NTirit I 1 ; ' lui dit: « Aile» de»JUi.ltT au
l' 'itor il.' i i est au milieu du rioftrc ; el
iju.iij.1 V -us .ninz i rr.iirKlre dr. , ..(Cres tie win inni, vous en prendrez une gorgée que \uus rctieij'lrei longtemps dans voire bouche sans l'avaler. » Quelques jours aprè«, la
VI. Lf mari pèche: l" S'if laisse sa femme manquer du néressaire; 2" s'il s'èloi;/ne d'e/tf injustement : W" s'il lu maltraite par des coups ou des injures f/raves.('.'oH[ uno lionlo jtoiii" un hoinmo de se battre avec une fcniine (voir la note n. i(JS) ; 4" s'il l'empêche de remplir ses devoirs de chrétienne et de s'<ij)prorher réf/ulièrement des sacrements. Souvenons-nous que le ni a ri a s;e est rtahli pour que les «'poux s'enir'aideni ii aimer Dieu et à aller au ciel. Malheur donc à ceu.r </ui sont l'un pour l'autre un sujet de scandale, en se portant mutuellement au mal et surtout à la violation r/rave de la chasteté, rjui convient à leur état (i).
.'il:J. VII. Les frères elles so'urs /lèchent : 1" en se souhaitant du mal les uns au,v autres: 2" en refusant de se rendre service mutuellement (juand ils le jieuvent ; 3" en médisant f/ravemenf, les uns des autres: 4" en s'insultanf, ou se frappant mutuellement (2). lleureu.ses les familles où rèfine la paix. (l'est lA le plus grand honlieur de ce monde: mais il n'est le partage (|ue des seules familles dont tous les membres connaissent et remplissent leurs devoirs. Soyons donc fidèles à la loi de Dieu, et nous ne tarderons jias de voir la différence qu'il y a, même en ce monde, entre servir Uieu et l'offenser.
ri! 4. l'Inquième commandement. — Homicide point ne seras, etc.
// dé feiiil l'homicide et tout ce t/iti // conduit, et nous y rapporterons tous les devoirs rpie la cliaritc nous impose envers le prochain. Nous devons aimer notre orochain comme nous-mêmes pour l'amour de Dieu. Le chasseur n'aime pas les coiu-ses pour elles-mêmes, mais pour le gibier. Le savant n'aime pas l'étude pour l'élude, mais pour la science. L'Ame de notre prochain est laile A limage de Dieu. 11 faut donc l'aimer en vue de Dieu. Si nous ne l'aimons pas nous sommes convaincus de ne pas aimer Dieu. Nous ne sommes ^»as obligés d'aimer les défauts de notre prochain, ses torts A notre égard, non ; mais l'Ame de notre prochain, cette Ame qui est le portrait de Dieu, mais sa personne cpii doit un jour posséder Dieu, voilA ce que nous ne pouvons nous dispenser (l'aimer si nous voulons vivre dans lagrAce el n'être pas semblables aux païens. // est des choses que la charité nous commande, d'autres qu'elle nous défend.
r>iv). I. Ce que la charité ordonne. <o D'aitner de cœur tous les hommes, même nos ennemis, nous venons de le dire. On pèche donc: ]) en i/ardant dans son co'ur la haine, la rancune contre le prochain, en lui souhaitant du mal sérieusement par imprécation ou d'une autre manière. Si le mal qu'on lui a souhaité est grave, il faut dire combien de foison l'a l'ail, et quel mal particulier on a souhaité. 2). On jièche contre la charité quand on
s'attriste du bien du prochain, ou quand on se réjouit des maitjc qui lui «rrrre«/, A moins que la joie que l'on éprouve ne vienne de 1'
l'espoir qu'on a
femme revint lui disant que la recetle avait réussi, et qu'elle le priait de lui donner encore une bouteille de celle eau. Alors Vincent lui dit : « Ce n'est pas l'eau qui a léussi, mais le silence. »
(1) (a) Saint Injurieux, sénateur de Clermont en Auvergne, épousa sainte Scholastique et vécut avec elle dans la pratique de la cliastclé parfaite. Chose d'autant plus admirable que ces deux époux s'aimaient tendrement. Leur humilité leur faisait cacher cet héroïsme; mais Scholastique étant venue à mourir, Grégoire de Tours rapporte que Injurieux, en déposant dans le tombeau son corps sacré, dit : Je vou.s rends grâce, Seigneur, de ce que je remets entre vos mains ce trésor sans tache tel que je l'ai reçu de vous. » Alors le corps de la sainte se mit à sourire, et dit : « Pourquoi dites-vous ce qu'on ne vous demande pas 1 » Injurieux mourut peu après et fut enseveli j ssez loin de Scholastique ; mais le lendemain leurs tombeaux se trouvèrent miraculeusement réunis. Le peuple les a appelés jusqu'à nos jours les Saints amants.
(b) Sur l'anneau royal qu'il portait au doigt, saint Louis avait fait graver ces mots : Mon Dieu, la France et Marguerite, hors cet annel n'ai point d'amour.
