'un grave accident, même longtemps avant le terme, ei peu de temps après avoir été conçu. Si une femme venait A mourir avant d'avoir mis au monde son enfant, il serait du devoir des parents et des connaissances de la défunte de |U"endre tous les moyens possibles [)our donner le baptême A son enfant, qui bien souvent ne meurt jias en même temps que la mère. Qu'il est triste «le penser que de pauvres petites Ames sont privées du ciel par l'ignorance, ou la négligence de ceux mêmes (|ui devaient le leur ouvrir!

505. '^) Les parents pi'chent s'ils nér/ligent d'instruire leurs enffints, de leur fipprendre et de leur ffiire ffiire leurs pnéres ; s'ils ne leur enseignent pas les vérités fia salut, les principau.c mystères, les commandements de Dieu et de l'Eglise, les dispositions qu'il faut apporter aux sacrement s {^).

(1) faj Quelque temps avanl la révolution de 1789, un jeune homme alla se présenter au gardien d'un cuuvenl de Capucins, le pi'i;«nt d'examiner sa vocation. Lf religieux trouvani en lui les dispositions voulues, lui donna une lettre pour un autre couvent, où il pouvaii être admis. Mai;> lu famille et les parents du jeune homme font tant pour le détourner qu'ils réussissent; et le jeune homme part pour Paris, y étudie le droit et devient avocat. Ce jeune homme, c'est Maximilien Rubespierre, qui fil couler tant de sang pendant la révolution. Que ne s'est-il fait capucin I

ib) A Tudela, en Espagne, un homme fort riohe avait un fils unique appelé à l'état relifîieux. Deu> fois ce fils entra au couvent, et deux fois le père l'en retira malgré lui. Il lui persuada même de se marier. Le fils voulait se choisir une épouse et le père lui en imposa une autre, ce qui amena entre eux des divisions. A la suite d'une dispute le fils tua son père el alla ensuite périr à la potence. (Voirn. 1488.)

(C) Abraham n'avait qu'un fils, qu'il chérissait tendrement. Dieu lui ordonna de le lui ofl'rir en sacrifice. Le cœur du père saif^na ; mais il obéit, et il conduisit son fils sur la montagne pour le sacrifier à Dieu. Le Seigneur satisfait de sa générosité, lui ordonna de laisser vivre Isaac, et lui dit : « Parce que vous n'avez pas épargné voire fils à cause de moi, je multiplierai votre race comme les étoiles du ciel et comme le sable du rivage des mers. Tontes les nations de la terre seront bénies en un de vos rejetons, parce que vous avez obéi à ma voix. » La bénédiction du Ciel est sur les parents qui savent sacrifier à Dieu môme leur unique enfant.

(2) (a) Une bonne mère avait quatre enfants, çîu'elle élevait dans la piété. Un soir, api es avoir prié avec eux e'. leur avoir parlé de Dieu, elle leur dit avec une grande tendresse : « Oh I que je serais heureuse si l'un de vous devenait un saint, » Le plus petit se jeta au cou de sa mère, en lui disant : « Je le serai, maman, » II tint parole. Il devint on saint Pape, saint Pierre Célestin.

Qu'Us ntenf flonr soin d'envoyer leurs enfants au catéchisme ou au moins au

firi'i/f Ifi' . même après que ces enfants ont fait leur première com.

nniniMn.tj nie pratique de lire tous les dimanches, en famille et à tou-

Ves l(^s S( >irées <1 là ver, une pape du catéchisme ! Mère, vous parlez souvent à vos pclil.s tiirants ; mais leur parlez-vous de Dieu? Il faudrait le faire dès le berceau.Ils ne vous comprendraient pas, dites-vous, mais Dieu vous comprendra et vous bénira avec eux. Qu'un roi serait lier si toutes les nourrices parlaient de lui à leurs enfants et chantaient sa gloire à leurs oreilles. Souvent les instructions des parents sont loin d'inspirer aux enfants l'amour de Dieu et de la vertri. Travaillez, disent-ils, économisez, gardez bien ce que vous avez. Ce n'est pas là élever des enfants. C'est plutôt coudre bien une bourse, afln qu'elle priisso Mon contenir et retenir ce que l'on mettra dedans (i). Acez-vous confié Vis fnf'infs à (les maisons d'éducation, où leur vertu et leur foi fussent eujjusfes f {i)

