X. — Saint «Jean -Baptiste
33«îl. (Juis put as puer isfe erit ? (Luc, i.)
11 a tous les litres h notre vénération. L'Ecriture l'appelle anye, car il osl envové de Dieu ; prophète du Très-Haut, il a prédit le Messie ; Apoire, il l'a prêché, missus a Deo ; il a été marivr, llérode le fil décai»iler; solitaire, il a passé sa vie dans les déserts ; vierge, car il a pratiqué une parfaite pureté. JVesciens labem. Comment parler de lui dignement, à moins qu'il ne fasse pour nous le miracle qu'il fit pour son père Zacharie qui était nmct, et qui se mit à bénir Dieu à la naissance de son enfanl ? Mais pour tout résumer, il sulfit de se rappeler une doctrine qui est certaine, c'est que dans l'ordre de la nature, les créatures sont d'autant plus parfaites qu'elles sont plus semblables au Fils de Dieu et que dans l'ordre de la grAce, elles le sont d'autant plus qu'elles s'approchent davantage du Fils de Dieu fait homme, Notre-Seignour Jésus-(;hrisl. Or, Jean-Haptiste lui ressemble : I, dans sa naissance, 11, dans sa vie pénitente, 111, dans sa mort.
2.%i. I. Dans sa naissance, le même ange annonce la naissance de l'un et de l'autre ; le nom de tous les deux est apporté du ciel ; la naissance de l'un et de l'autre est un sujet de jf»ie pour tous. Tous deux sortent de leur pavs pour fuir la persécution d'Hérode ; tous deux avant de prêcher se retirent au désert et prennent la pénitence pour sujet de leur prédication. Tous deux ont une enfance sainte ; mais admirons aujourd'hui celle de .lean- IJaptisle. A la voix de Marie, Jean fut sanctifié dans le sein de sa mère ; et comme .Marie resta avec sa cousine très probablement jusqu'au neuvième jour, après la naissance de saint Jean, n'v a-l-il pas lieu de penser que pendant tout ce temps la grflce se répandit chaque jour plus abondante dans celle Anie denfanl ? Pendant huit jours, Marie a pu caresser et bercer cehù qui était jusqu'entre ses bras le précurseur de son divin Fils; et les Pères nous disent, avec saint Ambroiso, que la seule vue de Marie inspirait la pureté. .S"i quos inviseret, puritatis insigne conferret. Que n'a-t-elle donc pas du faire en caressant saint Jean, et en le pressant entre ses bras ? Du rcpte, quelle merveille nue Marie ail travaillé à la perfection de saint Jean, quand Nolre-.Seigneur lui-même en a fait sa première (r-uvre ! Venit Christusai/ Jorinnem.îse faut-il pas qu'il aimAt Jean-IJaptiste plus que tous les autres, puisque sa première visite esl pour lui? Ne faut-il pas qu'il eût grandement à fij'iir de le délivrer du péché pour aller, dès qu'il fut descendu en ce monde, répandre dans son Ame la grAce? Oh ! heureux enfant, visité et sanctifié par Jésus et Marie dès avant voire naissance, quelles merveilles présagent pour votre avenir de si heureux commencements! Personne parmi les enfants des hommes, [ler-sonne après Marie n'a été purifié de si bonne heure que vous. Vous êtes né A la grâce, avant de naître à la lumière. 0 mes enfants, dont l'innocence n'a élé encore ternie par aucun péché, que vous êtes heureux ! Parents, veillez sur eux afin qu'ils ne la perdent jamais.