(2) Pendant la terreur, deux frères de la Rochefoucault étaient évéques. l'un de Beauvais. l'autre de Saintes. Les brigands vinrent les surprendre ensemble. Ils en voulaient surtout à l'évéque de Beauvais et étaient disposés à rendre la liberté à celui ae Munîtes: mais ce dernier leur dit: « Mon frère n'est coupable que de son aitachemeni & /a religion, mon crime esl le même. Je dois donc être puni avec lui; au reste, je ne pourrai supporter qu'il soit en prison sans moi. • Ils les conduisirent donc tous deux aux Carmes, oii queique temps après ils furent égorgés.
OOMMÀNDEMEM-rS d73
(le voir le proohiiin revenir »\ Dieu par suite du malheur. 3). // est défendu de se souhaiter du mal à soi-mihne />«/• impatience; et si on flosiruil se faire un mal urave, se donner la mort par exemple, ou se retrancher un membre, ce serait un péché njorlel.
51G. i» (;e n'est point assez d'aimer son prochain dans l'intérieur de son c(pur, il faut lui donner dos preuves extérieures de cet amour. i).(V/t ne doit j-efuser à personne les marques ordinaires de bienveillance, comme de parler, quand c'est l'usage du pays de parler à tout le monde, de rendre service quanil le prochain est dans le besoin. Arez-x^ous refusé de parler à vos ennemis, de prier pour eu,v, de leur rendre service, de leur faire des ejccuses quand vous les aviez offensés les premiers, et de leur pardonner vous-mêmes? Aves-vous refusé d'accepter leurs excuses? (1).
On dit: Je ne {)uis pas pardonner, on m'a lait trop de lort. (Jue voulezvous dire? Vous ne voidez pas. peut-cire, faire gr.\ce à votre prochain du dommage qu'il vous a causé, ni du bien (pi'il vous a ravi ? Personne ne vous y oblij,'e ; vous avez même les tribunaux pour faire valoir vos droits, et vous pouvez v recourir, si vous ne pouvez vous entendre à l'amiable avec votre adversaire. Toutefois déliez-vous de la chicane ; on y perd souvent son temps, son artrenl et son i\me. « Jamais, dit sainl François de Sales, Notre-Seigneur ne plaida quoiqu'on lui fit mille torts. J'écris, et s'il le fallait j'écrirais avec mon sang: Fuyez les procès, et le meilleur dans une contestation, c'est de s'en rapporter A l'arbitrage de deux ou de cpiatre amis consciencieux, qu'on cliariro de trancher l'alTaire et dont on accepte la décision. » Du temps de saint .\iigiislin. avait cours en Afrif[ue ce i)roverbe : Si la peste vient à votre porte vous demander l'aumône, donnez lui (juatre fois plus qu'elle ne vous demande et qu'elle s'en aille, l'n chicaneur est une peste. Il vous demande iO francs, donnez lui en 30, et qu'il s'en aille, vous y gagnerez. C'est comme uu abcès: vous désirez d'en être ilélivré, (pioiqii'il emporte im peu de votre peau qui reviendra peu à peu. Mais enlin les procès injustes sont seuls c<iuf»ables, les procès justes sont perruis. Pardonner ce n'est pas donner. Pardonner, c'est ne pas vouloir du mal, et voilà ce que vous pouvez si bien faire qu'il ne vous en coûtera pas un cheveu, ni un centiuie; bien plus, si vous ne pardonnez pas, vous serez malheureux ; celui qui hait son prochain intérieurement ne nuit qu'à soi-même, et l'a rancune fait le tourment des âmes (i).
(1) La grande source des inimitiés c'est l'altachemeiil aux biens de la terre. Plusieurs chiens sont attroupés autour d'une bouclierie, à les voir vous les prendriez pour les plus grands amis du monde. Si quelqu'un venant à passer entreprend d'en molester un, les autres le défendent tous. Mais si on leur jette un os à ronger, toute cette amitié est rompu, ils se disputent, ils se mordent pour avoir tout l'os. Ainsi en est-il parmi les hommes, et même dans les familles. Quelle folie de sacrilier la paix, la charité qui est le Ki'fid bien delà terre pour des biens périssables.
I •-' 'i;. Les .saints ne se vent^iîm que par des bienfaits. En l'an 301, une vierge nom- III' .: Il luihée fut amiînée au tribunal de Saprice. gouverneur de Césarée en Cappadoce. l'Mhii'e sur le chevalet, lu vierge lui dit: « liiklctui. les tourments sont la roule qui nii' iL'ia aller plus vile à mon époux C'est par ces soulVrances de courte durée que nous .'ill 'US au ciel cueillir les fruits de vie et les fleurs immurlelles. » Ln asse.sseur du Juge, ii<>in:ii>' Théophile, qui .se trouvait là, voulant mêler l'injure À la cruauté, lui dit: « Quond viMM Serez arrivée, envoyez-mni di^s pommes du jardin de voire époux. — Je vous lo piniiiii». rt iiV ' ■ ' . ., .. , ■ ' ' iiij irancha la léic. Théophile,
rt'Min^ (Mil'/. |ilai.santerie qu'il avait faite.
