SAINT PIERRE
2!VW If. Dan» sa vie. Le oelil Jean-Baptiste comprit bien la !e»;on qu'il 10 si tôt ; que le poc!né est le plus grand des maux et que la grâce - erand des biens : aussi pour se préserver de toute souillure et :• la sainteté qui lui avait été communiquée miraculeusement, ' enfant au désert, où sa mère venant à mourir bientôt, il fut nt nourri par la F^rovidence qui n'abandonne pas même les iieaux. Sa pénitence y fut telle que saint l'iorre qui avait 'i;iiire, que saint Mathieu qui avait été publioain, que saint Paul été d'abord pei*séciilpur de l'Kglise, n'en firent jamais de sem- •■''^z ce qu'en dit le Sauveur: Venit Joannes neque manducans saint IJcrnard. ajoute : net/ue vestiens ; car comme les sauteit.i.v.^ !.. .,, pas une nourriture faite pour l'homme, les poils de chameau ne sont pas non plus un vêtement fait pour lui. (l'est un ange dans un corps mortel ; et ce corps comment le traite-t-il ? Il n'a po^r abri que la voûte des cieux, pour lit que la terre nue, pour oreiller qu'ime pierre, il a les yeux tournés vers le ciel. Personne pour l'engager à modérer sa pénitence, il n'a pour compagnie que les animaux sauvages des forêts. C'est ainsi ipril conserve la grâce, et se préserve des occasions de pécher. C'est ainsi qu'il s élève à une sainteté telle que les juifs sont prêts à le prendre pour le .Messie. Pécheurs, à celte vue ne comprendrez-vous pas du moins qu'il faut faire pénitence ? Jean-Baptiste innocent mène une vie si dure, et vous qu'ave? vous fait pour expier vos péchés ? La peur du mal lui fait fuir les I ne vous fera-t-elle pas du moins éviter les libertins, les mau-
vais^ lis?
i'.M'A. 111. Itiins sa'morf. Mais les austérités de la pénitence de la rie de
suint Jean, n'égalent pas les rigueurs de sa mort. On exalte à bon droit saint
Kiienne qui le premier après l'ascension de Notre-Seigneur a subi le mar-
tvrc et a traré la voie à ceux qui devaient après lui mourir pour la foi,
' I Notre- Seigneur était mort pour Etienne ; et ce dernier
Ire ce qu'il en avait reçu ; la route lui était déjà tracée par
H ^MiMiM lui-iiif-me. Saint Ktienne et les martyrs qui sont venus après lui
avaient sous les yeux les exemples de Notre-Seigneur, qui allégeaient leur
,....;,;.. ^^ ]3 inoi-t qu'ils Subissaient paraissait moins amère dej)uis que
avait triomphé ; Jean-Baptislc n'a eu aucun de ces allégements : il
pour le Christ, avant que le Christ fût mort pour lui ; il n'a eu poiu*
ir. ni ses exemples, ni sa visite. Il est mort a'une manière qui a dû
, in*-lle [lour une Ame si pure, pour récompenser l'habileté à la
i une adultère. Sa mort a été le prix décerné à une dan-
i.ii le vieilli- : il n'était pas loin de lui ; lui envoyer au
s. il ne l'a pas fait. Pourquoi? il fallait que
il les traits de Jésus, qui à sa mort a été
iiiiaiiii'iimc ,|c loijs 1rs siens, et qui dans les douleurs de son agonie a crié
vers vp |',i !■ Mon Père, pourquoi m'avez-vous abandonné •*
'.• iqté de la ressemblamc lie Jean avec >
s<ui sa vie pénitente et dans sa mort ! Si 1
Jésus u dil . U sera grand : Jésus en parlant de Jean a «lil . non aurrc.tit major. Il mérite donc tous n<t« lionim?»''es ; mais la meilleure manière de lliunonT, c'est de profi'.er '!■ <. Ille lucerna erat nrdens
ef /inrns; «uf quni .«ininl I. dirjito. vfrbn.e.ri'mplo. Du
d-.i-i il :i ..,11 .j,. iiieii, la Mcliiùc ' i- noH
|n'< lus I .• savoir que par Jésus n i nii-
...II, .. ^ ,.. m. .- I. . ..i./,, .,,•.,.. f
. est prochaine, qu'elle soit pour nous le cominen-