(b) En 1877, M. Legouvé, de r.4cadémie française, disait à une distribation de prix d'une école de Paris : « Si j'étais absolument forcé, pour un enfant, de choisir entre savoir prier et savoir lire, je dirais : Qu'il sache prier l Car prier, c'est lire au plus beau de tous les livres, au front de<Celui d'où émane toute lumière, toute justice, toute bonté. »

(\) Il oe faut pas faire comme le sinçre, qui étouffe souvent ses petits à furce de les caresser ; il ne faut pis faire comme Aî^rippine, qui consulta les devins pour savoir la bonne fortune de Néron, son lis. On lui dit qu'il serait empereur, mais qu'il serait méchant et la ferait mourir. Je ne m'en soucie pas, dit-elle, pourvu qu'il devienne grand : orrtdit.modo imperet. Dites & cette mère : Vous faites mal d'accoutumer votre fille à être ! le vous tuer corps et âme pour la marier richement ; qu'est-il besoin qu'elle

■■ vous? quand elle sera élevée, elle se moquera de vous, elle vous méprisera, era au-dessous d'elle; elle aura honte d'aller avec vous, et de montrer que '. mère, cela vous fera mourir de reijret. Occidit, modo imperet, je ne m'en i<, pourvu qu'elle soit grande. C'est étouffer les enfants à force de les caresser que lié nourrir leur sensualité, de leur inspirer l'amour des richesses, etc.. tendances qui ne peuvent que les perdre.

" " du désert étant allé à Conslantinople pour quelque affaire, eut une sainte

vec un de>: piincipaux de la ville, qui lui raconta ce trait admirable de la

i>- Dieu : Bienheureux, dit-il. celui qui met toute son espérance en Dieu et

entièrement à lui! Je suis le lils d'un homme fort riche et illustre, qui

aumône« ; il me mena un jour dans son cabinet, et me montrant une

ni qu'il y avait, me dit : Mon fils, qu'est-ce que vous aime^ mieux,

ut cet argent, ou que je vous donne Jésus-Christ pour votre cura-

1 . .,»> ,r.i^ qy'ji faisait m'étaient très agréables, je lui répondis :

es biens temporels sont passagers et corruptibles, et

it. Voyant cela, mon père distribua ses biens aux pau-

vies «vec Kraade lilit^ialiié, f.n »urle qu'il me laissa fort peu de fortune quand il mourut,

et la pHuvfPlé me fit beaucoup déchoir de mon état. Il y avait en ce même temps un des

i' mis de la ville, qui n'avait d'autre enfant qu'une fille; sa

lui dit : Si nous donnons notre fille en mariage à un grand

- , il vaut lûieux la marier à un homme de médiocre condi-

'. vertueux ei craignant Dieu. Vous avez raison, lui dit lu mari ; allez à l'église I de bon cœur, et le premier homme que la providence vous y enverra nous I - Cette daiii t'glise, j'y arrivai sans rien savoir de ce qui se passait ;

. ippeler par , et me dit : D'oii éies-vousT Je suis de cette ville,

■■''-■ ■■ ,. .cl homrr" -• '- -'.-ihle* Oui, madame. Etes-vous marié?

^ iue mon \> <lit avant de mourir et ce que je lui

,( ne dame, br n, dit : Le bon curateur que votre père

vt.u^ j i iiiié Vous donne un riche parti, voilà notre fille que vous aurez en mariage avec tniK iHi^ hifnn pour dot. N* vnynn«-noim pa"» en r^ti* hi«lolT* la vérité de r^ qne le

;"iur

(j' ,.... ^ . .., ... .j j ^ i , « ., ,, .-.-id et

seront de pius longue durée.