Tout à c M)[i I) , / lui et lui présenle unis pom-
mes et trois roses d'un ébloui-ssant éclat: un était au ctvur de l'Iiiver. A ce spectacle, Théophile <i'éiTit r « Vntiment le ('liri<«t est le seul vrai Dieu. » Celte parole lui coûta la vie, on • ; vint martyr de la foi.
(b). \ avait épousé Lolhaire, roi d'Italie, qui après
fut mis .1 '. ..... inaltrc d'AdélaiJe. voulut lui fairf .■..■■-'•> ■i>>n
tils. La rcint* i<in avuc horreur, et fut jetée en prisi> à
la Rardc lie \ mt. Celle malhiîiircuse, ayant cdni.ii le i le
Bticiiier à 1.1 j.i,.i, iir ilc &.! i:a,-livc. Adélaïde en fut avertit; et réussit ;» 0
alla M- ii>(ii-ii-i ,iii|irè8 de Sun uncle Olhon, qui lui tll épuuxer son lils (hl I.
t'.elui-ci vuin(|uit liéreneer, et fil sa femme captive; l'ignoble Villa dit à A UMaïuc u.iii:< 9\jn désespoir: « Je n'ai fait qu'une faute dam ma vie, c'est de ne vous avoir pas fait metlrf
iT-t OLOSË
517. 2) LAuniône (a) cor/torelle. Si vous avec Oeaucoup. donnes beaucoup, si vous avec peu, donnée peu, mais donnez de bon cœur. Il faut (jue Irtiis nous ontondutns au tribunal de Dieu ces paroles de Notre-Seigncur : « Venez, les bénis de mon l'ère, posséder le royaume qui vous a été préparé Tout ce que vous avez fait au plus petit des niiens, je le regarde
comme fait à moi-tnéme (1). »
518. (b) Il y a l'aumône spiritueUe. encore plus agréable à Dieu que l'aumône corporelle. Consoler les affligés, surtout les jnalades ; les visiter souvent, avertir le pasteur de leur état, bien à l'avance, afin qu'ils ne soient pas surpris par la mort ; donner de bons conseils, reprendre ceua: qui offensent Dieu, quand on espère qu'ils en profiteront ; instruire du catéchisme les ignorants, supporter les défauts de ceujn arec qui on vit, prier pour toutes les dmes : telle est la charité qui adouoil tous les maux, et qui ferait d'une famille, d'une paroisse» un paradis, si on la praliijuait. Ne vous serait-il pas arrivé de négliger de reprendre ceux que vous voyez offenser Dieu, ou de ne pas faire administrer à temps les sacrements aux malarles?
519. La charité défend l'homicide et le suicide soit corporel, soit spirituel, et tout ce qui ij conduit. !«» Suicide corporel. Aves-rous tenté de vous donner la mort ? Avez-vous abrégé x^os jours par désespoir, en faisant des imprudences, en vous livrant à des excès funestes à votre santé, en négligeant de prendre des remèdes quand vous étiez malades ? C'est un crime. Dieu seul est maître de votre vie comme de vos membres (2). Aussi
à mort quand vous étiez en ma puissance. — Et moi, reprit avec douceur Adélaïde, je veux du meins faire une belle action dans ma vie, c'est de vous accorder la liberté. Retournez auprès de votre mari, et apprenez-lui de cesser d'être ingrat, afln qu'il cesse d'être malheureux
(c). Quand Benoit XIV était encore archevêque de Bologne, un poète ayant écrit contre lui une satire irès amère, l'archevêque la lui, la corrigea de ses mains, el la renvoya k son auteur, en lui faisant dire qu'après ses correctîèns elle aurait plus du succès. • Lorsqu'il fui devenu Pape, un jour qu'il traversait en carrosse une rue de Rome, un fanatique jeta une pierre dans le carrosse. On l'arrêta sur le champ; comme on se disposait à lui faire subir la peine qu'il méritait, Benoit XIV dit : v S'il est insensi^ il n'est pas coupable ; et s'il est coupable, je lui pardonne. 11 ferait beau voirie vicaire de Jésus Christ ne pas pardonner quand le Seigneur lui-même a prié pour ses bourreaux 1 »
(1) (a) Saint Robert, abbé de Molesmes, reçut fort charitablement deux pauvres à la porte du monastère; el appelant le Frère chargé de la dépense, il le pria de leur faire l'aumône. — «Il n'y a plus de pain I répondil-il. — El où en prendrez-vous pour le dtner des Frères? — Je ne sais. » Robeit congédie donc ces pau vies eo leur exprimaiil tous ses regrels. Mais, le diner venu, il voit du pain sur la lable. « Où avez-vous pris le painT demande-t-il. — Je l'ai conservé pour le repas des religieux. » Alors Robert, :Ddigné de ce qu'on a refusé l'aumône, ramasse tous les pains dans une corbeille et les jette dans la rivière. Mais aussitôt Dieu, récompensant sa charité, permet qu'un seigneur apporte des mets pour tous.
(b) Saint Pascal Baylun, portier d'un couvent de Franciscains, niellait en réserve sa portion de nourriture pour la donner aux pauvres, el quand il n'avait plus rien à leur distribuer, il allait au jardin chercher quelques fleurs pour les leur offrir.
