XIV. — Sainte Anue
i'Mi. Supra modum mater mirabilis et bonorum memoria diyna, {W Mvrif.. vu, 20.)
.'^ fctiiine plus aiiniirnble que celle à qui l'Ecrivain sacré applique
' qui n plus île droit à vivre dans le souvenir des gens de bien et
(Test sainte Anne, que nous célébrons en ce jour. Quel-
de IMiiiippe, roi de -Macédoine, concluait ainsi tout ce
a dire a sa l<>iianj,'e : 11 fut le pore du grand Alexandre. Nous
iinte.\nne siidisamiiient en disant: I. qu'elle l'ut la mère de la
lie, II. laieiile de Noire-Seigneur, III, quelle eut toute la sainteté
-'î une telle dignité.
^ •• - ' I,, ifi Yierne. Marie. Quan<l Anne, femme
iips dans la stérilité, vit ses prières exau-
iir u>»iin iiKie de Samuel, elle entra dans des trans-
ind elle vint offrir son unique enfant au Seigneur, elle
■ '••'•- 'Mi dans le Soigneur. Personne n'est saint comme
ic notre Dieu, (iclle qui était stérile a donné le
pour lors pourtant que son cher Samuel. Mais
il n en valait-il ^)as un grand uoiiibre d'autres:* Anne, iUf II lii.'iiit' il \mii'. Mil Tr ili' M.iiii' Tniilfs doux
ii-re
loulc's deux ont rendu au Seigneur, en le lui con-
lenl revu de lui; mais quelle difTorenco entre la
Mun' el lu se«:uutlo! yucbpie grand ipiail été Samuel dont Dieu lit
rora'do do son poiiplo. qu'o*;! il foiDpnré à \l.iiic'' «M.iinle
miC
;iie
lie atUiilo. Kllc
Sara, les Uacliel,
'i<Te, elle
lo Dieu.
j .ixv ripiii iir, I I i:r.ti (• ,1 iicvanco la
rs le torrent du péché qui, parti ilc la
ri-s
1 Dieu l a clevi-e iMi . deiatoii> <sn
Ht. Donc: lieatm jui te jm /'<'«
Hf)4 rfixES DES SAINTâ
Mais si) a été glorieux pour Anne d'avoir nourri de son sang et de soii lait la divine Nierge, ce n'es! pas moins honorable pour elle, d'avoir aidé Marie par l'éducation à pcrfec-donner en elle lu grAce, et davoir eu le courngo do conduire et d'olTrir ellc-ui^me dans io leuiple, son unique, sa drtii.o. son iiniuanilée .Mario, afin (jue satdievAt oc chel'-dœuvre de sainteté, niu'llo gonorosité digne dAliralunn ! que dis-jo celle d'Abraham n'en était (piiiuo otnbre !
n parents, api»renez que si Oieu vous donne des enfants, c'est moins pour votre consolation que pour sa gloire ; et plus il vous les donne saints, et remplis de brillantes qualités, plus est grand votre devoir de les lui rendre, s'il lesa[)pclle. <) Aune, mère de Marie, je vous admire encore plus quand vous reniiez Marie à Dieu qui vous la demande, que ijuand par des prières vous deiiujndez Mario à Dieu et qu'il vous la donne. Supra modum mater mirabilis et bonoriim memoi'ia. dif/na. Mais par là même, qu'Anne est mère iU^ Marie, elle est
i;{7(». II. L'aïeule, la f/rand'mère de Jésus. Ktre mère d'une reine de la terre, être la grand'mère d'un roi ici-bas, c'est une grande gloire pour une lemme. (ju'en est-il d'iMre la mère (U' la Heine du ^iel et de la terre, et la grand'mère du Uoi immortel des siècles, du P'ils de Dieu fait homme. C'est votre privilège unirpie. (Irando sainte, vous n'avez point eu à cel égard de conciwrent. Supra modum mater mirahilis. On peut se dispenser de rapporter les miracles qu'ont laits la divine Vierge et Anne sa mère. Uuel miracle serait comparable pour .Vlarie à celui d'avoir été Mère de Jésus, quel miracle Anne aurait-elle pu opérer qui eût (piobpie prix, comparé à celui d'avoir été mère de Marie, et par conséquent la grand'mère de Jésus? Supra modum mater mira/jilis. Ouaml on représente les saints, on met à côté d'eux ce ipii l'ait leur titre de gloire : s'ils sont martyrs, les instruments de leur su[iplice ; s'ils ont l'iiit des miracles, quelques-uns des malades qu'ils ont guéris ; mais sainte Anne, on la représente avec la divine Vierge. Cela sullit ii sa gloire. Que dis-je, c'est le comble de sa gloire, quand on sait que Marie est la Mère «lu Fils de Dieu.
ï!:i7T. 111. Mais ce que nous ne devons pas moins admirer, c'est que la sainteté d'Anne ait été en rapport arec sa diijnité. D'après renseignement do saint Thomas, qui est celui de toute la théologie catholique, quand Dieu cil 'isil quelqu'un pour un emploi, pour une dignité, il lui <lonne les grâces voidi;cs pour s'en acquitter comme il convient. La vertu de sainte Anne était donc celle qui convenait à sa qualité de mère de l'Immaculée, de grand'mère de Notre-Seigneur. In autre principe de saint Thomas, c'est i:'est celui-ci : plus une chose s'apprftche d'une source, plus elle participe à son action. Plus on s'approche du feu, plus on se réchaufïe. Or, qui a été plus près «le la source de toute grAce que Marie? qui a été plus près de Marie et a[)rès Marie de Dieu (pic sainte .\nne? Sa sain'.eté a donc été à part : supra moduiîi mater mirabilis; et l'Kglise, dans l'oraison de sa fête, dit que Itieu lui a accordé le don de mériter de devenir la mère de la Mère de Dieu.
tjue pouvons-nous donc faire de trop pour l'honorer ? Quoi de plus agréable A Jésus et à Marie que l'honneur ipic nous rendrons à sainte Anne? Oufl moyen plus sûr de nous assurer la protection de Marie? Mêlons donc aux louanges et aux firièrcs que nous adressons à la Hlle, celles que nous adressons à la mère. Cramlc s.iintc. donne/ nous votre nnioiir pour Marie, et notre salut est assuré.