(3; fa) Saint JérOme, dans sa vieillesse, se déclarait prêt i instruire la jeune Paaie, flile de Ixeta.

I.e grand chancctier de rTnivcr^ité de Pari*. Herson mettait le même soin à instraire

le< •Mif.jiit-i .In (■•• nts.

M. r.t.iii7<>', i\. rot fainanl le catéchismeà sa fille, et

rouirne il en païui <i. .,,,,.- . n .i.ni, ^. ..hm.:- i..i..5 d'en convenir, lui dit le philosophe, il n'est pas de morale qui vaille celle de la religion. »

îiOO. 4) Les parents pèchent en n'envoyant pas leurs enfants se confesser, ries (/u'ifs sont rapahffs d'o/fenser Dieu, et au moins <l^s l'due de s^'pt ans, et communier en temps voulu. La joiinossc no ganio In grAce <Ip Dieu que jinr la fn''i|iionlali(Mi îles sacromenls. (,"csl donr aux parents à lo lui rap[iclcr ]»ar lours paidlcs et par leurs cxoniples. Hélas ! le malheur est (jiie beaucoup (le parenls, au lieu de former leurs enfanls à la connaissance de la religion, à la jirière. aux prali(pies pieuses, aux vertus de rKvangilc, ne leur inspirent (pie l'indillrrence |>our les choses saintes et le goût du monde, et font grandir en eux l'insoumission, l'orgueil, la vanité, l'amour des richesses et des plaisirs de la terre. Ils excitent leurs passions en les faisant mettre en colère, par auuiseuKMil ; ils leur promettent pour récompenses des vaniiés ou des friandises, ils vantent devant eux le monde, ses lètes, ses plaisirs (1).

r>07. 5) Ij's parents jtèchent, s'ils ne veillent pas à ce que leurs enfants ansistent auj- offices, s'y tiennent conrenalilement, ne travaillent pas le dimanche et évitent les mauvaises compay nies. Les enfanls cpianti leurs parents les laissent seuls font comme les (M-oliers imand leur maître les (piilte. (Junnd Moisc laissa le peuple de Dieu, la mullilude dit à Aaron : Fac nohis deos : et ils adorèrent le veau d'or. (Test sur l'innocence, le plus riche trésor de l'enfance, (luil faut surtout veiller sans cesse. (Juel malheur de la laisser [terdre à ces chères Ames ! A'auriec-vous /uis, mères, mampiè de tnodestie va levant, en couchant, en portant, en habillant vos petits enfants, en présence des autres enfants plus r/i'ands ? On ne saurait croire combien des habitudes de sans fa(;((n dans ces détails, accoutument les enfants à ne jias respecter la pudeur cl souillent de la manière la plus funeste leur jeune imagination.

Avcc-vous laissé courir vos petits enfants, au yré de leurs caprices, hors de votre maison, dans les cours, les rues, les chamiis, en revenant des écoles ou du catéchisme, avec d'autres enfanls ? Hien n'est plus déplorable, ti'est là (pic les enfants prennent de détestables habitudes. Aurie:-rous mis dans le même lit plusieurs enfants de différent se.rff Quelle imprudence! saint Fran(;oisde Sales voulait quechacunedes petites filles de M""' de (ihanlal eiit son jtelil lit séparé de celui de ses sœurs, et il ajoutait que l'expérience lui faisait tous les jours connaître l'importance de cet avis. (Voir 1489). Avez-rous laissé vos jeunes yens parler familièrement et en téte-à-téteavec des personnes de différent se.re. sansfjue vous, parents, vous vissiez et entendissiez tout i C'est une néyliycnce y rave. Avez-x^ous laissé vos enfants courir dans les endroits, où ils étaient ej'/iosés à s'enivrer, à entendre de mauvais discours, à rencontrer de mauvaises compaynies, à prendre part à des divertissements danyeureu.r comme certaines danses. Quelle aveugle et coupable faiblesse! (Voir 1 18!), UiM) et la note 2« n'» 1078 (2). .