(2) (a) Le suicide est le fruit des mauvaises lectures, du libertinage et du désespoir qu'il amèns. Le 8 janvier 1861, finit .«es jours d'une manière tragique dans un hôtel de Louvain, un jeune Polonais, nommé Rouski. Il avait dix-huit ans; il était héritier d'une fortune de plusieurs millions; mais les mauvaises lectures lui avaient enlevé, avec la vertu, la crainte de Dieu. Las de ses plaisirs et de son libertinage, il renlre dans son appartement. Et bientôt ses amis, entendant une détonation, entrent chez lui, le trouvent assis sur un fauteuil. Ils lui mellenl la main sur le cœur et la retirent pleine de sang; la balle avait traversé le coeur, il était mort. Le pistolet dont il s'était servi avait été jeté dans un coin de la chambre. Pauvres parents I et pauvre âme infortunée qui se précipite d'elle-même en enfer!
(b) Louis XVI était prisonnier au Temple et condamné à mort. Il avait demandé un sui'sis de trois jours el on le lui refusa. Ses ennemis comprenaient si bien l'excès de son malheur, qu'ils avaient rendu un arrêt défendant de lui laisser un couteau, peni<ant sans doute qu'il n'aurait pas le courage de supporter la vie. « Les malheureux, s'écria Louis XVI en l'apprenant, quelle idée ont-ilt de moi, quand même je serais assez lâcbo pour me donner la mort, ne saveat-ils pas que la religion me le défend? »
Commandements 175
serait-ii cou/table celui qui se retrancherait à lui-même un des membres que le Seir/neur lui a donnés.
520. i) L'homicide, en dehors du cas de lêf/itime défense. Avet-vous tenté lie donner la mort à quelqu'un, soit par des coups, soit par le poison, soit en néglitjeant de donner des soins à ceux à qui vous les deviez? Ares-rous occasionné volontairement la mort d'un enfant, avant même sa naissance f Quel crime! Aves-vous fra/)/ié fj rarement quelqu'un et combien de foisf Avez-vous causé à quelqu'un de graves ennuis, qui aient nui sérieusement à sa santé? Avec-vous, de quelque manière ejccité les autres à donner la mort au prochain, ou à le frapper? Se battre en duel, conseiller le duel, servir de témoin dans un duel, ce sont autant de fautes graves (1).
îiil, 30 Suicide spirituel. Si c'est une faute grave de faire des imprudences capables de nuire à sa santé, à plus forte raison est-ce un crime que d'exposer témérairement son salut, son Ame, son éternité. C'est le crime de ceux qui se jettent volontairenient dans les mauvaises occasions, lisent de mauvais livres, fréquentent de mauvaises compagnies, des personnes de sexe difTércnl dangeretises pour eux, des divertissements mondains où ils sont tombés fréquemment dans le péché mortel, des maisons où ils ont fait liabituellemcnt le ujal. (^ette seule imprudence, qui consiste à s'exposer ainsi, sans raison grave, dans les mauvaises occasions, qu'on peut éviter si on le veut, est une faute grave, «piand même il arriverait par hasard qu'on ne fit pas d'autres péchés ; et celui <iui ne voudrait pas éviter ces occasions prochaines et volontaires du péclié grave, ne serait pas plus digne de l'absolution que celui qui voudrait continuer de ruiner sa santé par des débauches ou des imprudences graves. Combien de fois vous étes-vous exposé aux mauvaises occasions ?
o2i. i" L'homicide spirituel, c'est le scandale, c'est-à-dire une parole ou une action qui porte le prochain à pécher. 4) Avez-vous conseillé ou commandé à quelqu'un de faire le mal et quel mal ? Combien de fois ? Auriecvous eu le malheur par vos exemjdes ou vos paroles d'apprendre le mal à ceux qui l'ignoraient, ravissant ainsi à un enfant l'innocence et la gri\ce de Dieu ? Il aurait mieux valu vous armer d'un poignard et le lui enfoncer dans
(1) (a) A ■'-'• •' • d'Israël, convoitait la vigne du pauvre Nabolh et en voulait agrandir Nabotli tenait avec raison a l'héritage de ses pères, el il refusa
de la ven I, la femme du roi, le lit mettre à mort, alin de s'emparer de
sa vigne. Mais vuioi que le phrophèle Eiie vint trouver Achab et lui dit, de la pari de Dieu ; « Sachez qu'au même lieu oii les chiens ont léché le sang de Naboth, ils se dé.xiil! ' i voire. Jézabel sera mangée des chiens ». Celle terrible sentence s'exé-
cuu
(b , .ur Constant II avait fuit assassiner inhumainement son frère Théodose.
