‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 382 sur 416 · XXV. — A de» pensioiiiiRires · texte numérisé non relu

XXV. — A de» pensioiiiiRires

i46i. La colombe sortit de larchc et y rentra ; et Noé lui ouvrit, et la colombe du» liatirede l'aile en reconnaissance ; sur la terre ravagée parles eaux du " n'avait trouvé que des fanges entassées. L'arche oour une

jeui. st le pensionnat. Peut-être le démon vous inspire-t-il le dégoût

de celle rclraite ; et vous écoutez peut-être cet ennemi de vos Ames. .\h ! vous n'avpz pas i'c^fniienre. Le mon<le à votre âge est si dangereux. Sans don' " -.'S élus ; mais il est des lieux où la vertu est diHicile

el I le. In poêle en décrivant les naufrages dos Troyens,

'/;•/ liantes in ;/urffite vasto : c'est limage de ce cpii se I siècle. F'auvres jeunes tilles qui ont grandi comme vous à H qui maintenant sont jetées dans la tourmente, que je ■s naufrages. iJu'W est à redouter que cette pureté, qui .me un lis dans leur cœur, ne soit desséchée par le soleil ou le \ . monde. Si lédilice de votre vertu n'est pas bAli sur la

I"" -uves vont déborber, les vents vont souffler, el tout s'é-

is, mes enfants, vous êtes à l'abri, le vent du monde vient ni au pied îles murs de celte enceinte, les vagues qu'il \cnt une digue qui les refoule. Heureuses enfants, comprenez . Hicu vous lit une grande grAce en vous donnant la vie, en voti !• enfants au baptême, mais à quoi vous servirait la vie, si

von- la mnrl Hu pérhè ; ."i quoi votre titre d'enfants de Dieu,

gi V >erait même pour vous l'Eucharis-

tie ^ .le cet aliment divin 1 et dans le

ivaii (frtnn^ orlrf de fnire monrir tons l^« enfanlii mâles des Isrsétiles.

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pauvres Ame* des ioAdèlet.

1216 Allocutions diverses iît srrmons dé cmcoNSTANCtî

monde on s'en éloigne, hélas ! Donc aimez celte maison sainte, comme im port de salut.

l'j Aifnes ces qriUcs qui sont pour vous des barrières contre la rage du lion rugissant <iui cherche à vous dévorer. Ah ! qu'elles seraient aveugles celles qui ne verraient dans cette vie du pensionnai qu'une sorte de réclusion d'une année, qui soupireraient après la (in, qui se consoleraient par le souvenir des clioses du siècle dont elles reuipliraienl leur mémoire. Je les comparerais à cet enfant sans raison qui caresserait un aspic dont il ignorerait le venin ; elles cultivent, en effet, sans s'en douter, l'amour empoisonné du monde.

â4(i;{. 2" .1 imes la chapelle où réside Noire-Seigneur. C'est à ses pieds qu'il faut venir chercher force et consolation. 3o Aimez Vautelde la Vierge, Venez tous les jours le visiter. 4» Aimes la règle du pensionnat qui assujettit votre volonté A l'obéissance, qui vous marque le temps de la prière et de l'étude, qui ordonne votre vie tout entière; aimez-la surtout quand elle vous prescrit le silence qui est le père des grandes pensées et des grandes vertus, et qui apporte un remède à l'abus de la langue auquel votre sexe est si exposé. 5o Aimes votre père spirituel, vous êtes ses enfants, sa joie et sa couronne. Bon pasteur, il vous conduit sous sa houlette, vous guide dans les sentiers du bien. Il rompt pour vous le |)ain de la parole de Oieu, il jette dans votre cœur, comme dans une bonne terre, la semence des vertus. Il prie pour vous surtout à l'autel. Ah ! fjuelle reconnaissance vous lui devez ! Ayez pour lui une confiance filiale. Point de secret pour lui. (iuel grand don que la confiance ! la paix, la sécurité l'accompagne. U<»el malheur" ce serait d'en manquer! ()0 Aimes les religieuses. Vous avez laissé votre mère selon la nature. >Fais Dieu vous a donné ici plusieurs mères selon la grâce. Ces mères vous donnent la vie de l'ftme par une éducation chrétienne, la vie de l'intelligence par la science religieuse et profane qu'elles vous enseignent, la vie du cœur par les vertus qu'elles font naître en vous par leurs exhortations et leurs exemples. Aimez-les, vous qui avez bon cœur, obéissez-leur filialenient. Respectez en elles des Kpouses de Jésus-Christ. Ayez confiance aussi en elles. 11 vous sera utile, môme quand vous les aurez quittées, de pouvoir leur dire vos périls et vos tristesses. 7» Aimez vos compagnes. Vous aviez peutêtre des sœurs dans le monde, mais vous en avez trouvé cent pour une. Il faut les aimer toutes. J'aurais dii en dire autant de vos maîtresses. On croit aimer beaucoup quand on s'attache sans mesure à quelqu'une d'entr'elles et c'est de l'égoïsme et de l'étroilesse. Elargissez votre cœur. Aimez-les toutes, priez pour toutes, pour celles même qui vous ont quittées. Témoignez votre charité à celles qui sont avec vous, oar des procédés, des prévenances aimables, des paroles d'où soient bannis la dureté, le dédain, la froideur, et surtout par de saints exemples. Si vous faites ainsi, vous coulerez des jours heureux et féconds pour l'avenir dans celte maison sainte. Si vous ne goûtiez pas ce bonhein-, ce n'est pas au pensionnat qu'il faudrait vous en prendre, mais à vous-mêmes. Pour lors, il faudrait rectifier vos pensées et vos sentiments, afin que toutes sans exception, vous profitiez de la grâce que Dieu vous a faite ; de telle sorte qu'ici vous puissiez acquérir toutes une vertu solide, qui vous fasse résister victorieusement plus lard aux séductions du monde, et qui vous conduise toutes au ciel !

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