Napoléon l'"'' ne df'daigna pas, sur son rocher (]e Sainte-Hélène, de faire le catéchisme à la fille du général Itirlrand.

(b) Denis l'Ancien, lyran de Syracuse, avait pour son gendre Dion une haine terrible; el pour ra.«souvir, il imagina de faire venir à sa cour le fils de Dion. Celui-ci crut à un acte de bienveillance et laissa partir son fils. Denis donna ordre d'accorder fout aux caprices de l'enfant, el de ne point veiller sur lui. On le fit, et bienl6l ce fut un libertin. Par surcmli, on le vanla de ses crimes el on le précipita ainsi dans toutes sortes d'excès. Quand Deni.s le vil tel qu'il le voulait, il le renvoya à son père qui ne larda pas de s'apercevoir de ce qu'était devenu son fils. Il en fut au désespoir. En vain, le niit-il entre les mains de sages gouverneurs. Plutôt que de se corriger, l'infortuné jeune homme aima mieux se précipiter du haut de la maison et se brifer la léte. Les grand ennemis des pai'<>nis el dos enfants sont ceux qui élèvent ces enfanls sans leur enseigner la vertu el la crainte de Dieu.

(t) Le maréchal de Houcicault ne laissa en mourant qu'un fils âgé de trois ou quatre ans, qui depuis fut maréchal de France et gouverneur de Gènes. Il ne s'était pas soucié de lui laisser de grands biens. Ses amis le blâmaient un jnur de n'avoir pas profilé de la faveur du roi son maître. « Je n'ai rien vendu, leur répondit il, de l'héritage de mes pères, je n'y ai rien non plus ajouté. Si mon fils est homme de bien, il en aura assez; mais s'il ne vaut rien, il en aura trop et ce sera grand dommage.

(2) (a). Parlant de la fille d'Hérodiade, qui, pour prix de sa danse, se Ht donner dans un plat la léle de Jean-Baptiste, saint Ambroise dit : «t Elle danse, mais c'est la fille d'un adulière.» On sait donc l'origine de celle malheureuse danseuse, il faudrait sa-

Avec-vous laissé se former dans ros maisons des réunions scandaleuses pour vos enfants? Avez-vous Inissé tenir devant eu.r des discours soit contre ta reliffion,soit contre la pudeur f Quelle faute! Avet-vous (fardé chez vous des domestit/ues qui /luiasent être pour vos enfants des occasions de péché, des romans, des mauvais livres, des tableaux immodestes? ({)

5(W. (!) Les parents jièvhent, s'ils ne corrigent pas leurs enfants quand ils hfasp/ièment. votent, tiennent de tnauvais discours, désofjéissent ou transfi ressent quelnu'autre commaiKtement de Dieu et de l'Ef/tise. Ce fui là le crirno dlléli ; ot lu laihlossc <ie ce pèi-o ù r«''i;;ir<l de ses onlanls lit leur mine et celle de leur père. Il est des pîirenls (|iii <liAlienl leurs enianis pour un défiAt causé dans leur maison. j)our un vase hrisé, el (fui les laissent oITenser Dieu inipunênienl sous leur veux. Sans doute il ne Tant pas, par une dureté excessive, par des coups. ai<;rir le caractère des enfants; mais n'oublions pas que la malice est liée au cinir de l'enfant et (piil n\v a (pie la correction qui

I en délaclie. El ce n'est |)lus temps, quand l'enfant est devenu homme, de le corriger. C'est dès ses premières années qu'il y faut travailler avec suite (2).

