‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 365 sur 416 · VIII. — A la bénédietion dos drapeaiix · texte numérisé non relu

VIII. — A la bénédietion dos drapeaiix

2(22. Le Dieu de paix dont nous sommes les ministres est aussi le Dieu des armées. Chez le peuple juif, c'est Dieu qui dirigeait les combats, qui donnait les grands capitaines, qui inspirait aux prophètes leurs accents belliqueux ; Constantin remporta ses victoires sous l'étendard de la croix. Nos anciens chevaliers se revêtaient d'une armure que l'Eglise avait bénite. L'Eglise qui prêche la paix a toujours eu des bénédictions pour le soldat (3).

(1) Chateaubriand a écrit- « Ot> I quel cœur si mal fait n'a tressailli au brait des cloches de son heu natal, de ces cloches qui frémirent de joie sur son berceau, qui publièrent dans tous les lieux la sainte allégresse de son père, les douleurs et les jjïcs encore plus ineffables de sa mère. Tout se trouve dans les réver;es enchantées, où n<>u» plonge le bruu de la cloche natale: religion, famille, patrie, et le berceau et la tombe, et le passé et l'avenir. »

(2) Les fonctions de la clùche sont bien résumées dans les vers suivants :

Laudo heum vsrum, plebem voco, congrego clerum, Defunclos ploro, pestem fugo, fe$ta décora.

(3) Pourquoi croyez vous que les romains fussent si jaloux de mettre leurs aigles et leurs dieux à la tête de leurs légions, et que les autres peuples affectassent de prendre

urcoiile

Bï^S(^n)lOTION n'iîNK KCOLR OH n'ûNE SALLR d'aSILE 1188

T'pst que la paix et la justice qui la lait régner, en ce monde où l'iniquité i provaloir, ne peuvent s'établir que par la guerre. Le «Iroil a besoin r« pour (riomphor. Le prêtre cl le soblat Iruvaillent l'un et l'autre, !ir le règne <le la justice, et la paix qui en ■ sanl les principes du droit, le second en emplovaut le i^l.uvt.' a !os laiM- respecter. Do là cette fraternité du prêtre et du soldat, «loni le bu» est le même, et qui tous «leux doivent porter jusipi'au sacrifice! ment aux saintes causes qu'ils défendent.

Salut. • glorieux, autour desquels se rallient tant de braves.

^ »■/ «i.ins vos plis l'honneur de la patrie, puissiez-vous porter la

n du ciel. /// in curribus et hi in equis, nos autem in nomine

'imus. Ouelque grandes que soient les forces d'un peuple,

lies si Dieu ne les soutient. Kt c'est pourquoi nous sentons ',,- .M ^,,,,, .,, ,, . wuiir à lui. pour qu'il nous aide â vaincre les ennemis de la justice qui voudraient troubler notre paix. Bénissez donc. Seigneur, ces drapeaux ; que leur vue inspire le courage à notre armée, qu'ils ne soient terribles que pour les méchants et qu'ils fassent la sécurité des bons {i).

I\. — Bénétiictîou d'une école ou d*«ine salle d'asile.

i42:L Nulle part l'I'glise n'apporte avec autant de bonheur des bénédictions qu'à ces maisons où sont assemblés les petits enfants dont Notre- Seigneur a dit : Sinite parvulos venire ad me. La maison qui va être bénite ne l'est-elle pas déjA par la présence de ces créatures innocentes où Dieu habite ; mais les prières que nous allons prononcer attireront la bénédiction du rip|, non seuleruent sur ces enfants, mais encore sur leurs parents, sur 1 "lileurs qui ont élevé cet asile. La prière de cœurs encore purs

vers Dieu de cette maison et attirera les favem-s du ciel sur ceux idre qu'il n'y a rien de plus funeste pour l'enfance qu'une 1, et rien de plus salutaire qu'ime éihu'alion chrétienne. i'' /\ N'iiir.s iiuiii uous chercherons à vous convaincre plus profondément eii' itre.

iiiL 1. Rien de plus funeste qu'une éducation mauvaise. Les païens

eux-mêmes l'avaient compris. (Denis l'Ancien, note «lu n'»5(K).) Adolescens

j„ , f,, ,■,,,,„ .,1.,,,, ffiam cum seiiuerit non recedet ab éd. Si mntare jtotest

im aut pardus varietates suas et vos /xiterifis bene-

/ - . itis malum. (Jék., xui, 23.) Ossa ejus implebuntur vitiis

ce qa'il y avait <ie p'us Mcré dans leurs soperstitions, et en traçassent les figures et les dards? Simm pour empéctier que le tuaaulle et l'agilation des ce qu'on doit k la Uiviniié qui y préside, et aHn qu'a force de

■ "■ " ' " - ince de la

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lie la Croix, tii éijver ce signai de luule!« ira nations au milieu dn ms armées ; que

