XXIV. -- Propagaliou de la Foi, âaiiito-Enrance
2i58. Entre les œuvres de charité, celles qui se recommandent le plus par leur importance et leurs résidtats sont celles de la Propagation de la Foi et de la Sainte-Enfance. Pour nous en convaincre, voyons: I, quelle gloire elles procurent à Dieu; 11, combien elles sont nécessaires aux pauvres mfidèles ; et 111, quels précieux trésors elles procurent à ceux qui y participent.
2i.')9. I. Glorieuses à Dieu. Faites tout pour la gloire de Dieu, dit saint Paul ; et, pour obéir à ce commandement, nous disons tous les jours à Dieu : Que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive. C'est là le vœu de tous ceux qui ont la foi et (pii comprennent ce que Dieu mérite d'amour et de respect de la part de toutes les créatures. Or, il est des peuples sur qui ce règne divin n'a pas lui ; Dieu désire d'un amour infini d'être connu d'eux, d'être aimé de ces cœurs qu'il a faits pour lui, d'être servi par ces Ames qu'il a rachetées au prix de son sang.
Quel moyen de satisfaire son amour et de procurer sa gloire plus elficace que l'oMivre de la Propagation do la Foi qui, en moins d'un siècle, a envoyé par toute la terre des milliers de missionnaires, converti des millions d'infidèles, en a fait des phalanges de saints destinés à peupler le ciel ? Pour comprendre la gloire que Dieu en retire, il faudrait voir la ferveur de ces nouveaux chrétiens, entendre ce que les missionnaires en racontent d'admirable !
2i(»0. 11. f'tiles aux infidèles. Cette œuvre est nécessaire aux infidèles. Pauvres infortunés, ils sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort. Ils sont privés du baptême. Ces pauvres enfants, que des parents inhumains exposent tous les jours à la dent des bêtes ou à une mort misérable, ne verront jamais Dieu. Dix mille enfants fm-ent exposés ainsi en une même année, dans une seule province de la Chine, le Sut-Cnuen. Ces infortunés idolâtres n'aimant pas Dieu, n'aiment ni leurs enfants ni leur prochain. Quelques-uns d'entre eux font des festins avec la chair de leurs ennemis. Chez d'autres, les femmes, les esclaves, sont enterrés tout vivants avec leurs maris, avec leurs
A DÎÎS PENSIONNAIRES 1:21')
mattros moHs. C.rficf A ^atIml^ne d'un sou par semaine, les enfants abandoi ' nourris. les barbares civilisés, etc. Ils se con-
Tei -sons donc à la misère de ces pauvres (1).
i-iOl. 111..^ à ceu.j </ui ft'i/ dévouent. /feureu.r celui qui com-
prend la mi- ntvre. dit le Saint-Esprit ! En effet, si Dieu ne laisse
pas un V I iiuidesans récompense, que réserve-l-il donc aux asso-
ciés t\o ! itjon de la Foi et de la Sainte-Enfance? i" Faire un sacri-
fie» Iiordavanta^esoi-mènie.etlafoiestleplusgranddes
bie: is que les impies la ravissent aux âmes qui cher-
cbem a c. 1" niiol avantage, du reste, que d'avoir part aux prières
et aux II -5 martyrs, des fidèles convertis! 3" Des indulgences pré-
cic'" ' <sociés de la Propagation de la Foi. 4'» .\près
la ! i\ aura la récompense de l'apotre. Venez,
lui . 1. 1" m .le mon Pore, posséder le royaume qui vous
a >■ commencement du monde. Ecoutons donc la voix de
|)ii •, celle des sauvages, qui, des profondeurs de leurs rai-
sèi - leurs mains suppliantes ; n'oublions pas nos propres
int. . , .. . ,. ,...; aune si excellent^ "■nvip invitons les autn*s ."i s'y
enrôler. Prions pour ipi'elle se développe.