voir sa fin. On raconte qu'ayant voulu traverser un fleuve glacé, elle enfonça dans la glace jusqu'au cou. Sa lêle fui emprisonnéts par des glaçons, el ses janibps danscrenl sous l'impulsion du couranl, jusqu'à ce que les glaçons, se resserrant forlemenl sous l'action de l'eau, lui coupassent la tête.

ib). Un vieux Romain, ne pouvaiii défendre sa fille contre la brutalité d'un homme qui voulait la perdre, diilianda de pouvoir l'entretenir au moins une dernière fois. 11 prend donc sa tille à l'écart, el tirant un poignard : « Voilà ma fille, dit-il, lèsent moyen que j'aie de sauver ion honneur; » et il le plonge dans le cœur de sa fille. C'était un excès sans doute; il n'avait pas la foi ce père ; mais son horreur pour le vice condamnera au tribunal de Dieu les parents qui ne savent pas écarter leurs enfants des occaiions de péché.

Si vous donnez la liberté à votre fille et la laissez aller oh elle veut, y demeurer tant de temps qu'elle veut, s'entretenir avec qui elle veut, elle apportera quelque confusion à votre maison : Si non ambulaverit ad manum luam confundet te,d\\. le St-Esprit.

II s'rx}iliiiue par une belle comparaison : Ao« des aqiue luœ exitum. Voyez un ruis- ^t' m i\v.> coule par une ville, fon eau est touie fangeuse ; remontez un peu plus haut; luj^ai Jtz-le ensasource, vous verrez cette eau belle et claire ; pour(|uoi est-elle là-haut si pure, ici-bas si impure? C'est que là-haut elle est comme en sa maison el au lieu de son origine ; ici elle va en ramassant toutes les immondices de la ville ; là-haut elle est en repos, ici elle coule el roule par les rues. Tant que celte fille est reiiri'e en sa chambre, occupée à *on ou/rage, elle a la conscience pure, calme, tranquille, sans passion. Dieu fi' mire en elle comme en l'eau reposée d'une claire fontaine; mais si, sous je ne ï.:iis .|iiil prétexte de civilité, elle veul toujours couiir et être vagabonde, employer la iiK ii'iiire partie du jour en visitas, el en compliments, si toutes les fois qu'on la demande à la maison, on dit qu'elle esl en ville, in crriïu/e. quand elle serait une Thècle, ce sera grand hasard si tôt ou lard elle ne devient une Madeleine pécheresse; car comirimt esi-il possible de tant rouler par les compagnies, de voir tant de divers objeis, (l'eiiiiiiilre tant de nouvelles, de dire tant de pani.'es, sans en recueillir quelque souillure, sans rt'iourner dans la maison rempli de distractions, de vanités, de jalousies, de remords de conscience el d'autres passions. Souvenez-vous que les Egyptiens ne permettairnt pas aux femmes l'usage des souliers ou chaussures, afin de les obliger à garder la iK.-ii'^on, à se tenir au coin du feu.

M) "II, Charles V, roi de France, chassa de sa cour un noble qui avait dil des paroles

l! ' '• 1 lils atné. (Voir ta note du n» .V2Î, à la fin.)

le premier père des solitaires d'Esypte. fut élevé par ses pi' j.ilouse qu'il ne connaissait personne qu'eux dans le mon-

de, el qu'il ii'ttiluil dan» uuouiie autre maison que la leur. Us ne lui laissèrent pas fréquenter Ip» «imips publiques, dt» peur qu'il n'y trouvât un péril pour sa vertu.

■ ■ ' Il avait été élevé par sa sainte mère Sara; mais I- fut méchant el persécuta Isaac. Ne pas confier le

su.i ;., .i ,,. ,, i moins qu'elles ne soient d'une grande vertu.