D'allreux reiixjrds présentèrent, dès lors sans relâche, à son esprit l'image de son frère. Thèodusc, .sanglant, le poursuivait sans cesse, une coupe à la main, en lui disant : « Bois, frère barbare, le sanif de ton frère. » Vainement Constant voulait fuir ce fantôme, la funesie imn^e était toujours devant lui, ne lui laissant ni trêve ni sommeil. Ce 8iip|)'i '■■"■ ■■■■■■•; ce qu'il trouvai la mon dans un bain, où il fui assommé avec uo
(c, ', roi de Suède, comme tous les grands rois, ne voyait dans le
duel iju'uiiu iiKJiisiruusilé digne des barbares, Il l'avait donc proscrit. .Malgré cela deux iifliciprA, Voulant se battre, lui en demandèrent la permission. Le roi la leur donna à la n. Il leur tixa le jour el l'heure; le inomenl venu, il se rendit au Il pt!(il corps d'infanterie, qu'il plaça uiilour des chninpions. ■ Allons, •^ , j. ^u'à ce que l'un de vous deux succombe. » Et, s'adresanl au bourreau de l'armée qu'il avait fait venir : « Dès qu'il y en aura un de tué, tu couperas, devant moi, h t(^(r i l'autre. " Les deux offlciers, en entendant ce langage, restent inierdiu. I 1 roi et s'embrassent. La leçon fui bonne, el de long-
temps 011 I ' duel dans l'armée suédoise.
'' ••'> .1 r. m i. ' ' ■■ lie le nom sacré de l'honneur avec un
\. Kn quoi coii~ l'opinion la plus cxiruvaganle el la
I c qui enlr&t jaiiM un, savoir qu'un aiïront esl toujours
btuii it'ptfié par un coup d'épee , qu on a jdiuaiti tort avec un homme pourvu qu'un le tue. Les plus vaillants de l'antiquité soogèreal-ils jamaii à vco^er leurs injures per< •onnellea par de* cuœbais singuliers t »
176 cLOi^u
le ra'ur. 2) Ai'fi-rouis a/>/iluufli (tu mai </u'un faisait, evcitant les autin par vos a|)|il:iiiilissoiiieiil.s, ou il'uiip îiiilrc iiinnioro, à conliniici" do mal lairo * W) Arrc-nms tl»'four/it' les autres de remjtlir leurs det'oirs, <le l'aire loiirs pAquos, ilallor à la messe fi) Ave:-vous prèft' ou veiulus de maurai lirres, lie maurais journatw , des tahleau-r ou des gravures indécentes Ave:-vous laissé s'établir dans vos maisons des danses ou des réunion.scandaleuses, par les mauvaises ronversations <pii s\v tenaient, ou autre inenl ? Avec-rous pris part à ces danses, e.rcitauf p ir cotre exemple les autres à en faire autant? Etes-rous allé au thédtre, entjafjeunt par votre coniluite, au moins, les autres à vous imiter f
Aves-cous donné, sans raison sérieuse, du vin à ceu.r qui allaient s'enivrer f Avec-vous servi aua- autres et de vous-même, sans qu'on le demandât, de seuls aliments r/ras les Jours muif/resf Aver-vous suscité des /laines, des divisions dans les familles par des rapports vrais ou fau.vf Aves-vous de i/uelque manière aidé les autres à faire le mal, transmettant des lettres, des rendes-vous, favorisant des entrevues coupables ou danf/ereuses, élalanl des vanités ou des immodesties de nature i\ exposeï" les autres à mal penser ? Avec-vous pris /)art auj- péchés des autres, ou néi/Uijé d'empêcher de les commettre quand vousauriez pu et diî le faire (1).' Malheur à celui par <pii le scandale arrive ! Malheur surtout à eehii rpii sean flalisera un (h's petits enfants qui croient en moi, a dit Notre-Seifineur ! Mais, d'mi autre côté, (piel honheur sera le nôtre cpiand désormais nous nous édifierons tous les uns les autres par une vie sainte el par de lions conseils ! (•h ! heureuse paroisse que celle d'où le scan<lalc est hanni ! (Voir n" SiJO).
r>i:t. Sixièiue et SieuTiènie coiuiuandemento. — Lu.rurieu.v point ne seras, etc. L'œuvre de chair ne délireras, etc. — (^es deiuc commanilements nous défendent tout ce qui peut blesser la chasteté, la pureté. I>ieu veut que nous vivions comme des anges ; et si nous observions bien sa loi, nous ressemhloriiins dès ce monde aux esprits célestes. (îénéraleme/tt toutes les fautes contre la chasteté, même des fautes de pensées, sont «/raves i/Ufind elles sont volontaires. On peut blesser cette vertu par pensées, par désirs, par ret/ards, par paroles et par actions. Toutefois autre est la chasteté des vierr/es, et autre la chasteté de ceu.r qui sont emjaiiés dans le mariatje ; mais les épou.r ne sont pas dispensés de la pratique de celte vertu, car rien de souillé n'entrera dans le roi/aume du ciel ; ils doivent donc être instruits de leurs devoirs, et, s'ils ne le sont point, qu'ils demandent à leur confesseur les règles de conduite qu'ils doivent suivre afin île ne pas se perdre (i).
oii. 1. Pensées. — La pensée ce n'est pas une action, comme le croient quelques gens <pii accusent en confessicm, comme de mauvaises pensées, les actions (M)upal»les qu'ils ont faites. I) La pensée n'est pus dans le coips. mais dans l'esprit. Vous ave/ A l'esprit une idée mauvaise, vous ne la remanpiez pas, vous la gardez même un instant sans v(»us en apercevoir ; mais dès une vous faites attention qu'il y a du mal, vous la repoussez ; p(»int de pécné. Mais si, après l'avoir remarquée, vous vous y complaisez, dans le cœur volontairement, c'est une faute i/rave.i) Vous vous rappelez une faute commise par vous dans le passé et vous vous réjouissez volontairement de l'avoir commise, c'est une faute grave et il faut en confession dire de quel péché vous vous êtes ainsi réjoui. Le mal ne mérite que d'être détesté.
