In carcere eram et venitis ad me, (Mat., x\v
iJéreloppes ce texte, pour les bons ; et pour les méchants : Infirmus et
in carcere et non visitastis me ? quandiu non fedstis uni ex minoribus
/lis, mihi non fecistis.
I. C'est donc une chose sainte que de s'occuper des malheureux lies sacra miser : disaient les païens ; mais dans la doctrine de l'Evangile le malheur est queloue ch6se de divin. Jésus-Christ a souffert, il a été condamné, enchaîné, il s'est identiflé en quelque sorte avec toute souffrance et captivité. Quandiu uni, etc.
II. (Si la prison est cellulaire) ; non estbonum esse hominem solum. Vœ soli, l'expérience apprendra le résultat de cette séparation ; mais elle ne peut être profitable qu'à la condition que des âmes charitables viendront visiter ces solitaires pour leur parler de Dieu el des espérances de l'autre vie. Donc que ceux qui sont à la tête de ces maisons visitent ceux qui sont captifs, qu'ils permettent à la charité de les visiter, que les Sœurs qui les assistent leur tiennent lieu de leurs mères qu'ils n'ont peut-être plus ou qui pleurent d'être séparées d'eux.
III. r^t vous, captifs comme Jésus-Christ, souvenez-vous de celui qui a souffert comme vous. Quand tous vous délaisseraient, vous ne seriez pas seuls. Il est avec vous. Il ouvre sa prison, son tabernacle, à côté de la vôtre. De sa voix il dit à un des larrons cruciflés à côté de lui : I/odie mecum eris in paradiso. 11 vous le dira si, avec repentir el amour, vous courrez à lui. 0 religion, tu adoucis toutes les infortunes ici-bas, et tu prépares à tous ceux qui t'aiment les joies étemelles !