{i) On craint auj<»urd'liui d'user de la verge ou du fouet. C'esl bien à tort. Henri IV n'avail pas ce scrupule à légard de Louis XIII enfant. Un jour qu'il l'avait foucHé, In reine en pleurait : « Vous pleurez. Madame, lui dit-il, de ce que je chAtie votre fil» avec nn pcn de «i^vérilë : eh bien, vous pleurerez un jour de la sévérité avec la'itu-i'p il vous II' même. » C'esl en elV.i ce qui arriva après la mort ' '1,

<l r, retint pendant quelque» moi» »a mère comme , i'-

p.ii I. .lit III.-.. puis la chassa de son palais. Après avoir erré de \>!\)^ in |m;^, ■. '

obligé de se retirer à Cologne où elle mourut de chagrin.

170 GLOsr:

509. 1)Lps parents, il it saint Lirpiori, pochent doublement s'ils donnent à leurs enfants du scandale, soif en proférant derant eiuv des blasphèmes, ou des paroles coupables, soit en faisant sous Ifurs yeu.r (juehjues mauvaises actions, soif en leur donnant de /nauvais conseils. I.cs onfiinls, quand ils simt ioiinos, up s't'carloiit pas de la ligne de condnile tracée par leurs paronis. IJn proverbe dit : la pomme ne tombe pas loin de l'arbre, à moins qu'elle ne roule. On ajinrend plus jiar les veux que par les oreilles. La plus grandopartie des enfants héritent des vires deleurs parents aussi bien tpie de leurs biens, et encore plus tôl:ear iisne recueillent riiéritagequ'a[»rèslamort de leurs parents, tandis qu'ils recueillent leurs dérèglements du vivant de leurs

f>arents. (Test en vain que le lal)oureur donne tous ses soins à son champ si la umière du soleil ne vient pas le féconder. (J'est la lumière du bon exemple qui éclaire la conduite des enfants; et sans elle, les corrections, etc., sont perdues. Parents indignes, enfants el autres descen»ianls, tous se suivent en enfer. Numquid collif/unt de spinis uvas ? (1)

Les devoirs des autres parents, ondes tuteurs, à l'éf/ard de leurs descendants, ou ])u pilles, sont les mêmes que ceux des père et mère.

510. III. Les devoirs des serviteurs envers leurs maftres, ceiiœ des él&ves à l'éf/ard de leurs instituteurs sont à peu près les mêmes que ceux des enfants à l'ètjard de leurs parents (i). Mentionnons seulement quehpies cas particuliers. Les serviteurs pèchent : 1" s'ils manquent à leur service ou s'ils n'obéissent pas à leurs maîtres; ^'^ s'ils n'empêchent pas, quand ils le peuvent, les torts que l'on fait à leurs maîtres; (3) 3" s'ils quittent sans

(1) M. de Mairan, de rAcadémie de.s sciences, raconte qu'il avail connu à Béziers un père de famille libre-penseur qui avait donné une éducation sans Dieu à ses (rois enfants, deux garçons et une lille. Cette éducation porta vile ses fruits; et tous trois devinrent insoumis, joueurs, libertins. Leur pauvre mère, abreuvée d'amertume, mourut bientôt. Les enfants, réclamant sa succession, laissent leur père dans la misère. Bientôt un des fils périt sur l'échafaiid pour ses crimes. La fille finit ses jours à Bicéire, asile des mendiants; l'autre fils, abandonné par une femme infidèle, tomba aussi dans la honte et la misère. Le pauvre père devint fou, et, dans son délire, il se meurtrissait le sein et le visage pn criant : « Où sont mes enfants? Ils sont dans l'abtme. C'est moi qui le leur ai creusé ■ 0 malheur d'une éducation sans Dieu.

(2) (a) Alexandre le Grand avait coutume de dire qu'il était plus redevable à son précepteur et à son mattre qu'à son père Philippe; car si celui-ci lui avait donné la vie, celui-là lui avait appris à bien vivre.

