XI. V. Œuvrer tie charité. Auni«^n<v
iif ». :\on (liliffamus rerbo, ner/ue linyua, sed opère et veritate. .N aimons pas de bouche, ni en paroles seulement, mais en (euvre et en vérité. (1. iôAS., m. 18.)
1. .Vous sommes oblif/és d'aimer notre prochain. 4o La nature nous en fait un (levoir. Noii.s sommes tous frères. On garde avec respect des tableaiux le famille, bien qu'ils n'aient aucune valeur artistique et qu'ils soient détéri'ii-'^ "l'-lc temps. Le pauvre, couvert de haillons et de plaies, est l'image
(1) t-.rorde d'après Bridaine. Miseieor super turbam... non habent quod mandurent. La prédication de l'Evangile ne faisait pas oublier à Noire-Seigneur les besoins des foules. Le soin d'annoncer sa divine parole ne doit pas nous absorber tellement que nous ne plaidions la cause des pauvres. En le faisant, vous qui possédez les biens de la terre, nous prenons en main vos intérêts, aussi bien que ceux des menabres souffrants de Jésus-Chnst. Et vous, pauvres, argentutn et aurum non habeo, quod habeo hoc tibi do, le secours de nna voix.
Autre exorde Nnns sonames réunis dans cette enceinte pour plaider la cause de tels pauvres (ou de telle œuvre de bienfaisance.) Je serai l'avocal et vous serez les juges. Je n'aurai pas de j^eine à gagner mon procès, connaissant votre charité, et ayant à défendre une œuvre de charité (et la charité est un grand devoir) et même entre les œuvres de charité une des plus excellenles (et à la fin on fait valoir cette œuvre).
^l,u^ul',^s iH'; niAKiri;. aumom IPjii
I' i't'ic H). i^ Notre-Seigneur nous l'ordonne. ^V"''' n* 1633.)
'> '•/ le réclame, car \olre-S('igneur a promis de regarder comme
iiiii a nii-iii»iiie tout ce ((ue nous ferons au plus petit d'entre les siens (2;.
ft Diiu. dit JésQS-Christ, est voire Père céleste, et vous êtes frères. Ce mol explique
\"\:' ' i>hque poarquui la charité ne connaît ni limite, ni exceptions. Il explique
ij ' '■•" 'le l'aumône et la loi du pardon sont si inllexibles et si uoiverselles. Il
u la sanction de ces divins préceptes est si solennelle ei si leriible.
> divine qui s'étend à tous les hummrs, qui exige à la fois et le sacriFice
nis intimes par le pardon, et le sacnflce des biens extérieurs par l'aumône,
i éternité tout entière pour récompenser la charité ou pour en venger l'oubli.
^ là la pateinité d'un Dieu? Mais le nom du Pils ne saurait se séparer de
\', ni l'idée de la fraternité humaine en Jésus-Christ de l'idt^e de la paternité
iievez, en effet, la lec"ore du texte qui dévoile ce mystère. Non seulement, aux
yeux de Jésus-Christ, tous les hommes sont frères : omnes autetn vos fraires estis,
mais ila sont ses frères à lui-même : /'ra/r^s mei. Devanicetie parole tombent toutes les
disunclions de race, de caste, de nation, de personne. Il n'y a plus ni Juifs, ni Centiis,
1)1 (.recs, ni Romains, ni esclaves, ni hommes libres. Aux yeux de Dieu, qui fit l'im-
Qier,sité,
L'inteele vaut un monde : ils onl autant coûté.
« Aux yeux de Jésus qui meurt pour l'humanité tout entière, le sujet vaut le roi, tous deux ont une Ame, et chacune de ses ùraes a coûté à Jésu* tout son sancr Oh I qu'elle est divine cette égalité qui élève toul-à-coup les hommes à la hauteur de Jésus Christ et qui le» assimile les uns aux aulres.sous le niveau de cette parole fraternelle. Fralresmeil Vous êtes me» frères. Vaines acceptions de personnes, disparaisse» ; apparences mondaines, effait»bez, masques trompeurs, qui nous cachez les traits de cette ressemblance de : avec les hommes et tous les hommes entr'eux. Il n'y a plus que des hommes,
- , . n'y a plus que des Ames. Le pauvre, c'est une Ame I c'est pourquoi Jésus le
déclare tuenbeareux I La femme si longtemps méprisée, c'est une Ame ; c'est pourquoi
Jé^iM 'a relève, la loue, la console I Le difforme et le disgrAcié, c'est une Ame; c'est
•'SUS le distingue dans la foule et le guérit! L'enfant qui marche à peine, c'est
est pourquoi Jésus le caresse et le prend sur ses genoux ! L'enfant qui n'est
, ■ ' '-'est d^jà une Ame. Oh i gardez-vous de le refouler avec le néant et de
de ces petits : Vittele ne contemnalis unum de pusillis istis; parce
; i une Ame immortelle créée de Dieu, rachetée du sang d'un Uiea,
appelée a p<>.>.téaer Dieu dans les splendeurs éternelles.
VoilA la famille humaine constituée dans toute son étendue et dans toute sa profon* deor. Encore nVsi-re pas le dernier mut. Si tous les hommes sont les enfants de Dieu et les frères de Jésiis-Christ, il est bien permis à notre Sauveur d'avoir ses amis, ses privilégiés, comme Jacob eut son Jiseph et son Renjamm. Ce ne seront ni les forts, ni les puissants, mais ceux qui souffrent et qui pleurent, ceux que le monde a dédaiirnés jusque-là. D'une parole il relève la candeur et l'innocence du premier Age : Laissez venir a moi les petilf, enfants, car le royaume des deux leur appartient. D'une parole il fait voir la durniiéde l'thiouse et de la mère : L'homme quittera ton père et ta mère
^ services, depuis celui du prince qui sert son peuple son maître: Parmi vous, dit- il A ses disciples, celui
I 'Ire ie premier, %e fera le serviteur de tet frèret, semblable «u Fils de
II n'est pas venu pour être servi, mais pour servir.
iirage et il console toutes les faiblesses, toutes les douleurs, tous '4 misères: Tout ce que vous avez fait au plut petit Ai mes
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Ainsi il se substitue A Ui malheureux et des pauvres. Le malheureux, le
pauvrp. c'est donr Jésu8-Cli> ~ Christ relève ce front incliné par la souffrance:
il y ^ in rayon céUiite , il revêt de sa propre divinité ceux dont il a
pris I II et les livrées. Ah 1 si ses paroles vous blessent ou vous éton-
neni, >iu > < - — ion que nous sommes amoureux de n ■
coupables. i jaloux et à l'esprit rétréci, tandis
Mi'irc .1 :. 1, infini, en un mol qu'il est Dieu. V..
parce que vous êtes homme Jésus Christ a'etl que charité, parce qu'il est i s cknritat est. » (Mgr. IUssom).
{il {Ui Du temps des Apdtres, vint à mourir A Joppé une femme chrétienne adonnée aux boi'fx's flpiivres et bux aumônes. On lava son rorps et nn l'expns.H fisn* un ipparlomeni .ippelle «an
les v< irant le s.i
avait .„ .* V c, louché Uc ., . ^,vv^...u.v,, .,.,...„.„»,■ . ■■ , ,-
ordonne à la morte de se lever et elle sf lève pleine de vie. A la mort des cbrétieni