■ i<, Ann*, leurs enlri*pr!«f^ coiurf Ip<« inCMAip-», sllansent recevoir l'^'ipndanl s»cré

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celle qui p jii ciilaos la piété;

t*l les révn <; des jeux aux yeox

n riiant;riiit'ni de Scèoe dan» i ii'ii>i-i>; ijuv nii xi-iu ne ctian(;e puiol, el

quoi Hier les agitations et les désirs insatiables du cœur humain.

eh l{^nis«ez vous même ces étendards sacrés ; laissez-y des traces de sainteté, qui au

> combats aillent aM'-r la f.i des mourants, et réveiller l'ardeur de ceux qui

faites-en des »>. s de la victoire: couvres, couvres de votre aile

il!(i«tre q«i V'i, Isns ce temple; délnurnf» svfc votre rnsm tous

.■•ui Jf h<". Tre;

t ; mettez à -er-

\..v.^ --..w.^. à ,,..,.. ..,.v..„.;jer les A«s>i....^, ;-..,-..» ....;..,. , .. .. i--"

et de la mort. (Mas&illoiv).

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1184 ALLOCUTIONS piVtiRSRS ttt STÎRMONS DR CrRCONStANC!-!

adolescendœ <>jvs et cum eo in ptilvere dormient. (Job, xx, W.) Malheur don*', aux enfants ainsi élevés, inalliciir aux parcnls (]iii oiibiienl le plus sai ré (le leurs devoirs. « Malheur à rcnijiirc qui ne sait plus élever ses enlauls! a dit 1 acordaire, malheur à l'empire qui confond l'enseignement Hve>' l'éducation, qui croit que le bien jaillit de la science cl de la litléralure, quelles qu'elles soient, et (ju'aligner des mots qui se pondïM'cnt, c'est préparer l'iime de l'homme et du citoyen ! L'éducation est la tradition de l'obéissance^ du respect et du dévouement, aune ûme impatiente du joug et étrie d'égolsme, tradition sublime dont rien ne répare l'absence, et dont a nécessité prouve invinciblement la prépondérance spontanée du mal sur le bien. » (M. de .Mairan, note du n" 501).)

II. Rien n'est plus salutaire qu'une éducation chrétienne, l'i I/enfanl, a dit un païen, est comme une cire molle, et c'est pour cehupi'il faut le préserver avec soin de l'empreinte du vice ; mais c'est ce qui le dispose aussi à recevoir facilement les impressions du bien. L'enfant à qui on apprend «lès ses plus tendres années à connaître Dieu, se tourne facilement vers lui, il l'aime, il le prie, il le craint; et la crainte de Dieu est le plus fort appui de la vie humaine ; elle préserve l'enfance du vice qui épuise l'intelligence, corrompt le cœur, ruine même la santé.

i,o Cette crainte apprend à l'enfant le respect et la reconnaissance envers les parents, en faisant voir en eux l'autorité de Dieu et les instruments de sa miséricorde. VA le respect et l'amour des enfants font le bonheur des parents en mt'^me temps que la sécurité des enfants, toujours prêts à s'égarer s'ils ne sont piis soutenus par le frein de l'autorité paternelle et maternelle. La famille ne peut <lonc se promettre paix et prospérité, môme en ce monde, sans l'éducation chrétienne des enfants.

'M La société elle-même n'a pas d'autres citoyens utiles que ceux que lui fournit une éducation chrétienne. Celui qui n'est pas bon pour soi, pour qui sera-t-il bon ? Les jeunes gens esclaves de leurs passions sont le fléau social. (J'est l'éducation chrétienne (pii façonne le caractère, l'assouplit et l'alTermit tour à tour, le plie à une «liscipline et à des obligations légitimes, en môme temps qu'elle lui communique l'énergie pour de saintes résistances, lui inspire les nobles sentiments et les dévouements généreux, tout ce (jui fait le citoyen en un mol. A la vue de la génération actuelle, sans cesse en révolte, passionnée pour le bien-être qui 1 énerve, ne suivant d'autre guide que l'égoisme, comment ne pas s'alarmer pour la société ébranlée et qu'espérer d'elle encore, si une bonne éducation donnée à la jeunesse ne vient ralTermir les bases de celte société chancelante, et arrêter des ruines bientôt peut-être irréparables.

Tous les intérêts s'unissent donc pour dire aux parents de confier leurs enfants à des maîtres chrétiens, pour inviter les enfants à venir tous mettre leur innocence à l'abri de ces murs que nous allons bénir, pour dire à ceux à (pii vont être confiés le soin de celte demeure, et la garde de ce (jue la famille, la société ont de plus cher, la garde de l'Ame immortelle «le ces enf.iiiis lie reiiiiilii- avec zèle leur noble mission.

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