‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 375 sur 416 · XX. — A des jciiucs gens et à des soldats · texte numérisé non relu

XX. — A des jciiucs gens et à des soldats

2449. Que personne n'ait lieu de mépriser votre jeunesse, flisait saint Paul à Timolhée. (I Tim., iv.) Il en sera ainsi pour vous : I, si vous remplissez vos devoirs ; 11, si vous prenez les moyens d'y être toujours lidélcs.

I. Devoirs du jeune homtne. Dômélrius de IMialcrc recommandait aux jeunes gens de respecter leurs parents à la maison, les passants sur la route et eux-inômes quand ils étaient seuls. Donc respect et obéissance à l'égard de vos parents, si vous voulez avoir une vie longue et heureuse. Uespcct aux passants non seulement en n'insultant personne, mais en ne disant jamais une parole oui puisse scandaliser lenfance ou la jeunesse. (Voir le n» 833, la note (c) du n" x:i8, saint Kdmond, la note (2J du no -1600 (2). Respect à vous-m6mes, à votre esprit, à votre cœur, j\ votre corps. «Vous avez reçu du Créateur un visage ou respirent la force et la bonté. Vos lèvres s'animent d'tm sourire dont la grAce sui'vit ù teur mouvement ; vos yeux donnent une flamme qui jaillit des profondeurs d'une vive intelligence, mais qui, tempérée par la modestie, cause un respect sans frayeur ; votre front pur et calme couronne de sa sérénité la magie vivante de vos traits, et quelque part que tombe sur vous le regard d'une âme, cette àme connaît et aime la vôtre. 0

(l)Tiré eQ substance de Mgr Dup&nloup, La Charité Chrétiennt.

(3) Licurgue, législateur païen de Sparte, commandait aux jeunes gens de marcher en silence, les mains cachées sous le manteau, de ne pas regarder de côté et d'autre, mais d£ baisser les yeux.

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iiiMP, i-e sont là (le grands dons! Mais il ne faut rjnune heure {)our ; il ne faut iiiiun rrinic pour les déshonorer. La nature dont vous ' lifiivre, ne résistera point aux coups que vous lui porte/ dans le 1^ conscience ; la beauté se retirera de vous i\ mesure ipie Dieu ^ ■. :e cœur, et hienttit cette tète, objet d'admiration et d'amour, ne - lue le iheC ignoble d'un scélérat ou d'un débauché. Vous n'aurez i il en vous l'image naturelle de I>ieu, vous l'aurez défigurée. »

(La<;<iui)'.irk). Dieu vous voit, et rien n'est beau comme la pureté dans le jcun>' iji' ' Il

Il '/'f'trf fidèles (i ses df voira : fuite des occasions (n" 83î»), (2);

[u-i. >:{) ; fréquentation des sacrements, (n» 1-401) ; travail, (1611 et

HX3;, et pour les étudiants, application à l'étude (3). A l'œuvre donc, ne dites pas: n faut qu.-' jeunesse se passe. Klle passera toujours; si elle est coupali' plus vite, mais ce sera une jeunesse avilie' et profanée.

Les ; au] Seigneur, il en est jaloux, et le divin Sauveur, ren-

conli-.uU un jeune homme qui pouvait lui dire avec vérité: J'ai observé tous les I ouiiuandements dès mon enfance, /e regarda avec affection et raima, dit l'Evangile. (Voir la note du no 126G.)

(1) Voas noas dites toos les jours cependant qu'il faut passer quelque chose k l'Age : et moi jo vous dis que c'est à l'âge qu'il ne faut rien passer, et que les premières maurs décidenl d'ordinaire du reste de la vie. La saison des périls est-elle donc celle où il faut moins les craindre Y les passions plus vives nous autorisent-elles à moins fuir tout ce qui les nourrit et les allume? faut-il que le monde ait corrompu le cœur avant que nous le donnions à Dieu; que le vice prépare les voies à la vertu, et que tous les plaisirs soient osés avant qu'on prenne le parti de goûter combien le Seigneur est doux?

D'ailleurs, aos passions finissent-elles avec la jeunesse ? Hélas I mes Frères, vous le covaT lac nr0fT>jers dérèglement» ne laissent-ils pas un fond de faiblesse qui semble se années? et la fragilité d'une vieillesse criminelle n'eit-elle pas presque ^ et la punition de la licence des premières mœurs? (Massillo^).

(j) Autant les compagnies perverses sont dangereuses, autant sont utiles les amitiés saintes. Deux jeunes chrétiens faits esclaves étaient tombés aux mains de deux mahométans de Tunis, voisins l'un de l'autre. L'un était catholique et Français, l'autre Anglais et protestant. Le Français convertit le protestant : mais si bien que des marchands ani^lais étant venus pnur le racheter, il aima mieux rester dans les fers que de s'exposer à reiievcnir protestant dans sa patrie. Ces jeunes gens unis par le malheur, et

u\ui ,■' rf i.,r la fi>i, eurent i supporter pour elle les traitements les plus barbares. Le

r, fut assommé de coups. Son ami vint le visiter, et ne sachant pas s'il TKirt. l'rippela k grands cris; le Français ne répondit un*» par ces mots: a Je ne il répondait ua(;n^re à son maître. lit de

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Mahomet. L'Antrlais rt^pund qu il ëaI chrétien et veut muunr chrtlivu. Sun malgré, furieux, lire un pu^^rnard et menace le Françai.<« de lui couper une oreille; celui-ci saisit le poignard et. poussé saiv ■ ^ ^- .. i onuper une

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