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1112 FÊTES llKS SAINTS
'> Il existe des raisons, pour que les hommes «Je loiile condition, cl de tout
fiavs.se recommandent à la j;arde du lUenlieiircux Joseph. — Les pères de aniillo Iroiivonl on Joseph la plus hclle personnification de la vigilance et de lasollicilu<le [talernclles ; les époux, un parlait exemple d'amour^ d'accord et. de (idélité conjuirale ; les vierges ont en lui, en niAme temps que le modèle, le protecteur de l'intégrité virginale. Que les nobles de naissance apprennent de Joseph à garder, même dans l'infortime, leur dignité ; que les riches com|)rennenl, par ses leçons, quels sont les biens qu'il faut le plus désirer, et actpiérir au prix de tous leseiTorts.
» Qi'i^nt a"x ouvriers, aux personnes de condition mé<iiocre, ils ont comme un droit spécial de recourir ù Jose[»h et à se proposer son imitation. Jose[th. en efTet, de race rovale. uni par le mariage à la plus sainte des femmes, regardé comme le père du Fils de Dieu, passe néanmoins sa vie à travailler, et demande à son labeur «l'artisan, tout ce qui est nécessaire A l'entretien de sa famille. «
Que tous donc recourent à lui, et ils ne tarderont pas d'expérimenter l'cfficacité de son patronage.
l\m — Saint Inouïs de Goiizagut*.
23''»8. Ait 7'ex ut introduceret pueras qui starent in palatio. (Dan., \iv.) .Nabucho<lonosor croyait «pi'il manquerait quelque chose à l'ornement de sa cour, s'il n'avait auprès de sa personne des jeunes gens pour le servir. Aussi lui amena-t-on des jeunes gens, ex semine ret/io. decoros forma, doctos disciplina. Le Roi du ciel n'a pas dans sa cour que des vétérans en sainteté, ondes enfants qu'il couronne avant qu'ils aient su combattre ; il a aussi de jeunes hommes qui ont su traverser les écueils de l'enfance et de la jeunesse sans i»erdre la pureté de leur cœur, et acquérir en peu de temps l'héroïsme des anciens. El parmi eux qui n'atlmirerait saint Louis de (lonzagueeofsewme reqio, dune des plus nobles familles d'Italie ; car son père le marquis de Casliglione était prince du saint empire. Il avait tous les avantages du corps et de l'esprit que le mon<le estime, decoros forma, doctos disciplina ; et sur ce riche fond, la grAce vint élever l'édifice des plus sublimes verh'- '■■ dépouillant du vieil homme et le revêtant du nouveau qui est tout s;i
et justice : aussi l'a t-on nommé un homme sans corps ou un ange ini .
335i). I. Le fondement de toute sainteté^ c'est la mortification de la nature, depuis que la nature viciée par la faute du premier père s'est révoltée contre la raison, et que la loi des membres lutte contre celle de l'esprit, et contre la grAce. Tout enfant, éclairé sans doute d'une lumière extraordinaire, Louis coinpril la nécessité de lutter contre la nature, avant même ([u'clle eût l'ail sentir ses attaques. Dominé dès ses plus jeunes années par cette grande pensée : Quid hoc ad œternitatem, il déclara la guerre à la triple concupiscence, sentant «]ue les richesses, les plaisirs et les honneurs étaient des empêchements poiu- la vertu et la conquête du ciel. Jamais personne n'a mis autant fl'euipressemenl à rechercher les biens de la terre que Louis n'en a mis à les fuir. Jamais voluptueux n'a trouvé autant de goût aux plaisirs des sens que saini Louis n'a eu de joie dans les souffrances. Jamais les honneurs de ce monde n'ont donné autant de jouissance aux ambitieux que notre saint en a rencontré dans le mépris et l'abjection. Sa simplicité dans ses habits et dans ses meubles passait quelquefois les limites que la bienséance prescrit aux personnes de fpialité. Jeime il a plus de plaisir à renoncer à ses droits en faveur de son frère, que celui-ci n'en éprouve en les acceptant. Devenu membre d'un ordre alors pauvre «les biens de la terre, il recherche en tout pour son usage ce qu'il v a de moindre.
Il n a un corps que pour en faire une victime qu'il immole à la gloire de Dieu. Dès rage de sept ans, il s'interdit tout jeu. \ treize ans, il jeûnait trois fois par semaine, il couchait sur la dure, et se servait de ses éperons en guise de cilice ; jamais il ne se chaulTait en hiver ; et par le froid rigoureux, il passait «le longues hem-es la nuit en prière. Ce «pii , consolait sa mère, en le voyant quitter le monde, c'était de penser que dans l'état religieux on modérerait au moins ses pénitences. Quelle mortiflcalion de tous ses sens ! Il