X. — JUariage
2i2^. Il appartient à Dieu, qui ne change point, et à la religion qu'il a établie, de donner de la stabilité à tout ce tjui est changeant comme l'inconstance humaine. C'est le Dieu Créateur lui-même qui bénit au Paradis terrestre nos premiers parents, et qui, par cette bénédiction, scella le lien indissoluble du premier mariage. Les infidèles en oubliant Dieu, ne firent du mariage qu une association passagère, elles Juifs eux-mêmes recoururent dans certains cas au divorce. Il l'allulque .Noire-Seigneur vint rétablir l'union conjugale dans son institution primitive, en élevant le mariage à la dignité de Sacrement, et en sanctionnant lui-môme d'une manière irrévocable les promesses de fidélité que les époux se font l'un à l'autre, afin qu'elles ne fussent pas sujettes à 1 inconstance ni aux caprices. Vous allez donc. M., contracter un engagement que rien ne pourra rompre : pas même les lois humaines ; car l'homme ne peut séparer ce que Dieu a uni ; et c'est ce qui doit rendre
lîKSKDICnON D*rN tïAVÎRF. lI8o
durable le bonheur d'une union légitime, puisque par hl est bannie la crainte
fie la voir so lotniire.
•Hi*'< I. .\ufurt' i/u mariage. Tout ce que Dieu a fait est pour le bonheur
lie ; et I>ieu en exigeant quelque chose de l'homme, lui donne tou-
•<efours pour rarcdinplir. C'est ainsi, époux chrétiens, que le con-
Tuire au pied des autels est un Sacrement, qui, dans vos
s. j'en ai la confiance, produira la grt\ce à l'aide de la-
' ' :is contractées. Car le mariage est un
le appelle grand. Il est granrl. en effet,
: f 1 union <if .)iï<;is I m ist avec SOU Kglise, union indissoluble.
. Jésus-<;hrist gouvernera son Kglise, et la protégera ; et éter-
-lise sera obéissante et fidèle à son divin Chef. — <irand parles
ses dont il est la source. C'est lui qui élève et sanctifie l'amour
,,iï ..I ,!•,) le rend plus fort en l'épurant. Nous sommes les en-
I obie à sa jeune épouse, et nous ne pouvons pas nous
'e comme des nations qui ignorent Dieu. — Et c'est
~ deux passèrent en prière la nuit qui suivit leur union. Les vent se tenir le même langage. — (irand par les obligations qu il impose.
^lîT. II. Obligations. 1" Les cœurs des époux ne doivent faire qu'un.
A Dieu, toujours par-dessus tout, ils doivent bannir toute affection
-p pour d'autre que la personne â qui ils ont promis fidélité au pied
des V ne peuvent désormais se séparer l'un de l'autre, afin qu'ils
piii-- iirs s assister mutuellement dans leurs peines et dans l'accom-
iit. du devoir, se supportant charitablement l'un l'autre^ malgré les
s de caractère ou d'humeur.
i ' JU i/oifpfif s'édifier l'un l'autre par la pratique de la vertu: ils ne sont
unis que pour s'entraiiler à aller au ciel, quel malheur s'ils étaient l'un pour
Mut «le ruine ! Qu'ils se souviennent que leur état est une
. et dont le vice ne doit pas ternir la dignité. Pour eux
.1 isv| I , lie i-jen cie souillé n'entrera dans le (iiel : et il n'y a aucun
ri.it (,ii ' it le droit de fouler aux pieds les lois de la raison et de la
■ ' ' , ,1'iiiiirables époux dans le cours des siècles ont compris ret
t ! Il y en a qui, dans le mariage, ont gardé la virginité parfaite;
\ qui ont été chrétiens ont du moins respecté la loi de Dieu en
sf ! ('ux-mètnes.
;; i leur donne des enfants, l*^^ f^imiiv mit !>> ih'mir sacré de les
flf-i '/j<?/«^, lie les instruire par 'urs exemples,
de L r et de veiller sur leur in; des élus pour
le ciel.
Donc, mon ■"fifr frère et ma chère sœur, le temps des frivolités de la jeu- •>ur vous. L'étendue de vos obligations vous comuianlt^ i\ '|p In vie, que vous avez du reste appris de bonno Ihui >' au - i^me. Vousau! dés(U'mais plus (pi'' '
niiii- <\\\o noii«» alli'i : sur vous en vous |m i,i~
suit (i ; 1). ijue vos parents qui a>Ms
ttut .1 (I si pour vous df Celui de qui
dlTUllIc l.,'il U
I) Dieu. 1,1 tout bien, bénisseï ce jeune houinie, afin qu'il fasse
hie l'omii:
Xt. ~ Bénédiction d*an navire.
iliî^. Me insjrfir r rpertant et iinrrs maris. (Isa., i.x. 9.) Cn ri i'
i'>i li-MjipiMi ■ 'Kne créé • li. L'hour
«I.Mis .li-.> iii.ii lorre qui . isent; il .
meures qu'il pruiuéuc dans les espaix's pour exercer d.ui niscrs sou
Il8«i ALLuvl . .v.>- ..IVERSRS ET 8EKM0l>{S DE CtRCOKSTANCH
rùle lie roi île lu création. Il a demandé aux océans leurs roules, aux foréls, leurs géants dont il s'est fait un iiont luohile.aux ailes des vents. leur agilité; el de nos jours ne trouvant pas les vents eux-uién»es assez rapides, il a dérobé A la vapeur sa puissante pour précipiter sa course. Ce vaisseau va donc j)orler à des contrées lointaines tantôt les forces d'une nation qui va venger les droits méconnus de la justice, tantôt les richesses de son industrie et de son conuucrce, pour rap|>orter ou la victoire, ou des richesses nouvelles ac- (juises dans une contrée éloignée.
Mais si l'homme ne voit dans le navire que rinslruraent de ses victoires ou de sa fortune, le chrétien qui a des horizons plus vastes y voit le moyen détendre la civilisation et la foi. Me insiilff ejpectunt: il y a des Iles lointaines qui attendent encore le salut. Sedentibus in tenebris et in regione u/nbrœ mortis. Va donc, citadelle du génie de l'homme, à travers les Ilots, porter avec l'honneur de la patrie, les merveilles de l'art, les richesses de notre sol ; mais surtout puisses-tu porter souvent des messagers de la bonne nouvelle aux infidèles qui ne connaissent pas le vrai Dieu, ni celui qu'il a envoyé pour les sauver, Jésus-Christ.
Ce" navire qui va voguer au milieu des tempêtes et des récifs nous fait penser à cet autre navire, jeté aussi sur l'océan du monde el environné de périls, notre âme qui doit aboutir au port de l'éternité bienheureuse. Que la bénédiction que nous allons donner à ce vaisseau le préserve des naufrages, mais qu'elle s'étende aussi, pour les garantir des naufrages éternels, aux ftmes de ceux qui le monteront, et de tous les témoins de celte imposante cérémonie !