‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 344 sur 416 · SAINT PIERRE · texte numérisé non relu

SAINT PIERRE

2!VW If. Dan» sa vie. Le oelil Jean-Baptiste comprit bien la !e»;on qu'il 10 si tôt ; que le poc!né est le plus grand des maux et que la grâce - erand des biens : aussi pour se préserver de toute souillure et :• la sainteté qui lui avait été communiquée miraculeusement, ' enfant au désert, où sa mère venant à mourir bientôt, il fut nt nourri par la F^rovidence qui n'abandonne pas même les iieaux. Sa pénitence y fut telle que saint l'iorre qui avait 'i;iiire, que saint Mathieu qui avait été publioain, que saint Paul été d'abord pei*séciilpur de l'Kglise, n'en firent jamais de sem- •■''^z ce qu'en dit le Sauveur: Venit Joannes neque manducans saint IJcrnard. ajoute : net/ue vestiens ; car comme les sauteit.i.v.^ !.. .,, pas une nourriture faite pour l'homme, les poils de chameau ne sont pas non plus un vêtement fait pour lui. (l'est un ange dans un corps mortel ; et ce corps comment le traite-t-il ? Il n'a po^r abri que la voûte des cieux, pour lit que la terre nue, pour oreiller qu'ime pierre, il a les yeux tournés vers le ciel. Personne pour l'engager à modérer sa pénitence, il n'a pour compagnie que les animaux sauvages des forêts. C'est ainsi ipril conserve la grâce, et se préserve des occasions de pécher. C'est ainsi qu'il s élève à une sainteté telle que les juifs sont prêts à le prendre pour le .Messie. Pécheurs, à celte vue ne comprendrez-vous pas du moins qu'il faut faire pénitence ? Jean-Baptiste innocent mène une vie si dure, et vous qu'ave? vous fait pour expier vos péchés ? La peur du mal lui fait fuir les I ne vous fera-t-elle pas du moins éviter les libertins, les mau-

vais^ lis?

i'.M'A. 111. Itiins sa'morf. Mais les austérités de la pénitence de la rie de

suint Jean, n'égalent pas les rigueurs de sa mort. On exalte à bon droit saint

Kiienne qui le premier après l'ascension de Notre-Seigneur a subi le mar-

tvrc et a traré la voie à ceux qui devaient après lui mourir pour la foi,

' I Notre- Seigneur était mort pour Etienne ; et ce dernier

Ire ce qu'il en avait reçu ; la route lui était déjà tracée par

H ^MiMiM lui-iiif-me. Saint Ktienne et les martyrs qui sont venus après lui

avaient sous les yeux les exemples de Notre-Seigneur, qui allégeaient leur

,....;,;.. ^^ ]3 inoi-t qu'ils Subissaient paraissait moins amère dej)uis que

avait triomphé ; Jean-Baptislc n'a eu aucun de ces allégements : il

pour le Christ, avant que le Christ fût mort pour lui ; il n'a eu poiu*

ir. ni ses exemples, ni sa visite. Il est mort a'une manière qui a dû

, in*-lle [lour une Ame si pure, pour récompenser l'habileté à la

i une adultère. Sa mort a été le prix décerné à une dan-

i.ii le vieilli- : il n'était pas loin de lui ; lui envoyer au

s. il ne l'a pas fait. Pourquoi? il fallait que

il les traits de Jésus, qui à sa mort a été

iiiiaiiii'iimc ,|c loijs 1rs siens, et qui dans les douleurs de son agonie a crié

vers vp |',i !■ Mon Père, pourquoi m'avez-vous abandonné •*

'.• iqté de la ressemblamc lie Jean avec >

s<ui sa vie pénitente et dans sa mort ! Si 1

Jésus u dil . U sera grand : Jésus en parlant de Jean a «lil . non aurrc.tit major. Il mérite donc tous n<t« lionim?»''es ; mais la meilleure manière de lliunonT, c'est de profi'.er '!■ <. Ille lucerna erat nrdens

ef /inrns; «uf quni .«ininl I. dirjito. vfrbn.e.ri'mplo. Du

d-.i-i il :i ..,11 .j,. iiieii, la Mcliiùc ' i- noH

|n'< lus I .• savoir que par Jésus n i nii-

...II, .. ^ ,.. m. .- I. . ..i./,, .,,•.,.. f

. est prochaine, qu'elle soit pour nous le cominen-

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