(b) L'empereur Théodose demanda un précepteur pour son fils au pape Damase, qui lui donna le diacre Arsène. Th-*odose, confian; son fils à Arsène, dit à ce dernier : « Désormais, vous serez plus son père que moi-même. » Un jour que l'empereur trouva son fils assis devant son précepteur debout, il en manifesta son mécontentement et ordonna qu'il reçût ses leçons debout et tête nue.

(3) Une femme de Sparte demandée pour être servante, et interrogée sur ce qu'elle savait faire, répondit: Je sais être fidèle. C'est en effet là le principal. Etre fidèle de coeur et d'esprit c'esi-à-dire, avoir autant de soin pour conserver les biens de ses mattres que ses propres biens ; fidèle de la langue, ne pas raconter au dehors les secrets de famille, ne pas rapporter sans raison à la belle-lille ce que dit la belle-mère, ne pas aigrir la maîtresse contre les servantes, ni celles-ci contre leur maîtresse; être fidèle de bouche: ne pas boire ni mander par sensualité; de la main : n« point faire de tort et n'en puint laisser faire : être fidèle de toute sa personne, employant bien son temps que les maîtres soient présents ou absents.

Le prophète Elisée avait guéri miraculeusement de la lèpre le favori du roi de Syrie Naaman, et refusé les grands présents qui lui furent oITeris en reconnaissance. Mais dès que Naaman est sorti de la ville, le serviteur d'Elisée, Ciézy, dit en lui-même: Quel dommage que mon maître ait refusé de telles riches.ses d'un homme si aisé qui les lui offrait de SI bon cœur ; il court donc auprèf de Naaman, qui dès qu'il l'aperçoit, met pied à terre et lui vient au-devant, en demandant ce qu'il désirait. Seigneur, répondit Giézy, mon maître m'a envoyé pour vous prier de lui donner quelque argent pour des hôles qui lui sont arrivés. Très volontiers, lepril Naaman. et il lui donna beaucoi.p plus qu'il ne demandait, y ajoutant même de riches habits. Quand Giézy revenu à la maison s'appliquait à son service, Ehsée lui dit : D'oii venez- vous Giézy. — Mon mattre je ne .suis pas sorti. — Vous n'êtes pas sorti 1 Pourquoi ajoutez vous le mensonge à votre péché? Vous êtes sorti de la ville, j'ai vu tout ce qui s'est passé, vous avez pris les présents de Naaman, et pour cela vous et votre postérité, vous serez infestés de la lèpre à perpétuité. Et cette parole eut aussitôt son effet. Vous di'robez en matière grave à vos maîtres ; c'est la lèpre de votre Ame, et si vous ne restituez pas, cette lèpre sera perpétuelle.

raison le service avant le temps convenu; 4o s'ils dérobent quelque chose à leurs maîtres: a» s'ils se font les complices ou les aides des péchés de leurs mai très.

511. IV. \<^ Les maîtres doivent veiller sur leurs serviteurs à peu près de la même manière quf sur leurs enfants. 2" Ils doivent les reprendre quand ils offensent Dieu. 3" //*• se rendraient bien coupables s'ils les ohlif/eaient à trarailler sans raison le dimanche, ou s'ils les empêchaient d'aller à la messe. À" Ils pèchent en leur faisant perdre leur salaire, ou en tardant tro/i de le leur payer (1).

Mi. V. La femme mariée pèche dans les cas suivants : 1» Si elle refuse sans raison grave de suirre son mari, quand il chanqe de domirile. ou si elle s'en sépare; 2" si elle l'injurie et si, par des injures graves, elle provoque des colères ou des blasphèmes ; 3o si elle désobéit en chose juste à son mari; 4" et si elle dépense mal à propos les biens communs des é/)ouj; (2).

ii) Aon est quidem acceplin p^nonamm apud Deum, dit saint Bernard, iiesrio tamen quopaclo rirtus in nobili plus placef. an forte quia plus clarelf El enim cum ignobilis abstinet à titio non facile liquet, an quia nolit an quia nonpossit. Un grand du inonde peut faire le mal sans en élre repris de personne; il a du reste tuuies les occasions de satisfaire ses passions; s'il ne le fait pas, c'est plus méritoire, car i! rame contre le vent, il marche sur le verglas sans tomber.