52o. IL Désirs. — Désirer, c'est vouloir faire le mal quand même on ne le fait pas ; cette volonté de faire le mal est criminelle devant Dieu qui
(i) Si Mardochée en entendant comploter la mort du roi s'était (û, il eût élé coapable de la mon d'Assuérus. — Le bun larron du haut de la cruix ne garda pas le silence en entendant sun compagnon blasphémer. — Sainte Ziie, voyant qu'un domestique de la maison où aile servait, perdait les autres par des propos con're la pudeur, eu avertit la maîtresse en lui disant que, si elle ne le renvoyait pas, elle serait obligée de la quitter. La maltresse aima mieux renvoyer un libertin que de perdre cette sainte tille; et dès lors les autres serviteurs devinrent de fervents chrétiens.
(2) La crainte d'une nombreuse famille ne doit pas arrêter les épou< dans la pratique de leurs devoirs. Lapa était la femme d'un humble teinturier de Sienne; elle eut vingt-cinq enfants parmi lesquels l'admirable sainte Catherine,
vmIi loui, jusqu'aux plus profonds replis de notre Aine. 11 y en ;i qui sont lans une étrange erreur, ils croient faussement que, pour consentir i\ de mauvais désirs, il faut faire le mal que l'on désire, (l'est faux, il suffit dans le . «I 111' de vouloir faire le mal, quanfl mùme on ne le fait pas. Désirer voler, If n est pas le même péché tpie désirer tué quelqu'un. A/i confession il faut donc expliquer quel mal on a désiré faire, même en ce qui blesse la pureté.
Pour chasser les idées coupables qui nous viennent à l'esprit, il faut vile se recommander à Dieu et à Marie, en disant : Jésus, Marie, Joseph ! En même temps, on repousse ces pensées comme un charbon embrasé cpii nous ti.iul.prait sur la main. On dit des injures au démon : Va, Satan, porter ces inations à tous les scélérats du monde: Non suade mihi vana ; sunt ■! quœ libas, ipse venena bibas. Si c'est la nuit, on colle ses lèvres sur un crucilix, unscapulaire, une médaille ; si c'est le jour, on se distrait par le travail, par une conversation honnête, on évite de rester seul et inaclit. Ah I l'oisiveté est la mère de tous les vices.
r>2G. m. — Reyards. — 1) Un objet mauvais se présente à nos yeux sans lue nous l'ayons voulu; on détourne aussitôt ses regards, point de mal. On s arrête un instant par curiosité, c'est imprudent et dangereux ; mais si, /ie«e contentant pas d'une simple curiosité, on se comptait volontairement dans ce reyard coupable en remarquant que l'on fait mal, c'est une faute y rare. Combien de fois auHons-nous eu le malheur de la commettre ? ïouti'tnis il n'est pas nécessaire d'expliquer ce que l'on a vu ; il suffit de dire coml)ien de fois on a fait ces mauvais regards.
t) Avez-vous lu de mauvais livres, de mauvais feuilletons, des romans léyers, des journaujc qui vous inspiraient des pensées coupables ? De qnire, cessez ces lectures, brûlez ces livres, ces journaujc. Parents, ne laissez pas ce poison dans vos maisons ; il tuerait de son venin l'innocence de vijs enfants ! Une tout cela disparaisse dès aujourd'hui de vos maisons, en iiii'iiie temps que les gravures immodestes que vous auriez aux murs de vos appartements. .\.h ! veillons sur nos yeux, ils sont les fenêtres de r!\me, et Dieu a dit que la mort entre par les fenêtres; n'arrêtons pas même nos rt'|.Mrd8 sur le visage des personnes de sexe dilTérent.
')il. IV. — Paroles. — i) Avez-vous tenu de mauvais discours? Etait-ce
(ii-ff des pensées coupables volontaires f Etait-ce en présence d'enfants,
(h' ji-unes yens, de personnes qui pussent en être scandalisées? Combien de
/' '' Etait-ce devant plusieurs {[)? 'i) Avez-vous chanté de mauvaises
■ ' 'isons f Combien de fois ? 'i) .ivez-vous été cause qu'on a tenu ou pro-
' ■>'■ ces conversations ou chanté de mauvaises t/tri/wo»*, quand vous auriez
' du imposer le silence i i) Etes-vous allés dans les compaynies, avez-
entretenu des fréquentations, étes-vous allés dans des maisons où
entendiez ces discours? Avez-vous pris part aur danses, assisté au.v
' fres, sachant bien rpie tout ce (pie vous y entendriez ou verriez vous por-
if au mal :* {i) (Voir la note du n" SHii.)
