‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 342 sur 416 · SAINT LOUIS DE OONZAGUK · texte numérisé non relu

SAINT LOUIS DE OONZAGUK

nr- pouvait prononcpr ni entendre une parole qui présenUt l'ombre du péché, ■s même ses yeux sur le visage de sa mère. C'est pour Tuir les monde, les cours où il semblait condamné à vivre, qu'il fit le li coûtait le plus à son bon cœur, celui do s'arracher à la tendrese . ents ; mais le désir de suivre Jésus dans la voie de l'himiiliation et du suci ilire absolu, le t'ait triompher et des menaces d'un [)ère qui fonde en lui les espérances de sa famille, et des larmes «l'une mère qu'il aime tendrement.

Ine fois dans le couvent, jamais on n'entendit sortir de sa bouche un seul mot qui fiît à sa louanire et il couvrait toujours ce qu'on pouvait louer en lui. l'n jour qu'il avait pn'-ilié au réfectoire à l'édificalion de tous, un Pore parla de lui en termes avantageux, il en fut confus et aussi ainijj;é (^ue d'autres sont fiers d'entendre faire leur éloge. Il avait fait un recueil de réflexions sur tous les sujets que l'homme a <le se mépriser, recueil qu'on trouva après sa mort. 11 cédait toujours la première place à ses frères. Les olTicesles jdus |, . .1 .;..ni ceux qu'il ambitionnait et qu'il remplissait avec délices. C'est ainsi (•e le dépouille de la nature.

. .1. De plus elle le revêt des vertus les plus sublimes et en fait un aiiffe ilans un corps. La mort au monde est pour les chrétiens la condition et le prélude de la véritable vie dont Dieu est la source. C'est par la prière et les sacrements qu'on puise à cette source, et la prière de Louis était ardente et constante dès la première enfance. Il savait s'écarter de la compagnie de ses meilleurs amis et du tumulte des cours pour s'entretenir avec Dieu. Le jour ne sidiisail pas à satisfaire son attrait pour la prière, il y employait ses nuits. Nûvico. il est absorbé par la pensée de Dieu, au point de ne pouvoir p:^s s'en distraire ; les médecins lui prescrivent la distraction, mai» 1 II pour penire le souvenir de son I3icn-.\imé, le fatigue plus

>n constante à la prière. C'est aussi dans les sacrements que I i la vie ilivine. Lorsqu il était bien jeune encore, il eut le bonheur

iirer saint Charles Borromée qui fut dans l'admiration des disposi- ^ qu'il découvrit en lui, et qui lui recommanda par dessus tout !(^s sacrements. On sait avec quel soin il fut fidèle A ses rocomis. et avec quelles dispositions il se préparait à communier; c'est il en larn^es qu'il entendait la messe. Faut-il s'étonner après cola (j.i 11 jii.i ;•■' '■••i^s les vertus, une pureté que rien ne vint ternir, car il ivrnnra !.• '61 qu'il ne l'évita. Il fut plutôt préservé de la tentation

' ' ■! n'en .... ..■ ...ioux, car dès l'Age de huit ans, il fil A genoux devant un

! de la Vierge. va*u de virginité. De là cette modestie qui lui fiiisail . tii.iii,. ],■ l..mi il.> >;.><; iiii'.ls .iiiv domestiques qui le servaient lorsqu'il

x moindres signes de ses supérieurs

.' : de lA cet amour pour Dieu qui

I tlamme rayonnait sur son visage, et s'échan-

I - jMiur enseigner la sagesse aux anciens en religion et r<'<-liiiiillfr ses coiiipagnons de noviciat, de telle siu'te que leurs c.-invi-'rs.ili..n- n'él.iient que des conférences spirittirlles. Do IA cet amoiu*

Il qui lui fil qiiiller sa retr.iile poiii l'union parmi

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iiiM. .1 .eux qui succombaient . ' " ' ;l de Ij» ■ .

j envie son sort, disait Louis ; ipi. si Dieu m'avai

Mitjorem r/iarifnfeni. eu . iT. i / ' ii!.<i nf u/n

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vie sj sainte. En peu de ' , ' ''

fruit si précoce était mùr p«)nr le ciel. Il tomba malade eu sidguant les j'cs-

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tiférés. Sesonlnnl atleinl, sa première pensée fut de remercier Dieu de l'espérance <pril lui donnait d'être délivré bientôt de cet exil. Avant connu par révélation le jour de sa mort, qui devait être le jour de roclave du haint Sacrement, il récila le Te Dei/m, en action de grAces. I.e jour venu, il semblait mieux, mais quand les autres paraissaient se rassurer, lui ne se faisait pas illusion. Le Provincial étant venu le voir, lui demanda comment il se trouvait : Mon Péro, dit-il, nous nous en allons. — Et où ? — .\u ciel, cotnmc je l'espère, par la miséricorde de Pieu.

Kn elTet, le soir en invocpiant le saint nom de Jésus, il rendit son ftme <à Diou à VAgo dp vin^t doux ans.

Sainte Marie-Maileleine de l'azzi vil son âme inondée dans le ciel d'une telle splendeur quelle sécria : Ah ! quelle gloire que celle de Louis, fils d'Ignace.

Voilà où conduit la ruine de la naltire et le triomphe de la grâce. La triple concupiscence mène au péché et du péché à la mort éternelle. Posf concu/tisrentias tuas non eas. Mais la vie surnaturelle qui se puise dans les sacrements, et la prière, qui s'épanouit dans la praticjue de toutes les vertus et sm-ii'iit .11' 1.1 i.iii-cté et de la charité, mène au ciel.

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