Mais si vous ne remplissez pas vos devoirs, comme des comètes, vous êtes le présai;^ de grandes infortunes. Quand un petit ruisseau se déborde, il ne fait pa.s grand dommage. Mais quand une grande rivière sort de son lit, elle ravage la campagne, elle entraîne avec elle les arbres, les maisons, les ponts, les moulins, elle laisse la stérilité dans les champs. Quand un homme du peuple sort de son devoir, il scandalise peu de personnes, il est ramené au bon chemin par les lois, et par la crainte du supilice, comme par les barrit^n-s d'une chaussée; mais quand un seigneur qui ne craint personne, franchit les bornes des lois divines, personne ne l'y fait rentrer et plusieurs courent après lui. Quand une simple pierre tombe d'un bâtiment, elle ne le ruine p?s ; mais quand celle qui est la clef de l'édiûce tombe à terre, toute la maison se dissipe.

J'ai remarque dans l'Ecriture sainte que toutes les fuis que le chef de famille s'est converti à la foi et à pratiquer la vertu, toute sa maison l'a suivi ; au contraire, quand un M a été V 'v 'K ses sujets ont pris la teinture du vice de leur prince. Hérode se troubla 4 1 1 <iu Sauveur el toute la ville de Jérusalem avec lui : Turbatus

est et omuis / m cum illo. Un autre Hérode se moqua du Fils de Dieu dans

«.1 passion, et iiiule ^>ni armée avec lui. Au contraire Abraham, comme l'a remarqué Si AmIifMse. était charitable el prompt à faire l'aumône : è son imitation, sa femme el ses Sf ' inpresseni de faire des œuvres de misi'i ' ' roi de Ninive endosse le

Ci -nitence; à son exemple toute la ville v, jusqu'aux plus petits

etif ciitenier qui assista à la mort du Fi!s de L.; . „ a des témoignages de sa

c»ntrii:i>n, ceux qui étaient avec lui firent de même. L'n autre centenier, nommé Corneliu-i, était dévutet craignant Dieu, et toute sa famille aussi à son imitation.

Il faut donc pcnsi r que Jésus a pour vous les mêmes armes et la même devise que l'empereur M.ixnnilien second: il avait fait peindre un aigle à deux têtes, de l'une il

).i": •" ' '■ •■ ■'■■'. et de l'autre il p ■■■'•■' '• ■ ' — ■■••■■• ">-'•■ '•■•,•- ■• i l'autre.

<< is aurez l'un ou I i fouilre

li' u vous punira pi i . - que les

aiitK-., «... |, ,\,,-^ sont aussi plus grands, les chàtiiuenis «n si.'ruiit plus grands. Ilovtvii///' fi , !■., .fiii irfhif rohi*. pnt/>nteft ptttpntpr tormentn patientur.

^ 'ont faits avec plus

il. vous avez eu des

iii 1 . . ^.,.... — , - - "fil un caractère

pariiciiiit-r .! ; vous avez reçu d<» Dieu la n ■ us vif el plut

hri'lint. Il ' He, les rirhi^-ses. l'empire el l'.i . oup d'autres.

.■^i votre ingraljtu.lo scr.iil Lion dvnaturée,

f" de David: Ego te tuli de domo patris

. beaucoup de palmes vous seront réservées ; Jésus ri 1 Israël.

(i) Saint Vincent Kerricr se trouvait à Valence en Espagne, qu.jn<l une r-

d.int lui deniiiiii un m.-vn i-fli- x-e [m. ur avoir la niix .iver son mari qui i ni.

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