\i :-cous supporté que vos enfants, vos serviteurs courussent aux
i!.<i I '-S occasions ? Il faut vous en confesser, car vous avez manqué i\ un
s |tlns sérieux devoirs. G) Avez-vous écrit des lettres capables de por-
■■s autres au mal, échnnyé des billets pour inviter à de coupables fré-
'/ (tut ions ? Avez-vous conservé ces lettres? il faut les briller absolu-
" ■ '^ 7) Avez-vous donné ou reçu des cadeau-r f C'est acheter l'Ame <l'un
juirc pour le démon, et c'est lui vendre la sienne.
ItiH. V. — Art ions. — 1) Avez-vous, étant seul , péché volontairement par des actions coupables qui ont fait pleurer lange gardien et rire Satan f Faute y rave et combien de fois l'avez-vous commise ? i) Avez-vints eu des familiarités coupables ou commis ces péchés avec d'autres et quels autres f
'1) Sain( Prianl de NantM exerçait ilflitA sa jeunesse la profession de laboureur. Il ne pouvn ' " ,■ parole déslionnéte. Lorsqu'ils s'en perinet-
taien .,'en curri({caient pas, il se relirait do leur
comp 1^ .. , ,. ., , .. ,
(i) m les mauvaiseï paroles èlaient dans certaines localités d'un fréquent usage, QH pourrait, afin d'y remédier, donner un sermon sur ce sujet. {Wur l'arolcs.)
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178 tlLoSK
Il faut e.cplitiueren e/fet(a) gi ces péchés ont été faits avec des personnel itf même se.ve, ou avec des personnes de sexe différent; (h) si c'est avec des personnes mariées ou avec des personnes libres: (c) si c'est arec des personnes parentes ou arec des personnes étranf/ères ; (d) si on a employé la violence ou non pour e.rciter les autres nu péché; (e) si l'on veut que le confesseur puisse donner des conseils sérieu.r, il faut dire si les personnes arec <jui l'on pèche habitent ou non dans la même maison que soi. Lu médecine ne guérit jtas le mal ijuVllc ignore. Votre <'onfcs8eiir est le médecin de votre Ame; si vous voulez <|u"il lui applique un remède salutaire, il faut donc lui faire connaître vos plaies si profondes et si gangrenées qu'elles soient. Défic/.-vous ici des ruses du démon, qui présente d'ahord ce péché à l'âme cojiiuie une faiblesse, une bagatelle, afin qu'elle le commette plus facilement, et (jui, le |)éché une fois commis, le présente comme si horrible qu'on n'ose pas s'en confesser.
C'est ce crime <|ui fait faire les mauvaises confessions; et les mauvaises confessions, î\ leur tour, couvent ce crime et le font grandir. Kt le vice, d'accord avec le sacrilège, précipite une foule d'Ames en enfer. La bonne confession et surtout la fréquente communion ruinent le péché et rendent i\ l'ilme sa pureté. Donc 7ie f/ardes aucun doute; nous n'avons pas tout dit dans cet examen, comment tout dire sur une matière que nous n'abordons qu'avec la répugnance et l'exécration qu'elle mérite? mais au saint tribunal, dites vousmêmes tout ce que vous n'avez pas craint de faire ; et si vous ne savez pas vous expliquer sur certains crimes, priez votre confesseur de vous aider : il le fera do bon cœur. Ah! «lésormais, menons la vie des anges. Heureux ceux qui ont le cieur pur, car ils verront Dieu! (Voir n" SIU et siiiv.)
:i:2!). Septième el dixième commandemeiitM. Les biens d'autrui tu ne prendras, etc. Bien d'autrui tu ne convoiteras, etc. Ces deux commandements réunis défendent : /. De désirer de prendre, ou de garder les biens du prochain, ou de lui causer du dommage. Quand même on ne vole rien à autrui, quand même on no porte aucun préjudice, le désir volontaire de le faire est un péché, et ce seul péché en matière grave est même mortel. Avezvous désiré de voler ? de trouver des objets de valeur et de ne pas les rendre, tout en en connaissant le maître f Avez-cous désiré par vengeance de nuire au prochain dans ses biens, dans ses arbres, «lans son bétail? etc. Lors même rpie vous n'avez pas exécuté sesdésirs, ils simt néanmoins coupables.
5W. II. Ae vol. Il consiste A prendre, sans raison légitime, lo bien d'autrui en cachette du propriétaire, et lorsqu'on sait bien que, s'il était présent, il s'y opposerait. Voler un objet de très petite valeur, ce n'est pas une faute grave, mais c'est une faute pourtant. On n'est pas obligé d'expliquer en confession les petites choses que l'on a prises. Pas besoin de dire j'ai volé une pomme, puis une orange; l'on en finirait pas. Il y a dos enfants ou des iVmes timides, <pu se croient obligés d'expliquer tout cela. C'est une erreur de conscience, ces détails ne sont pas nécessaires. Mais si l'objet dérobé a une valeur notable, ou si la personne à qui on l'a pris en éprouve un tort notable, c'est une faute grave. Combien de fois auriez-vous eu le malheur de commettre le vol en matière grave? Celui qui prend en plusieurs fois de petites quantités, avec le désir d'arriver à une somme, fait une faute grave. Le vol des biens qui appartiennent à l'Eglise est un sacrilège {i).
(1) fa) Le rui de Syrie Antiochus, ayant appris que le lemple de Jésusalem renfermait d'immenses richesses, ordonna à son premier ministre de s'en emparer. En vain le grand prêtre Onias el le peuple essayèrent d'empéctier cet odieux sacrilège. Héliodore pénétra dans le temple et vint avec ses satellites devant la porte du Trt'sor. Déjà il s'apprêtait à l'enfuncer, lorsque ses gardes furent renversés par une vertu divine. On vit alors parattre un liomme terrible, monté sur un cheval impétueux, qui frappa aussitôt des pieds Héliodore. Et en même lemps, deux autres jeunes hommes se mirent à le flageller sans relâche. Bientôt il tomba inanimé sur le pavé du sanctuaire. Cependant ses amis supplièrent Onias d'invoquer le Très-Haut en sa faveur. Le grand prêtre y consentit et obtint du Ciel sa guérison.
(b) L'empereur Léon IV avait enlevé à la cathédrale de Constantinople une couronne d'or enrichie de diamants. C'était la couronne qu'Héraclius avait donnée à cette église. Mais à peine l'eûi-il mise sur sa tête que celle-ci se couvrit do pustules el da plaies hideuses. Trois jours après, il expirait au milieu des souffrances les plus atroces, recevant giiosi le juste ch&timent de son vol sacrilège.
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531. lit. La ra/ii/ie. C'est un vol commis en p.'t^sence du propriétaire que l'on dessaisit de son bien en le lui prenant de force. Cette violence est une circonst;ince nécessaire à déclarer en confession. Dans ce cas, il ne suffit pas de dire : J'ai volé ; il faut ajouter : J'ai volé en employant la force.
53i. IV'. La fraude. Tromper dans les marchés, ne pas respecter les conventions qu'on y a faites, faire de fau-i: poids, de fausses mesures 'tns le commerce : ce sont autant d'injustices (1).
.j33. V. L'usure, c'est prêter sans un motif légitime au-dessus du taux légal, qui est de 5 pour cent pour les personnes ipii ne sont pas dans le commerce et de 6 pour cent pour celles rpii sont dans le commerce. L'usurier convertit en crime ce t}ui devrait être un acte de charité.
53^4. VI. Les procès injustes. Vouloir s'emparer des propriétés et des droits d'un autre, et recourir pour cela à la chicane, quelle faute! soit contre la charité, soit contre la justice. Et ce crime a un caractère plus odieux encore, si par là on attacpie ceux qui n'ont ni la force, ni l'intelligence sulUsantes pour se défendre, comme les veuves, les orphelins, les pauvres sans crédit (2).
5ii5. VII. Retenir injustement le bien d' autrui, les objets trouvés dont
on connaît le maitre. Quand on trouve une chose perdue, si elle a de la
valeur, c'est une obligation de faire des démarches pour en trouver le
maitre. Si, après une diligence convenable, on ne le découvre point, on
n'est tenu à rien ; il est bon, cependant, d'employer en bonnes œuvres la
valeur de la chose trouvée. Quand on a reconnu le maitre d'un objet
trouvé, on est tenu de le lui rendre. S'approprier une chose qu'on a
reçue en dépôt, c'est une injustice. Retenir le salaire des domestiques et
des ouvriers, néglif/er par sa faute de payer ses dettes, d'acquitter les
fffis Ifs fondations de messes, c'est encore se rendre coupable contre la
• Mil. On ne /teut, sans faute, acheter un objet oue l'on sait être
'lie, et, si on l'achète, le sachant volé, on est tenu à le restituer à son
'■ritable maitre.
537. IX. Les dommages injustes. Tous ceujc qui font tort au prochain 'tris ses biens, par exemple, en galant ses récoltes, en coupant ses arbres, niisanl son bétail, en mettant le feu à ses meubles, sont tenus à ler.
\. Tous ceu.c qui encouragent le vol ou le dommage fait au
lin, en le conseillant, en le commamlant, pèchent et sont tenus d
itionà défaut des voleurs, ainsi ipie les serviteurs qui laissent prendre
> maîtres les objets dont ils ont la charge. Ave:-vous prêté la main
a it'-i jeunes gens, à des enfants qui volaient leurs parents, ou à d'autres
voleurs f
ta
(1) Sainte Véroniqae Giuliani était dans sa deuxième année, quand une servante de ■• mère la mena chez un marchand. Celui ci cherchait i tromper par de faux poids, (|Qand l'enfant éclairé de Dieu dès le berceau, lai dit d'une voix bien artculée * « Soyez juste, car Dieu vous voit. »
In favori de l'empereur Vaientinien I, Rhodanus, s'éiait emparé injustement do
- hifn^ d'une veuve, nomm**? B<'rénire. Telle^ci reconnit aux tribnnaiix. fjui con-
,: . ■■ -.pe-
rv lui
tussilùt au milieu de l'arène, après avoir publié son
nies avaient pris 1 habitude, à Rome, de retarder toujours de payer les
' de le^ renvoyer ave^ hinlenr lor^'iu'il'? récirjmiienl. l'n de ce* mirch^nds